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  Volume XXVI, n° 8

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois
Le lundi 4 avril 2016  

"En politique, ne croyez pas ce qu'on vous raconte
à moins que le tout ait été démenti trois fois.
"      
(Christopher Hitchens - 1949-2011)             

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™, tel que cité ci-dessus, paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

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Pour l'édition qui précède la présente, cliquez ICI.

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Le quinze germinal

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Contenu de cette édition  :

Le quinze germinal ! Peu de gens se souviennent aujourd'hui que c'est un 15 germinal, en l'an 1794, que Louis-Philippe d'Aragon-de-Blois. il y a 222 ans, fut le premier à noter les propriétés cabalistiques du nombre 115, soit le nombre de jours qui séparait cette date de celle de l'exécution de Robespierre (115 étant la différence entre 222 et 107, le 28ième nombre premier connu à l'époque). - Il fut d'ailleurs non seulement le premier, mais le seul et le dernier. C'est pourquoi nous avons tenu à le souligner en ce quatorzième jours du printemps, le quatorzième de l'automne pour nos amis d'Australie et de Nouvelle-Zélande (moins 10°C à Napierreville, +21°C à Brisbane au moment où nous rédigeons ces lignes.)

Dans cette édtion : comment lire, pourquoi écrire, quelques "remarques" sur la française langue, des commentaires élogieux sur certains écrivains britanniques dont, en particulier, Frederick Forsyth, des citations de la Bible, deux enregistrements d'un disk jockey pas sérieux du tout, Copernique Marshall en français et en anglais (!), des suggestions de retaurants newyorkais pour le déjeuner et beaucoup d'autres choses.

Aurions-nous oublié de parler des guerres puniques, de la tour de Babel, de... ?

Hélas oui.

Bonne lecture

Les éditeurs.


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Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.




Écrire...

En exergue, le numéro précédent du Castor insérait une de mes citations favorites :

"Comme Coleridge, j'ai toujours su, dès mon enfance, que
mon destin serait littéraire. Je ne savais pas alors que -   
comme le pensait Emily Dickenson - la publication n'est   
pas la partie essentielle du destin d'un écrivain.
             
(Jorge Luis Borges - Genève, 19 mai 1986)

Si ce n'est pas pour publier, pourquoi alors écrire ? - Une seule réponse : pour mieux lire !

Je ne sais pas si je l'ai déjà mentionné, mais j'ai toujours trouvé étrange que tous les amateurs de sport que j'ai connus n'ont jamais pensé à jouer au tennis, au golf ou tout simplement à faire du jogging sans suivre une série de cours ou de leçons ou, à tout le moins, se renseigner sur la façon dont ils doivent tenir une raquette ou un fer, ou encore le genre de chaussures qu'ils doivent porter alors que, pour lire, tous et chacun s'imaginent qu'il suffit de savoir déchiffrer des lettres pour lire.

Lire, combien de fois faut-il que je le répète, n'est pas une activité naturelle. Ce n'est pas parce qu'on a lu "Longtemps, je me suis couché de bonne heure" (voir la note, à la fin) qu'on a compris ce que ces quelques mots signifient car  ils sous-entendent  au moins trois autre choses : "Pourquoi leur auteur s'est-il couché de bonne heure ?", et "Longtemps", par dessus le marché ? Et, ce qui est encore plus significatif : "Pourquoi a-t-il cessé ?".

Des exemples, comme celui là, il en existe des centaines. Personnellement, je les collectionne. En voici quelques uns tirés de romans autobiographiques ou de véritables autobiographies :

"Je suis né dans un monde qui regardait en arrière." - Jean d'Ormesson - Au plaisir de Dieu - 1974.

"My father’s family name being Pirrip, and my Christian name Philip, my infant tongue could make of both names nothing longer or more explicit than Pip. So, I called myself Pip, and came to be called Pip." - Charles Dickens - Great Expectations - 1861.

"I was born Ivan Kachuk, in the Ukraine, in 1933." - David Klaczko - More Tea, Sir Phillips ? - 2003. - Notez le titre !

"Je naquis le 22 novembre 1869." - André Gide - Si le grain ne meurt - 1926.

(Faut dire que le "Introibo ad altere Dei" de l'Ulysses de James Joyce - 1922 - demeure une belle réussite.)

Grâce à eux, je crois avoir souvent deviné, dès ses premières lignes, si un récit valait la peine d'être lu, si l'auteur était un bon écrivain, si la suite allait m'intéresser. - Cela m'a valu bien des engueulades car on m'a souvent reproché de juger la valeur de certains écrits trop rapidement. Je ne jugeais pas : je condamnais, point à la ligne. - Mon attitude vis-à-vis la littérature, qu'elle quelle soit, a été très jeune, est encore et sera toujours la même :

Qu'il soit génial, qu'il ait des idées nouvelles, qu'il parle de n'importe quoi, on ne lit pas des auteurs qui ne savent pas écrire et l'on ne lit pas les livres-fétiches de ceux qui ne savent pas lire.

Apprendre à lire ? - Oui : il faut apprendre à lire et pour ce faire, je n'ai connu qu'une seule méthode que j'ai trouvée idiote au départ, mais qu'avec le temps, j'ai beaucoup appréciée. Elle se résume à ceci : pour bien lire, il faut apprendre à écrire et - entendons-nous - non pas à rédiger le roman du siècle ni une thèse sur l'apport du sanskrit dans le théâtre contemporain, mais écrire ce que l'on pense et seulement ce que l'on pense sans se faire emporter par les mots ou des bouts de phrase qui nous amènent ailleurs.

C'est un de mes vieux professeurs qui m'a indiqué comment :

D'abord, il faut trouver un passage dans un livre et le décortiquer complètement en composant un nouveaux texte, en exprimant une nouvelles idée, à partir du format, des phrases, des mots, jusqu'à la ponctuation, et souvent même le nombre de syllabes de ce passage. - Appelez ça comme vous le voulez, mais mon vieux professeur disait tout simplement qu'il s'agissait d'exercices de style. - Le problème, dans son cas, c'est que ce n'était pas ses élèves qui choississaient leur textes mais lui et lui, comme ses auteurs favoris étaient Châteaubriand, Balzac et Maupassant... - Son préféré était Hugo. - Ce que j'ai pu bûcher sur des sections complètes des Misérables.  - Mais grâce à cette méthode j'ai appris à non plus à lire des mots ou des phrases, mais à comprendre le sens véritable et souvent caché de phrases et de paragraphes tout entiers. En même temps, j'ai appris comment certains auteurs exprimaient leurs idées, quitte à inventer une nouvelle façon d'écrire.

Lecture rapide ?

J'ai suivi UN cours de lecture rapide et ne me suis pas présenté aux cours suivants car je n'avais pas l'intention de devenir une bête de cirque. Vous avez dû en voir à la télé de ces lecteurs qui peuvent lire un volume de 300 pages en quelques minutes. et qui peuvent vous les résumer en deux ; si non, vous en trouverez sur YouTube, y compris des cours completsde "lecture rapide".

Les techniques varient peu, d'une méthode à l'autre :

On vous enseigne à vous renseigner sur le livre que vous voulez lire, avant même de l'ouvrir, en lisant les faire-valoir, les tables des matières, les titres des chapitres, les préfaces et même des résumés tout en vous renseignant sur l'auteur, sa manière d'écrire et ainsi de suite. C'est l'objet d'une leçon.

Une deuxième consiste à ce que l'on pourrait appeler l'escamotage, d'abord de mots, puis de phrases, de paragraphes et même de chapitre entier. - Dans un roman policier, par exemple, on vous conseille de lire attentivement le premier chapitre, puis de ne lire que les premières phrases des paragraphes contenus dans les chapitres suivants (sauf le dernier) tout en sautant peu à peu tous les dialogues et, finalement, de terminer avec le dernier dans lequel en lisant en diagonale en ne cherchant qu'à trouver le nom du meurtrier et comment il en est arrivé à commettre son crime. Ce en diagonale fait l'objet d'une troisième leçon.

Les leçons suivantes sont plus complexes ou, si vous préférez, plus techniques : apprendre à élargir son champ de vision pour absorber des groupes de mots plutôt que des mots individuels ; apprendre à saisir d'un coup d'oeil le sens d'un paragraphe entier ; apprendre à lire différemment les récits, les autobiographies, les livres d'histoire, de philosophie, etc.

Toutes ces techniques ne sont pas inutiles pour, par exemple, lire les journaux, les magazines ou des comptes-rendus ; des rapports même ; mais j'ai beaucoup de difficultés à les croire vraiment utiles pour lire des livres d'auteurs dont la langue, en elle-même, fait partie intégrante de leurs écrits, i.e. : on ne lit pas Marcel Aymé en diagonale, ni Shakespeare, ni Racine, ni Corneille ou Molière sans écouter en son for intérieur la musique de leurs vers, ni John Le Carré sans chercher à découvrir la psychologie de ses personnages.

Proust - mon auteur-fétiche - est, à ce niveau d'une grande qualité. Ses phrases sont longues, ses paragraphes, ses sauts dans le temps et certaines de ses descriptions - sans compter ses nombreux apartés - sont si complexes qu'il faut le lire lentement et avec beaucoup d'attention, quitte à revenir sur différents passages car son écriture fait partie de son récit : elle est utilisée, justement, pour ralentir le lecteur de telle sorte qu'à la fin de 3,000 pages, tout comme son narrateur il aura évolué dans le temps pour se retrouver, à la fin, différent de ce qu'il était au début. Pourquoi, pensez-vous, que son roman s'intitule "À la recherche du Temps perdu" ("T" majuscule) ?

En bref : la lecture, tout comme l'écriture, la peinture, la sculpture, la musique, est un art et l'on ne devient pas un amateur d'art sans un certain apprentissage.

Un dernier truc, mais celui-là, je l'ai appris tout seul : lisez un texte, relisez-le ensuite en traduction et essayez de reconstruire la phrase originelle. - Un vrai délice.

Et tant qu'à y être, je vous propose un texte à adapter pour traduire une pensée, mais pas n'importe laquelle : la vôtre. Vous en aurez pour quelqques heures, mais ce que vous allez découvrir en vaudra la peine.

Parole de celui qui vous écrit.

"Il y avait sur la table de la salle à manger un objet suspect que nous regardions tous avec un mélange de curiosité et d'agréable effroi. C'était une petite cloche de fer que Papa avait trouvé un jour chez un antiquaire et qui lui avait paru intéressante. Intéressante, elle l'était bien. La poignée représentait ni plus ni moins que Satan, debout, les bras croisés, corne au front et la queue enroulée autour de ses pieds. La clochette elle-même était composée d'une sorte de cloître furieusement gothique entre les colonnes duquel volaient des diables à ailes de chauve-souris. Tout cela fort noir avec des reflets couleur de plomb. Lorsqu'on appelait Satan, la bonne arrivait."

("Partir avant le jour" - Julien Green - Bernard Grasset - 1963)

Simon

P.-S. (Pour rire) : Pour le "Longtemps, je me suis couché de bonne heure", si je vous disais que c'est grâce à ce bout de phrase que j'ai appris qu' il n'y a pas de passé duratif en français comme il y en a dans d'autres langues, en particulier l'aoriste du grec ancien. Cela n'empêche pas le passé duratif d'exister dans la pensée des gens. Ils sont simplement privés de la possibilité de l'exprimer en français de manière simple.

Note : Pour les rares ceux qui ne savent pas, "Longtemps, je me suis couché de bonne heure" est la première phrase de "À la recherche du Temps perdu" de Marcel Proust.

***

Lire ?

Oubliez tout ce que je viens de vous dire. Parce que, si vous ne faites que déchifrer des lettres et ne voir en elles que des mots, et, qu'en plus, il y a des mots que vous ne comprenez pas et dont vous ne cherchez pas la définition, vous ne serez jamais des lecteurs. Dans la meilleure des situations, vous ne saurez vous intéresser qu'aux anecdotes, qu'aux boniments, feuilletons et historiettes qui font que la Princesse Untelle a retrouvé son prince charmant après trois aventures dont deux malheureuses et une, la finale, heureuse.

Dure parole n'est-ce pas ? Et même condescendante. Mais je n'y peux rien. J'ai, pour l'écriture, une véritable admiration.

Lire !

Dans ma bibliothèque, je dois avoir une cinquantaine de livres qu'on m'a donnés parce qu'ils contenaient des choses qu'il fallait absolument que je connaisse ; des disques (CD) qu'il fallait absolument que j'écoute ; des films qu'il fallait absolument que je regarde. Quarante-neuf cochonneries, un roman suffisamment intéressant pour que je m'en souvienne et un des meilleurs navets qu'il m'a été donné de connaître. - Des dons de "Simon, faut absolument que..."

En contre-partie, vous trouverez chez ces cinquante "En plein dans ton genre..." de court textes, dix minutes d'un concerto et un film dont j'ai recommandé le début... qui n'ont jamais été lus, écoutés ou regardés. Car, voyez-vous, j'ai toujours cru en l'échange : tu veux que je m'intéresse à ton affaire, alors intéresse-toi à la mienne, comme ça, nous aurons un sujet de discussions commun.

Hélas, dans ma vie, cela ne s'est jamais passé comme ça.

Moi, Simon Popp, au cours de mon existence, croyeriez-vous que :

- J'ai été à la pêche
- J'ai assisté à des matchs de hockey, de soccer, de football, de baseball et de tennis ?
- J'ai même visité des zoos avec des enfants.
- J'ai fait de la chaloupe, de la nage ; j'ai joué au basketball, au badmington...
- J'ai assisté à des rassemblements politiques.
- J'ai mangé dans des endroits infectes où l'on servait le "meilleur spaghetti au monde" et, de surcroît, assis en face d'un bonhomme qui dégustait le sien avec des frites...
- J'ai été dans des vernissages, des lancements de livres et de disques.
- Je suis allé au cinéma voir "Les Dix commandements", "Ben-Hur" et "Titanic". ("Samson and Delilah" également, avec Victor Mature et Hedy Lamarr
- J'ai conduit des motoneiges, des motocyclettes, des "yatchs" avec moteur hors-bord et des tobagans.
- ...

Je m'arrête parce que je crois avoir fait pire.

Il y a quand même des choses que je n'ai pas faites :

- Fréquenté des bars "topless" (sauf une fois, mais entraîné de force)
- Je ne suis jamais allé à Disneyworld
- Ni vu, de près, des feux d'artifice
- Ni ne me suis acheté un pavillon de banlieue
- Ni - sauf une ou deux fois - suis allé dans une cabane à sucre
- Ni payé un sous pour voir les Ice Capades
- ...

Question d'être poli (mais pas plus) tout en m'apercevant que les autres se fichaient pas mal de ce qui m'intéressait., moi.

Je crois, il y a quand même un bout de temps de cela, j'ai mis mon pied à terre et, depuis ce temps-là...

C'était un ami à moi qui, après avoir touché au jogging, à la bicyclette, au tennis, au handball, au golf et à Dieu sait quoi d'autres, était tout à coup devenu un adepte de la voile. - Les lundis, mardis et mercredis, il me parlait de l'expérience unique que ça avait été le weekend précédent sur le lac Saint-Louis, le lac des deux-Montagnes ou le lac Champlain. Les jeudis et vendredis, il me racontait où il allait s'époumonner et vraiment comprendre le sens de la vie au cours du weekend suivant

"Tu vas découvrir un nouveau monde" me disait-il. Et de semaines en semaines (ça a duré quand même deux ou trois ans, avant qu'il passe à autre chose), il ne cessait de m'inviter sur son voilier en me racontant les pensées extraordinaires qui lui passaient par la tête lorsqu'il était maître-à-bord (sic) de... son destin.

Un jour, je luis dit que, comme je ne connaissais rien à la navigation, aux cours d'eau, aux vents de l'est ou de l'ouest, j'étais consentant à aller passer quelques jours sur son embarcation à deux conditions : qu'il m'ensignat d'abord les rudiments de la voile en cinq sessions d'une heure et qu'en contre-partie, j'allais lui donner les informations de base qu'il lui faudrait pour écouter un opéra ; et l'opéra que j'avais choisi était "Pelléas et Mélisande" que, justement, on allait monter à la Place des Arts la saison prochaine, opéra auquel, naturellement, il lui faudrait assister.

Ce fut la fin de nos conversations, et sur la voile, et sur l'opéra.

J'en suis là en ce moment.

Vous voulez que je m'intéresse, moi, à la politique ? Moi qui ai connu tous les régimes depuis Camilien Houde et Duplessis ? - Vous allez, en contre-partie vous intéresser à Bartok et Lutowslaki.

D'accord ?

Simon

***

Parlant d'engueulades...

J'ai osé, encore une fois, parler de la française langue dans mes dernières chroniques. Laissez-moi quand même mentionner que, depuis mes preniers commentaires, je n'ai pas cessé de recevoir de véhémentes invectives disant que je n'avais aucun respect pour notre passé, aucune idée de ce que la disparition du français pourrait signifier en tant que culture, aucune conception de sa perfection, de sa manifeste transcendance (je n'invente rien) ni de la somptuosité de ce Dieu avait légué à l'humanité à titre d'outil de communication et autres absurdités du même genre.

J'ai d'abord pensé, compte tenu du nombre du "pauvre français" utilisé dans certaines de ces invectives (j'insiste), qu'elles avaient été rédigées avec les anglicismes et canadianismes appropriés, que j'avais peut-être affaire avec des détraqués, des évangélistes de la dernière heure et même des résistants de 1946 (et 1947), mais voilà qu'on m'a envoyé il y a quelques jours, un entre-filet paru le 9 ou du 10 mars dernier (Le Devoir) dans lequel un journaliste (sans nom) se demandait quand "la signification de [la] propension à vouloir nommer les choses en anglais [au Québec]" en citant comme exemple, deux commerces de la ville de Sherbrooke dont les affiches se lisaient respectivement "Barber Shop" et "Steak and Eggs" de même qu'une autre, à Lennoxville, qui exprimait la nature d'une série de boutique sous le nom de "Hatley Factory Outlet".

"La signification de [la] propension" ? - Pourquoi "la signification" ? - La cause, peut-être ? - Peu importe. - Ce que je me suis demandé, ce n'est pas si cette "propension" était dangereuse, mais tout simplement légale, compte tenu de la loi sur l'affichage dans notre Belle Province. Mais je n'ai pas essayé de trouver une réponse. - Il m'a suffit de penser à une boutique de linge pour enfants, à Londres, qui - je ne sais pas si elle existe encore - portait le joli nom de "Les petits monstres", à deux ou trois "Chocolatrie" et "Boulangerie" à New York et même un "Bistrot Parisien" à Chicago...

Faudrait renvoyer tous ces défenseurs de la française langue à Noam Chomsky qui trouve que le français plus près de l'allemand que du latin ou, mieux encore, à Diderot qui prédisait au XVIIIe siècle que le français, avec sa précision naturelle, allait devenir la langue de la science alors que l'allemand et l'anglais, avec leur manière plutôt floue d'exprimer des idées, allaient être la langue de la littérature...

Le fait est qu'il n'existe pas de telles langues ; de langues avec des règles précises, immuables, sans lesquelles personne ne pourrait se comprendre. Le français parlé en Bretagne est différent de celui parlé en Alsace qui, a son tour, est différent de celui de la Côte d'Azur et cela, en France uniquement. Idem pour l'anglais de Londres et l'anglais de Liverpool, ce que, à la grande surprise de tous, l'on découvrit lors de l'invasion des Beatles. Et je suppose que je n'ai pas à mentionner des français parlés en Gaspésie, au Lac-Saint-Jean, en Abitibi et même du français de Montréal comparé à celui de la ville de Québec.

Je sais une chose : que toutes les tentatives de conserver une langue dans une forme ou une autre n'ont eu pour effet que de rendre cette langue inutilisable pour la majorité des gens qui la parlaient.

Mais je ne serai pas là pour constater que le français qu'on parlera dans cent ans, deux cents ans, n'aura qu'un rapport lointain avec le français académique contemporain que certains mandarins continueront de le glorifier.

En passant : je viens d'apprendre qu'à la Révolution Française, un tiers de la population, seulement, parlait le français officiel de l'époque !

Simon

P.-S. : Sur la petite rue Émery, entre les rues Sanguinet et St-Denis, à Montréal, j'ai noté l'autre jour, les affiches suivantes : "Le Barber Shop, coiffure", "Les lofts du Quartier Latin", "Tatouage Burlink" et même "Emery Street" (un défunt bar, je crois) ;  et rendu rue St-Denis, il a bien fallu que je lise "Les trois amigos", "Chez Geeks" ("Dongeons and Dragons"), "Pizzeria dei Campari",  "Cinko" (où l'on sert des repas "à cinq piastres"),  "Ristorante Chez Paesano",  "Patrick's Pub",  "Mex-Hola!",  L'Axe..."The Gentlemen's Club"... Et tandis que j'en suis là, est-ce que "Cineplex", une contration de "Cinema" et "Complex" est français ?

Excusez la poussière...

***

Parlant de langues...

Voici de que Frederick Forsyth dit des langues étarangères :

     "On pense parfois que pour parler une langue étrangère - la parler vraiment, plutôt que se débrouiller avec une cinquantaine de mots, un manuel de conversation et beaucoup de gestes - il suffit d'en maîtriser la grammaire et le vocabulaire. Eh bien non : il y a en tout trois choses indispensables pour qui veut passer inaperçu dans une langue étrangère.

     "D'abord l'accent. Les Britanniques sont particulièrement incapables de reproduire les accents étrangers et rien, absolument rien ne remplace le fait de commencer jeune et vivre dans le pays étranger au sein d'une famille, à condition que dans cette famille on ne connaisse pas un mot de la langue de l'étudiant. [...]

      "Mais après l'accent vient le langage familier. Un parler académique vous trahit immédiatement - parce que chacun toujours, assaisonne sa langue maternelle de mots et d'expressions qui ne figurent ni dans les manuels, ni dans les dictionnaires et qui est tout simplement impossible de traduire mot pour mot. [...]

     "Le dernier élément est encore plus difficile à quantifier ou à imiter. C'est le langage du corps. Toutes les langues étrangères et leur parler s'accompagnent d'expressions faciales et de gestes des mains qui sont probablement uniques dans ce groupe de langues et que reproduisent les enfants qui observent leurs parents et leurs professeurs."

("Parler comme on respire" - "L'Outsider" - Voir "Book Review - Lectures" ci-dessous.)

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Urbanisme :


L'échangeur Harry Pregerson - Los Angeles, Californie

Source : www.desktopwallpapers.ru



Que des citations aujourd'hui :

L'Exode - 31 : 15

On travaillera six jours; mais le septième jour sera un jour de repos complet, consacré à Yahweh. Quiconque fera un travail le jour du sabbat sera puni de mort.

Le Deutéronome - 17 : 2-7

S’il vient à se trouver au milieu de toi, dans l’une de tes villes que Jéhovah ton Dieu te donne, un homme ou une femme qui pratique ce qui est mauvais aux yeux de Jéhovah ton Dieu, de façon à violer son alliance,  s’il va adorer d’autres dieux et se prosterner devant eux, ou devant le soleil, ou devant la lune, ou devant toute l’armée des cieux, chose que je n’ai pas ordonnée, si cela t’a été rapporté et que tu l’aies entendu, et que tu aies recherché avec soin, et voici : c’est la vérité, la chose est bien établie, cette chose détestable a été commise en Israël, alors il faudra que tu fasses sortir vers tes portes cet homme ou cette femme qui a commis cette chose mauvaise, oui l’homme ou la femme, et tu devras lapider cette personne avec des pierres, et cette personne devra mourir, C’est sur le dire de deux témoins ou de trois témoins que sera mis à mort celui qui meurt. Il ne sera pas mis à mort sur le dire d’un seul témoin. La main des témoins viendra sur lui la première pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite ; tu dois balayer du milieu de toi ce qui est mauvais.

Le Lévitique - 20 : 14 à 20

Fais sortir du camp le blasphémateur; que tous ceux qui l'ont entendu posent leurs mains sur sa tête, et que toute l'assemblée le lapide. Tu parleras aux enfants d'Israël, en disant: Tout homme qui maudit son Dieu portera son péché ; et celui qui blasphémera le nom de Yahweh sera puni de mort: toute l'assemblée le lapidera. Etranger on indigène, s'il blasphème le Nom sacré, il mourra. Celui qui frappe un homme mortellement sera mis à mort. Celui qui frappe mortellement une tête de bétail en donnera une autre: vie pour vie. Si quelqu'un fait une blessure à son prochain, on lui fera comme il a fait : fracture pour fracture, oeil pour oeil, dent pour dent ; on lui fera la même blessure qu'il a faite à son prochain.

Le Deutéronome - 21 18 à 20

Si un homme a un fils indocile et rebelle, n'écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu'ils l'ont châtié, le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu'il habite. Ils diront aux anciens de sa ville: Voici notre fils qui est indocile et rebelle, qui n'écoute pas notre voix, et qui se livre à des excès et à l'ivrognerie. Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, afin que tout Israël entende et craigne.

Le Lévitique - 25 : 44

Tu ne domineras point sur lui avec dureté, et tu craindras ton Dieu. C'est des nations qui vous entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t'appartiendront, c'est d'elles que vous achèterez l'esclave et la servante. Vous pourrez aussi en acheter des enfants des étrangers qui demeureront chez toi, et de leurs familles qu'ils engendreront dans votre pays; et ils seront votre propriété.…

Les Nombres - 31 : 7 - 12

Ils s'avancèrent contre Madian, selon l'ordre que l'Eternel avait donné à Moïse; et ils tuèrent tous les mâles.… Ils tuèrent les rois de Madian avec tous les autres, Evi, Rékem, Tsur, Hur et Réba, cinq rois de Madian; ils tuèrent aussi par l'épée Balaam, fils de Beor.… Les enfants d'Israël firent prisonnières les femmes des Madianites avec leurs petits enfants, et ils pillèrent tout leur bétail, tous leurs troupeaux et toutes leurs richesses. Ils incendièrent toutes les villes qu'ils habitaient et tous leurs enclos.… Ils prirent toutes les dépouilles et tout le butin, personnes et bestiaux; et ils amenèrent les captifs, le butin et les dépouilles, à Moïse, au sacrificateur Eléazar, et à l'assemblée des enfants d'Israël, campés dans les plaines de Moab, près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.… Moïse, le sacrificateur Eléazar, et tous les princes de l'assemblée, sortirent au-devant d'eux, hors du camp.… - Et Moïse s'irrita contre les commandants de l'armée, les chefs de milliers et les chefs de centaines, qui revenaient de l'expédition.… Il leur dit: Avez-vous laissé la vie à toutes les femmes? Voici, ce sont elles qui, sur la parole de Balaam, ont entraîné les enfants d'Israël à l'infidélité envers l'Eternel, dans l'affaire de Peor; et alors éclata la plaie dans l'assemblée de l'Eternel.… Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui; - mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n'ont point connu la couche d'un homme.…

 Herméninglide Pérec




 
Je n'étais pas là...

...en l'an 2001 lorsque fut créé le site de l'Université de Napierville, mais je me souviens avoir souri en lisant, quelques années plus tard, dans les chroniques marshalliennes, que c'est vers l'an 125 avant Jésus-Christ qu'eut lieu la première grève... en Grèce.

Elle fut déclanchée par les professeurs d'histoire athéniens qui, jusqu'en l'an 240 avant J.-C.), n'avaient eu qu'à enseigner les causes et répercussions de la première guerre punique (264 à 241 avant J.-C) s'étaient faits imposer, en l'an 200), celles de la deuxième (de 218 à 202 avant J.-C.) et puis, en l'an 125, celles de la troisième (146 à 129 avant Jésus-Christ).

"Si ça continue comme ça, disaient-ils, nous n'aurons jamais assez de temps pour enseigner en dix mois, ne serait-ce que l'histoire abrégée de la Rome antique et de la civilisation carthaginoise et nos élèves ignoreront tout de notre histoire."

Copernique

***

Do I sound like Simon Popp ?

Everybody knows I'm a big fan of Jackson Pollock and modern painting as a whole except that Pollock is already half a century old, not quite as old as Picasso or Braque but nevertheless old enough for people over 70 to keep on thinking that Renoir, Matisse or Degas were the last of the great painters. I guess they weren't around when their fathers and mothers saw the profile of a woman with two eyes on the same side.

That's what I thought when, recently, I looked at a video of an unknown art teacher who, as a test, asked his students to comment on a photo of a Jackson Pollock painting which he installed on an easel. Don't know what sort of students he had but, at first glance, it didn't look like a Pollock at all, yet most students mentioned the use of colors, the apparent hapazard spread of paint, the non concentrical composition (whatever that is) and so on, until he said that it was actually a section of the apron he had used in his workshop. He then went on explaining that real art had to do with the representation of reality, not knowing that visions were part of our reality, insisting on the Great Masters that were Rembrandt, Degas and Velasquez. - Rubish, I thought and switched to another video, forgetting to note the HTP address of his site as I would have liked to make a link on this page to prove that one cannot appreciate art on the sole basis of one's opinion.

I had an artgument, not too long ago, on the meaning of the word swing as a dance. I said that it was more or less created in the late 1920's and lasted until the early 50's, replaced by Rock n' Roll and so on. - To my surprise, I learned that Rock n' Roll was part of swing, and so was the Twist, the Mambo, the Cha-cha-cha... - "You don't know nothing Copernique, I was told. That's what my dance teacher told me and he knows what dance is..." - End of conversation.

Never mind the Blues which is a format not something that makes you feel like you have the Blues.

"Form varies" I was reminded. Sure. Like eventually we'll have 4/4 walzes and why not 5/4 marches ? And 9/8 polkas.

I was talking to a professional musician the other day - 6 CD's to his credit - and we both started laughing and crying at the same time remembering people getting up on the dance floor to the rythm of Brubeck's "Take Five".

If only we could agree, as human beings, on vocabulary, that would be an improvement but Bible Experts are still arguing on the virginity of Mary (with translators saying that the greek word - whatever it was - meant "young maiden" and not "virgin"), etc.

Paul has a good one :

He says that the word formidable used to mean to be feared stating that Attila was formidable in Corneille's play.

This explains, he adds, why one of the last statements made by André Gide was : 'I'm afraid that, eventually, my sentences will be grammatically incorrect'"

Copernique


6 Pces. - 211 m.c. - 2 s. de b. - 1 s. d'eau
séj.-sal. - 2 WC - Box - Dbl. vitr. - Ter.
Cuis. semi-équip, réc. rén. - Sans v.à.v.
Tot. Isol. - F. sud - Cellier - Dec. Mod.

***

Comment je me débrouille en société ?

Terriblement. - Je tiens cela de mon père : j'ai des connaissances très précises sur des sujets qui n'intéressent personne : les historiens latins du début de notre ère, certains essayistes anglais du XIXe siècle, quelques pièces de Shakespeare et divers poèmes d'obscurs poètes français de la Renaissance (pour n'en nommer que quelques uns). Je ne sais à peu près rien de ce qui se passe en politique ; ma voitures, dont j'ignore le modèle exact a dix ans ; je ne connais pas les règlements du basketball et encore moins ceux du soccer ; je ne regarde jamais la télévision et, surtout, je n'écoute pas les bulletins de nouvelles à la radio qui, il me semble, débutent depuis que je suis au monde par "Par ailleurs, les pourparles de paix au Moyen-Orient..."

Tout cela, je sais, va me rattraper un de ces jours, mais en attendant, je suis, en société, un ennuyeux de la pire espèce, un affligeant personnage à supporter, mais qu'on supporte parce son père est le recteur de l'UdeNap, et puis qui, quand même, fait tous les efforts pour être poli, courtois et aimable. (ce qui n'empêche pas Madame Marshall, née Cléo de Pougy, de me demander pourquoi tant de femmes sont à mes côtés, ces soirs de réunions auxquelles tout le monde doit assister.)

Simon et moi sommes de la même espèce. On lui reproche de tout savoir et quand il m'a confié, un jour, qu'il avait tout appris sur son métier en une journée et demie, je l'ai cru parce que nos proches nous apprennent rien ; qu'ils nous apprennent les détails, mais jamais la source, et la source, c'est dans les antécédants de ceux qui ont pratiqué le même métier qu'on la retrouve : Pas un seul problème qui ne fut déjà posé et pour lequel on n'a pas, un jour, trouvé et enregistré la solution.

Paul a une autre façon de concevoir les choses. En musique, par exemple, il dit qu'il ne suffit pas d'écouter une mélodie, une chanson, un passage d'une symphonie pour apprécier ce que des compositeurs ont mis, souvent, des années, à créer, mais bien de comprendre ce qui fait qu'une médiocre interprétation par une méga-star n'a aucun rapport avec le début d'un skerzo de Chopin joué par certains amateurs.

Ce qui fait que chaque personne est bien seule ?

Pas tout à fait. Car, si vous me demandez si j'ai des amis, je peux vous en nommer quelques une avec qui je passe des heures ravissantes :

Un "concierge" qui a une connaissance incroyable des écrivains russes du XIXe siècle. - Un autre qui, ingénieur, adore la science-fiction dont les possibiliés théoriques dépassent tout ce que vous et moi pouvons imaginer. - Et puis y'a Jeff dont les connaissances en statistiques, les mathématiques et les géométries non-euclidiennes me projètent dans un univers auquel, même les plus brillants présocratiques (une autre de mes marottes) n'ont jamais pu imaginer. Et puis un récent retraité qui a, à son crédit, le visionnement d'au moins 3 000 films.

Ces gens-là ne m'enseignent rien, sauf la chose la plus importantante dans la vie : qu'on peut se croire en sûreté avec sa Bible, son système de classifcation Dewey ets les opinions éclairées du Monde Diplomatique, l'univers a des aspects qu'il nous faudra des millénaires avant de découvrir.

Ce qui me rend quelques fois pessimiste, ce n'est pas que j'aurais pu être brulé vif, il y a mille ans, pour avoir dit ce que je viens de dire, mais qu'il y a encore des gens toujours l'âge de bronze, qui sont prêts à se faire exploser dans des marchés au nom d'un dieu, le Tout miséricorde, le Mésirécordieux.

Une seule note : quand vous m'inviterez à un cinq à sept, sachez que j'aurai compris que vous aimeriez avoir ma présence à votre cocktail de cinq à sept minutes. - Et puis, s.v.p., servez d'autres choses que des sushis.

***

And last but not least

Sometimes ago (*), I mentioned Hemingway's six words short story ("For sale : baby shoes. Never worn") and quoted four other examples. (Six words short stories have been the subject of various contests over the years.) Here are thee more, Frank *** of the city of Pierrefonds (Island of Montreal) sent me :

- You're not a good artist, Adolf.

- Torched the haystack. Found the needle.

- We're lying in bed. She's lying.

- The heavier coffins are the smallest.

And the following which I may have quoted before :

- I still make coffee for two.

Copernique

(*) Le Castor™, 3 novembre, 2014 (Note de l'éditeur).


  Fiona Darbon Van Maercke

 

Présentement en déplacement 


Éducationnement

Oui, la référence de Copernique aux guerres puniques, dans sa chronique d'aujourd'hui m'a bien fait rire la semaine dernière, mais elle m'a également fait penser que, même comparé à ce que j'ai appris au cours de mes études, ce que les jeunes ont à apprendre aujourd'hui dépasse, et de loin, ce que mes parents ont appris à leur âge. J'en parlais avec Paul [Dubé¸il y a quelque temps qui me disait que ses grands parents étaient nés à une époque où l'automobile n'existait pas et encore moins l'aviation ; qu'une de ses grand-mères devait se rendre au plus proche village (vingt kilomètres) pour pouvoir, à 25 ans, téléphoner ; que son grand-père paternel était mort, jeune, d'un infection qui se guérit, aujourd'hui, en quelques jours ; que son autre grand-père avait vu une locomotiove pour la première fois, à quinze ans ; et ansi de suite..

Ce qui m'a le plus surpris, c'est qu'on lui avait enseigné, en classe, bien avant sa douzième année (âge), et non au cours d'une de ces activités qu'on dit, aujourd'hui, parascolaires, le solfège, le dessin (perspective), l'hygiène et l'art de régiger une lettre mais également comment dactylographier, comment remplir tous les formulaires bancaires (et ce à quoi ils servaient), comment fonctionnait le système parlementaire et, ce qui est encore plus surprenant : la bienséance, les vêtements à porter (et à non porter) lors d'un baptême, d'un mariage ou de funérailles, lorsqu'on postule un emploi, lorsqu'on va au théâtre, l'importance de la ponctualité, comment s'adresser à un prêtre, un curé, un évêque et au pape et, incroyablement... comment s'adresser à une jeune fille pour lui demander si elle veut bien danser avec soi et, naturellement comment danser. Toutes ces choses qu'on me demande, à moi, d'enseigner à mes enfants.

"C'est que je n'ai pas suivi de cours de pédagogie !" lui ai-je dit. "Heureusement, m'a-til répondu, car je n'ai aucune idée ce qu'on peut y apprendre de nos jours. - Certainement pas la politessse. Ni la ponctualité. - À boire, peut-être ?"

Que doit-on enseigner à ses enfants ?

Matisse, c'est celle que tu préfères, non ?" (Pour ceux qui ne le savent pas, Matisse, c'est ma dernière. Elle aura 9 ans, en juin. L'ont précédé : Alysée, 15ans, en juin également ; Thomas, 13 ans depuis un mois et Frédéric, 11 ans à la fin de septembre.) - Je suppose que c'est l'impression que je donne.

C'est celle qui me pose le plus de questions.

Alysée n'est plus un enfant. C'est une jeune fille. Depuis qu'elle a eu ses règles, elle a compris que j'étais différent par rapport à sa mère. Une menace ? Peut-être. Qui sait ce qui se passe dans la tête d'une demie-jeune-dame ? Quand je la prends dans mes bras, elle recule un peu, mais visiblement elle ne sait pas pourquoi. Et, de temps à autres, je sens qu'elle voudrait s'endormir sur mes genoux comme quand elle était p'tite. Élyanne, Madame Bollinger, et elle ont des secrets que je ne voudrai jamais percer.

Thomas a besoin d'être seul. Il tient de son parrain, un reclus qui passe ses temps libres à étudier l'horlogerie, l'horlogerie mécanique, il va sans dire. "Celle qui fait tic-tac" disait-il quand il était plus jeune. - Jumelles, globe terrestre, livres sur l'astronomie, calculette, ordinateur, tablette électronique... Depuis que je lui ai acheté un téléscope, il passe ses journées et ses soirées, à faire des calculs. Sa dernière folie est de reconstruire à l'échelle le système solaire. Il a commencé avec un ballon de foot pour s'apercevoir, avec stupeur, qu'il lui faudrait se rendre très loin pour poser la balle de golfe qui représenterait Jupiter.

Frédéric est à mi-chemin entre l'enfance et l'adolescence. Le matin, il est dans les jupes de sa mère et l'après-midi, il se mesure avec son frère.

Et à tout ce beau monde, j'ai dû, un jour, dire que le Père Noël n'existait pas. - Qu'adviendra-t-il lorsqu'ils me parleront de religion ?

Rien de comparable à ce que Paul a appris en classe.

Jeff


  Textes choisis

When I was one-and-twenty
I heard a wise man say,

`Give crowns and pounds and guineas
But not your heart away ;
Give pearls away and rubies
But keep your fancy free.'
But I was one-and-twenty
No use to talk to me.

When I was one-and-twenty
I heard him say again,

`The heart out of the bosom
Was never given in vain;
'Tis paid with sighs a plenty
And sold for endless rue.'
And I am two-and-twenty
And oh, 'tis true, 'tis true.

A.E. Housman, A Shropshire Lad

Quand j'ai eu vingt-et-un, un sage me dit : "Donnez des billets de dix, de cent, de mille, mais jamais votre coeur ; offrez des perles, et des bijoux, mais gardez-vous de tomber amoureux." J'avais vingt-et-un an. Il était inutile de me parler.

Quand j'ai eu vingt-et-un an, le même sage me dit : "Un coeur ne se donne jamais. Si on le donne, c'est au prix de vains soupirs et de regrets sans fin." Puis j'ai eu vingt-deux ans. Comme il avait raison !

Fawzi


Bilingue

Je pensais, l'autre jour, à ceux et celles qui ne veulent pas mourir, vivre jusqu'à cent vingt ans, vivre éternellement et je disais que c'était de la pure folie; qu'il me restait une trentaine d'années, peut-être quarante, mais que j'allais devenir aussi laide que ma voisine qui doit bien avoir quatre-vingt ans et qui ne sort jamais de chez elle sans mettre du rouge à lèvres, sans s'être assurée que ses cheveux sont bien en place et qui surveille sa démarche pour ne pas ressembler à sa mère qui a eu et qui est morte dans, elle aussi, sa quatre-vingtième année.

Je revivais ma première communion, ma confirmation, le jour où on m'a remis une médaille pour avoir plongé de façon impeccable du haut d'un tremplin de dix mètres. Puis à mon premier amoureux qui, sans le savoir, m'a violée quand j'avais quinze ans.

Je pensais à ces soirées où j'ai dansé juqu'à trois heures du matin avec un dieu qui en profiatit pour passer sa main sur mes fesses, mes seins et qui aurait bien voulu que je passe le reste de la nuit (les dix minutes de son orgasme) avec lui.

Puis je pensais à patite soeur qui, à trente ans, n'a pas de chum, pas de job steady, pas d'argent et qui me trouve chanceuse d'avoir un fils.

Un fils, oui. Mais entre le petit que j'ai allaité, tenu dans mes bras et qui...

George

 



De bonne humeur

Oui, Monsieur Pérec, je vous avais promis une chronique sur Bartok et Lutoswlaski, mais entre-temps, j'en ai écrit deux autres, l'une sur un compositeur du nom d'Alkan, grand partisan des pianos à pédales (je vous expliquerai plus tard), et celle qui suit, parce que, à un moment donné, faut cesser d'être sérieux.

Donc :

"Vous écoutez vraiment les lieder de Hugo Wolf ?" m'a-t-on déjà demandé. - Oui. mais pas tous. Ceux qu'il a composés sur les poèmes d'Eduard Mörike, oui ; interprétés par Dietrich Fischer-Dieskau ou Olaf Baer (qui ont des voix presque identiques au point où je les confonds souvent). - Car il y en a d'une infinie tristesse... - Et puis j'aime bien son quatuor à cordes ; sa sérénade italienne également, mais moins. - À ces compositions, j'ajouterais volontiers le "Kennst du das Land" ("Connaissez-vous l'endroit où les citronniers fleurissent ?") de Goethe, chanté par Elizabeth Schwarzkopf, avec Gerald Moore au piano, bien entendu ; ou encore Arleen Auger accompagné par Irwin Cage quoique ses aigües m'énervent.- Vous trouverez tout cela sur YouTube.

(En écrivant ce qui précède, j'espère ne pas donner l'impression que je suis un grand connaisseur. - Je ne suis qu'un mélomane. Un peu maniaque, peut-être ; mais qu'un simple mélomane. La preuve est que si vous me demandiez de vous répéter les noms et titres que je viens de citer, j'en serais incapable. - Comme on m'avait parler de Wolf quelques jours auparavant, j'ai écouté à nouveau les enregistrements que j'avais de lui pour me rappelez ceux que j'avais aimés et je les ai notés pour cette chronique. - Ça va ?)

Un bémol quand même : je n'écouterais pas quoi que ce soit d'Hugo Wolf les jours de pluie. Ce n'est pas un compositeur dans la lignée d'Offenbach ou des Strauss (ceux de la valse). Je me rabats plutôt, ces jours-là, et en particulier au cours de certains dimanches de l'automne, sur les sonates de Scarletti enregistrées par Wanda Landowska.

La vie est déjà assez triste. C'est ce que je disais à une amie, l'autre jour : quand on est en peine d'amour, ce n'est pas le temps d'écouter le "Lush Life" de Coltrane et Hartman.

Alors qu'est-ce que j'écoute quand je suis de bonne humeur ? - Du jazz de Nouvelle-Orléans, du Scott Joplin, Gaité parisienne (Offenbach/Rosenthal), de la musique populaire surtout : les Stones, Frank Sinatra, Trenet, les British Dance Bands, Chuck Berry, Dire Straits... De ce côté-là, le choix est immense.

J'écoutais récemment, par exemples :

1 - Bob Dylan dans une pièce tirée d'un de ses premiers albums ("Bringin It All Back Home" - 1965 - 51 ans déjà !) intitulée "Subterranean Homesick Blues" :

Cliquez sur la note :

Il en avait d'ailleurs tiré un vidéo assez réussi : https://www.youtube.com/watch?v=67u2fmYz7S4.

2 - De Robert Charlebois, un petit "chef-d'oeuvre" dont les paroles ont été écrites par Daniel Gadouas, aujourd'hui âgé de 68 ans (hé : personne ne rajeunit ! - Il était du film "L'initiation" de Denis Héroux, en 1970...) et dont j'ai brièvement connu le père, Robert, dans les années cinquante (ce qui ne me rajeunit pas non plus). C'est une chanson tirée de son cinquième album (Charlebois - 1969 - il y a 47 ans !), réédité depuis, une première fois en 1991 et une deuxième, en 2006. - Le titre de cette chanson et le titre de cet album : Québec Love.

Cliquez sur la note :

Mais si vous tenez vraiment à rire, reste toujours Georgius.

Allez voir du côté de notre autre site :

http://www.www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/georgius/georgius.htm

paul

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.


      Book Review - Lectures

L'outsider

L'Angleterre peut se compter chanceuse d'avoir, parmi ses écrivains contemporains, deux polémistes de tout premier ordre : Richard Dawkins et Christopher Hitchens ; un grand vulgarisateur et historien de la science : James Burke ; mais deux auteurs thrillers exceptionnels dont les oeuvres sont d'une grande qualité littéraire, ce qui est très rare chez ceux qui se spécialisent dans ce domaine : John Le Carré et Frederick Forsyth dont les biographies sont parues l'an dernier (autobiographie dans le cas de Forsyth) - voir à la fin pour les références.

À ces noms, pour être honnête,  il faudrait ajouter ceux des Américains Richard Feynmam, Neil de Grasse Tyson, Sam Harris (et plusieurs autres) de même que Lawrence Kraus, né au Canada, qui, tous les cinq, sont également de grands conférenciers. (Suffit de taper leur nom dans YouTube.)

Je reparlerai dans une autre chronique de Le Carré en insistant cette semaine sur Frederick Forsyth car son autobiographie paraîtra sous peu en français chez Albin Michel (en mai, je crois), dans une traduction de Pierre Girard. - Son titre en sera tout simplement, comme le titre de cet article, "L'outsider". (mot, pour les puristes, qui a été adopté par l'Académie depuis trente ans.)

Comme tous les écrits de Forsyth, cette autobiographie est divisée en chapitres qui ne suivent pas nécessairement un ordre chronologique. Ces chapitres, au nombre de soixante, portent des titres parfois curieux, mais toujours intrigants et prometteurs.

En voici quelques uns :

- Des mots murmurés
- Une vengeance mesquine
- Le coup de la peau de léopard
- Un impair avec Auntie
- Des souris, des cousins et des taupes
- Où est le manuscrit ?
- Que ferez-vous de ces bombes ?
- Entre moines et geishas

La traduction de certains de ces titres parfois surprend. Ainsi "Vampire" (en anglais) est devenu, en français, "On vole avec, ou on meurt avec".  Par contre,  "Learning Spanish" a été traduit par "Ne devient pas torréador qui veut", mais, dans l'ensemble, ces détails, sauf pour leur surprenante adaptation, n'ont aucune importance : le côté anecdotique, toujours brillant chez Forsyth, se lit avec autant de plaisir en français comme en anglais. Ce que nous en avons lu, et en anglais, et en français (en épreuves non corrigées) nous a séduit.

(Soit dit en passant, le traducteur de cette autobiographie est le même que celui qui a traduit le dernier Forsyth ("Kill List"), paru chez les mêmes éditeurs - voir ci-dessous - respectivement en 1973 (anglais) et 1975 (français). et de cette traduction, nous n'avons eu aucun reproche à lui faire.)

Quatre étoiles et demie sur cinq.

Nous en joignons un extrait, c'est-à-dire son avant-propos ("preface" en anglais) dans lequel Forsyth, contre toute attente (mais vraiment) , nous livre sa conception de l'écrivain.

Cliquez ICI pour la version originelle anglaise

Et ICI pour la traduction française (épreuve)

Plus loin, dans "Où est le manuscrit ?" ("An Unwanted Manuscript", Il nous aprend comment du corrrespondant qu'il était, il devenu, à 33 ans, écrivain. Non sans surprise.

À lire et relire. - Idem pour [The] Kill List, son dernier roman que certains comparent à son "Chacal" :

.                          

Je reviendrais sous peu sur les adaptations cinématographiques de certains romans de Forsyth et de Le Carré

Paul

Réréfences :

Frederick Forsyth : "The Ousider, My life in Intrigue" - G. P. Putnam (Penguin-Random House)

Adam Sisman : "John le Carré - The Biography"  - Harper-Collins (Bloomsburry)

***

Et, à propos de la gravité
(Pas celle des messieurs ci-dessous mais bien celle de Newton ou d'Einstein)

(dx / dt = Première Épitre aux Corinthiens, verset 10)

Source : https://www.youtube.com/watch?v=mT4EWCRfdUg

***


Le courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

Mme Agathe Brideau - Saint-Isidore-Ducasse, Temiscoutata, Québec

Les feuilles mortes ne se ramassent pas à la pelle, mais avec un rateau. (François Caradec)

Mr. Reginald van Gleason IV - Fakelstein, Ostbayern, Deutschland

Rue York, près de l'Abbaye. Y est exposé le lit sous lequel le général *** a gagné ses plus belles batailles.

Mme Antoinette de Listomère-Landon - De Nussuna Parte, Italie

Les étoiles existent pour rendre beau le ciel.

Mme Georgionna Lafleur-Laframboise - Salaberry-de-Valleyfield, Québec

Où déjeuner à New York ? - Voici quelques suggestions pour le lunch. Prix par personne, sans vin. Service non compris.

- Aquavit - 65 E. 55th St. (entre Madison & Park) - 109 $
- One if by Land, Two if by Sea - 17 Barrow St. (entre 7th Ave. S. & W. 4th St.) - 111 $
- Asiate Mandarin Oriental Hotel, 80 Columbus Circle, 35th fl. - 111 $
- Gilt - NY Palace Hotel, 455 Madison Ave. (entre 50th & 51st Sts.) - 112 $
- Adour - St. Regis Hotel, 2 E. 55th St. (entre 5th & Madison Aves.) - 114 $
- Gramercy Tavern - 42 E. 20th St. (entre Broadway & Park Ave. S.) - 114 $
- Aureole - Bank of America Tower, 135 W. 42nd St. (entre Broadway & 6th Ave.) - 116$
- Elevent Madison Park - 11 Madison Ave. (24th St.) - 116 $
- Corton - 239 W. Broadway (entre Walker & White Sts.) - 117 $
- The Modern - Museum of Modern Art, 9 W. 53rd St. (entre 5th & 6th Aves.) - 127 $
- Jean Georges - Trump Int'll Hotel, 1 Central Park W. (entre 60th & 61st Sts.) - 127 $
- Sasabune - 401 E. 73rd St. (entre 1st & York Aves.) - 130$
- River Café - 1 Water St. (entre Furman & Old Fulton Sts., Brooklyn) - 130 $
- Joël Robuchon - Four Seasons Hotel, 57 E. 57th St. (entre Madison & Park) - 136 $
- Daniel - 60 E. 65th St. (entre Madison & Park) - 137 $
- Le Bernardin - 155 W. 51st St. (entre 6th & 7th Aves.) - 146 $
- Momofuku - 163 First Ave. (bet. 10th & 11th Sts.) - 163 $
- Brooklyn Fare Kitchen - 200 Schermerhorn St. (Hoyt St.), Brooklyn - 241 $
- Per Se - Time Warner Center, 10 Columbus Circle, 4th fl. (60th St. at Broadway) - 325 $

Mais si préférez les sushi, notre suggestion est d'aller déjeuner chez :

- Masa - Time Warner Center, 10 Columbus Circle, 4th fl. (60th St. at Broadway) - 585 $

Source : Zagat.

M. Wenceslas Ramotswe - Warsaw, Polska

Problème avec l'alccol ? - Visitez l'Irlande. Vous y serez considéré comme un buveur occasionnel.

Mr. Covington Cove (Sir) - Dover, UK

Sont nés en 1968 : Will Smith, Daniel Craig, Lucy lawless de même que Céline Dion, Kylie Minogue et Molly Ringwald. - L'année où les Rolling Stones créèrent "Sympathy for the Devil".

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

Jorge Luis Borges
(1899-1986)

"Les Falklands ? Une bagarre entre deux chauves à propos d'un peigne."

(Photo en provenance du site www.thegardian.com)

c

 

"Advanced civilization did not arrive in sub-Sahara Africa because one can't saddle a rhinoceros and ride it in battle. Faith is like a rhinoceros : it won't do much in the way of real work for you, and yet, at close quarters it will make spectacular claims upon your attention."

"La civilisation telle que nous la connaisson n'est pas née en Afrique sub-saharienne, car on ne peut pas seller un rhinocéros et s'en servir comme monture lors d'une bataille. La foi est comme un rhinocéros, en fait : elle ne vous rendra pas grand service, mais de près, elle aura, sur votre esprit, de spectaculairess revendications."

(Sam Harris / Jared Diamond)

 

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

1 -

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

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