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Nos
chroniques :
Du bureau d'Herméningilde Pérec :
Fastidieuse était la tâche de nettoyer le centre-ville de Montréal pour
accueillir en toute propreté son futur système de tramways (vers l'an
2014) mais incommensurable était l'imagination de ses élus qui, suite à
la journée muséale d'hier, ont décidé d'aller de l'avant d'un projet
voulant que les détritus de ses citoyens ne soient plus sujets à une
collecte, même sélective, mais à leur exposition. «J'ai vu Pollock,
j'ai vu Klee, j'ai même vu
Hopkins, aurait souligné le conseiller artistique du
maire, et je ne vois pas comment nos musées locaux, particulièrement
le Musée d'Art Contemporain, pourraient refuser ces toiles et sculptures
que les Montréalais créent instinctivement dans nos rues et ruelles
depuis des années. - S'il le faut, nos vidanges, nous les mettront dans
la rue.»
Pourquoi n'encouragerions-nous pas, nous, Napiervillois, fréquents
visiteurs de la Métropole du Québec, une telle initiative ? - D'autant
plus que, moins il y aura de camions d'éboueurs dans le centre-ville,
moins il y aura des problèmes de circulation. - Il faut espérer
également que ce projet saura donner du travail à nos nombreux
muséologues qui, depuis quelques années, ont dû s'exiler dans des
régions éloignés, faute de travail local.
...
Dans un autre ordre d'idées, il nous faut souligner les efforts
constants fournis par le président du Mouvement pour les arts et les
lettres, Stanley Péan, et par le président de Culture Montréal,
Simon Brault, de même que ceux de nombreuses personnalités,
présidents, présidentes, conseillers, conseillères, trésoriers et
trésorières d'institutions culturelles qui souhaitent que les argents
des généreux budgets de la Province à leur égard aillent au financement
de la culture et non à payer les taxes foncières du Grand Théâtre de
Québec, de la Grande Bibliothèque et de certains musées d'état.
Nous sommes, au Castor, pour les arts artistiques. Qu'on se le dise.
Nous souhaitons à tous, une bonne semaine.
Obédieusement vôtre,
Herméningilde Pérec

Du bureau de Simon Popp :
Les employés de «soutien» On
peut se moquer des catholiques, du pape, des curés, des soeurs mais des juifs, non. Des musulmans non plus.
Et il ne faut jamais, au grand jamais, dire du mal des autochtones,
surtout s'ils sont nord-américains.
Allons-y tout de même :
Je
parle bien sûr des employés de soutien de la Commission de Transport de
Montréal qui en étaient, la semaine dernière, à leur quinzième grève en
quarante ans. Revendiquaient les
habituelles augmentations de salaire, des changements dans
leurs conditions de travail, des amendements dans leur système de
retraite, etc., etc. - Pendant ce temps, les usagers se sont débrouillés comme ils
ont pu... pour la quinzième fois en quarante ans.
Ces omnipotents de l'entretien avaient, naturellement, raison et ils
trouvaient curieux que la population ne les comprenne pas comme si on avait commencé à les détester dès leur
naissance. - Inutile, dans ces
conditions, de discuter, leur dire qu'ils ont bien payés (par rapport au
reste de la population), qu'on ne traite pas comme des esclaves : ils
ont raison, point à la ligne. - Qu'ils aient peut-être (je dis bien :
peut-être) tort ne leur viendrait pas à l'esprit. - Que les
représentants de leur propre syndicat s'inquiètent eux-mêmes et n'ose
pas leur face, jamais ils ne l'admettront.
Vous savez à qui ils me font penser ? À ces hommes et femmes qui en sont
à leur quatrième, cinquième, sixième conjoint et qui n'ont pas encore
réalisé que ce ne sont pas ces conjoints qui ont eu tous les torts, qui
ont été difficiles, irresponsables ou invivables mais sans doute eux. -
Idem pour les juifs. Je ne sais pas, je ne connais pas par coeur toute
l'histoire de l'humanité, mais quand on se fait persécuter depuis trois
mille ans, il me semble qu'on devrait se poser des questions. - Et voici
les musulmans pour qui le monde est divisé en deux : ceux qui
s'agenouillent sept fois par jour en regardant la Mecque et les
infidèles.
Est-ce moi qui voit tout de travers ou quoi ?
Je
lisais récemment dans le Scientific American (vous voyez
que je ne lis pas que des conneries) qu'il existerait, quelque part,
dans l'univers, un monde ressemblant en tout point au nôtre et qu'en
conséquence, au moment où vous lisez ces lignes, existerait un individu,
semblable à vous, qui serait en train de faire la même
chose. - Non, non : pas une de ces théories en provenance de la
science-fiction mais bel et bien une presque certitude qui expliquerait
certaines lois physiques de notre univers qui seraient, autrement,
illogiques ; la relativité du temps, par exemple. - Qu'il existe des
êtres semblables à tous ceux que je connais, vivant dans un univers
mettons parallèle à celui dans lequel je vis, je m'en fou'. Ce qui me
rend nerveux, mal à l'aise, qui m'apeure même, c'est que j'aie, quelque
part, un double. - Frightening thought, comme disent les Anglais.
En tous cas, ça devrait vous inquiéter.

De nos reporters :
Roger V. Landry
(r.i., q.t.)

S'en vient, s'en
vient !
Depuis quelques jours, notre reporter se déplace de villes en villes
pour voir ce à quoi ressemblera Montréal dans vingt ans libéré de ses
problèmes de circulation grâce au tramway du maire.

Moe Spitzman
(Son éminence, le cardinal) -
en direct d'Hollywood :
Oui, peut-être, on pourrait parler de contradiction entre le fait que
nous adorons, dans la religion catholique, des saintes mais que nous ne
permettons pas aux femmes de célébrer la messe mais vous noterez qu'on
leur permet de soigner les pauvres.

Inferna Mieli (Ms) - Sport.
Les
Giants de Vancouver en finale. - Moqtada Sadr apparaît en public à
Koufa - L’ex-juge d'instruction de l'affaire Elf souhaite que la
justice française enquête sur un compte ouvert au nom de
l'ex-président à la Tokyo Bank, en 1992. - André Comte-Sponville affirme que sa
spriritualité est plutôt cosmique. - Perpignan et Biarritz dans le flou. -
Et, au cours du dernier week-end se déroulait la dernière
journée du Top 14.
Résultats
de dernières heures : 98 à 95, 6-2, 6-4 et 6-2, 11 à 8, 1245 points, 2 à 1 et 21
à 6.

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