Suite à une attaque
cérébrale, un homme (Michel Dezaine) se réveille dans une chambre
d'hôpital, convaincu d'avoir été la victime d'un accident de voiture quelques
heures auparavant. - La réalité est tout autre : il est là depuis trois mois
mais ce qui l'inquiète le plus, c'est qu'il ne sait plus lire et plus de cinq
ans de sa vie semble s'être évaporés.
Petit à petit, grâce
à une psychothérapeute (Sheila Frazer), il apprend qu'il a été, pendant
trois ans, directeur d'une importante agence de publicité ayant eu des
rapports plutôt discutables avec un organisateur d'un parti politique aux
manoeuvres douteuses et dont les membres font l'objet d'une enquête.
Appelé à comparaître
lors d'une des séances de cette enquête, il ne peut que souligner qu'il ne se
souvient de rien mais devant les témoignages qu'il entend, qu'on lui présente,
il réalise qu'il a fait partie d'une immense conspiration...
Construit comme un
casse-tête (avec des images apparaissant sur divers «écrans» à la
Richard Fleischer [The Boston Strangler, 1968]), ce film à
mi-chemin entre un policier et un drame psychologique n'est pas sans rappeler,
par sa lenteur et son développement à plusieurs niveaux les deux mini-séries
tirées des romans de John Le Carré, «Tinker, Tailor, Soldier, Spy»
de Frances Alcock et John Irvin et «Smiley's People»
de Simon Langton avec, en plus, un certain humour : les scènes, entre
autres, où le juge (John Montgomery) - qui en a entendu de toutes les
couleurs depuis le début - écoute l'ex-directeur devenu amnésique valent le
déplacement.
Un léger arrière-goût
de fiction trop éloignée de la réalité.
137 min - Couleurs
© Université de
Napierville