Dans la continuité d'une série :
Est-ce que le nom de Richard Quine vous dit quelque chose ? - Si je vous
disais qu'il est né en 1920, qu'il est décédé en 1989, qu'il a été chanteur, compositeur, producteur, comédien, réalisateur et même auteur, ça vous aiderait ? - Probablement pas. -
Et vous citer tous ces films, n'ajouterait rien j'en suis certain. _ À moins que vous soyez comme un de mes amis qui pourrait sans doute vous dire qui étaient les comédiens dans
chacun... et en ordre alphabétique, de surcroît. - Précisons quand même qu'entre 1948 et 1980, les amateurs de
déjà vu reconnaîtront : So this is Paris avec Tony Curtis et
Gloria DeHaven (1955), Operation Mad Ball avec Jack Lemmon et Ernie Kovacs (1957), Paris When It Sizzles avec William Holden et Audrey Hepburn (1964),
Hotel avec Rod Taylor et Catherine Spaak (1967), etc., etc.
En 1958
- et c'est ce qui devient intéressant -, on lui a confié la réalisation d'un film qui devait rester sans
lendemain mais qui, grâce à ses interprètes, son thème, son scénario, différent de tout ce qui se faisait à l'époque, est quelque peu resté : Bell Book and Candle.
- Parmi les comédiens, de quoi ne plus en mesure de tout se les payer quelques années plus tard : James Stewart, Kim Novak, Jack Lemmon, Ernie Kovacs,
Elsa Lanchester (et j'en passe).
Gillian Holroyd (Kim Novak) est une sorcière bien ordinaire qui demeure dans un appartement bien ordinaire à New York. - Un jour, un certain Shep Henderson
(James Stewart) déménage dans son immeuble. Elle en tombe amoureux sauf qu'il est déjà fiancé à Merle Kittridge (Janice Rule), une ennemie de longue date....
Vous devinez le reste mais, pour les amateurs, ajoutons que Ma sorcière bien aimée, son presque pendant, ne fit son apparition à la télé qu'au milieu des
années soixante, dix ans plus tard.
Pourquoi vous parler de ce film ? C'est qu'à un moment donné, tout le monde se retrouve dans un cabaret,
le
Zodiac, où un chanteur particulier interprète une chanson particulière, en français, ma chère. Couleur locale, vue à l'américaine dans une production hollywoodienne. - Ce
chanteur ? Philippe Clay dont les biographes oublient souvent ce passage outre-atlantique dans sa filmographie. Sa chanson ? Le noyé assassiné, naturellement.
Voici l'enregistrement qu'il en avait fait, quatre ans auparavant, publié dans un super 45 tours chez Phillips.
Il y a de ça...
cinquante-trois ans... ce qui ne rajeunit personne.
Philippe Clay - Le noyé assassiné - 1954 - Super 45 Tours
Philips 432.002 NE
:
- 1,85 mo
P.-S. : Musique de Florence Véran - Paroles de...
Charles Aznavour -
Éditions Si Do Music (1952)
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