Dix sous pour l'éternité
1938 : Ron Gilreath (qui se souvient de lui ?) créé le National Foundation for Infantile Paralysis - traduction française : Fondation Nationale pour enrayer
la Paralysie Infantile. - Ça adonne bien : le président des États-Unis d'alors, Franklin D. Roosevelt, est justement atteint de polio (ce qui s'est avéré faux par la suite mais
qu'importe...) - Il faut lever des fonds. - Un autre inconnu du temps, un certain Josh Wiedner, a une idée de génie : «The March of Dimes»
(«La marche des dix sous». Suffit de demander à la population d'envoyer des «dix sous» (1/10e d'un dollar) à la fondation (mais à TOUTE la population) et le tour est joué. - Des
collectes sont organisées dans les écoles les supermarchés, les stations où l'on pompe de l'essence et l'affaire est en marche. - Et comment :
Jusqu`'à la découverte du vaccin anti-polio du Docteur Salk (1955) et pendant encore trois ans, la fondation est en pleine expansion. Surtout qu'on a mis
l'effigie du défunt Président (Franklin D. Roosevelt - 1882-1945) sur les dix sous depuis sa mort (hémorragie cérébrale [1]).
Après. y'aurait fallu démanteler mais avec l'infrastructure déjà en place, les milliers de bénévoles, une population habituée à ces dix sous, pourquoi s'arrêter là ? -
Changement de cap : la National Foundation for Infantile Paralysis se transforme en WalkAmerica puis en March of Babes et décide de s'attaquer aux naissances prématurées, aux malformations à
la naissance et à la mortalité infantile...
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Des amateurs par rapport aux organisateurs du Festival Internationale de Jazz de Montréal qui, cette année, avaient à leur programme, Leonard Cohen, Nikki Yanofsky, Ayo,
Ecos de Portoalegre, Buffy Sainte-Marie, Houdini (The Musical), Les pros du Camp du Blues TD Canada Trust, The Psychotropical Orchestra, Pistolera, Mayra Andrade...
Qu'importe si Louis Armstrong, Duke Ellington, Charlie Parker, Miles Davis ou John Coltrane se retournent dans leur tombes : le Jazz est là et pour rester. - T-shirts, fanions,
pizzas compris.
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Semaine prochaine : Le Festival Juste pour Rire. À six ou sept rues du précédent. ne vous inquiétez pas trop si vous voyez des jongleurs, des gens sur des échasses ou des
avaleurs de sabre : ici, on rit de tout. - Même de vous. - T-shirts, fanions, pizzas au programme.
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Semaine d'après : Francopholie. - Même endroit que le Festival de Jazz : faut défaire les scènes pour en reconstruire des semblables. Condition importante pour les subventions.
- Autres T-shirts, fanions, pizzas.
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Tout compte fait, le tramway du Maire Tremblay, pas si fou : pendant qu'il s'occupe de ce dada, il nous fait pas trop scier avec de nouvelles fêtes foraines.
Simon
[1] Dans les bras de sa maîtresse, soit dit en passant.
Tout Simon