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Le Castor de Napierville Organe vespéral et officiel de l'UdeNap |
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| Volume XVII, numéro 6a |
«Le castor a les dents longues : il répond à tout.» |
Le jeudi 5 mai 2004 |
Supplément courrier
Avant-Propos
Le Castor reçoit de jours en jours, d’heures en heures et parfois de minutes en minutes, certains types de messages qui rendent le travail de ses collaborateurs difficultissime(*).
(*) Inutile de préciser que la direction de l’UdeNap ne souhaite pas introduire ce mot dans le domaine du vocabulaire courant mais elle estime qu’il contribue, à ce point-ci, à raccourcir son propos, chose non négligeable en ces temps où chaque instant compte dans la vie surchargée de ses collaborateurs. - Dans l’éventualité où des protestations justifiées ou même véhémentes lui parviendraient, le Castor s’engage à le remplacer au profit d’une périphrase plus explicite quoique plus-que-probablement moins expéditive, où s'engage, à tout le moins, à le supprimer dans la version de ce site destinée au marché américain.
Ces messages sont g
énéralement non signés, signés d’un pseudonyme ou signés d’un prénom qui dans la multitude de ceux que nous avons à nous taper (du latin «tapere» : lire) se perdent, comme disait le regretté saint Jean, dans l’abyssal endroit où se trouvent les inclassables.Nous pensions avoir trouv
é un stratagème, une méthode, un truc (Voltaire) nous permettant de mettre un peu d’ordre dans tous les messages que nous recevons en demandant à nos aimables lecteurs de nous dire d’où ils nous écrivaient mais cela s’est avéré un acte de pur optimisme, la majorité de ces mêmes aimables lecteurs passant outre à cette demande préférant (nous comprenons souvent pourquoi) garder l’anonymat de peur, peut-être, de figurer parmi les noms de notre assidue clientèle car le Castor a une assidue clientèle : il suffit pour s'en rendre compte de relever les statistiques du mardi pour réaliser à quel point le nombre de visiteurs augmentent exponentiellement les lundis suite à la publication de son organe.Ce qui nous am
ène à dire ceci : l’UdeNap a non seulement une clientèle mais des adeptes, des fidèles, des inconditionnels. - Elle aurait même des groupies qui, de semaines en semaines, se pointent au http://www.udenap.org/ pour lire, nous l’espérons, ce qui édifie notre jeunesse et ce qui nous préoccupe, nous, du quartier universitaire tant localement que régionalement et internationalement. À ceux-là nous disons aujourd’hui bonjour et souhaitons qu’ils demeurent parmi nous longtemps, nous excusant si parfois notre électronique journal paraît avec de légers retards, retards souvent imputables à des lignes téléphoniques peu sûres (notre reporter en Afghanistan, par exemple) ou tout simplement dus à la surconsommation de liquides interdits dans les pays musulmans. - Qu’il soit dit cependant que la direction du Castor préfère investir tout son temps dans la rédaction de son journal plutôt que d’avoir à répondre au courrier plutôt chicanier qui suit généralement la non-diffusion de son hebdomadaire.Mais revenons-en à nos correspondants :
Nous en avons compt
é une bonne douzaine dont le nom est «Utilisateur 1» (ou «Utilsateur2») mais plus d’une centaine dans les initiales «JP», «RV» ou «PhD» ne font que rendre notre logiciel de classement à peu près aussi utile qu’une version en ancien français des oeuvres d’Anatole France (sans préjudice à celles des auteurs de Paul et Virginie ou des Silences du colonel Bramble). - Parfois, aussi, lorsque nous avons eu le malheur de répondre à un lecteur identifié, il nous est arrivé de recevoir, de lui ou d’elle (*), un message en provenance d’un autre serveur ayant une nouvelle adresse. (Que la prénommée «Julie» nous excuse mais son «Suite à votre récent message, je suis désespérée [etc.]» est tombé, pour ainsi dire, dans l’oubli total de notre boite aux lettres intitulée «WENPI» selon l’expression que nos québécois lecteurs reconnaîtront à coup sûr.)(*) Masculins les lecteurs du Castor ? - Non car l'édification de la jeunesse est une chose qui semble préoccuper la population at large (feu le Cardinal Richelieu : nous recevons autant de lettres de dames (et de demoiselles) que nous en recevons de ces messieurs).
Finalement, piti
é pour notre collaborateur à la chanson française, Paul Dubé, qui tente de relever le titanesque défit d’avoir à répondre, quant à lui, à un courrier non seulement similaire mais en quantité qui frise l’apocalypse. - Il aura, par ailleurs, l’occasion de vous en reparler lorsque son nouveau site sera ne marche.
Ceci dit, comme disait le regretté Cardinal Léger à sa descente du train le ramenant de Rome où il venait d’être nommé Prince de l’Église, passons au courrier de récentes dates :
Remerciements et excuses
Nos excuses tout d'abord à ceux qui nous écrivent et qui ne reçoivent pas de réponses immédiates à leurs messages : nous sommes régulièrement débordés. - Nous espérons sous peu pouvoir régler ce problème au moyen d'un formulaire qui nous permettra un meilleur contrôle sur les messages qu'on nous fait parvenir.
Merci ensuite à ceux (et celles) qui nous félicitent pour notre beau journal et qui nous encouragent à persévérer dans nos entreprises.
Parmi les messages reçus au cours des derniers dix jours :
«Depuis plusieurs mois je navigue avec bonheur sur votre site [...] sans jamais avoir [fait parvenir] un seul mot de remerciement ne serait-ce que pour le travail considérable que vous devez fournir [...] que vous en soyez chaudement remerciés...» (Pierre L.)
«Je me permets de vous écrire car votre travail est une mine de renseignements...» (Gabriel)
«Merci !!!» (Jean-Louis)
«...permettez-moi de vous féliciter pour la qualité de votre site, qui fourmille de renseignements utiles» (Pierre Henri)
«...je renouvelle mon admiration pour ce site dont je lis [...] sans aucun espoir de parvenir au bout du labyrinthe mais, avec une certaine délectation de m'y perdre...» (Guy)
«Félicitations pour ce superbe site web!!! J'ai tellement de plaisir à naviguer sur votre site [...] Je pense même d'envoyer mon fils à votre Université!!! Est-ce que vous prenez des inscriptions pour dans environ 5 ans???» (Frances)
«...»
Merci à toutes ceux et celles qui nous ont fait parvenir des livres, des lettres manuscrites (c'est si rare de nos jours), des cartes postales et même du chocolat.
Merci à ceux et celles qui offrent de «nous» rencontrer moyennant rétribution ou tout simplement contre un verre de l’amitié. - Lorsque le temps nous le permet...
Merci finalement à ceux et celles qui respectent l’anonymat derrière lequel nous, de la chose journalistique, tentons de nous réfugier étant déjà aux prises avec les contingences d’avoir à gagner notre vie pour vivre et d’avoir à mener une existence non exempte de problèmes domestiques, de déplacements et de systèmes d’exploitation (pour ne nommer que ceux-là).
Qu’on nous pardonne en tout, tout dernier lieu la qualité de ces fauteuils que l’UdeNap met à notre disposition dans la salle adjacente au bureau du Professeur, où une fois assis, il faille attendre entre 1/2 et 3/4 d’heures avant que leur moelleux se résorbe. A notre âge, ces luxes sont devenus presque nécessaires.
Au courrier maintenant :
«Mon nom est *** et je suis réalisatrice. J'ai vu sur votre site que X avait joué dans «...», un de mes courts métrages. C'est inexact. X n'a jamais joué dans aucun de mes films.» (G. C.)
Il me nous plaisir d'apporter la correction que vous me suggérer mais l'Internet Movie Data Base indique bel et bien dans le fichier consacré à X qu'un «figurant» (?) ayant son nom faisait partie de la distribution de ce film.
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«...je ne comprends pas pourquoi vous persistez à citer Anaxagore sans avoir consacré, ne serait que quelques lignes dans votre dictionnaire, à cet important philosophe grec qui...» (R.B.)
Un oubli.
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«Pourquoi ne répondez-vous pas au courrier non signé ?» (x@hotmail.com)
Par politesse d'abord : devons-nous dire «Monsieur, Madame, Mademoiselle» ? - Et puis nous désirons nous conformer aux lois interdisant l'exportation d'informations scientifiques vers certains pays.
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«Est-ce que vous croyez que le Liechtenstein abandonnera éventuellement ses velléités hégémoniques sur la république de San Marino ?» (F. G., s.j.)
Depuis que le Castor a prédit que les Rolling Stones ne durerait pas six mois, que le président Nixon allait être le plus grand président depuis Lincoln et que la plupart des fans d'Elvis oublieraient leur idole dès la trentaine, le Castor a cessé de faire des prédictions.
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«S'il existe, à quelque part dans le monde, un revendeur de produits informatiques qui sait ce dont il parle...» (Y.S.-A.)
Nous ne connaissons pas tous les revendeurs de produits informatiques.
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«J'habite Montréal et j'écoute, comme tout le monde, l'émission de Joël Le Frigo tous les matins. Excellent animateur, excellentes recherchistes, etc. La question que je me pose est : comme Monsieur Le Frigo nous fait danser sur de la musique iranienne, irakienne ou afghane dix fois par jour, est-ce que en Irak, en Iran ou en Afghanistan, les radios locales font tourner nos sets carrés, nos rigodons ou nos Paul Jones ?» (Mme Y. P.)
Aux dernières nouvelles, Madame P., oui.
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«Que signifie le sigle RAPESIQON qu'on voit sur vos camions ?» (Question posée par M. H. L. de Repentigny à propos des camions de Sarto, le roi de la Pépine)
Rien. Il s'agit d'une erreur de typographie.
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«D'où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous ?» D. L., étudiante au Lycée de *** (Var)
Dix-sept.
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«Dans vos Comentarii Marshalli, vous mentionnez comme références dans la préface du volume de F. Simonie (De l'utilisation des synecdoques dans Soleatus omnia vincit de Marshallus le conquérant, Ste-Marguerite-du-Lac-Masson, 1933), les pages ii à ix. - Mon édition, qui me sert de livre de chevet depuis des années, suggèrerait plutôt les pages iii à x...» (R. P., amateur de sports)
Oui, nous savons : une autre erreur de typographie.
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«What curiosity it is for us to believe that we can make oursel be understood. We can only be what other people believe we are and in that we should play our role as in a tragedy, hoping that better spectators will eventually appreciate our talent for being somebody they do not know.» (John Cunnigham, Saint-Didier-Lamarthe [Var]).
Très certainement.
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«À quoi peut bien goûter les sushis ?» (Question adressée au chef du Dragon Basané par Madame T. C. de Barraute, Abitibi)
À du poisson cru.
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«Est-ce que la mode des casquettes portées à l'envers est un phénomène uniquement régional ?» (R. P., prêtre)
Nous avons ouï-dire que cela se pratiquait au baseball (américain) et dans certains quartiers chics du XVIe à Paris mais uniquement chez les enfants en bas-âge.
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«Je dois me rendre en Angleterre l'an prochain, pensez-vous que je pourrais y rencontrer votre Madame Élizabeth Regina qui vous écrit tantôt de Balmoral, tantôt de Buckingham, tantôt de Windsor (toujours en termes fort courtois et sur du papier timbré) ?» (U. L.)
Absolument et parfaitement. Vous n'aurez qu'à prendre rendez-vous avec son époux, un bonhomme d'origine grecque mais fort sympathique.
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«Est-ce que l'UdeNap accepte les bissexuels dans ses rangs. J'entends par là des hommes qui pourraient être "aux hommes" et "aux femmes" ou des femmes qui pourraient être aux femmes"...» Madame R. F.
Inutile de continuer, Madame, nous avons compris. Nul part dans votre lettre vous ne mentionnez cependant si ces bisexuels ont une fortune personnelle ou non.
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«Il n'est jamais question de sexe dans votre canard. Seriez-vous pudique à ce point ?» (O. S.)
Castor non canard. - Et voir la question précédente.
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«Croyez-vous que le monde sera détruit par un astéroïde comme on le lit dans les journaux depuis quelque temps ?» (I. O.)
Nous répondrons à votre question une fois qu'un tel engin aura débarqué sur notre planète.
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Corrections à apporter :
«Je me permets de vous faire remarquer que la photo d'Irene Ryan que vous avez fait paraître dans le dernier Castor la dessert terriblement on ne peut décemment lui donner ses 31 ans. En outre, la mimique de tristesse et d'horreur qu'elle renvoie à votre reporter nous rappelle son aversion pour la photo et votre manque de charité à l'avoir photographiée dans cet état fait peine à ses admirateurs dont je m'honore de faire partie. - Pour finir, vous avez omis de rappeler qu'elle était la descendante directe de Francesco Ezechiele Ermenegildo Cavalerie Suppe-Demelli également connu sous le nom de Franz Von Suppe, gloire musicale du 19è siècle né à Spalato (Dalmatie) en 1819, et qu'au moment où la photo a été prise, elle s'apprêtait à siffler "Cavalerie légère", fin fleuron de l'oeuvre de son ancêtre. Sans rancune, néanmoins...» (T. B. - Gallardon)
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«Nous ne sommes pas loin de penser que votre reportage sur le désert de Namibie est un faux. En effet, la photo est celle du désert de Gobie. Nous vous prions donc de rectifier....» (R. M. - Région de Brie»
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«Dans votre Castor du 12 avril, vous avez joint une photo du frère de votre reporter, employé de l'Éveil de Sainte-Tapisserie-de-l'Abayee, organe qui sert les intérêts des Sud-Varois et de l'Institut de Nice-Centre. - Il n'existe pas d'Éveil à Sainte-Tapisserie-de-l'Abayee, qu'un Écho. Veuillez corriger, s.v.p.» (T. C. de Nice)
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«J'ai lu dans votre Castor du 15 décembre, vous mentionnez que votre reporter, dans la même semaine, aurait été à Aceto, à Florence, en Égypte et au Venezuela sans accents : merci. Ayant moi-même effectué ce voyage l'année dernière, je vous assure que votre reporter n'a pu se rendre de l'Égypte au Venezuela dans une seule journée. La photo que vous publiez de lui et que vous datez du vendredi devrait plutôt se lire samedi. - Vérifiez ses comptes de dépenses, de grâce !» (I. P., égyptologue)
Nous avons vérifié. Notre reporter a quitté le Caire jeudi matin en direction de Singapore puis, passant par les îles de l'archipel d'Hawaï, il s'est rendu au Chili avant de prendre le rapide Santiago-Caracas gagnant ainsi quelques heures par rapport au vol traditionnel le Caire-Luxembourg-Nuuk-Mirabel-Miami-Caracas.
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Demandes diverses :
Note : nous recevons au strict minimum dix messages de ce genre par semaine
«Je suis très ravis de découvrir votre site et j'ai eu la passion de vous demandez les catalogues des saint et les histoires pour bien voir dans le domaine des saints en tant que croyant. Je vous serais très reconnaissant. Voici mon adresse...» (K.D. - Bénin)
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«Je cherche le film Le cavalier noir (avec Georges Guétary) - C'est pour un ami.» (non signé)
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«Je voudrais écrire une chanson de ma personnalité réfléchir et voudrais un petit coup de main de votre part merci d'avance.» (A. L. Saint-Étienne)
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Voir également à César et les Romains
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