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Nos
chroniques :
Du bureau d'Herméningilde Pérec :
On
me demandait récemment ce qui pouvait bien motiver un homme «de mon
âge» dans sa volonté de demeurer dans et à l'intérieur du Quartier
Universitaire de Napierville et j'ai trouvé la question, sinon
embarrassante, curieusement curieuse. Curieuse parce qu'elle m'a semblé
issue d'un univers où la qualité de vie de notre quartier, sa vitalité
et sa complexité semblaient être tout à fait inconnues.
À
cet égard, il me suffira, je crois, pour répondre à cette question, de
référer, cette semaine, mes auditeurs vers les activités artistiques qui
se déroulent présentement dans ce quartier où j'habite ; ils y
trouveront de quoi satisfaire leurs interrogations : non seulement y
trouveront-ils des activités de quoi meubler tous les goûts, du plus
populaire (avec cet hommage à Ginette Sage au Dragon Basané) au plus
stratosphérique (et même mésosphérique) en cette conférence sur l'oeuvre
d'Eschyle que donnera le Professeur Gerry Attrick de l'Institut du Monde Arabe de
Saint-Jean-sur-le-Bord (Var) en la salle Marc Ronceraille samedi
prochain. Ballet, récital, théâtre, exposition, tout pour compléter
cette culture générale que nous visons tous et cela, sans compter les
permanentes choses qui font de l'UdeNap un centre d'intérêt majeur pour
quiconque s'intéresse tant soit peu à l'homme dans sa totalité
bibliothèque, gymnase et festivals en tous genres.
Côté nouvelles, nous continuons d'éplucher, pour vous, la presse
mondiale afin de rendre votre Castor™ parmi vos lectures hebdomadaires
favorites.
Sur ce, nous vous souhaitons
Bonne lecture et une bonne semaine.
Herméningilde Pérec, q.t.
Secrétaire
Université de Napierville
Du bureau de Simon Popp :
Politique et politiciens
S'il y a une chose curieuse (pour continuer dans la même veine que
mon collègue, Herméningilde), curieuse, donc, dans la vie, c'est bien de voir des gens
qui, mettons passés la cinquantaine, s'intéressent encore à la
politique. Je peux comprendre ceux qui y sont jusqu'au cou, qui ont,
toute leur vie, briguer les suffrages, ont été ou ont tentés de se
faire élire mais... les électeurs ? - N'ont-ils pas encore appris
que ceux pour qu'ils votent sont des gens qui ne sont intéressés
qu'à une chose : le pouvoir ? - Pardon : le pouvoir ET l'argent. -
Car si ces voteux ne se sont pas encore aperçus qu'un politicien,
quelle que soit sa fortune avant d'être élu, ne retourne jamais à sa
situation précédente... - J'ai toujours en tête celui qu'on me
présentait, jeune, cheminot de métier, photographié, pour les
besoins de sa campagne, avec sa «boîte à lunch» et qui, après avoir
été ministre, s'est payé un cabinet de consultation digne d'un
millionnaire.
Je ne parlerai
pas de «pareil au même» car, il me semble, qu'avec l'âge, on finit
par constater que, quel que soit celui ou celle qu'on élit, il n'y a
aucun changement dans la direction générale d'un gouvernement. - Une
question de masse qui est impossible à faire bouger. - Du moins dans
les systèmes démocratiques.
Question de
nature humaine, j'imagine : difficile d'admettre, passé un certain
âge, qu'on s'est trompé dans le choix de sa carrière, de ses
intérêts, dans le choix de ses passe-temps. C'est ce qui explique le
nombre de vieux frustrés qu'on rencontre un peu partout ou, pire
encore, ceux qui essaient de nous convaincre qu'ils ont raison,
qu'ils ont toujours eu raison... d'acheter un pavillon de banlieue,
un chalet en montagne, un appartement sur le bord de la mer même
s'ils s'y ennuient à mourir. Ceux-là, je les laisse à leurs journaux
télévisés, à leurs nouvelles du sport, à leurs voyages organisés.
Côté
politique, qu'on vote, en France pour Sarkozy, Royal, Le Pen ou
je-ne-sais-plus-qui, une
chose demeure certaine : aucun de ces élus se penchera sur les
nombreux musées, bibliothèques ou monuments existants déjà et qui ont tant de besoin
d'argent : il (ou elle) préférera en construire un autre qu'on
reconnaîtra éventuellement à leur nom.
Au Québec,
c'est différent : on laissera ça à ses successeurs, ceux qui
continueront la tradition... de nommer un aéroport, une autoroute, un
édifice à son nom. Pour le reste... on continuera d'encaisser.
Honneurs et autre chose.
Manque que les
claques sur la gueule et les coups de pieds au... boum (comme
chantait Fréhel).
Personnellement, j'espère que la mode que j'ai lancée il y a
quelques années de ne jamais serrer la main à un politicien, fut-il
un simple conseiller municipal, fera des petits.

De nos reporters :
Roger V. Landry
(r.i., q.t.)
C'est à Napierville que notre reporter-globe-trotter a passé la semaine
dernière dans le but de faire un reportage sur le réchauffement de la
planète, réchauffement qui nous a valu 35 cms de neige en quelques
heures.

Moe Spitzman
(Son éminence, le cardinal) -
en direct d'Hollywood :
Les chiens ont-ils une âme ? - Voilà une question digne d'être posée à
sa Sainteté. - On me l'a soumise, hier, quand on m'a dit que si la
religion était fondé sur la fidélité et le sentiment, les chiens
devaient être de grands catholiques.

Inferna Mieli (Ms) - Sport.
François Hollande fustige Sarkozy, Sarkozy fait de l'oeil aux
viticulteurs, les viticulteurs se penchent sur la politique de Royal,
Royal fustige les aquoibonistes, les aquoibonistes se disent prêts à
appuyer Le Pen, Le Pen relativise la percée de Bayrou, Bayrou critique
Voynet (qui ne se décourage pas) tandis que Bové soutient les Don
Quichotte, France Gamerre plaide pour l'agriculture bio, Marie-George
Buffet veut réveiller la gauche, Robien règle ses comptes et que les
Bruins infligent un troisième revers d'affilée au Tricolore qui
s'enfonce de plus en plus.

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