Tout va pour le mieux à l'AAA de
l'UdeNap, l'Association des Arts Artistiques de l'Université de
Napierville : le
Professeur Marshall, en voyage d'affaires depuis deux semaines,
est de retour et la toujours très gracieuse silhouette de la poétesse de
renom, Madame
Fawzi Malhasti, a été aperçue plusieurs
fois au cours de la semaine dernière dans les rues du quartier
universitaire allant et revenant du
Musée du Grand Marshall à la
Salle Marc Ronceraille, de la
Bibliothèque à la résidence du recteur, en entretien avec
Alcide «Slow Drag»
Pavageau, Georges, du garage Esso,
avec
Madame D. Chabaud de Saint-Pierre, avec
Monsieur Henri Carras...
Rappelons que l'AAA
réunira sous une seule et même administration tous les établissements
culturels du quartier universitaire dans le triple but de : a) réduire les
coûts de cette administration, b) coordonner ses manifestations et,
surtout, c) offrir à la population un service auquel elle a droit dans le
domaine des arts artistiques, que ce soit du côté muséal, du côté de ses
ressources archivistiques ou du côté des représentations théâtrales,
concerts, films et spectacles divers dont le quartier universitaire de
Napierville s'enorgueillit depuis des années.
Les rumeurs
veulent que ce soit à une personne de l'extérieur que soit confiée la
lourde tâche de co-direction de l'AAA à laquelle se sont déjà attaqués le
Professeur et Madame Malhasti et que cette personne, bien connue dans le
milieu des arts, tant à Montréal qu'à Québec, ne se ferait pas prier pour
accepter ce poste tant convoité.
«Il nous faut,
nous disait le Professeur dans une entrevue qu'il a bien voulu nous
accorder la semaine dernière, une personne qui a de la poigne, qui est
habituée de dire ce qu'elle pense ; une personne de pierre mais aussi de
coeur ; une personne qui occupe présentement un poste similaire ou qui en a
déjà occupé un ; une personne habituée à gérer de gros budgets ou capable
d'en assumer la responsabilité ; et puis naturellement une personne
familière avec les rouages gouvernementaux.»
Outre les
personnalités mentionnées dans l'édition du 24 novembre du Castor, un nom
nous est venu à l'esprit : Madame Cabillaud-Merluche. Comment
en effet avoir oublié le nom de cette historienne de formation et dont la
destinée fut longtemps rattachée à divers ministères et qui, l'année
dernière, encore, faisait accourir toute la population du Québec lors de
son exposition temporaire de meubles Bobois-de-la-Roche en sa propre
résidence de Saint-Romuald-d'Etchemin, face à la Chancellerie du
Groupe Vatfair-Fair and Co.
L'avenir nous dira
si nous avons eu raison mais on sait que l'avenir nous réserve parfois des
surprises.