Volume XXVII, n° 11 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 3 juillet  2017
  (Et dont l'édition corrigée, destiné au marché américain, paraît vers le milieu du mois.)  


 
Été 2017

Cette semaine :

(Mais pas nécessairement dans l'ordre)

La solitude, la vieillesse et des fauteuils Adirondack - De la drogue et un chauffeur Grunge en état d'ébriété suivi de quelques renseignements sur l'éducationnement des enfants - Une note sur Rachmaninov - L'impossibilité de dialoguer entre adultes - Des lèvres - La musique dite "ancienne" - Proust et son banquier - Théramène - Quelques livres - Une revue - Une pleureuse et Shakespeare - Et Buffalo Bill.

Et cet essai sur Proust ?

Sa première partie se trouvera à partir de CE LIEN.

Bonne lecture !

 

 

 

Les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien .

 
      Simon Popp

Friendless... moi ?

Je compte parmi mes amis intimes, deux ou trois personnes, quatre, si je mets dans le lot une des celles mentionnées ci-après, peut-être cinq. - Parmi mes amis proches, une bonne vingtaine, y compris les précédents, dont deux bibliothécaires, un éditeur, trois libraires ou ex-libraires, des ex-collègues de travail et de grands ou passionnés lecteurs. Parmi des amis décédés ou que je n'ai pas vus depuis des années, plusieurs écrivains, auteurs, musiciens, compositeurs, deux peintres et même quelques personnes dans le domaine de la radio ou de la télévision. Le reste est composé d'une soixantaine de barmen, barmaids, serveurs, restaurateurs ou propriétaires d'établissements où l'on sert des boissons fermentées ou distillées (et, forcément, plusieurs de leurs clients).

Je pense rarement à ce genre de choses, mais s'il y a une conclusion à laquelle j'en suis arrivé quand j'y ai pensé la semaine dernière - je ne sais pas pourquoi d'ailleurs -, c'est que je fréquente en vieillissant, de moins en moins ou plus du tout les gens de ma génération ni, tandis que j'y pense, la plupart des membres de ma famille, famille avec laquelle [avec lesquelles] nous avons tous, généralement, peu de choses en commun.

On en déduira que je suis quelque peu misanthrope. Si on veut bien le croire, je n'aurai aucune objection. Je ne l'ai pas toujours été cependant car j'ai passé de longues périodes de ma vie et d'excellentes soirées avec une foule de gens hors du commun, aussi bien du domaine intellectuel que sportif : des bols en archivistique, des spécialistes en muséologie, des restaurateurs de 78t, un premier prix du conservatoire, un membre de l'Oulipo et deux poseurs de chauffage central. Deux de mes blondes ont couru des marathons, ont été adeptes du kayak, de la danse aérobique ou de la bicyclette. (J'ai même fréquenté longtemps un ex-gardien de but de la ligne nationale de hockey.) - Pas tous en chair et en os, naturellement. Oui, ceux que je viens d'énumérer, mais pas Suétone, Thucydide, Pline le jeune à côté de qui les Louis Madelin (auteur de l'Histoire du Consulat et de l'Empire [1]), Roger Peyrefitte ou Michelet m'ont semblé bien fades. 

[1] Quatre volumes - Bouquins - 2003

À l'âge où je suis rendu - faut m'en excuser - je préfère passer la soirée en compagnie du capitaine Ahab, Swann ou même Bloom qu'avec mon assureur ou un revendeur de balais mécaniques.

Ma mère, dont j'ai oublié le visage et la voix, avait raison : avec cette attitude (qui devient de moins en moins récente), je vais mourir seul et abandonné - Oui, et puis ? Si ce n'était d'une série d'obligations que je me suis imposées et des promesses que j'ai faites à droite et à gauche, je crois que je serais parfaitement heureux. 

***

Je n'écoute pas ? - Qui ça ? - Moi ?

(Note : Voici la copie d'une lettre que j'ai fait récemment parvenir à un ami suite à une discussion que nous avions eue quelques jours auparavant sur la communication entre êtres humains et les difficultés qu'elle posait et qui m'a répondu que je devrais en faire part à "la masse si fine et si intelligente des lecteurs du Castor™". - Je réponds à sa demande.)

Cher toi

Nous parlions de discussions l'autre jour ;  plus précisément, si je me souviens bien, de la difficulté que peuvent éprouver deux individus à communiquer entre eux de façon "intelligente" ou "raisonnable" tout en étant certains de se faire comprendre clairement et totalement.

On peut être en désaccord, mais toute communication entre deux individus implique deux principes :

UN - Que celui qui parle est capable de s'exprimer correctement.

     et

DEUX - Que celui qui écoute peut comprendre les énoncés de l'autre.

Ce sont deux principes qui, malheureusement, laissent supposer que nos deux interlocuteurs parlent la même langue. Or, qu'est-ce que c'est qu'une langue ? C'est un ensemble de sons (ou de traits sur papier) qui sont censés transmettre les pensées, les images, les sensations ou les idées de celui qui parle à celui qui écoute et que celui qui écoute est censé être en mesure de les interpréter correctement. Ce qui suppose divers pré-requis :

- que les deux aient le même vocabulaire

- qu'ils utilisent les mots de ce vocabulaire dans un orde syntaxique semblable (les mêmes règles par lesquelles les mots se combinent en phrases)

- Et qu'ils expriment leurs idées au moyen de notions, expériences ou connaissances communes.

Et c'est là que toutes les conversations sont vouées à la faillite et que ce n'est qu'après des mois d'échanges verbaux ou écrits que deux individus peuvent finir par se comprendre adéquatement.

Le vocabulaire d'abord.

Je t'ai parlé, récemment, du mot "formidable" qui, chez Corneille (Attila), signifiait, comme il le signifiait à l'origine "qui est à craindre" (du latin formidabilis , dérivé deformido ou "peur, terreur, effroi") alors qu'aujourd'hui, on l'utilise dans le sens de "sensationnel", "étonnant", "prodigieux" même.

Je t'ai également raconté le froid qui s'est installé momentanément entre une de mes amies quand je lui ai dit que l'histoire affreuse qui lui était arrivée et qu'elle venait de me raconter était "pathétique" [dans le sens de "bouleversant, émouvant..."]  qu'elle avait interprété dans le sens de "stupide", "dérisoire" comme on l'entend souvent de nos jours. - Un dérivé de l'anglais, je crois, ou découlant d'un cynisme de plus en plus à la mode.

Et je n'ai pas à te rappeler la signification du mot "écoeurant" comme dans "tu peux pas avoir à quel point son show est écoeurant" pour "magnifique", "très bien rodé", "splendide"...

Des exemples comme ceux-là, tu en connais autant que moi, surtout si tu t'adresses régulièrement à la génération qui suit la nôtre et... celle d'après ! Sauf qu'il s'agit d'un problème beaucoup plus profond qui découle des connaissances que l'on acquiert dans une société de plus en plus diversifiée :

(Je pense à un universitaire qui s'adresse à un cégépien ; un banquier qui discute avec quelqu'un qui vit sous le seuil de la pauvreté ; un mécanicien qui explique une réparation qui doit être effectuée sur un système d'allumage à quelqu'un dont c'est la première auto ; et ainsi de suite.)

La syntaxe

Un seul exemple : il y a une énorme différence entre "un homme pauvre" et un "pauvre homme".

Un autre (mais celui-là, je m'en sers souvent pour jeter du piquant dans les réunions où il y a des polices de la langue) : "L'affaire dont à laquelle nous parlions de, hier..."

Quant aux connaissances,  l'expérience, les faits vécus de chacun...

Un seul exemple, encore une fois :

Un simple mot, comme le mot "accident" déclenchera chez différents individus des réactions diverses selon : si l'un d'entre-eux vient d'en avoir un, si un deuxième se rappelle en avoir vu un, mais à titre de témoin seulement, si un troisième a été ou non la cause d'un accident et tu peux imaginer le reste. - D'ailleurs, quelle est la différence entre un accident de voiture, une jambe brisée en tombant, renverser un plat de spaguetti sur un client... tous, des accidents.

***

Des problèmes, déjà en perspective, mais il y a pire :

Nous ne parlons pas en idées, en concepts, en notions, mais en images, en symboles, en visions et nous racontons surtout des histoires !

- As-tu lu, hier, dans le journal ? Trump a dit telle ou telle chose...

- J'étais chez mon libraire, aujourd'hui, et devine qui j'ai rencontré...

- J'ai découvert la semaine dernière un petit restaurant rue Saint-Laurent...

-J'ai été pris dans la circulation tout-à-l'heure, tu ne peux pas t'imaginer comment !

- J'ai vu mon amie, hier après-midi. Elle est belle comme tu ne peux pas me croire. Et elle m'a dit que...

-...

Comme si nos visions, nos images, nos sensations pourraient soulever chez les autres des visions, des images, des sensations similaires... parce que nous ne pensons pas en mots, en phrases ou en paragraphes et il est assez curieux qu'on puisse croire que passer d'une image aux mots (parler) et des mots à la même image (écouter) on puisse arriver à un résultat probant, non ? 

C'est une différence semblable à celle que Paul [Dubé] essaye de nous faire comprendre depuis des années à savoir la reproduction avec des hauts-parleurs fabriquées à  partir d'aimants et de cartons des sons produits par le frottement de cordes, les vibrations d'une anche, des coups de bâtons sur des peaux tendues...

La façon de lire, d'écouter de la musique ou de visionner un film varie également d'un individu à un autre, ce qui fait qu'il est difficile d'en parler d'autant plus que les goûts, l'endroit, l'heure interviennent lorsque nous lisons, écoutons, regardons.

Mais pour en revenir à nous deux, je trouve :

- qu'il est normal que je t'interrompe pour te poser continuellement des questions sur ce que tu dis parce que je ne comprends pas immédiatement ce que tu es en train de me décrire 

- et qu'il est normal que tu fasses la même chose...

... surtout que :

- quels que soient les époques que nous avons traversées, nous les avons tranversées dans des milieux et des circonstances variés

- que nos vocabulaires, ton francophone et moi mi-franco-mi-anglo sont différents

- que tu t'exprimes plus souvent en parlant alors que je m'exprime plus souvent par écrit. - Deux systèmes dissemblables  : un enfant parle, marche et apprend à saisir des objets instinctivement ; un enfant n'apprend pas à écrire, à faire la cuisine ou à préparer des cocktails de la même façon. Il lui faut apprendre. Et où il y a apprentissage, il y a forcément des techniques, des méthodes différentes et puis, surtout, des habitudes.

***

Anyway, et de façon plus académique :

Ce n'est pas d'hier qu'on parle de la communication entre humains. Socrate, Platon, Aristote en ont parlé. Pierre Abélard, Ockham et plus près de nous, Bergson, Chomsky et, parmi les plus récents, le Montréalais Steven Pinker. Chacun a élaboré sa théorie sur ce que sont les idées, les différents types de langage et les divers aspects de la communication. - Et il faut au moins une fois dans sa vie entendu parler de Ferdinand de Saussure et de son Cours de linguistique générale dont tu trouveras la description à l'adresse qui suit :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_de_Saussure

(Ce qui me fait penser au Manuel de statistique française de E. Legrand qui doit dater des années cinquante. C'était le manuel qu'on utilisait en Belles Lettres ou Rhétorique. - Chez J. De Gigord, éditeur. - C'est toujours disponible y compris - je viens de vérifier - à la Grande Bibliothèque. - En anglais, j'ai déjà eu dans les mains The Elements of Style ou un livre avec un titre semblable, mais comme il datait du début du siècle dernier...)

Le plus célèbre d'entre eux, parce qu'il est tout à fait incompréhensible, demeure le philosophe Ludwig Wittgenstein qui dans son Tractatus logico-philisophicus a insisté sur les limites du langage et de la faculté des hommes de se connaître entre eux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_Wittgenstein

Fascinant le bonhomme, mais, comme je viens de le dire, tout à fait incompréhensible, sauf après l'absorbtion de plusieurs verres de boissons à haute teneur en alcool.

Sa théorie, d'après que j'ai pu en comprendre, est - je l'ai citée approximativement ci-dessus - que l'homme ne pense pas en idées, mais en diverses sensations visuelles, auditives, tactiles qui se réunissent selon divers critères qui vont du souvenir à l'expérience en passant par la structure du cerveau de chacun, de l'organisation des synapses à l'intérieur de ces mêmes cerveaux, etc.

---

C'est que les mots font partie de phrases, de paragraphes et de structures stylistiques qui sont sensés représenter, selon ce que j'ai lu chez tous les grammairiens, des idées complètes (tu dois te souvenir : un sujet, un verbe, une complément...).

---

Nous défilons des faits censés exprimer ce que nous pensons ou ce que nous ressentons. sauf que, rarement, lors de conversations, abordons-nous un sujet comme ceci :

- Je pense, donc je suis. Qu'est-ce que tu en penses ?

- La vie est un long voyage, non ?

- Le temps, à mon avis, est un image mobile d'une éternité immobile...

ou, même :

- Je crois que d'ici l'an 2020, l'on découvrira comment guérir le cancer.

Et c'est là que les conversations deviennent très difficiles :

- La pensée de celui qui décrit les problèmes qu'il a eus avec un vendeur (un exemple) fait penser, à celui qui l'écoute, aux problèmes complètement différents qu'il a eus, lui,  avec un autre vendeur.

- La description d'un match de hockey à un amateur de baseball ne risque pas de déclencher, chez lui, un enthousiasme délirant.

et ceci :

- entre un lecteur de romans policiers de Chandler et un amateur de Simenon, il est plus que probable qu'on ne s'entende pas sur ce que peut être un "grand roman policier".

D'où plusieurs interruptions, questions, références qui se perdent en des arguments tels que : "Tu ne m'écoutes pas. - Tu m'interrompts toute le temps. - Tu ne me laisses pas parler" que je connais trop bien pour les avoir utilisés autant de fois que tu les a entendus.

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"Chaque personne est bien seul" disait Proust.

J'ai lu récemment, à propos des phrases de Proust, que ceux qui l'ont connu, étaient tous d'accord : Proust parlait de la même façon qu'il écrivait.

D'où cette caricature que j'ai vue, une fois où, s'éloignant en courant [de Proust], un homme disait : "Il avait deux mots à me dire !"

Ce qui me fait penser que j'écris, sans trop le savoir, sans trop y penser, sans trop m'en apercevoir. - Enfin : c'est fort possible. - Et comme j'écris avec beaucoup de difficultés... - Sans compter que, impliqué depuis quelque temps dans la production d'une émission de radio, je me suis aperçu que, comme tout le monde, je ne pouvais pas supporter le son de ma voix...

***

Et hop ! Je retourne à mes affligeants travaux.

Simon

 

      Herméningilde Pérec


 La vieillesse

La vieillesse a ses compensations.

J'en ai trouvé deux, cette semaine. Trois même.

D'abord, la météo ne me fait plus peur. - Il pleut ? J'ai connu un été où il a plu tous les weekends du vendredi midi au lundi matin. J'en ai profité pour lire Julien Green et mettre de l'ordre dans mes papiers. - Il fait chaud ? J'ai connu un autre été où la température n'est pas tombée en dessous de 35° pendant plus de 90 jours. Ce que j'ai pu aller au cinéma cette année-là ! - J'ai connu des hivers où, de la veille de Noël jusqu'au 26 février, le mercure n'a jamais dépassé le -18°. Bon, ok, ça a coûté un peu cher pour le chauffage, mais ce que j'ai pu philosopher en regardant des flammes danser dans l'âtre de mon foyer. - Si j'ai connu le verglas ? Trois chênes centenaires ont perdu la moitié de leurs branches en moins de vingt-quatre heures. Devant chez moi. De l'autre côté de la rue. Ça a dégagé ma vue sur les montagnes du Vermont pendant quatre ans. -  90 centimètres de neige ? Un détail, L'année où j'ai eu à pelleter 60 centimètres de partiellement nuageux a été moins drôle.

(Vous allez me dire qu'une fois qu'on a connu la pluie, la pluie verglaçante, la grêle, le grésil et la neige, il n'y a plus rien qui peut nous tomber dessus. - Oui, mais enfin, vous conviendrez que c'est plutôt rare...)

Avec l'âge, j'ai découvert aussi que j'avais la plus parfaite excuse pour ne plus sortir de chez moi les samedis soirs et même tous les jours de la semaine ; et que je n'ai plus à participer à aucune marche pour ou contre ceci ou cela. - Même que, depuis deux ans, je n'achète et, forcément, ne porte plus plus de macarons ou de rosettes pour le bi-centenaire d'un événement qui ne m'intéresse pas.

Et, bonheur du bonheur, avec mes fenêtres en résine imitation bois, je n'ai plus à poser à l'automne, ni enlever au printemps ces horreurs de double-fenêtres qui pesaient une tonne.

Finalement, vous savez que j'ai pu, cette année, sortir moi-même - et tout seul - les quatre fauteuils Adirondack du jardin ? - Eux aussi sont également en résine. - Vous avez déjà déplacé un Adirondack en bois ?

Mais... j'ai connu des étés qui furent de vrais étés et des hivers qui furent de vrais hivers.  Quant aux printemps, il y a longtemps qu'ils sont disparus ; une semaine les arbres sont en bois et le lendemain on n'y voit que des feuilles.

Et encore :

J'ai vu de mes propres yeux des poissons dans la rivière Lacadie, des castors qui y construisaient des barrages.

Par contre ;

J'ai connu une invasion de sauterelles, des chaleurs horribles, des froids à faire craquer les arbres, de la neige si abondante qu'on ne savait plus  quoi en faire, des sécheresses aussi, des inondations, des tornades, des pluies divuliennes et j'ai même survécu à un ouragan en Floride et un séisme à San Francisco.

Ne me reste plus qu'à apprendre à être gâteux pour qu'on me laisse en paix.

Paraît que ça vient normalement.

Herméningilde Pérec

 

       Copernique Marshall

Oh ! laissez-moi dormir en paix, un peu...

Je ne peux pas me plaindre. Après tout, ne suis-je pas le fils du Professeur, le recteur de notre université, le petit fils de celui dont on disait qu'il était «l'initiateur» et l'arrière-petit-fils du Grand Marshall et, de ce fait, petit-fils de Marie Ophélie Whittman et fils de Clara Bibesco-Greffulhe ? - On me le rappelle tous les jours,Ce qu'on oublie, c'est la quantité de livres, d'essais, de choses-absolument-à-lire-avant-de-mourir qu'on dépose sur mon bureau à chaque semaine.Ça va du dernier Spielberg dont, je m'en excuse auprès des fans, je n'ai jamais lu une seule ligne, au quatrième tome sur «La fabrication des archets de violon, en Auvergne, du XXVIe au XVIIIe siècle».

Attendez de voir ce que j'ai lu cette semaine et dont je parlerai le mois prochain...

Copernique P.-S. : Looking up, the other day, on YouTube, for Rachmaninov's Piano Concerto no. 2 op. 18 played by Anna Fedorova, I found this comment by «EverySingle Bit» :  

«We are in 2017, we can read almost any books written ages ago, at that time they were kept and read by only few people, these people were intellect and dedicated their life for knowledge and for life understanding. We have the chance to read the same books as they did, same for the music, for theater and talks. Technologies offer so much that nowadays kids are not even conscious the chance they have, I feel like they just live in the economic prison the society build around them, they think they are happy but their mind is oppressed. And all the work these people worked so hard on to make life more understandable and beautiful is spoiled and silenced in the big breathe the world is now experiencing

https://www.youtube.com/watch?v=rEGOihjqO9w

Wished I had written that !

 

       Jeff Bollinger


Ouais... 

Mauvaises nouvelles pour le fils d'un ami de mon patron il y a quinze jours. Arrêté en possession de substances illégales, en état d'ébriété au volant de sa voiture à trois heures et demie du matin, après la fermeture des bars, rue Saint-Laurent, à Montréal. - Aucune idée des ennuis que cela va lui causer. - Et à lui, et à son père. C'est le père qui est le plus découragé. - Pas Einstein, ni l'inventeur des boutons à quatre trous, mais un bon type, généreux, aimable, pas méchant du tout. "Je ne sais plus quoi faire, aurait-il dit. Je me suis pourtant occupé de lui. Je lui donné ce qui lui fallait. Et voilà qu'il a comme amis une bande de voyous..." - Je l'ai vu son fils. Il n'y a pas longtemps. Il était passé voir mon patron. Pour sans doute lui emprunter de l'argent. Qui sait ? Des jeans déchirés, un t-shirt et tout le bras gauche tatoué de dessins divers. - Un parfait Grunge des années 80. Je croyais que ça avait disparu... - Que voulez-vous répondre à son père ?

La question que je me suis vraiment posée par contre est... si, dans quatre, cinq ans, quand Thomas aura son âge, la même chose m'arrivait ? - Et j'ai regardé Alysée qui vient de fêter ses dix-sept ans. - Bout de bon dieu que j'ai peur et que je m'inquiète quand je les vois sortir avec leurs amis. Oui, Élyanne et moi leur avons tout donné. Enfin ce qu'on pouvait. Ce dont on pensait qu'ils avaient besoin.Être parents, ce n'est pas facile. - La seule et unique chose que j'ai essayé de respecter, c'est le conseil de mes parents : un enfant, ça n'a pas besoin de jouets dispendieux ni de voyages à Disneyland : ça a besoin de temps ! Et puis je regarde la dette que les gouvernements sont en train de leur accumuler de même que la planète qu'on va leur laisser...

Ce soir, au souper, je vais faire tous les efforts pour que l'on rit ensemble.

Y'a de ces jours où il faut les vivre un à la fois.

Jeff

 


Tear jerker

Vous savez quoi ? Je n'ai pas pleuré depuis des semaines. Moi qui, quand j'étais p'tite et que j'adorais l'bon dieu comme papa, dès qu'il m'arrivait la moindre chose, je sautais dans ses bras et je me mettais à pleurer. Ça a fini par passer avec le temps, l'habituel peine d'amour, la fin de semaine toute seule à la maison, le mari qui... mais, bon mois, mauvais mois, il m'est toujours arrivé de me sentir toute triste juste à écouter une chanson à la radio, à voir Éric s'ennuyer, à manquer d'argent...Dans ce temps-là, je m'enfermais dans la salle de bain et je faissais semblant de me maquiller. Sauf que là, je ne me souviens plus quand la dernière fois j'ai jeté un coup d'oeil sur une boîte de Kleenex.

Et voilà que le weekend prochain, justement, Éric ne sera pas là. Je vais aller sur Netflix. Doivent bien avoir Shakespeare in Love...

Georges

 

        Fawzi Malhasti


Texte choisi

Quelles lèvres

Quelles lèvres mes lèvres ont-elles embrassées et où, et pourquoi,
J'ai oublié.
Et les bras sur lesquels ma tête s'est reposée jusqu'à l'aube
N'existent plus.
Mais la pluie, ce soir, avec ses fantômes
Me rappelle les noms de ceux
Qui, à minuit, se tournaient vers moi en s'éteignant.
Je suis comme l'arbre qui à l'automne
Se souvient des oiseaux qui chantaient sous son feuillage.
Mes printemps, mes étés sont venus
Et ne sont plus.

D'après Edna St-Vincent-Millay

Fawzi

 

         De notre disc jockey - Paul Dubé


Terribe, terribe..

Je ne me souviens plus exactement, mais c'était pas si longtemps. J'écoutais, discrètement, ce qu'un bonhomme d'une trentaine d'années (avancées) disait à sa compagne, après avoir entendu - je ne me souviens pas non plus - la Missa brevis de Poulenc, je crois : «Une fois qu'on a entendu cela, que peut-on espérer découvrir des compositeur anciens ? Ceci : (Cliquez sur les notes - ce sont de brefs passages d'environ une minute chacun.)

1607 - Montervedi (1567-1643) - Toccate (début de «Orfeo») : Second

1715 - Domenico Scarlatti (1685-1757) - Sonate no. K124 : Second

1723 - Jean-Sébastien Bach (1685-1750) - Suite française no. 3 - Le menuet : Second

1734 - Jean-Sébastien Bach - Oratorio de Noël (début) : Second

1800 - Beethoven (1770-1827) - Quatuor no. 4 - Op. 18 - 4e mouvement : Second

1837 - Chopin (1810-1840) - Scherzo no. 2, Op. 31 : Second

1862 Brahms (1833-1897) - Sextuor pour cordes no. 1 : Second

1890 - Allbeniz (1860-1909) - Tango, op. 165. no. 2 : Second

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.

paul

 

Il y a cent ans...


Le 4 juillet 1917

«Mon cher Lionel,

Je pense que tu as bien reçu il y a trois ou quatre jours ma longue lettre admirative et reconnaissante (non qu'elle comportât une réponse quelconque, étant déjà elle-même un remerciement ; mais mes messager sont si variés, si occasionnels, si bizarres, que j'ai toujours peur qu'ils ne s'acquittent pas de leur mission ce qui m'affligerait beaucoup quand il s'agit comme l’autre jour d'une lettre de profonde gratitude et aussi d'émerveillement).

Cette lettre-ci par contre est purement intéressée. Étant sans argent et ayant pas mal à en dépenser, je suppose qu'on pourrait peut-être prélever sur cette cascade de ventes un petit filet aurifère qu'on détournerait vers le boulevard Haussmann au lieu de le laisser grossir le Niagara de la place Vendôme 
(1).

(1) London County & Westminster Bank (Paris), Ltd. 22, place Vendôme.

Je n'ai pas lu, et n'ai pas l'intention de lire l'immense recueil de chiffres que ta maison m'a envoyé ; sachant que chez toi les chiffres sont toujours exacts, j'aime mieux réserver mon examen pour le Crédit Industriel (et encore d'habitude, même cet examen-là c'est à toi que je le confie). Mais sans rien regarder, je me rappelle que le premier jour il y avait une formule de ce genre dans la lettre de la Maison Hauser (je dis des chiffres un peu au hasard) : « Nous avons vendu pour vous vingt et un mille francs de Doubow[aïa] dont nous avons versé 18.000 à la London County. » Peut'être cela signifie-t-il que tu m'as charitablement réservé 3.000 francs pour mes besoins. Dans ce cas ce serait même plus que ce dont j'ai besoin. Mais peut-être ces 3.000 francs (chiffre inventé par moi faute d'avoir les comptes sous les yeux) ont été versés sous une autre forme à la L[ondon] C[ounty] W[estminster] Bank. Or dans ce dernier cas, comme je n'en pourrais disposer, n'y a-t-il pas des coupons de Rio de la Plata qui n'ont pas été versés, avec le produit des titres, à la London C[ounty] W[estminster] B[ank].

En un mot y a-t-il sous une forme ou sous une autre une disponibilité quelconque chez toi à mon avoir. Je pense que vers le 15 Juillet la Maison R[othschild] m'enverra un compte légèrement créditeur. Du temps de Monsieur Neuburger il l'eût été davantage. Car il y annexait les sommes touchées depuis le 1er qui sont généralement les principales de l'année. Mais avec le système actuel je serai peu renseigné, d'ailleurs mon carnet de chèques chez eux est épuisé. Enfin j'ai à payer des choses avant le 15. Donc si je suis créditeur chez toi d'une façon appréciable tu serais bien gentil de me faire un de ces chèques à l'ordre de « moi-même » dont tu as le rare secret.

Je suis si fatigué au moment où je t'écris que je n'aborde pas à nouveau le sujet de la magnifique offensive que tu viens de réussir si parfaitement pour moi et qui nous vaut un riche butin.

Crois mon cher Lionel à ma bien profonde reconnaissance la plus affectueuse [.]
»

(Lettre de Marcel Proust à son banquier, Lionel Hauser. - Collection de l'Université de l'Illinois - Correspondance générale, Plon, 1988 - Tome XVI, p. 178)

 

L'extrait du mois


Le récit de Théramène

«À peine nous sortions des portes de Trézène,
Il était sur son char ; ses gardes affligés
Imitaient son silence, autour de lui rangés.
Il suivait tout pensif le chemin de Mycènes ;
Sa main sur ses chevaux laissait flotter les rennes.
Ses superbes coursiers, qu'on voyait autrefois
Pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix,
L’œil morne maintenant et la tête baissée
Semblaient se conformer à sa triste pensée.
Un effroyable cri sorti du fond des flots
Des airs en ce moment a troublé le repos ;
Et du sein de la terre une voix formidable
Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Jusqu'au fond de nos cœurs notre sang s'est glacé.
Des coursiers attentifs le crin s'est hérissé.
Cependant sur le dos de la plaine liquide
S’élève à gros bouillons une montagne humide.
L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux
Parmi des flots d'écume un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes ;
Tout son corps est couvert d'écailles jaunissantes.
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux.
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage,
La terre s'en émeut, l'air en est infecté,
Le flot, qui l’apporta, recule épouvanté.
Tout fuit, et sans s'armer d'un courage inutile
Dans le temple voisin chacun cherche un asile.
Hippolyte lui seul digne fils d'un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d’un dard lancé d'une main sûre
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
De rage et de douleur le monstre bondissant
Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant,
Se roule, et leur présente une gueule enflammée,
Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.

Racine - Phèdre (1677) - Acte 5, scène 6 - Le récit de Théramène.

 

Book Review - Lectures


1 - Oh, laissez-moi dormer en paix un peu...

M'ont dit que je n'avais pas été gentil envers Philippe Bouvard le mois dernier.  C'est que je l'ai été ! J'ai dit qu'il demeure, pour moi, l'un des plus  intelligents (et concis) écrivains que j'ai connus.

Pas de ma faute si le Figaro le pousse à écrire ces chroniques en trois paragraphes.

paul

***

2 - Tristesse de la terre de'Éric Vuillard
     Actes Sub (Babel), 162 pages, 2014)

Je lisais récemment et avec une certaine stupéfaction, quelques titres de livres déposés sur mon bureau :

  • Têtes de dragon de David Defendi

    Costa Brava d'Éric Neuhoff

    La cité des loges de Thierry Maugenest

    La soeur du roi d'Alexandra de Broca

    Tinder surprise d'Ana ker

    Pourvu que ça brûle de Caryl Férey

    La nuit du second tour d'Eric Pessan

    Dans les jardins du Malabar d'Anita Nair

    En finir avec Monica de Candace Bushnell

  • ...

Rien contre, mais qui a choisi ces titres ? Ceux qui ont écrit ces romans (c'en sont tous) ou leur éditeur ? Et dans quelle mesure celui ou celle qui a écrit ou son éditeur a pu penser qu'un titre comme «Tinder surprise» pourrait attirer l'attention d'un lecteur ? - Qu'est-il arrivé à ceux qui ont publié Les Misérables, Voyage au bout de la nuit, À la recherche du Temps perdu ou La vie mode d'emploi ?Je pose la question car je n'arrive pas à comprendre qu'on ait décidé de publier sous le titre de  Ttristesse de la terre un livre sous-titré Une histoire de Buffalo Bill Cody qui traite, oui, des derniers massacres des Indiens d'Amérique et de leur mise en scène par le cirque que fut celui de Buffalo Bill, mais, ne serait-ce que pour sa mise en vente, n'aurait-on pas pu, sans détourner le contenu de ce livre, inverser le titre et le sous-titre ?

Quoiqu'il en soit, ce Tristesse de la terre est un livre qui mérite d'être lu. Il est bien écrit.

Copernique

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A signaler

De l'éditeur (éditions 8, 747 rue des mélèzes, Québec G1X 3C8) qui a publié les Écrits polémiques de Louis-Ferdinand Céline en 2012 (*), une transription du manuscrit de Voyage au bout de la nuit, tel que déposé à la Bibliothèque nationale de France en 2001, établi, présenté et annoté par le même spécialiste (voir la note).

(*) Édition critique, établie, présentée et annotée par Régis Tettamanzi, professeur de littérature du XXe siècle à l'Université de Nantes.

Pour ceux qui, entre autres, tiennent absolument èa savoir si Proust a écrit «Je me suis couché de bonne heure longtemps» avant «Longtemps, je me suis couché de bonne heure», le manuscrit de Céline est à comparer à l'édition puliée chez Denoël en 1932.En plein le genre de livres que je ne peux pas lire parce que leur lecture exige des efforts dont je suis incapable.

D'un autre côté, je ne peux pas faire autrement que d'admirer le travail que ces livres exigent.

Editions8
747, rue des Mélèzes
Québec (Québec) G1X 3C8
www.editionshuit.com

paul

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La revue de mes deux

26 $ qu'elle m'a coûté. - Plus les taxes. - Je crois, mais  ne sais pas car j'achète rarement des revues - En France, le prix indiqué est de 15 Euros. Faites le calcul.Sur la couverture, en 1 fois et demie la hauteur du nom de la revue, le mot «Céline», avec une photo qui couvre, en arrière plan, plus de 70% de la superficie totale. - D'autres titres, mais en plus petit, tels que : «Interview Kamel Daoud», «Dossier... Virgile, La Fontaine, Voltaire, de Staël... l'écrivain face au pouvoir» et «Démocratie - Le culte de la transparence par Jean Clair».Sérieux tout de même. En sous -titre : «Revue mensuelle fondée en 1829. - Président : Marc Ladreit de Lacharrière, membre de l'Institut».C'est à l'intérieur que ça s'est gâté : deux articles insipides sur Céline et une lettre inédite qu'on a dû retrouver dans un fond de tiroir, le tout en 20 pages sur les 192 de la revue. - 10%, quoi. - Depuis 1829, on voit que la direction a appris l'art du marketting.Quant au reste, j'ai lu, comme c'est mon habitude,  toutes les premières phrases de tous les articles pour voir si l'un d'entre eux pourraient m'intéresser et puis ça et là, au hasard. Voici ce que ça a donné :(Je n'invente rien, je vous le jure.)D'abord, une des questions posées à Kamel Daoud par l'interviewer Sébastien Lapaque :

«Lorsqu'on lit les 182 chroniques aujourd'hui rassemblées dans Mes indépendances, on observe que vous pratiquez la défense tous azimuts, moquant aussi bien le pouvoir que l'opposition, les barbus que l'homme de la rue, les vôtres que les autres. Seriez-vous d'accord avec Charles Péguy lorsqu'il écrivait dans l'Argent, en 1913: " Une revue n'est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés. La justice consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième. Autrement, je veux quand on s'applique à ne mécontenter personne, on tombe dans le systême de ces énormes revues qui perdent des millions, ou en gagnent, pour ne rien dire, ou plutöt â ne rien dire ?»

(Interviewer : Sébastien Lapaque)

Et ceci :

»Le magnétisme animal réalise l'idéal d'une parfaite transparence du corps social, mettant en contact la partie avec le tout, l'inférieur avec le supérieur, le monde avec l'univers, l'individu avec la masse, le mort avec le vivant et, par une sorte d'aimantation universelle, plongeant tous les êtres vivants, devenus transparents les uns aux autres, dans une seule et même extase.»«Au contraire de la plupart des romanciers, dont les livres pleins d'espérance témoignent souvent contre la vie de leurs auteurs, qui sont dans le quotidien complètement madérisés dans l'impuissance et la frustration, l'existence réelle de Roland Jaccard témoigne contre son oeuvre autobiographique : lové au Yushi - son quartier général parisien -, Roland déploie les puissances de la sympathie, tandis que dans son dernier roman, comme dans son oeuvre en général, il s'en déclare privé.»«Ce sont les héros de ma génération, les généraux de la paix, les inventeurs, par-delà tous les far west de la fin de l'histoire, d'un monde entièrement docile - designed by Apple, in California. La sécession terminale de la Californie, écrite dans une géologie marquée par le décrochement de la faille de San Andreas, s'était en réalité déjà produite, et dans des proportions bien plus vastes, qui concernait l'humanité entière: les cristaux de silicium qu'on avait autrefois fait germer dans une vallée de San Francisco avaient grossi et fusionné jusqu'à représenter une planète aussi grosse que la Terre, une planète creuse et transparente, un habitacle sécurisé et presque indestructible.»

«La chambre double de Baudelaire, une chambre " véritablement spirituelle " teintée " de rose et de bleu "... Quelques pages plus loin, il reproche au mauvais vitrier de ne vendre que des vitres transparentes au lieu de vendre des verres de couleur. Véritablement " spirituelle ", comme la chambre de Baudelaire, la vérité que l'on recherche doit être double et colorée. Sinon elle devient totalitaire, insupportable, " la brutale dictature où le Temps règne "... Ces rêveries du poète du Spleen de Paris prennent une résonance nouvelle dans une époque comme la nôtre où règne la dictature de la transparence.»

(La chambre double - Jean Clair)

Et on me demande souvent pourquoi je me suis toujours éloigné du monde «littéraire»...

Simon

P.-S. : Le nom de la revue ? - Celle des deux mondes :

 

Le courrier


Ms Cerise DeGrasse - Harrisburg, Pa, USA

Au fil des siècles, oui, plusieurs guerre civiles se sont déroulées en France. Il fallait bien que, de temps en temps, ils (les Français) en gagnent une. non ?

M. Dionisus Slagmolen - Toronto, Ontario

A wing and a prayer, but the following should be of some help :

  • Ahmonahave

    Wrecked stow

  • Corta panda

Mr. Percy Devontonsils III - New Larochelle, New York

52.376552, 5.198303

Sir George Daly - Longjumeau, France

Pêle-mêle, mais on écrit pell-mell. Ex : «They retreated pell-mell.»

Mr. Kalle Hansson - Fischer SA, Austrllia

Le sucre brun est souvent du sucre blanc auquel on a ajouté du chocolat. Méfiez-vous ! 

Ms Marguerite Audubon - Montpellier, Vermont

«Till hell freezes over,», he said. But then he added : «Unless we continue fighting on the ice.» (George Lim)

 

Cette édition du Castor est dédiée à :



Ibn Rochd de Cordoue
dit Averroès
(1126-1198)

Pour plus de renseignements, voir à : https://fr.wikipedia.org/wiki/Averro%C3%A8s

c


Surveillez vos ordinateurs ! Les cyber-soldats sont là !

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

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