Sécurité quand tu nous tiens
J'avoue ne rien comprendre aux mesures de sécurité en vigueur dans les aéroports.
La première chose qui me fait mourir de [presque] rire (parce qu'on ne peut pas en rire franchement)ce sont les trois questions qu'on nous pose quand on
arrive au comptoir d'une compagnie aérienne : «Avez-vous bouclé vos valises vous-même ?», «Les avez-vous laissées hors de votre attention ?» et «Est-ce qu'un étranger vous a
demandé de transporter quelque chose ?» - Je serais tenté, quand on me les pose, de répondre que non, j'ai douze serviteurs qui s'occupent de la tâche indigne de classer mes caleçons ou
que deux Irakiens m'ont demandé de transporter un objet électronique pour leur vieille mère vivant dans l'Arkansas.
Et y'a la fouille. Aux rayons-X. Déchaussé. Sans ceinture, sans montre-bracelet. Sur un vol qui va de Tucson, Arizona, à Davenport, Iowa. - Je ne suis pas
un terroriste mais si j'avais à planter une bombe, il me semble que ce ne serait pas les voyageurs qui vont de Tucson à Davenport qui m'intéresseraient.
Pas de couteau, pas de ciseaux, pas de limes pour les ongles et surtout pas une bouteille de rince-bouche : le rince-bouche est une arme dont l'efficacité
a été démontrée trop de fois pour être permis à bord d'un avion.
Les consignes intérieures me font littéralement scier ; expliquer à des passagers
qui n'ont jamais connu autre chose comment boucler leurs ceintures et où se trouvent les sorties...
Je pense souvent à ces pilotes qui sont assujettis aux mêmes règlements et qui, dans leur cockpit, ont, à leur disposition une hache ; mieux encore : ils
ont entre les mains tout ce qu'il faut pour faire écraser leur appareil... Et eux non plus n'ont pas le droit à une lime pour les ongles ?
Vous savez ce que je pense ? - Je pense que les terroristes ont réussi au-delà de leur espérance : ils ont, en invitant les compagnies d'aviation à
inventer tous ces règlements, à faire perdre un temps fou à des millions de passagers (songez à ce que ça représente en hommes-heures) en plus de les forcer à payer plus cher leurs billets car
ces contrôles et les appareils utilisés pour les mettre en application, il fallait bien que ça se paie.
Simon
Tout Simon