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Nos
chroniques :
Du bureau d'Herméningilde Pérec :
Le
lecteur qui, pour approfondir ses connaissances ou tout simplement se
détendre après une journée de durs labeurs, décide de lire ou consulter nos modestes
pages, ne sait pas toujours qu'il fait partie, depuis l'ouverture du site de l'UdeNap, d'un
groupuscule d'happy few
[*],
happy few [**]
dont
nous recevons chaque semaine des dizaines de courriels parmi lesquels,
mercredi dernier, un message nous signalait le «merveilleux
impact» (nous citons) que notre reportage
de la semaine dernière sur le
Quartier Latin de Montréal
aurait eu sur le Service de la Voirie de la Ville de
Montréal.
[*]
Shakespeare (Henry IV) et Stendhal (Henri Beyle)
[**]
Ils
étaient 111 631 en mars dernier.
Il
appert, en effet, que dès le lendemain, c'est-à-dire le 3 avril dernier, des ouvriers de la
CUM
étaient à l'oeuvre nettoyant la rue Saint-Denis, y enlevant
les débris qui s'y trouvaient, y compris
le matelas qui ornaient depuis plusieurs jours l'entrée de
la terrasse, près de la rue Sherbrooke. - «Heureusement,
nous écrivait notre correspondant, ces ouvriers n'ont pas fait
disparaître les graffitis et autres oeuvres d'art qui
font le charme de ce quartier.»
La
chose a été confirmée auprès de marchands qui nous ont confirmé
également, à leur
grand soulagement, que les itinérants, skinheads et mendiants qui
rendent l'endroit si pittoresque n'ont pas été forcés de
s'installer ailleurs. - «Cela aurait chassé les touristes», nous a
dit l'un d'eux.
Côté nids de poule, nous n'avons pu obtenir de précisions mais il est plus que
probable qu'ils seront là encore quelque temps, celui de
réparer les routes qui mènent du centre-ville à ce noble quartier mais, compte tenu des efforts entrepris depuis la mi-mars, on peut
supposer que, mis à part les cratères qui se trouvent sur la rue
Ontario, près de la rue Saint-Laurent, ils auront tous disparus avec
l'aide de Madame Nature.
En
terminant, nous ajouterons que nos yeux comme, dans doute, tous ceux de
la masse si fine et si intelligente de nos lecteurs, seront tournés
aujourd'hui vers la colline de Vimy et la région du Kandahar.
Sur ce, nous souhaitons à tous, une bonne semaine.
Obédieusement vôtre,
Herméningilde Pérec

Du bureau de Simon Popp :
Enseigner tant que vous voudrez... Je
suis rendu à un âge où, comme mon père et, sans doute, son père à lui,
je me demande ce qu'on enseigne dans les écoles. Je me souviens que,
pour lui, l'arithmétique était une chose importante de même que la
religion. Pour ma mère, c'était différent : elle préférait l'orthographe
et la grammaire. Et, pour les deux, si j'eusse été une jeune fille, il
aurait fallu que j'apprenne le piano.
En
classe, c'était différent : il fallait également suivre des cours d'histoire, de
géographie. Après venait l'anglais, la littérature, la géométrie,
l'algèbre et, pour les plus «éduqués», le latin, le grec et des
choses comme le solfège, le dessin... Je me souviens même d'avoir suivi
des cours de lecture rapide, d'histoire de l'art, de... danse.
Hé
oui : à l'époque, on enseignait tout. Jusqu'à : comment rédiger un
bordereau de dépôt, ce en quoi consistait une quittance, la lecture d'un
bail et autres foleries du genre.
Aujourd'hui, je ne sais pas. - J'ai connu l'époque de la méthode
Culinaire où l'on enseignait les mathématiques avec des bâtons,
l'ortografe phonétique, l'expression de soi, la culture à partir de pièces de théâtre écrites en
joual mais ce que j'ai surtout connu, et qu'on m'enseignait à la
maison comme à l'école, au collège puis à l'université, ça a été - j'ose
à peine le dire tellement c'est démodé - le civisme.
Je
dis «civisme» parce que c'est le premier mot qui me vient à
l'esprit. J'utiliserais, à la place, «politesse», «respect des
autres», «savoir-vivre», «courtoisie» que ce serait du
pareil au même. Bref : d'une de ces choses bizarres qu'on n'enseigne
plus nulle part, ni à l'école, ni à la maison.
Je
ne parle pas de ces «bonne manières» qu'on doit respecter en
société, de la formule à utiliser quand on salut une princesse, du
comment manger à table : je parle tout simplement de la simple
constatation que les autres existent.
Ignorer cela, ce n'est pas faire preuve, comme je l'ai entendu
récemment, de «la réalisation de soi» ou de son individualité
(pour ça, y'a les jeans qu'on porte lors de cérémonies officielles ou la
couleur rose sépia de son auto), non : c'est faire preuve d'ignoranteté
totale.
C'est... bloquer les allées du supermarché en s'arrêtant au beau milieu
pour lire tous les étiquettes d'un produit, s'entretenir avec son
ami, au téléphone, dans une bibliothèque, se garer en double dans une
petite rue transversale, mettre ses pieds sur les banquettes dans le
métro, crier dans les bars, laisser ses enfants courir partout dans les
restaurants... vous voyez ce que je veux dire ?
En
fait, je pense que ça ne peut pas s'enseigner. S'apprendre, oui. Sauf que j'ai
l'impression que ça ne s'apprend plus.
Dire qu'on me reprochait, il n'y pas très longtemps, de ne pas porter de
cravate au bureau...

De nos reporters :
Roger V. Landry
(r.i., q.t.)
En
provenence du Canada, notre reporter a assissté, samedi dernier, en
présance de plusieurs dignitaires dont plusieurs Canadians, aux
premières sérémonies
entourant le 90e aniversaire de la bataille de Vimy soit aux
funnérailles officielle de Herbert Thomson, un soldat canadian mort lors
de cette bataille qui a eut lieu il y a 90 ans.
Il
sera, aujourd'hui, égalemant présant lorsque, au cours de la journée, la
reine Elizabeth II (de la Grande Britain) et les premiers minisse
français et canadians dépauseront des gerbes de flowers devant le
monument comémoratif érigé par le Canada en l'honneur des 3.000 soldats
canadians tués et 7.000 soldats canadians blessés lors de cette
bataille.
«C'est
très important pour le Canada de savoir qu'ojourd'hui, l'un
de ses soldats inconnus du passé repose finalemant en paix»,
nous a-t-il déclaré à l'instare du minisse canadian des
Ancients Combatants (du Canada), l'honorable Greg Thompson,
à propos du soldat canadian cité ci-dessus, originaire de
Barry Creek, en Alberta.
(Message transmis par un volontaire de l'endroit.)

Moe Spitzman
(Son éminence, le cardinal) -
en direct d'Hollywood :
Non, je n'ai pas encore compris pourquoi le Christ était venu au monde
le 25 décembre pour mourir, trois (?) jours avant Pâques (hier), à une date différente d'années en années.
Ni, non plus, ce que des lapins en chocolat avaient eu à faire dans sa
résurrection. - Heureusement, ce n'est que, tard, dans son éducation
chrétienne, que ces questions-là se posent.

Inferna Mieli (Ms) - Sport.
Sarkozy toujours en tête tandis que les Leafs écartent les Canadiens,
Alonso prend sa revanche, Augusta fait souffrir, le capitaine du Sea
Diamond met en cause des courants, les Brésiliens portent [d'autres]
Canadiens au bord du gouffre, Wickenheiser se charge des Américaines,
Martina Hingis déclare forfait, que le pape célèbre la messe sous le
signe de la paix et qu'Arnold Schwarzenegger est annoncé au prochain
congrès du parti conservateur britannique.

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