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  Volume XXVI, n° 7

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois
Le lundi 7 mars 2016   

"Comme Coleridge, j'ai toujours su, dès mon enfance, que
mon destin serait littéraire. Je ne savais pas alors que -   
comme le pensait Emily Dickenson - la publication n'est   
pas la partie essentielle du destin d'un écrivain."              
(Jorge Luis Borges - Genève, 19 mai 1986)             

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™, tel que cité ci-dessus, paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

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Pour l'édition qui précède la présente, cliquez ICI.

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Beau printemps, quand reviens-tu...

(air connu)

Sauf qu'il ne fait oublier Pâques !

Cette fête, la plus importante de toutes, doit être célébrée, comme chacun le sait, non pas à une date fixe, mais le premier dimanche qui suit le 14e jour de la lunaison tombant, d'après le comput (*), soit à l'équinoxe du printemps, fixé au 21 mars, soit immédiatement après. Pâques, cette année, sera donc célébrée le 27 mars, soit le dimanche qui suit le 23 mars, quatorzième jour de la pleine lune qui se produira le 9 mars à 1h54, heure universelle. - Cinq jours plus tard en orient. - Pour l'heure locale, consultez votre almanach et pour de plus amples renseignements,y compris l'élégante équation de Carl Friedrich Gauss, se référer à cette page.

(À noter que Épiphane de Salamine (Epiphanius Constantiensis) ou Épiphane de Chypre n'a jamais admis cette date en indiquant que d'autres versions donnaient le 15 des calendes d'avril (18 mars) ou le 10 de ces calendes (23 mars). et que selon ses calculs, il devait s'agir du 13 des calendes d'avril  ou du 20 mars.) - Précisons, à cet égard que Quine Gavit Quemquam de Clazomènes (aujourd'hui Urla en Turquie, près d'Izmir) a toujours avancé la probabilité que les dates précités étaient contradictoires étant donné qu'en admettant que le Christ soit né à une date fixe, il devenait assez étrange qu'il soit mort à une date variable basée sur les phases de la lune dont on pouvait, à son époque, toujours douter de l'existence. - Note de l'éditeur.

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(*) Calcul, dont les éléments sont le cycle solaire, l'indiction romaine (**), le nombre d'or (***) et l'épacte (****), et qui permet de déterminer la date de Pâques.

(**) L'indiction romaine correspond à une période d'actualisation des bases fiscales, fixée, sous le Bas-Empire (de 284 à 476 après Jésus-Christ), à 15 ans.

(***) Le nombre d'or est une proportion, définie initialement en géométrie comme l'unique rapport a/b entre deux longueurs a et b telles que le rapport de la somme a + b des deux longueurs sur la plus grande (a) soit égal à celui de la plus grande (a) sur la plus petite (b).

(****) L'épacte, dans le calendrier julien, est le nombre de jours à ajouter à l'année lunaire pour qu'elle égale l'année solaire ou, par analogie, le chiffre, dans le calendrier grégorien, indiquant l'âge de la lune au 1er janvier de chaque année, c'est-à-dire le nombre de jours écoulés depuis la dernière nouvelle lune du mois de décembre précédent, et servant à fixer la date des fêtes mobiles, en particulier celle de Pâques.

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   Contenu de cette édition  :

Ce que contient cette édition du Castor™ ?  - TOUT ce qu'elle ne devait pas contenir.

Ça a commencé, comme disait le regretté Céline, par Simon Popp qui devait nous parler de son métier - nous dévoiler, enfin, ce à quoi il avait consacré sa vie professionnelle -, mais il a changé d'idée à la dernière minute et a tenu à nous entretenir, aujourd'hui de la politesse, ce en quoi, selon certains, il ne serait pas particulièrement un expert. À vous de juger.

Copernique, quant à lui, nous avait promis de rédiger une chronique sur Flaubert (via Henry James et Jorge Luis Borges) et voilà qu'il nous en a soumis une - disons plutôt trois - sur : le Créativisme ou ce qu'on pourrait appeler "Le dessein intelligent", l'Ordre du Canada et l'Écriture spécialisée.

Jeff nous ayant dit qu'il aimerait parler de sa vie de famille - et plus particulièrement de ses enfants - nous a soumis un étonnant commentaire sur certaines méthodes mnémotechniques concernant la française langue qui se termine avec certaines remarques sur la Bible. - Bon d'accord : eu égard à ce qu'on devait enseigner à ses enfants. Donnons-lui une note de 8 sur 10.

Madame Malhasti devait nous tradapter un poème de Keats et voilà qu'elle nous cite du Victor Hugo. Et pas n'importe lequel : celui du grand-père Hugo.

Paul Dubé était, aux dernières nouvelles, à terminer des notes sur Lutoslawki, suivies ou précédées de quelques remarques sur Bartok, deux compositeurs, nous disait-il qui ont eu une destinée presque commune, et qu'avons-nous reçu de lui ? Un long article sur la Floride et un certain Vieuxtemps accompagné de commentaires sur des violons hors-prix.

George ? - Nous parle de télézard (sic) et d'oreilles, mais pas des siennes (ou plutôt si, mais si peu...)

Et puis, plutôt qu'une revue d'un livre sur les peintres flamands contemporains, nous avons eu droit, ce mois-ci, à comment lire plusieurs livres à la fois. Le tout suivi d'une "revue de presse".

Quant à Herméningilde Pérec, quand le chat n'est pas là...

Bref : seule notre dernière collaboratrice, Madame Fiona Darbon Van Maerke a su rester dans l'esprit des choses et nous signaler une exposition d'un peintre - que doit-on dire, Madame Fiona ? - "Original" ou "déconcertant" ?

Plaignez vos pauvres éditeurs, car ils se sont mis à plusieurs, qui ont, de tout cela, fait un tout.


Publicité :

(Photo en provenance du site www. i.skyrock.net)

Note :

Le savon "Vinolia" dont la marque a été abandonnée peu après le naufrage du Titanic, fut, à l'origine, fabriqué par la firme Lever Brothers. Sa composition, pour les nostalgiques peut être retrouvée sur Wikipédia. Et on peut s'en procurer des facsimilés sur divers sites.



Les chroniques précédentes de nos correspondants
peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.




 Honnie soit la politesse

Les faits qui suivent ne risquent pas de faire la une de votre journal électronique favori, mais ils sont véridiques et à cause d'eux, j'ai été traité de tous les noms il y a à peine une semaine dans un bar non loin de chez moi, quand un distributeur de dépliants vantant les mérites d'une éducation "plus religieuse" est revenu trois fois à la charge pour me f*** entre les mains son empoisonnante littérature après que je lui ai dit par deux fois qu'elle ne m'intéressait pas. "C'est que, vous ne comprenez pas l'importance..." a-t-il insisté. - "Mais si" que je lui ai dit et, pour illustrer mon propos, j'ai pris les dépliants qu'il m'offrait et les ai foutus par terre en m'assurant qu'ils soient bien souillés, les écrasant sous mes boueuses chaussures.


Joseph Smith
Fondateur de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours
(1805-1844)

Brouhaha dans la place. La barmaid, ma blonde, mon voisin, Rachel et sa soeur m'ont tous dit : "Franchement, Simon, t'aurais pu te retenir ; le pauvre, il ne faisait rien de mal, il n'essayait que comuniquer ce qu'on lui a enseigné." Ben oui. Et moi je n'ai fait que lui communiquer ce qu'on m'a enseigné ou plutôt ce que j'ai appris : qu'il ne faut pas insister quand on vous dit non et, par le fait même, ne pas laisser un centimètre aux emmerdeurs. - De plus en plus, d'ailleurs, je pense me munir d'un vaporisateur d'eau vinaigrée - gros format - pour asperger les ceusses qui nettoient mon pare-brise au moment où je m'y attends le moins. Déjà qu'une bonne douche pourrait leur enlever une partie de la crasse qui les caractérisent.

Est-ce que j'emmerde les autres, moi ? - Rarement, et si je le fais, je m'excuse. Quand, acidentellement, je n'ai pas retenu une porte pour la personne qui me suivait ou que je suis rentré en collision avec quelqu'un au supermarché, je m'excuse. - Hé : j'enlève mon chapeau, quand j'en ai un, lorsqu'une femme entre dans la cage d'un ascenseur où je suis. Je dirais même que je suis trop poli. Envers une de mes nièces, par exemple, qui m'invite régulièrement à diner chez elle sauf que, comme elle a appris la cuisine, comme ma mère, dans un livre de recette publié par les Borgia, je fais des pirouettes pour l'éviter. Je salue même, régulièrement, un ministre du culte qui vit à quelque pas de chez moi et qui se déplace, de pauvres en pauvres, en Lexus. - Souvent, j'ai l'impression de piler sur mes principes en ne leur disant pas ce que je pense, mais je me dis que je suis charitable.

(Vous pouvez m'écrire, j'ai une liste longue comme le bras de personnes envers lesquels je ne suis pas charitable.)

Sauf qu'on se souvient plus de mes faux-pas que du reste.

Et l'on voudrait, pour paraphraser Samuel Johnson (1709-1784), que je sois poli envers tous et toutes :  les prêtres, les tenanciers de bordel, les avocats, les pédophiles, les femes enceintes, les violeurs, les âmes charitables, les bandits de grands chemins, les décorateurs intérieurs, les courtiers d'assurance et surtout les politiciens qui ne tiennent jamais leurs promesses, mentent comme des arracheurs de dents, mais qui vont aux funérailles de leurs pires ennemis en disant qu'ils ont toujours admirer leur leur courage et leur intégrité, espérant sans doute qu'on fasse de même quand ils ne seront plus là. (J'étais sur le point d'ajouter les Pères et Soeurs missionaires qui, sous le prétexte d'enseigner la Bonne Parole, nous vendaient, quand j'étais jeune, des images saintes et des médailles, mais je ne le ferai pas.)

Politiciens ? Quand on élira un député carrément athée, je changerai peut-être mon fusil d'épaule. En attendant, l'on saura ce que je pense d'eux, des laveurs de pare-brise et de tous les distributeurs de dépliants.

Je suis quand même honnête envers moi-même : je ne vais jamais aux enterrements de qui que ce soit. Depuis la journée où j'ai réalisé qu'on inhumait que des saints et des hommes de bonne volonté, jamais de trous-de-c....

Dans les mots de Christopher Hitchens : "Don't bother me with this sh*t : I haven't got the time."

***

Et, en contre-partie (par rapport à ce qui précède)
(Chronique qui pourrait s'intituler "À la recherche du temps perdu")

Ce qui m'énerve dans tout ça, ce ne sont pas les distibuteurs de dépliants qui, au demeurant n'ont jamais changé le monde, mais la bataille quotidienne que je dois mener à chaque jour contre des gens qui dans les plus beaux cas croient bien faire en tentant de se servir de ma naïveté pour me vendre leurs produits, leurs idées, jusqu'à leurs incrédibilités parce qu'ils sont convaincus (enfin : j'espère) qu'il existe des crèmes, des régimes qui me feront rajeunir de dix ans, parce que leur dieu est plus puissant que tous ceux auxquels j'ai déjà cru, parce que j'ai droit à un appartement "de luxe", une maison secondaire près de pentes de ski et des vacances au soleil deux fois par année.

Je n'invente rien :

Je pense à ceux qui, à condition que je leur envoie de l'argent pour sauvegarder le luxe dans lequel leurs représentants vivent à Rome, me promettent une place dans un paradis éternel qu'ils sont incapables non seulement de me garantir, mais de me décrire !

Je pense à ceux qui, si je faisais exploser ma carcasse - à laquelle quand même je tiens - dans une école de jeunes filles, me garantissent 72 vierges et une rivière de miel jusqu'à la fin des temps.

Je pense à ceux qui me promettent une superbe femme si je roule en Corvette.

Je pense aux revendeurs de tablettes qui me rendra plus renseigné, plus ouvert à la créativité et donc plus intelligent parce qu'elles ne sont pas celles de leurs concurrents.

Je pense au prix Nobel de littérature qui, juste en langue française, a été décerné, dans l'ordre, à : Sully Prud'Homme, Frédéric Mistral, Romain Rolland, Anatole France (!), Roger Martin du Gard et François Mauriac. - Je mets au défi n'importe qui de trouver, en librairie, aujourd'hui, les chefs-d'oeuvre de ces écrivains en une seule journée. - Bon d'accord : trouver tout Gide, tout Camus, tout Sartre... au cours de la même période... est tout aussi difficile. - Je sais, j'ai été obligé de faire onze téléphones il n'y a pas très longtemps pour trouver "À la recherche du Temps perdu " de Proust dans une autre édition que l'illisible dernière, en quatre volumes, de la Pléîade.

En d'autres mots, nous sommes agressés, vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des revendeurs en tous genres, par des gourous qui, eux, savent la vérité, par des pubs, par des fabricants de savons (qui lavent plus blanc que blanc), par des connaisseurs qui en savent plus que tous les autres connaisseurs, par des politiciens qui, après deux mois de "règne" finissent par dévoiler leurs vrais couleurs, et vous savez très bien que j'en passe et des meilleurs.

Excusez-moi si je m'en prends aux plus petits. Ce sont les seuls à ma portée.

À l'exclusion, of course, des magazines dispendieux (vous les reconnaitrez facilement avec leurs pubs pour les autos, les montre-bracelets et les parfums de luxe) et que je n'achète plus ou de ce bouton merveilleux de ma télé-commande, celui qui s'appelle "Arrêt".

(Fonctionne également sur les portables, les tablettes et les ordinateurs.)

***

Ajouts (quelques jours plus tard)

Et puis des pedlers, je m'en suis fiché pas mal, lorsque j'ai rencontré, pas plus tard qu'avant-hier soir, au moment où j'écris ceci, une femme charmante, très jolie et, ce qui est rare de nos jours, pas du tout (du moins apparemment) à la recherche d'un vieux riche (ce qui est encore plus rare), sauf qu'elle m'a tout de suite désenchanté. Oh, non pas, parce qu'elle m'a parlé quelque peu de son fils ni, brièvement, par délicatesse, de son ex-mari. - J'estime à cet égard, comme Rex Stout (l'auteur de Nero Wolfe ; et n'allez surtout pas me dire que vous ne savez pas qui est Nero Wolfe) que les femmes qui ont eu un enfant sont plus belles, plus spirituelles et plus fascinantes que celles qui n'en n'ont pas eu. - C'est qu'elle m'a parlé de sa soeur, puis de son beau-frère, de ses neveux, de sa nièce, de sa mère, de la soeur de sa mère, de sa cousine également, de cette cousine qui habite tout à fait par hasard le même immeuble qu'elle et dont le mari... - Je l'ai stoppé à ses collègues de travail et ses amies de longue date.

Je me suis vu, à Pâques, à la Sainte-Trinité, à la Saint-Jean-Baptiste, à la fête de la Confédération, à une multitude de mariages, de baptêmes, de confirmations, à Noël, au Jour de l'An et à des anniversaires qui n'en finiraient plus. Pas une femme : une famille ; une famille qui, à elle seule, sans figurant, pourrait jouer tous les rôles dans des films comme Les douze commandements, Ben-Hur, La Guerre de Cent Ans (version intégrale), La Révolution française et Le naufrage du Titanic.

J'ai comme reculé.

Simon


Urbanisme :

                    




En l'absence de notre cher Monsieur Pérec...

Oui, notre doyen étant retenu à Saint-Stanislas-de-Brandford pour une question de succession, nous, les éditeurs-substituts, avons pensé vour divertir en demandant à nos chroniqueurs de nous raconter ce qu'ils pensaient de la fête de Pâques. Voici l'anecdote que nous avons retenu :

C'est l'histoire de trois catholiques ultra-convaincus qui, pendant des mois, demandèrent à être ordonnés prêtres. Or, dans la région éloignée où ils résidaient, ils ne purent trouver un évêque, un archevêque ou un cardinal consentant à leur administrer cet important sacrement.

Ils décidèrent donc d'aller porter leur cause à Rome.

Là un nonce, en vacances, décida, entre deux rendez-vous, d'entendre leurs témoignanges.

Au premier, il demanda ce qu'était la fête de Pâques.

"La fête de Pâques, dit-il, est une des fêtes les plus importantes du christianisme. Elle se déroule fin octobre, début novembre, lorsque les récoltes sont terminées et que l'on se retrouve avec de très grosses citrouilles avec lesquelles on fait de la confiture, des gâteaux ou des tartes, mais dont on conserve la coquille dans laquelle on met des chandelles pour célébrer tous les saints tandis que les enfants se déguisent..."

"Au suivant ! " dit le nonce.

Même question.

"La fête de Pâques est celle où l'on célèbre la naissance de Jésus, vers la fin de décembre, en allant dans la forêt, couper un sapin qu'on ramène à la maison, qu'on décore, avec une crèche tout autour, tandis que l'on ajoute des présents pour..."

"Au suivant !" redit le nonce.

Même question.

"La fête de Pâques ? Mais c'est la fête la plus importante dans toute la chrétienté. Elle se déroule le dimanche qui suit le vendredi sant, jour où Jésus-Christ, notre sauveur, mourut sur la croix pour la rémision de nos péchés. - Après son ultime sacrifice, son corps fut transféré dans un tombeau devant lequel fut roulée un immense pierre que, des femmes, le dimanche suivant, des femmes venus l'ensevelir selon les rites de l'époque, trouvèrent déplacée. Émergeant de ce tombeau, elles virent Jésus qui, jetant un coup d'oeil sur le sol, vit son ombre. Et c'est ainsi que l'hiver dura six semaines. de plus."

Pas de rancune, hein, Monsieur Pérec ?

Les éditeurrs du moment.

(Photo en provenance du site www.delcampe.net)




 Creativism and Intelligent Design :

I can't figure out why creativists (sorry : those who say that everything in the world shows all the signs of an "intelligent design") consider themselves knowledged enough to discusss scientific facts, particularly those that demonstrate and prove that evolution is responsible for the quantity and variety of life on this planet.

The same applies to climate change where every Tom, Dick and Harry (plus their dogs) are convinced that their opinions carry the same weight as that of Climate Change Experts or Global Warning Scientists.

Don't know in what trade, profession or activity you're involved or the sort of job you have but would you accept to participate in a debate where someone who has very little knowledge of what you do will help you to decide how your work should be done ?

Well this was seems to be happening lately. Creativists (sorry : "the supporters of intelligent design") insist that their view on the origin of species, based largely on the Bible, should be taught along side evolution in biology classes. - Hitchens has a good réparti on this : "Why not ? Let's start there and go on : let's combine alchemy and chemistry, astrology and astronomy, spells, potions and saignées with medecine, witchcraft and statistics..." Indeed, why not ?

"But 60% of the people..., I'm continuously reminded, believe that..." So what ? For thousands of years everybody freely believed that the sun circled around the earth, or that the earth was flat, or that sickness, eatquakes, volvano erruptions and hurricanes were caused by the wrath of miscellaneous gods...

Paul, who was an Insurance Adjuster for 52 years, when asked, will tell you that he would have accepted to "...participate in any debate wherein a layman could have demonstrated that he knew what 'Insurable Interest' was, what was meant in the Insurance Industry by 'actual cash value', the difference between an 'all risks policy" and a "specified policy' and what it implied in terms of  'the onus of proof expected from either the Insurer or the Insured', why an 'exclusion within an exclusion' was not to be considered as an additional coverage... plus other mondane stuff like 'co-insurance', 'the Kinnie, Page and Cromie rules', 'the right to use and the ownership of 'tenants' improvements' and so on..." - "How, he asked, somebody behind a desk who had never seen the result of a fire or a windstorm, or anything what creates damage, could possibly think that he could direct an on-the-scene adjuster thought himself competent enough to indicate how he should conduct his investigation always escaped me." - His favourite sentence was : "When I retired , everybody could adjust claims except... adjusters."

Personally I wouldn't dream of getting involved into a debate about the merit of creativism (sorry again : intelligent design) nor would I try to teach Simon anything about Proust, poetry to Madame Fawzi Malhasti or furniture making (nor maths for that matter) to Jeff. - But some people do. - But then, there are exceptions : that professional restaurant managers know how to run a restaurant, I have no doubt, but shouldn't they pay attention to professional restaurant clients.

Can't remember (I think it was Carlyle, but I would'nt bet on it) who said that "Real intellectuals do not get involved in debates dealing with reality because reality is just a series of anachronisms."

I must be one of them.

On honors :

There was this teacher who lived in some remote neck of the woods, two inches off every map, and in the middle of nowhere, whose knowledge of French Grammar and Vocabulary was so good that he became known Canada-wide when he began to publish little books on Les relatives en 'dont', La concordance des temps, L'accord du participe passé, etc. - So well known, in fact that the Prime Minister having heard of him, decided to make him a Companion of the "Order of Canada" for contribution to Canadian culture, the advancement of eductaion, outstanding accomplishment, etc.

When he received his invitation letter, the poorman panicked but managed to scrape enough money to buy a new suit, drive down to Ottawa where he rented a small room in a modest hotel. On the morning he was to receive his medal and shake hands with the leader of the land, instead of using his own car, he decided to take a taxi so as not to create a bad impression. He asked the driver to take him to the House of Commons. - The driver didn't understand where exactly he wanted to go until the teacher told him that it was where the Governement held its legislation debates, i.e. : "In that big building, on the hill, near the river". "Oh ! said the drive. You mean the Parliament ! No problem, boss. I know where it is. You'll be there in a minute. " So off they went.

Arriving at the big building, near the river, instead of dropping him off at the main entrance, the driver took him to a side door. The teacher asked : "Are you sure it's here ?" - "Well you did say you wanted to go to the Commons, did ya ? Can't be more common than this." relied the other. - "You don't understand, said his passenger. I am here to receive a great honor : the Order of Canada."

"Right place, said the driver. When they gave me mine, last year. That's where I got in..."

And while I'm at it...

First, a cartoon :

Gibberish, huh ? - Of all the columnists of Le Castor™, I should be the last one to comment on gibberish but, like Steven Pinker (see P.-S.), I sometimes ask myself why we put up with all sorts of incomprehensible gobbledygook in our daily lives ; gobbledygook such as :

Legalise :

"The revocation by these Regulations of a provision previously revoked subject tof savings does not affect the continued operations." (???)

Academese :

"It is the moment of non-construction, disclosing the abstentation of actuality to concept in part through its invitation to emphasize, in reading, the helplessness of its fall into conceptuality." (???)

or downright platitudes :

"We need to think outside the box in our search for the holy grail and find that it is neither a magic bullet nor a slam duck. We must roll wit the punches and let the chips fall where they may while seeing the glass as half-full. It's a no-brainer." (!!!)

(In Toronto, I've noticed recently that there are no more problems in the working place, just issues and the above sort of jargon is commonplace.)

One last example :

Why say :

"It is important to approach this subject from a variety of strategies including mental health assistance but also from a law enforcement perspective."

When this was meant :

"We should consult a psychiatrist about this man, but we may also have to inform the police."

(Steven Pinker, again.)

Here's another cartoon taken from one of his conferences :



"Combien de fois, faut-il te répéter qu'on ne termine pas une phrase avec un oiseau..."

Copernique

P.-S. : Steven Arthur "StevePinker (born September 18, 1954) is a Canadian-born American cognitive scientist, psychologist, linguist, and popular science author. - Look him up on the WEB.


  Fiona Darbon Van Maerke

 Pour un temps seulement 
Au Walker Art Center de Minneapolis
(
1750 Hennepin Avenue, Minneapolis, MN 55403)


Kim Beam

Artiste Sud-Coréen, ayant vécu et étudié à New York, Kim Beom teinte souvent son travail d'un côté critique et absurde. Pour son œuvre Yellow Scream, il s'est filmé en train de la réaliser, expliquant pas à pas sa technique particulière. Le tout mis en scène sobrement à la manière d'un cours télévisuel d'art pour amateur. Après différentes considérations sur les types de peintures et de pinceaux à utiliser, il détaille sa technique qui consiste à crier près de la toile, contre le pinceau, en traçant des lignes larges, un peu comme si le pinceau allait emprisonner le cri entre la couleur et la toile. Le pinceau imprimant l'intensité du cri donne en bout de ligne une toile colorée toute en émotions.

Des cris de joie, d'excitation ? Que nenni, ma bonne Lucette : majoritairement peine, douleur et affliction, posée en couches avec des couleurs chaudes (chaque couleur est sentie par l'artiste en fonction du type de cri).

Dans cette savoureuse vidéo, il enchaine les coups de pinceau au son de ses cris d'angoisse, ses cris courts « comme si vous marchiez dans une pièce la nuit et vous vous étiez cogné le genoux quelque part », des cris « exprimant la douleur », des cris de douleur psychologiques « exprimant une détresse mentale extrême », des cris de « douleurs et de regrets », de tristesse, etc.

De ce calme et cette sobriété, quand il égrène les techniques de peinture comme les cris d'horreur, se dégage un sentiment de décalage, une ironie flaubertienne apparemment typique de son sens de l'humour.

Cliquez ICI pour voir ce vidéo

Fiona


 

Ah ! Si je seulement pouvais seulement me souvenir...

Alysée, qui aura 15 ans le mois prochain, est venue me voir la semaine dernière avec une question surprenante : "Est-ce vrai que nous sommes, nous les femmes, inférieures aux hommes ?" - "Pourquoi tu dis ça ?", lui ai-je demandé. - "Parce que, c'est vrai : vous êtes plus fort, vous courrez plus vite, vous êtes meilleurs au golf, au tennis..."

De fil en aiguille, j'appris que cette idée saugrenue lui était venue de... son amie, Sam (Samantha), la fille de notre voisin (anglophone).

"Ben oui, car c'est son professeur de français qui lui a dit."

Et c'est ainsi que j'appris que, dans une maison, les noms des pièces moins importantes, les chambres à coucher, la cuisine, la salle à manger étaient féminins alors que le salon, les corridors, les murs étaient masculins ; idem pour la cave et le grenier ; que dans la salle à manger, on disait "une table", "une chaise", "une assiette", "une fourchette", "une tasse", mais "UN couteau", "UN buffet", "UN verre" tandis que la chaise principale était "UN fauteuil"...

Et j'ai passé le reste de la journée à lui démontrer le contraire ; ce qui, pensez-y, n'est pas facile. Mais utiliser un moyen mnémotechinque semblable pour déterminer le genre des mots, avouez que c'est peu rassurant sur la qualité de l'enseignement qu'on donne aujourd'hui à nos enfants. - Prudent, quand même, je ne lui ai pas parlé d"amour, délice et orgue"...

Ça ma fait penser à un de mes profs, il y a des années de cela, qui, exaspéré d'entendre des "Si j'aurais su..", "Si j'aurais été plus fort...", "Si y'aurait pas ceci ou cel...", dit un jour : "Combien de fois vous ai-je dit qu'il n'y a pas de "R" après un "si". - Mais lui, nous l'avions "ramassé". - Sébastien, à mes côtés, avaient rétorqué : "Mais s'il se tRompe." - Le clou cependant, revint à je-ne-souviens-plus-de-son-nom qui avait dit : "Et s'il erre..."

Des balivernes, vous allez me dire, mais, si seulement je pouvais me souvenir, pour reprendre le titre de cette chronique" de ce que mes parents m'ont dit à propos du Père Noël, de la Fée des étoiles, du Bonhomme Sept-Heures et du p'tit Jésus dans sa crèche... Si seulement, encore, je pouvais me souvenir de ce que j'ai dit à Alysée même, à Thomas, qui a eu 13 ans le mois dernier et à Frédéric qui grandit à vue d'oeil... 11 ans à la fin de septembre ; et puis à Matisse, la toute dernière, qui aura 9 ans dans trois mois et qui se demande pourquoi elle n'a pas de seins comme sa soeur.

Ce n'est pas un sujet de discorde entre Élyanne et moi. Parce que nous n'y pensons pas tout le temps. "Il suffit de les aider, de les aimer" qu'elle me dit, mais j'ai toujours en tête une phrase entendue, je ne sais où (je devais être très jeune à l'époque car je m'en souviens comme si c'était hier) : "Y'a deux choses qui scrappent une vie : la religion et la jalousie."  - Pour la jalousie, je ne m'en fais pas trop : nous nous aimons tous à la maison et puis, quand elle arrivera, ben, elle passera comme sa première peine d'amour, mais la religion...

Je me penche de plus en plus sur les principes religieux qu'on m'a enseignés depuis quelque temps car s'il y a une chose que je voudrais transmette à nos enfants, c'est bien de respecter autrui, de ne pas faire aux autres ce qu'ils ne voudraient pas qu'on leur fasse, d'aider leurs prochains et ainsi de suite, mais je ne peux tout de même pas insister pour qu'ils croient que le monde a été créé en six jours, qu'avant Moïse, les gens faisaient ce qu'ils voulaient, qu'un dieu, immensément bon et infiniment aimable, a détruit tous les animaux de la terre lors d'un déluge survenu, il y a à peine quatre mille ans...

Sauf qu'ils doivent apprendre à se défendre contre ceux qui voudraient leur imposer leur propre conception du monde.

Jeff


Textes choisis

"Qu’est-ce que cette terre ? Une tempête d’âmes.
Dans cette ombre, où, nochers errants, nous n’abordâmes
Jamais qu’à des écueils, les prenant pour des ports ;
Dans l’orage des cris, des désirs, des transports,
Des amours, des douleurs, des veux, tas de nuées ;
Dans les fuyants baisers de ces prostituées
Que nous nommons fortune, ambition, succès ;
Devant Job qui, souffrant, dit : Qu’est-ce que je sais ?
Et Pascal qui, tremblant, dit : Qu’est-ce que je pense ?
Dans cette monstrueuse et féroce dépense
De papes, de césars, de rois, que fait Satan ;
En présence du sort tournant son cabestan
Par qui toujours — de là l’effroi des philosophes —
Sortent des mêmes flots les mêmes catastrophes ;
Dans ce néant qui mord, dans ce chaos qui ment,
Ce que l’homme finit par voir distinctement,
C’est, par-dessus nos deuils, nos chutes, nos descentes,
La souveraineté des choses innocentes.
Étant donnés le cœur humain, l’esprit humain,
Notre hier ténébreux, notre obscur lendemain,
Toutes les guerres, tous les chocs, toutes les haines,
Notre progrès coupé d’un traînement de chaînes,
Partout quelque remords, même chez les meilleurs,
Et par les vents soufflant du fond des cieux en pleurs
La foule des vivants sans fin bouleversée,
Certes, il est salutaire et bon pour la pensée,
Sous l’entre-croisement de tant de noirs rameaux,
De contempler parfois, à travers tous nos maux
Qui sont entre le ciel et nous comme des voiles,
Une profonde paix toute faite d’étoiles ;
C’est à cela que Dieu songeait quand il a mis
Les poètes auprès des berceaux endormis.

...

Jeanne parle ; elle dit des choses qu'elle ignore ;
Elle envoie à la mer qui gronde, au bois sonore,
A la nuée, aux fleurs, aux nids, au firmament, 
A l'immense nature un doux gazouillement.

Victor Hugo - L'Art d'être grand-père.

Fawzi

 


Janis Joplin

Mon chum n'est pas un intellectuel. Et si j'en suis une, "j'fais dure" comme dirait ma mère. Mais mon chum n'est pas, non plus, un "couch potato" (1) . Je le vois souvent, oui, devant la télé, à regarder, avec une certaine passion un match important (pour les "séries" ?) entre les je-ne-sais-plus-qui de je-ne-sais-plus-où contre les je-ne-m'en-souviens-encore-moins de c'est-pas-dans-les-environs sauf qu'il me semble plus heureux quand, au chalet de ses parents, il coupe du bois, sort les chaloupes de l'eau, marche jusqu'au village ou qu'il joue au badmington avec ses neveux.

En ville , à cause du merveilleux climat que nous avons, il a souvent l'air d'un lion en cage. Pas queston d'aller courir, de faire de la bicyclette ou tout simplement de marcher jusqu'au dépanneur, c'est risquer de se casser une jambe. Pour le lion en cage, faudrait quand même que je trouve une autre expression car je n'ai jamais vu un lion, surtout en cage ; oui, peut-être une fois, quand j'étais p'tite et que j'allais à la messe et que mon père était le bon dieu, quand, un jour, on m'a amenée dans un grand amphithéatre voir le cirque de je-ne-sais-plus-qui. Y'avait un bonhomme avec un drôle de costume et un grand chapeau  avec des centaines (cinq ou six) de bêtes fauves autour de lui, mais pas plus.- Si je suis déjà allé dans un zoo ? Non. - Paul m'a dit qu'il en avait visité plusieurs : à Londres, Paris, New York et peut-être même Granby (sauf qu'il ne s'en souvenait pas), mais définitivement pas à Saint-Félicien.

Jeff m'en a mentionné un autre où, qu'il m'a dit, les singes avaient bien amusé ses enfants mais détruits la peinture de son auto...

Paul ! j'ai vérifié et c'est vrai : il est capable, à son âge, d'entendre le bruit de deux doigts qui se frottent ensemble à un pied (2) de ses deux oreilles. Certainement pas le cas du punk que j'ai vu dans le métro l'autre jour, avec son i-pad, i-phone ou i-autre-chose dont je pouvais entendre ls "boum, boum, boum" du rap qu'il écoutait à au moins trois pieds (3) de distance.

Mes oreilles ? On dit qu'elles sont jolies.

Janis Joplin ? A bien fait de se laisser pouser les cheveux. Paraît qu'elle n'en avait pas d'aussi belles.

George

(1) "Télézard" !

(2) 30 centimètres.

(3) Un mètre.



De la Floride à Vieuxtemps
(en passant par... Amazon, le Cannon, Lady Blunt et Guarneri)

Note : le "à Vieuxtemps" n'est pas une erreur de frappe, comme vous pourrez le constater à la lecture de ce qui suit.

Je me flatte d'avoir été un des signataires de l'éditorial du mois dernier où, conjointement, cinq des chroniqueurs du Castor™ ont expliqué pourquoi ils ne tenaient pas précisément à s'occuper de "faits divers". Or, justement, cette semaine, je voulais justement vous parler de "faits divers" et les effets qu'ils avaient sur les "vraies nouvelles". En commençant par la Floride.

Ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas la Floride et, en particulier l'odeur insupportable de son atmosphère (celle de bois pourissant dans les marécages qui constituent 90% de sa superficie).

Note : le vert dans la photo qui suit n'est pas factice.


"Florida, the Sunshine State"

Mais ce que je déteste par dessus tout, c'est son côté "pseudo-paradis" qui attire, chaque année, des vieillards en puissance, convaincus de retrouver, entre deux ou trois ouragans et des hivers nuageux, l'été qui est disparu des pays nordiques ou, pire encore, l'univers merveilleux de leurs petits enfants. - Quiconque est passé par les aéroports de Miami ou de Fort Lauderdale me donnera raison : le nombre de fauteuils roulants et de poussettes qu'on y voit ne laissent qu'un seul souvenir : celui d'une anti-chambre de la mort. - Et si vous ne me croyez pas, allez-y faire un tour après le passage d'une "tempête tropicale"...

Par dessus tout ? NON ! Il y a aussi ce que j'appelle "un désert culturel". - On vend le "Journal de Montréal" à Hollywood et, le soir, les yeux sont rivés sur CNN dont les nouvelles biaisées ont fait l'objet de documentaires sans nombre. - Faut faire des "miles" (sur de géantes autoroutes) pour trouver dans un "mega-shopping-center" un libraire dont le grand comptoir est consacré aux "best-sellers" du moment. et les deuxièmes et troisièmes contiennent de vrais documentaires sur la Bible, et des seconds et troisièmes livres des grands auteurs américains...

Sauf qu'il y a maintenant Amazon !

Amazon, chez qui on peut commander les enregistrements légendaires d'Arthur Grumiaux (ceux de 1953 à 1962) réédités en 5 CDs chez Philips (No. 0289 1042) et les Méditations de Thaïs de Massenet avec Fritz Kreisler au violon, enregistré en 1928 dans les studios RCA de la ville de Camdem, au New Jersey, avec Carl Lamson au piano (RCA - CVE-8944, repris, aujourd'hui chez Sony), le tout livré par Purolator en moins de trois jours.

Le problème sera de trouver un voisin avec qui partager ces bonheurs. Mais puisque nous en sommes à deux grands violonistes, aucune raison, n'est-ce pas, de ne pas s'en procurer un. Surtout que la dernière fois que j'ai vérifié, ils étaient en solde. Toujours chez Amazon. On pouvait, par exemples, se procurer, entre autres :

Un Stardivarius Antonius pour 12.239 $ (au lieu de : 18.000 $)

Un Stradivarius Hochstein à 16.519 $ (au lieu de 24,300 $)

Un Guarnerius del Gesu à 20,399 $ (qu lieu de : 30.000 $)

Livraison comprise, il va sans dire.

À noter qu'en commandant les trois, on peut faire une économie de 32 % (23.143 $) ; trois pour le prix de deux !

Oui, je sais, ce sont des copies, mais qui a les moyens, aujourd'hui de se payer :

Le Cannon évalué à 10.000.000 $

Le Lady Blunt évalué à 15.900.000 $

Ou le Guarnini del Gesu dit "de Vieuxtemps" : 16.000.000 $

Dont le dernier propriétaire l'a prêté "à vie" à la violoniste américaine Anne Akiko Meyers, mais qui a failli disparaître au XIXe siècle quand son propriétaire du temps manifesta le désir d'être enterré avec lui. Excentrique, ce propriétire ? Pas du tout. Un des plus grands violonistes de son époque. Son nom ? Henri Vieutemps.

Non seulement un grand violoniste, mais également un grand compositeur. De l'opinion même d'Hector Berlioz : « S’il n’était pas un si grand virtuose, on l’acclamerait comme un grand compositeur. »

Né à Verviers (Belgique) en 1820, il fit d'innombrables tournées en Europe, aux États-Unis, en Russie où, de 1846 à 1952, il fut soliste à la cour de St-Petersburgh, puis finalement professeur au Conservatoire de Bruxelles avant d''être partiellement paralysé, ce qui mit fin à sa carrière au cours de laquelle il composa de nombreuses pièces dites "de bravoure" pour son instrument, un exceptionel Guarnini de 1741, mais également cinq concerti, plusieurs ballades, caprices, polonaises, etc.

Son oeuvre est aujourd'hui oubliée à l'exception de quelques compositions quoique ses concertis font régulièrement partie de programmes un peu partout dans le monde.

Son quatrième et son cinquième sont parmi les premiers à s'être éloignés de la forme classique (quatre mouvements au lieu de trois ou en un seul, mais avec le choix entre deux cadences, etc.)

J'ai choisi, pour illustrer son côté disons "romantique" le premier mouvement d'une "Fantasia appasionata" - opus 35, avec Misha Keylin au violon et l'orchestre symphonique de la Slovakie sous la direction d'Andrew Mogrelia. (Disque NAXOS, no. 8.570974).

Cliquez sur la note :

Quant à son célèbre violon, voici le thème "L'hiver" des Quatre Saisons de Vivaldi joué par la violoniste précité à qui il a été confié. Je n'en garanti pas la qualité ou si l'enregistrement qui suit est fidèle à ce qu'on pourrait entendre en concert, mais on saura noter au passage la tessiture presqu'un violoncelle sur la corde sol, vers la fin.

Cliquez sur la note :

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.


      Book Review - Lectures

How can we be, at times, so unreasonable ?

Or is it optimistic ? Greedy ? I don't know really. I'm talking about books, of course. The ones I'm reading right now :

Thomas Pynchon's "Mason & Dixon" (hey : I hope you didn't think I was to read a 800 page Pynchon novel in a week, or did you ? If I had, I could have read James Joyce "Ulysses" in 2 days, Proust in 3 and "Les mémoires de Saint-Simon" in 4...) ; a 650 page biography of Thomas Paine (John Keane) ; a 600 page of "Selected non-fictions" by Jorge Luis Borges (edited by Eliot Weinberger) ; and assorted shorter works that I might eventually, in a near future, if need be, most likely or as soon as I have the time and the inclination, finish. - And please don't ask me what's on my tablet...

No kidding :

Problem is I'm stubborn, incorrigible, intractable, execrable and other "able's", but, most of all, too proud to admit that I've taken a bite too large to chew. So, like an idiot, I'll spend evenings, and evenings, and half-nights and more half-nights, wearing down my bi-focals going through all of the above plus some other stuff that'll come in before I'm actually through, like Musset's complete poems which I'm expecting any day and - I nearly forgot - the "Mauriac par lui-même" which someone gave me last week.

That is... if I'm not too disturbed by work, soirées to which I have to go and the usual weddings, funerals, Bar Mitzvah (Mitzvahs or mitzvot, I never remember) and go-away (please go away !) parties. - Which reminds me : I have a wife and kids...

Seriously though, I'll probably speed-read the Paine. I'm not interested knowing what sort of socks he wore, nor what he had for breakfast when he was in jail. I just want to have a general idea on the life he lived. - The Borges is easy. The selections Weinberger made are short - two, three pages long - and present no difficulties. I already went through half of them. - The Pynchon is an entirely different thing. In a way, the story it tells, its storyline, is relatively unimportant, it's the way it is all put together, the way it is told, manipulated, organized. Pynchon is somebody one reads word by word, sentence per sentence, like "Finnegans Wake" to the order of two or three (sic). The more I'm into it, the more I think it'll take me a year to finish. And why not ? During that year I'll go though easier stuff, like Wittgenstein... !

(By the way, I've just finished "The End of Faith" by Sam Harris and "The Greatest Show on Earth" by Richard Dawkins. Five stars to both.)

So when do I find time to write ?

Paul has a good story on this :

Years ago, he wrote a book on Computer Insurance, at the time when Micro-Computing was invading offices. - One day, during a meeting a specific question was raised on a sub-paragraph of an Insurance Policy on which he had made a comment in his book. He took it out of his briefcase, flipped a couple of pages and answered what he had written. - One of the fellows on the panel asked him, jokingly : "When do you find time to read ?" He answered : "What ? This book ? Oh, that one I didn't read : I wrote it."

Said afterwards that he had been waiting all his life to say that...

I would.

Copernique

***

Dans la continuité de notre éditorial du mois dernier
( Vous vous souvenez de ce que nous disions des "faits divers" ? - Non ? - Alors relire en cliquant ICI.)

Voici quelques titres d'articles parus dans Le Figaro du 11 février dernier :

  • Déchéance : François Hollande franchit le premier obstacle
  • La déchéance passe l'Assemblée mais le Sénat l'attend
  • L'exécutif gagne la première manche et veut croire à la convocation du Congrès
  • Emmanuel Macron défie Manuel Valls et prend la décision avec la déchéance de nationalité
  • Guillaume Bals verrait bien Aubry ou Taubira
  • Un bilan entre lumière "climatique" et ombre syrienne
  • Israël : l'aggiornamento des travaillistes
  • Le procès de Jérôme Cahuzac suspendu jusqu'au 5 septembre
  • Chrétiens d'Orient : plainte contre les dijhadistes français
  • Nihiliste, réac et frivole
  • Une inspection du travail pléthorique
  • La patronne de la Fed tente de rassurer les marchés
  • La DGA veut recruter pour l'export
  • Drivy et Captain Train s'attaquent au marché professionnel
  • Pour être acceptés par les utilisateurs, les messages doivent rentret dans une logique de service (sous-titre de : "Les formats gagnants de la publicité sur mobile")

Est-ce que l'on peut souligner que, en dehors de la France (et sans doute même de Paris), ces titres ne veulent absolument rien dire ?

Mais ne vous en faites pas, chers cousins car voici des titres d'articles parus dans La Presse, le plus grand quotidien français d'Amérique, en date du 27 février dernier :

  • Rosa Ambrose : "Nous sommes en 2016 !"
  • Carey Price enfile l'équipement
  • Djemila Benhabib blâmée pour plagiat
  • "Matricule 728" doit compraître pour deux autres incidents
  • Procès de Mike Ward : "Le Québec deviendra une terre sans comédie"
  • Une partie du DIX/) sera démoli
  • Projet carré Saint-Laurent : un traitement de faveur à Angus ?
  • Chris Christie soutient Donal Trump
  • La "6e extinction" est-elle réelle ?
  • Greg Pateryn aura l'occasion de se faire valoir
  • Karl Tremblay ouvre sa boîte de jeux vidéo
  • Mobilisation régionale contre le vin chilien sur la Grande Boucle 2016
  • L'Islande suspend la pêche au rorqual commun
  • Ça bouge dans le Nord, dit Pierre Arcand
  • Mark Zuckerberg se vante de pouvoir changer une couche en 20 secondes

Ne vous en faites pas : c'est du pareil au même dans les journaux américains. Ainsi, dans le New York Times du 28 février, on annonçai, à 87 ans, le décès d'Elias Demetracopoulos. Mais si, vous vous souvenez de lui : il fut le journaliste qui a fait le lien entre la junte grecque et la campagne à la présidence américaine de feu Richard Nixon, le seul et unique président américain qui fut forcé de démissioner. Faut dire que si vous avez moins de 30 ans...

Simon Popp


Le courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

Mme Horatio Jimenez Bloomberg dite "Dupont- Causapscal, Matapédia, Québec

0 +1 -1 +1 -1 +1 -1... = 1/2.

Mme Réaltine Béland - Verdun, Québec

Dans les restaurants dont l'affiche se lit "Petits déjeuners en tout temps", vous pouvez toujours commander, dans certains quartiers de Montréal, des oeufs brouillés Renaissance ou À la Périclès.

M. Charles-François-Bienvenu Myriel - Digne-les-Bains, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France.

Oui, cette dame a intenté des poursuites contre le corps policier de *** lorsqu'elle reçut le compte-rendu du décès de son mari où, à la cause du décès avait été inscrite comme étant "autopsie".

Mme H - Thetford, Norfolk, UK.

Selon les expériences que nous avons effectuées dans nos laboratoires, les gens derrière les miroirs sont ignorants du fait qu'ils n'existent pas. Ce qui n'explique pas leur phénoménal talent de mime.

Mme H - Hillsborough (Carriacou), Grenade.

Le parfait somnifère ? Les voyages virtuels en train dont les prises de vue sont clles de la cabine du conducteur. - Tapez "Cab Ride Train" ou "Train Ride" dans YouTube. Certains comme le Cabride-Trail à Nelson, en Colombie Britannique durent jusqu'à plus de trois heures, d'autres, de Norvège ou de Suède, durent jusqu'à neuf heures (!). - Nous vous suggérons, en particulier le Zurich-Genève (deux heures et demie).

Mme Alessandra - Roswell, New Mexico, USA

Il est préférable d'avoir en sa cuisine du café instantané. On le prépare, le matin, pour se donner suffisamment d'énergie pour faire du vrai café

M. Josh Timonen - Barraute, Abitibi, Québec

Le "Syllabus" (1) de 1864 du pape Pie IX (2) a dénoncé et condamné 80 propositions rassemblées en 10 sections :

  1. Le panthéisme, le naturalisme et le rationalisme absolu
  2. Le rationalisme modéré
  3. L'indifférentisme et le latitudinarisme (3)
  4. Le socialisme, le communisme, les sociétés secrètes, les sociétés bibliques et les sociétés clérico-libérales
  5. Les erreurs relatives à l’Église et à ses droits
  6. Les erreurs relatives à la société civile considérée soit en elle-même soit dans ses rapports avec l’Église
  7. Les erreurs concernant la morale naturelle et chrétienne
  8. Les erreurs concernant le mariage chrétien
  9. Les erreurs sur le principat civil du pontife romain
  10. Les erreurs qui se rapportent au libéralisme moderne.

Une simple mise au point.

Notes :

(1) Un syllabus (du latin "sommaire") est un recueil destiné à rappeler les questions tranchées par l’autorité papale.
(2) Né Giovanni Maria Mastai Ferretti (1792-1878), il a été pape sous le nom de Pie IX  de 1846 jusqu'à sa mort. - On lui doit, entre autres, le dogme de l'Immaculée Conception et le nom d'un boulevard à l'ouest du Jardin botanique de Montréal.
(3) L
iberté à chacun de choisir la religion qui lui plaît.

Monseigneur Lawrence Cherrycoke - Colorado Springs, Colorado, USA

Selon Madame Ignacia Aphérèse de L'Institut de Pointe-aux-Trembles (1), l'expression "s'tie", parfois écrite, grâce à un journaliste, aujourd'hui à la retraite, "etsie", n'est ni un nom, ni un adverbe, ni un juron, mais une signe de ponctuation verbale, unique en son genre dans la française langue. Il peut, dans une phrase être inséré au début, au milieu ou à la fin. Ainsi, il est loisible de dire : "S'tie, qu'a m'énarve avec son chapeau.", "Ousse qu'y s'en va s'tie avec son traineau ?", "C'est comme ça parce que c'est comme ça s'tie." - À ne pas confondre avec le mot "hostie" souvent utilisé hors contexte.

(1) à Consulter : sa biographie et son essai sur la ponctuation.

Mme Greta-Ann Kwapinskaya - Wolverhampton, UK

Désolé de vous décevoir mais il n'existe aucune trace archéologique de l'Exode ou de Moïse et que des possibilités - nous disons bien : possibilités - de l'existence d'un certain Jésus. Quant à Jéricho, on a retrouvé des ruines d'une ville détruite, probablement par un séisme, sauf que cette destruction datait de quelques siècles avant Josué.

M. Bart C. Erhman - Kampala, Ouganda

"La science n'est pas une branche de la connaissance, mais une méthode de recherche basée sur le fait qu'elle est ouverte à toutes discussions rationnelles. Tous les faits qu'on y retrouve sont susceptibles d'être revus et contredits par ceux qui la pratiquent en ce sens que aucun homme de science peut se considérer comme une autorité absolue dans son domaine. Ses principes généraux sont : l'honnêteté, la transparence et le fait que chacune de ses avancées doit être expliquée et prouvable. Y sont bannis les mythes, les réponses sans fondement de même que les dogmes." (Lawrence Krauss)

M. Douglas Luceno - Vientiane, Laos

Henry James est décédé le 28 février 1916, à Londres. Il y a cent ans et quelques jours.

M. James Adams - Repentigny, Québec

42.

M. Robert A. Wodehouse - Toronto (banlieue), Ontario

¡ Vivo Dios, que me espanta este grandeza !

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

 


Cecilia Payne-Gaposchkin
(1900-1979)

Astronome anglo-américaine, elle a été la première femme nommée chef du département d'astronomie de Harvard en 1956. Elle est notamment connue pour avoir été, en 1925, une des premières astronomes à envisager que les étoiles étaient composées majoritairement d’hydrogène, à l'encontre du consensus scientifique de l'époque.

(Photo et texte en provenance de Wikipédia)


c

Sur Pâques et la résurrection du Christ :
(Quelques précisions)

Selon saint Marc, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé trouvèrent la pierre devant le tombeau du Christ roulée et furent accueillies par un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, qui leur dit : "Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié  : il est ressucité, il n'est pas ici." (Chap. 26, versets 1 à 10).

- Trois femmes, la pierre devant le tombeau déplacée et un jeune homme.

...

Selon saint Matthieu, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre : l'Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige.À sa vue, les gardes tresaillirent d'effroi et devinrent comme mort Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes : "Ne craignez point, vous ; je sais bien que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressusscité comme il l'avait dit." (Chap. 28, versets 1 à 5).

- Deux femmes, des gardiens, un ange, un tremblement de terre et la pierre qui se déplace.

***

Selon saint Luc, [un certain nombre de] femmes [venues de Galilée avec lui] se rendirent à la tombe. Elles trouvèrent la pierre roulée, mais étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Elles ne savaient qu'en penser, quand deux hommes leur aparurent en habits éblouissants qui leur dirent : "Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est pas ici ; il est ressusscité." Chap. 24, versets 1 à 6).

- Un certain nombre de femmes, la pierre déjà déplacée, deux hommes en habits éblouissantes.

Selon saint Jean, Marie se tenait près du tombeau et sanglotait. Tout en sanglotant, elle se penche sur le tombeau et voit deux anges , vêtus de blanc, assis là où reposait le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds. Ils lui dirent : "Femme, pourquoi pleures-tu ?" - "On a enlevé mon Seigneur, leur répond-elle, et je ne sais pas où on l'a mis." En disant cela, elle se retourne et voit Jésus qui se tenait là, mais sans savoir que c'était lui. Jésus lui dit : "Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?" Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : "Seigneur, si c'est toi qui l'a emporté, dis-moi où tu l'as mis et j'irai le prendre." Jésus lui dit : "Marie !" Elle le reconnut. (Chap. 20, versets 11 à 14).

- Marie, deux anges à l'intérieur du tombeau et Jésus lui-même.

***

Et autres détails :

"Cent mille ans. - C'est suffisant pour ce que j'ai à dire. - Cent mille ans que l'espèce humaine existe. Et, au cours de cette période, pendant quatre-vingt-dix-sept, quatre-vingt-dix-huit mille ans, des hommes sont nés, sont morts, certains avant même de venir au monde ; de dysentrie, de maux de dent, de fièvres et sans jamais dépasser une vingtaine d'années, avec tout autour : des séismes, des éruptions volcaniques, des inondations dont ils ne comprennaient pas la ou les causes ; au beau milieu de guerres, de kidnappings, de viols, d'esclavagisme... jusqu'à, petit à petit, ils apprennent à domestiquer des animaux, faire de la bière (une véritable trouvaille, à mon avis), à séparer différentes sortes de céréale. Et tout cela danss l'ignorance la plus totale et surtout la peur.

"Et pendant tout ce temps, si vous êtes croyant et monothéiste, un certain Créateur, les bras croisés, regarde et se dit : "Tiens, ils viennent de découvrir ceci ou cela", "Curieux : on dirait que la cruauté est de plus en plus populaire" ou encore : "Ah bon, une civilisation qui vient de disparaître." Et puis, quelques millénaires s'étant déroulés, Il en vient à se dire qu'il était grand temps qu'IL intervienne.

"Pas en Chine où les gens savent lire et écrire, ni dans la vallée de l'Indus où, manifestement, le progrès par rapport au reste du monde est évident, mais dans une partie du monde où se trouve la tribu la plus ignorante, la plus supertitieuse, la moins éduquée, là où ne se trouve que de la roche et de la pierre, dans l'unique section du moyen-Orient où il n'y a pas de pétrole...

"Et si vous n'êtes pas monothéiste, songez que plusieurs interventions du genre ont eu lieu dans la même région...

(Chistopher Hitchens - God's Plan)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

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Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

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