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  Volume XXVI, n° 4

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois
Le lundi 7 décembre 2015  

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™, tel que cité ci-dessus, paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

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Pour l'édition qui précède la présente, cliquez ICI.

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Décembre !

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Le personnel de l'Université de Napierville tient à vous rappeler que le 25 décembre prochain, le Professeur Marshall et notre bien-aimé Herméningilde Pérec célébreront leur quatre-vingt-deuxième anniversaire et que, le même jour, sera également l'anniversaire de naissance d'un être qui, par son intelligence, son discernement, ses pensées, sa clairvoyance, sa lucidité, son jugement, sa perspicacité et son ouverture d'esprit, aura bouleversé notre vision du monde et ainsi bouleversé notre conception de l'univers jusqu'à la fin des temps :

Isaac Newton, né le 25 décembre 1642.

***

Par ailleurs, la masse si fine et si intelligente de nos lecteurs pourra noter avec la courante édition du Castor™ que son format a été légèrement modifié. Cette transformation avait pour but de rendre plus conviviale sa lecture à ceux qui nous captent sur leurs tablettes ou téléphones intelligents même si le tabloïd gabarit que nous avons adopté au départ se prête assez mal à ces nouveau gadgets.

"Mais cela ne paraît presque pas !", direz-vous. En effet, si vous continuez à nous lire sur vos ordinateurs, de table ou portables, vous aurez parfaitement raison car le tout a été effectué au niveau du codage.

Mais à quel prix !

De nombreuses heures, réparties sur plusieurs jours ; c'est ce qu'il nous a fallu pour retracer et modifier quelques lignes de code - correction : plusieurs lignes de code. - Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas des informaticiens.

Plusieurs fois, nous nous sommes sentis - référence qui nous a été fourni par Copernique - tel Oscar Wilde à qui, un soir, on faisait remarquer qu'il avait l'air fatigué. "Je vous crois, avait-il répondu. J'ai passé tout l'avant-midi à mettre une virgule dans un poème et tout l'après-midi à l'enlever..."

Mais voilà, c'est fait, et pour citer notre estimé chroniqueur, Simon Popp, nous aimerions ajouter : "Quand on n'est pas intelligent et désorganisé..."


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Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.



 Ouais...

J'avais deux chroniques pour cette édition du Castor™ : l'une sur la française langue, l'autre sur le fait qu'on ne peut jamais me dire quoi que ce soit.  - La direction saura quoi en faire ; les remettra en janvier, février ou au plus tard (elles n'avaient rien de ponctuel - dans le sens de "en rapport avec une certaine période de temps précise"), plus tard... ou leur inévitable impact sur l'édification de la jeunesse pourra être utile.

Ce qui m'a fait changer d'idée, c'est qu'une des  fascinantes créatures qui font partie de mon existence, la deuxième en peu de temps, m'a annoncé, il y a deux jours (plusieurs quand vous lirez ceci), qu'elle vennait de donner sa démission et que, même si je la voyais rarement à cause de ses horaires de folles, je ne pourrai plus la revoir derrière le bar que je fréquente depuis cinq, six ou sept ans.

Cela fait qu'il n'y a plus de possibilité que je la revoie, en uniforme ou, à la fin de son quart, en civil, servir, accueillir, aider ses collègues et même me dire, en catimini : "Mais qu'est-ce que je fais dans un établissement semblable ?"

Belle, superbe femme. Le genre qu'il m'aurait fallu il y a trente, quarante ans même, mais que je n'aurais jamais pu approcher, même si, moi aussi, à l'époque, j'étais beau et superbe.

Fascinante à tous les points de vue. D'une déborante énergie. Intéressée par tout et, de surcroît, sans feinte (du moins apparente). De quoi se demander ce qui peut arriver dans la vie à des créatures semblables pour qui n'existent pas d'équivalents, mâles ou femelles, susceptibles d'être leurs égales et qui, de ce fait, passent inaperçues, sauf à des vieux, comme moi, qui les voient dans toute leur splendeur.

Suis-je sorti avec elle ? Oui, un soir... où elle est arrivée, les cheveux dénoués à me couper le souffle. J'ai - j'en suis certain - dû bégayer toute la soirée et lui dire, comme un con, à quel point j'étais inintelligent et inoffensif.

Et puis rien.

Oh, par la suite - et je me suis demandé pourquoi elle avait accepté de dîner, un soir, avec moi -, j'ai vu qu'elle ne m'en voulait pas parce qu'elle s'assurait, à chaque fois que je la revoyais, que j'étais bien servi, que j'étais à mon endroit habituel et que je n'étais pas malheureux.

Sportive ? Oui. - Tatouée ? Oui. Très même. - Combien de fois j'ai epensé au "Chandernagor" de Guy Béart... - Évasive ? Ça aussi. - Cultivée ? Je ne sais pas. - Riche ? Pour ça, définitivement non. - Honnête ? Je n'en ai jamais douté une seconde. - Aimable ? Oui, sauf que je demeure convaincu qu'on l'a toujours aimée pour ce qu'elle n'est pas. - Vous voyez le genre ? Une personne pour qui le corps, le physique, l'image projetée ne réflètent pas l'intérieur.

Dans mon pays, on appelle ça une malédiction.

Je sais trop ce que c'est.

Ne me reste plus qu'à l'oublier et oublier celle avant, celle dont je vous ai déjà parlé. À mi-mots. Celle dont je disais qu'elle avait été la plus belle invention depuis le pain tranché.

Combien de messages je lui ai envoyés pour lui dire qu'elle me manquait ! - Et auquels ele n'a jamais répondu...

L'histoire de ma vie.

Et l'on ose me demander, parfois, pourquoi je suis si cynique.

Et l'autre, et l'autre avant, et l'autre avant celle-là. Tous comptes faits, m'en reste une. Mais de celle-là, à sa demande, vous n'entendrez jamais parler.

De quoi se demander (Schopenhauer) si les rides ne sont pas une conséquence de multiples désappointements (*).

Simon

P.-S. : Une quatrième aussi. Qui m'a dit : "Quand t'aime, t'aime !" - Hélas oui. - Sauf qu'on ne m'a pas enseigné comment.

(*) Pas un anglicisme, je vous assure. - Voir Voltaire.

***

    Note de l'éditeur :

Sur les deux chroniques rédigées par Monsieur Popp et mentionnées dans celle qui précède, nous en avons retenu une pour cette édition du Castor™ :

***

Bardasser, chialeux, écrapoutir, s'évacher, gruau et pinotte

Ceux qui nous lisent savent que Le Castor™ ne tient pas à ce que la française langue demeure figée dans une série de règles imposées par des gens qui ont élevé la linguistique au niveau d'une sacro-sainte religion, avec des dogmes et des commandements, mais qui, pour en indiquer la souplesse, ont accepté, quoique du bout des doigts, qu'on y insère quelques expressions familières stipulant qu'eslles sont "peu utilisées", c'est-à-dire "dans notre monde d'académiciens".

Nous sommes, par rapport à cette vision, ni sceptique, ni athée, mais bel et bien convaincus qu'une langue doit évoluer, comme la shakespearienne, et surtout être laissée à ceux qui l'utilisent et, en ce sens, nous considérons que les dictionnaires et les grammaires ne doivent pas être constitués d'un ramassis de prescriptions émanant d'une autorité quelconque (voir la note que j'ai fait parvenir à Copernique), mais être essentiellement composés d'une suite de remarques sur la façon dont les gens parlent et écrivent, quitte à classer certains mots ou expressions selon leur origines géographiques.

Ce que, soit dit en passant, Le bon usage (Grevisse) s'efforce de faire depuis bientôt quatre-vingts ans. Lisez-en l'Avant propos, de grâce, avant de citer une de ses règles et dire : "Tiens, voilà une faute de français !" - Ce ne sont pas des règles que Grevisse avance et ses responsables s'en seraient voulu de dire que leurs observations et recherches en sont.

L'exemple, à ce propos, celle qui nous vient régulièrement en tête, est celui des fameux "bancs de neige" qu'on m'a dit je-ne-sais-combien-de-fois être un anglicisme (un calque de l'anglais "snow bank" alors que, recherches effectuées, j'ai appris qu'on en avait retrouvé la trace dans : 1) de nombreux textes de ce qui allait devenir le Canada bien avant la conquête et 2) d'anciens parlers du nord de la France, en cette France où l'expression "banc de sable" est tout-à-fait courante.

Un deuxième exemple ? Le mot "asteure", qui signifie "à cette heure" ou "maintenant". Vous le retrouverez chez Montaigne, écrit différemment : "asture". - Montaigne... vous devez le connaître pour son "peu ou prou", "d'ores et déjà" ou "voire mesmes"... ce qui fait dire à ma voisine de palier, à ses patrons français, qu'elle ne fait pas des fautes en parlant "québécois", elle ne fait qu'utiliser la langue pure de leurs ancêtres.

Mon expression favorite ? - "L'affaire dont à laquelle nous parlions de, hier." - Rares sont ceux qui ne sursautent pas quand ils l'entendent.

Personnellement, je me fais également un plaisir de citer les "fautes" de Céline, Queneau et Rabelais le plus souvent possible. De Corneille également, Corneille qui, l'on sait, est illisible dans le texte depuis fort longtemps.

Je laisse aux amateurs de Scrabble et aux sine-qua-non-ceux le plaisir de couper leurs cheveux en quatre, opération, d'après les frères A. et S. Konmadit, très délicate d'après la quatrième définition du mot "opération" qui se lit :

"Intervention chirurgicale pratiquée sur l'organisme vivant dans un but thérapeutique, préventif, esthétique ou expérimental."

Que les puristes aillent se faire voir car les mots qui font partie du titre de cette chronique viennent récemment d'être acceptés par le Petit et le Grand Robert qui, répétons-le pour les mal-entendants, sont des dictionnaires descriptifs. Y'était temps, non ? Ça faisait, pour ma part, plus de cinquante ans que je les entendais et que je patientais ; mais même à ça, y m'est jamais v'nu à l'idée de grimper d'i'n rideaux.

D'ailleurs, puisque nous en sommes là :

J'en ai d'autres à proposer à leurs rédacteurs pour leur prochaine édition.

Attachez ben vos tuques :

"Tiguidou" (comme dans "c'est tiguidou"), "quétaine", "vargeux" ("pas vargeux, ton affaire"), "patenteux" (et même "patente" comme dans "patente à gosse"), "cossins" (mot pluriel, invariable), "barniques" (viennent en paires), "pantoute", "chambreur", "matcher" (verbe pronominal réfléchi qui découle du fait qu'on "s'accote"), [se faire] "slaquer" (ou "clairer"), "taupin", "tawain", "boqué", "baveux", "moron", "gnochon", "tarla", "trâlée" (d'enfants), "motton", "écornifler", "bidoux", "gugusses", "willing", "évaché"...

Sans compter les expressions :

"Attache ta tuque avec d'la broche" (cité partiellement ci-dessus), "un char et une barge", "une brique 'pis un fanal", "un bras 'pis une jambe" (ça coûte un...), "Où est-ce qu'a s'en va avec son traîneau ?", "r'virer sul'top", "cogner des clous", "cassé comme un clou" (jamais vu le rapport entre ces deux clous, mais c'est comme ça) , "boss des bécosses", "un gars ben d'adon", "fucker le chien", "niaiser avec la puck", [être] "en beau maudit" (i.e. : "en hastie", ou "en beau tabarnak"), "à côté d'la track", "gras dur", "être gorlot" (ou "saoul comme une botte"), "parti pour la gloire", "être sur le BS", "flasher à droite et tourner à gauche", "haleine à empeser des collets de chemises"...

Mais seront toujours durs de comprenure ceux qui qui risent jaune quand ils entendent des mots comme "shoeclaque" ou "étobus" et qui montent sur leurs grands chevaux pour dénoncer, dans de savantes tirades, la parlure du "petit peuple" dont ils sont si souvent issus... quoique c'est toujours pissant de voir un Académicien pogner les nerfs ou péter une fiouse.

Un conseil quand même : vaut mieux tenir ça mort quand même, car dire des choses de même, c'est comme fesser dans l'dash quand tout est jammé.

Et ce serait de la pure négligeance de ma part que de ne pas souligner que ceux qui parlent bien sont souvent incompris.

Simon

P.-S. : Comme l'écrivait Noah Webster : "Le but d'un dictionnaire ou d'une grammaire est de séparer les utilisations locales ou partielles [mots et expressions] des utlisations plus courantes."


Urbanisme :

           

Rue St-Norbert, Montréal

Avant                                                Pendant                                             Après




Notre mission

D'incessant et persistant messages - sans vouloir insinuer qu'ils sont nombreux et multiples - parviennent depuis quelque temps à nos habituées oreilles nous demandant si nous sommes toujours animés de la Foi du fondateur de l'Université de Napierville, le Grand Marshall, celui qui est à l'origine de l'organe que vous tenez en vos mains, chers lecteurs.

Comment en douter ?

Les principes de base de l'enseignement diffusé par l'organisme qui est à notre origine et dont, en toute modestie, nous essayons d'être l'âme, nous animent toujours.

L'Université de Napierville se veut :

- être un rempart contre tous ceux qui basent leur croyance sur des textes rédigés il y a plus de deux mille ans par des êtres de l'âge de bronze qui croyaient que la terre était plate et qu'elle était au centre de l'univers

- que son autorité découle du fait que son principal dirigeant est infaillible

- que les écrits de ses ermites pouvaient prédire l'avenir

- qu'il était normal, qu'à une certaine époque, on puisse sacrifier son fils pour une question de sécheresse ou de mauvaises récoltes

- que les témoins, ayant vécu sept ou huit décennies après les faits, se soient manifestés pour décrire avec beaucoup de contradictions une réalité discutable concernant le fils d'un Dieu unique

- que des femmes ne puissent se joindre à un mouvement quelconque

- que ses représenants sur terre soient asexués

- et qui se disent qu'étant donné la crédulité de ses adeptes...

Aussi, demeure-t-elle dans l'Unique, la Sainte, l'Apostalique et Catholique Église, celle de Rome.

 Herméninglide Pérec

P.S. : Le Révérend Chasuble... est peut-être un membre de l'Église Pentateutique de la Septième Venue du Christ, mais il est si près de la vraie Vérité que cela est fait un catholique de l'Église romaine.




 Science, authority and fried-egg sandwiches

We were having a drink a couple of weeks ago, Simon, Jeff, Paul and myself, when, for some odd reason, the conversation drifted towards the heliocentric model of the solar system (Bear with me. This won't be long !).

I mean THE heliocentric model : the one originally thought of about two and a half thousand years ago but :

- Re-introduced by Nicaulos Copernicus (1473-1543)
- Looked into by Tycho Brahe (1546-1601)
- Revised by Johannes Kepler (1571-1630)
- Confirmed by Galileo (1564-1642)
- Explained by Newton (1642-1727)
- Totally reconfigured by Einstein (1879-1955)

...whose theories have since been refined by the likes of  :

- Karl Schwarzschild (1873-1916)
- Max Planck (1858-1947)
- David Finkelstein (1929-...)
- Steven Hawkins (1942-... )

... and being, again, revised by :

- Lawrence Krauss (1954- ...)

When... Jeff said : "Excuse me but... do we have any idea what we're talking about ?"

Of course we didn't. Well, relatively. And nobody was impolite to the point of bringing the Presocratics into the conversation.

The thing is that, when it comes to cosmology, or any science, everything is opened to discussions. There are no absolute authorities in science. In a classroom, the information handed out by the most eminent astrophysician can be challenged by his dummest student who might prove him wrong. In the scientific vernacular, this sort of thing is called "review by your peers", not "approved by some distant authority made up of elders who think they know everything".

By the way, the word authority (derived from the Latin word auctoritas) did not exist in English until William the Conquerer landed in 1066. - Oh, there might have been a few monks, here and there, in the then realm of Harold, monks who claimed to have a certain auctoritas but everythimg they knew was old, boring, tedius and generally wrong ; fortunately, they mainly spoke latin which meant that nobody understood what they were talking about anyway.

Curious country, the inhabitants of this England. Except for a brief period, they have accepted to be ruled by direct descendants of the above mentioned William the Conquerer (well almost), even by a king which they fetched in Germany because he was the closest relative of their previous monarch, all the way down to the current queen. - But what can be said of rulers whose family values are based on Henry the VIII's except that the current queen (they have no such stupid rules as "la loi salique") seems to have guessed that her son was a moron and that she might as well hang in there until a less idotic grandson came along.

I, for one, will accept with a little less discussions the sayings and quotes of my elders, particularly those who have spent their lifes studying something and have proposed a few explanations, but I will not accept the usual ramblings of so-called authorities on any subject.

Particularly from men wearing robes and preaching from a pulprit, quoting passages from a 2,000 years old book.

This is a trait of my character, inherited from my father, and which I share with Simon. Simon who recently sent me the following message :

Cher Copernique,

Dans son dictionnaire, Littré, donne une trentaine d'exemples où le mot "autorité" fut utilisé par divers auteurs. En voici quelques uns à commencer par Bossuet :

"Quelque chose de plus violent se remuait dans le fond des coeurs ; c'était un dégoût secret de tout ce qui a de l'autorité."
Bossuet Voir note à la fin

Quelle plus grande autorité que celle de l'Église catholique, qui réunit en elle-même toute l'autorité des siècles passés et les anciennes traditions du genre humain jusqu'à la première origine ?

Bossuet 6e avert. 104

L'autorité ecclésiastique ayant chez elle de trop débiles fondements, elle [la réforme] a senti qu'elle ne pouvait se fixer que par l'autorité des princes ; en sorte que la religion, comme un ouvrage purement humain, n'ait plus de force que par eux, et qu'à dire vrai elle ne soit plus qu'une politique.

Bossuet Marsigli

Il faut se soumettre à l'autorité de l'Église, parce qu'elle ne peut jamais se tromper ; mais il ne faut pas se soumettre aveuglément à l'autorité des hommes, parce qu'ils peuvent toujours se tromper.

Malebranche Rech. vér. IV, 3

Nous faire plaindre l'aveuglement de ceux qui apportent la seule autorité pour preuve dans les matières physiques au lieu du raisonnement et des expériences, et nous donner de l'horreur pour la malice des autres, qui emploient le raisonnement seul dans la théologie, au lieu de l'autorité de l'Écriture et des Pères.

Pascal Fragm. d'un traité de vide.
     
Et pour ne pas être injuste :    
     

Oui, mais l'autorité du péripatétique...

Racine Les plaideurs
     

J'ai retrouvé dans mes notes une citation qu'on attribue souvent à Adolphe Thiers, mais qui ne serait vraisemblablement pas de lui quoiqu'il ne l'aurait pas niée, lui qui s'est mis à dos, avec son authorité : les bonapartistes pour son opposition à l'Empire, les monarchistes pour la fondation de la République,
et les «
républicains avancés» pour l'écrasement de la Commune. Un vrai de vrai, quoi.

"L'authorité est la force qui obtient une obéissance consentie."

Amitiés,

Simon

Note : La première citation provient des Oeuvres de Bossuet qui comprennent ses Oraisons funèbres et ses Sermons - Volume 2 (Chez Firmin Didiot Frères, Libraire [Imprimeurs de l'Institut de France], rue Jacob, Paris - 1841, page 272).

Merci Simon !

Copernique

P.-S. : And what about fried-egg sandwiches ? That's where the buck stops. - Took me thirty years to learn how make a perfect fried-egg sandwich. On that I AM an authority. - And so was a woman who lived, twenty years ago, between Metz and Nancy, when it came to those dreadfully difficult Oeufs à la neige. - And who can forget a now retired barman, who worked at the Queen E, some 15, 20 years ago and who made divine Martinis... - Come to think of it, didn't you notice lately that it's getting more and more difficult to get - and I'm not thinking in terms of "perfect" ; "correct" would be fine - sunny side up eggs anywhere. Remember years ago : you could walk into any greasy spoon restaurants, even dives, where they were magnificent...


Un tuyau...

Y'a des choses, comme ça, qu'on ne sait plus par quel bout les prendre pour les dire. Celle qui suit et qui a pour titre "Un tuyau" (1) en est une.

Les prémisses sont multiples, alors je voudrais vous en donner les sources, dès le départ :

1 - Mes parents étant morts jeune, je fus élevé par un oncle et une tante qui possédaient des meubles magnifiques.

2 - Si on m'avait "lâcher loose" dans l'existence (Dieu, ce que j'ai aimé la deuxième chronique de Simon aujourd'hui !), je serais devenu un ébéniste à temps plein.

3 - J'ai connu un bonhomme qui a demeuré - et qui probablement demeure toujours - dans un complexe résidentel très prestigieux lorsqu'il fut construit et qui recommence à être un endroit très chic : Habitat 67. - À Montréal, tout près du port et de son centre-ville.

4 - Ce bonhomme-là avait une collection de meubles à faire rêver. - Pas autant que Paul (Dubé) avec sa tapisserie des Gobelins, son buffet en chêne massif ou sa table à pieds tournés (Louis XIII) - en acajou, mais quand même...

5 - Et, finalement, j'ai connu un antiquaire qui trouvait normal de multiplier par dix le coût d'un objet pour le revendre à profit.

Et c'est ainsi que je commence cette chronique :

J'aime les meubles, les objets aussi, mais les meubles d'abord et avant tout. C'est - vous devez savoir - la table sur laquelle vous preniez votre petit déjeuner quand vous aviez cinq ans, la chaise dans laquelle votre grand-père se berçait ; pas celle qui était si vieille qu'on l'aurait volontiers fait monter à bord du Titanic, et puis l'armoire où l'on entassait les serviettes, les draps, les taies d'oreillers et dans laquelle le chat sautait à la première occasion.

J'aime les commodes et tables conçues par André-Charles Boulle, les récamiers, les poudreuses, les extravagants fauteuils, etc. ... et je vais vous avouer un secret : pour conserver et emmagsiner des livres, rien ne vaut la diversité des bibliothèques de chez IKEA.

Ce qui fait que...

Quand je passe devant un magasin de meubles - sauf deux ou trois que je ne peux supporter à cause de leur prix et de leur snobinardismes - je m'arrête souvent pour découvrir, parfois, des magnificences... - Une table, récemment, fausse comme il est coutume d'en voir, qui était ce que tous les collégiens du XIXe siècle ont dû connaître et qui semblait issus d'un sévère collège jésuite ou peut-être même des Frères de l'École Chrétienne. Prix : la peau des fesses. - Un banc à la Grèce antique recouvert de faux léopard. Pas très dispendieux, mais à quel endroit peut-on foutre un objet comme celui-là ?- Une armoire du temps des Shakers, d'un vert inestimable. À celle-là, je n'ai pas pu résister, même si c'était une copie. Elle est la chose qui attire toutes les attentions dans notre salle à manger. Même s'il a fallu manger des pâtes pour un temps.

Mon tuyau :

Quand vous voyez un meuble hors prix, patientez quelques jours - et même semaines. Puis entrez, faites une offre au propriétaire de l'établissement où il se trouve sans jamais dépasser 50% du montant demandé. On vous la refusera immédiatement, mais laissez votre carte. Ce 50% est généralement le prix que son revendeur a payé ou a promis de payer au fabriquant.

Neuf fois sur dix, on vous rappelera quelques jours plus tard.

Voilà.

Je m'excuse d'être si bref, mais c'est la saison.

Jeff

(1)  Renseignement confidentiel de bonne source, ex. : Il en imposa à l'homme de Bourse. Pour commettre une pareille folie et rester aussi calme, il fallait certainement que cet étrange client eût des tuyaux secrets, et combinât un coup de maître (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 382).Pouvez-vous me dire de qui vous tenez les tuyaux touchant la ruine de M. Joseph? (Duhamel, Maîtres, 1937, p. 70). - Source : http://www.crisco.unicaen.fr/


  Textes choisis

"Permettez que je me présente,
(Comme si vous ne saviez pas qui je suis..).
Je suis celui qui est là depuis des années
(Comme si, également, vous ne le saviez pas.)

J'étais, par exemple, là, du temps de votre Jésus-Christ.
Celui qui a souffert, qui a été crucifié, etc....
Qui, pensez-vous, avait, à sa portée, le bassin
Dans lequel Ponce Pilate s'est lavé les mains ?

Vous m'connaissez, j'en suis certain.

Dans l'temps des tsars et de leur ministres,
Qui pensez-vous, a dit : "
Il faut que tout cela change !"
Y'a la petite Anastasia, faut qu'j'avoue...
J'ai trouvé qu'elle ne m'éritait...

Et dans le temps des blitzkried et des bombardements,
J'ai trouvé ça magnifique.
Et puis, après, c'était beau à voir, non ?
Sauf ceux qu'on roulait dans des fossées avec des bulldozers,,,
L'odeur étant insupportable

Allez : je suis certain que vous me connaissez.

Tenez : y'a eu les Kennedy.
Vous disiez : "
Qui, qui, qui ?"
Mais, comme moi, vous saviez très bien.
Qui c'était.

Ben oui : les justiciers sont des criminels.
Les criminels sont des justiciers
Les saint sont des damnés
Et les damnés sont des saints.
Genre : Pile ou face.

Je ne vous demande pas de me trouver
Beau, chic, gentil et intelligent :
Je vous demande juste d'être poli.

D'après Mick Jagger (Sympathy fot the devil

Fawzi


Salut !

Suis, avec mon chum et mon fils à l'hôtel Sol Cayo Coco, en le Jardines del Rey de Ciego de Avila, à Cuba.

Grâce à un généreux don d'un chroniqueur du Castor™.

Mon chum ne sait pas pourquoi, mais moi, oui . Et ça n'a rien à voir avec ce que vous pouvez vous imaginer.

George



Vieux souvenirs

Voici une pièce qui passe inaperçue dans un film très célèbre des années quarante, un film dans lequel on entend, entre autres  :

 - Knock on Wood

- The Very Thought of you

- Baby Face

- It Had to Be You

- La Marseillaise

et surtout :

- As Time Goes By...

Vous savez à quel film je fais allusion. - Sinon, laissez-moi ajouter les noms de Humphrey Bogart et d' Ingrid Bergman ; qu'il se déroule à Casablanca ; la plupart du temps ans un café du nom de Rick's...

La pièce en question, jouée, mais non chantée, sert de musique de fond au moment ou Rick (Bogart) discute avec le capitaine Louis Renault (Claude Rains), presque au début du film. Elle est de Cecil Mark et Lew Brown pour les paroles et Ford Dabney pour la musique et date de 1910. Son titre : Shine (à l'origine That's Why They Call Me Shine).

Selon la légende, elle aurait pour thème un noir du nom de Shine qui aurait été sauvagement battu lors des émeutes raciales de 1900, à New York.

Voilà pour la petite histoire.

Ce qui la rend curieuse, c'est qu'elle a été enregistrée à deux vitesses bien différentes. En slow, notamment par Ella Fiztgerald et plusieurs autres, et en ragtime par Louis Arnstrong, Benny Goodman et divers autres orchestres ou ensembles de jazz.

En slow d'abord (extrait) par Ella Fitzgerald :
Chick Webb et son orchestre - 1936 - Repiquage Forlane 1988)

Cliquez sur la note :

En ragtime ensuite (extrait également) par Louis Armstrong :
(Disque Okeh 41486 - Los Angeles 1931 - repiquages divers)

Cliquez sur la note :

L'interprétation que nous vous proposons aujourd'hui est celle d'un ensemble de jazz dit "de Nouvelles-Orléans" connue sous le nom de The Eddy Davis New Orleans Jazz Band, du nom de son joueur de banjo, Eddy Davis, qui, sans être un ensemble exceptionnelle, est devenu mondialement connu grâce à un clarinettiste amateur qui, régulièrement, les lundi soirs, s'y joint  au Café Carlyle, de l'Hôtel du même nom, au 35 est de la 76ième rue, en la ville de New York.

Le nom de ce clarinettiste ? Woody Allen que j'ai eu l'occasion d'entendre, live, le 30 juin 2008 à la Place des Arts, à Montréal. Prix du billet : 172 $ ! - Ben... les légendes ne courent pas les rues. - Et c'était avec Gino, un bon ami à moi.

Tiré d'un enregistrement effectué au Carlyle Café le 18 novembre 2012, voici donc Woody et l'orchestre d'Eddy Davis dans Shine :

Cliquez sur la note :

Pour ceux qui voudraient voir le film duquel est tiré cet enregistrement, voir sur YouTube à l'adresse qui suit :

https://www.youtube.com/watch?v=QENBt_8NV4k

Vous aurez droit, en prime, après Shine, à I Ain't Gonna Give Nobody None of My Jelly Roll (de Clawrence et Spencer Williams)... chanté (sic) par Woody accompagné par Eddy Davis (*).

 Et pour ceux qui en ont les moyens :

Dans sept jours, le quatorze décembre prochain, Woody Allen accompagné de The Eddy Davis New Orleans Jazz Band donneront un concert au Café Carlyle à 8h45 p.m.

Prix d'entrées :

Admission générale : 165 $ US.
Bar : 120 $ US
Sièges réservés : 215 $ US.

Plus : un minimum de 75$ US par personne (boisson ou alimentation) et pour tous, sauf ceux au bar où l'on n'exige que 25 $ US.

(Photo en provenance du site de l'Hôtel Carlyle)

paul

(*) Une autre interprétation de ce "I Ain't..." peut être vue et entendue, chantée et jouée par une autre légende, Sweet Emma Barrett que j'ai vue et entendue, en 1962, cette fois-là, au Preservation Hall de New Orleans. À cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=xhtG5YrQ-lY.


Sweet Emma Barrett

(Photo en provenance du site http://musicians.allaboutjazz.com/)

P.-S. : N'allez surtout pas croire que la pièce de Woody Allen ci-dessus citée est celle que je préfère et je vais vous dire pourquoi :

En juin 2005 (ce qui ne me rajeunit pas),  je vous ai parlé d'un trompettiste du nom de Ricard Alexis (Enregistrements 1a - numéro 22) qui, en 1927, s'est fait fracasser la machoire par un groupe de délinquants de Nouvelles-Orléans (c'était avant les attentats islamiques) et qui c'est, par la suite, converti en contrebassiste. - C'était à propos d'un enregistrement d'Oscar "Papa" Célestin qui s'intitulait "As You Like It" et au sujte duquel j'avais attiré votre attention sur le solo de ce Richard Alexis qui, encore aujourd'hui, demeure un passage qui me tire les larmes des yeux.

Pour entendre à nouveau,

Cliquez sur cette note :

Et ben, pour Woody Allen, je me dis que s'il n'avait enregistré que le titre qui suit, il serait passé à la postérité, sans ses monologues, sans ses livres, sans ses films et sans ses autres enregistrements.

La pièce s'intitule tout simplement "Martha" mais elle est aussi connue sous le nome de "Mazie". Un "blues" - seize mesures : trois par Woody Allen, quatre par Eddy Davis (banjo) et quatre (finaux) par Woody Allen dont le dernier est à vous briser le coeur. (Mais je vous préviens, je ne sais pas compter.)

Cliquez sur cette note :

Un grand moment, vous allez voir.

À la contrebasse, Greg Cohen (à écouter séparément - magnifique.)

(CD : Woody Allen & His New Orleans Jazz Band ‎– Wild Man Blues - RCA Victor‎, No. : 09026-63353-2 - 1998)

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.


      Book Review - Lectures

You must have heard the joke about the impatient man who installed a microwave oven in his fireplace so he could spend an entire evening in front of a fire in six minutes flat. Well instead of going back to your collection of books on philosophy and getting bored all over again, you might try looking at the following links which will summarize all the thoughts you might have had when, in school, you were forced to read the likes of Aristotle, Nietzsche and, worst of all, Kierkegaard or Wittgenstein (Ludwig).

They are short documentaries between 5 and 13 minutes which we have found on YouTube and which brought back tons of memories but in such a way, they almost made us forget how horrible studying philosophy was way back then.

Try them out. We loved them.

Introduction to metaphysics - 08 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=qKq0Afmsj-U

Introduction to the presocratics - 13 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=ZkMAx04jDx0

The Milesians : Thales, Anaximenes, and Anaximander - 13 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=iyUWeoPc1wg

Heraclitus - 12 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=M9CLktqAj9U

Parmenides - 12 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=MbDW1836TXg

Empedocles - 13 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=QDNZFkLrR7U

Anaxagoras - 14 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=4V62XmEvCTo

Democritus - 12 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=fEdAvTMYNRU

Socrates - 11 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=uvY3VWe4O4k

Plato - 06 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=VDiyQub6vpw

Aristotle - 07 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=csIW4W_DYX4

The stoics (Seneca and Marcus-Aurelius) - 05 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=yu7n0XzqtfA

Epicurus - 05 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=Kg_47J6sy3A

Saint Augustin - 06 minutesThomas

https://www.youtube.com/watch?v=hBAxUBeVfsk

Montaigne - 06 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=WLAtXWaz76o

Descartes, René - 09 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=CAjWUrwvxs4

La Rochefoucauld - 06 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=8CEvFA7laik

Spinoza - 08 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=pVEeXjPiw54

Hegel - 07 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=H5JGE3lhuNo

Schopenhauer - 09 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=q0zmfNx7OM4

Kierkegaard - 07 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=D9JCwkx558o

Nietzsche - 07 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=wHWbZmg2hzU

Wittgenstein - 07 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=pQ33gAyhg2c

Heidegger - 05 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=Br1sGrA7XTU

Sartre - 06 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=3bQsZxDQgzU

Camus, Albert - 09 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=jQOfbObFOCw

Foucault, Michel - 08 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=BBJTeNTZtGU

And while you're at it, try looking over a 7 minutes 47 seconds on Émile Durkheim. You know : the one that wrote a book on suicide :

https://www.youtube.com/watch?v=z9W0GQvONKc

Copernique

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Et à lire cette semaine :

***


Le Courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

Mme Heidi Bernard-Bubb - Cardiff, South-Wales, UK

Deux miracles :

Le premier intervenu auprès de la religieuse Marie-Françoise Deperras atteinte d'un cancer des os dont elle aurait été guérie en décembre 1928 et le second, celui de la soeur Benedetta de Maria, de Boves (Italie), atteinte d'un cancer de l'abdomen, guérie en 1938.

M. Richard Nilsen - Dar es Salam, Tanzanie

Pour chaque dollar perçu par le Gouvernement Américain, six dixième d'un cent est consacré à l'exploration spatiale (NASA).

Mme Carol "Casey" Brown - Bucarest, Roumanie

Madame, vous avez raison : il serait injuste de faire le procès en déconnexion d’une élue de terrain dont le CV vaut beaucoup mieux que celui de jeunes énarques non-élus mais rodés au media-training des agences de communication, comme disait la ministre du Travail, Myriam El Khomri, il y a quelques jours, à Paris, même si plusieurs syndicats de la Fnac et de Darty avait fait part, trois jours auparavant, de leur vive inquiétude pour l'emploi dans les deux enseignes. - L'annonce d'un accord sur le rachat de Darty par la Fnac a, en effet, fait craindre de sérieuses pertes d’emplois.

Une manifestation, angle rue Centre et Charlevoix, à Pointe-Saint-Charles, ville de Montréal, a été prévue à cet effet pour le 17 décembre prochain.

À seize heures trente.

M. Michael Baska - Miserable City, Manitoba

Toujours faire attention lorsque vous parlez de partis politiques. Ainsi :

- Les partisans d'un immobilisme permanent se disent "Progressistes".

- Ceux de l'extrême droite sont connus sous le nom de "Libéraux".

- Ceux de l'extrême gauche se réunissent sous diverses banières où vous trouverez les mots "Verts", "Populaires", "Solidaires", "Démocrates" ou "Travaillistes", l'appelation de "Communistes" ayant depuis longtemps disparu de leur vocabulaire.

- Quant aux centristes, ce sont des "Progressistes-Conservateurs" et, parfois, des "Néo-Démocrates"

- Les gauchistes-centristes ou partisans de la droite-centriste (leurs noms sont interchangeables) sont, quant à eux, de "L'Alliance démocratique", mais ajoutent souvent à leurs noms des mots comme : "National", "Social", "Égalité" ou "Ralliement".

(Ajoutez, au besoin, selon les pays, circonstances ou goûts du jour. mais sans changer profondément les définitions ci-dessus, les mots "Catholique", "Front", "Chrétien", "Libération", "Union", "Ligue", "Mouvement", "Rassemblement", "Force", "Lutte", "Royaliste", "Souverainiste", "Républicain", etc. - Attention toutefois à la combinaison des mots "National". "Socialiste" et "Travailliste" comme dans "Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei" qui, depuis 1945, est tombé en défaveur. - Et évitez des mots comme "Opportuniste", "Étapisme", "Créditiste"... quoique "Modéré" a encore une certaine cote.

Quant aux radicaux, vous pouvez facilement les reconnaître parmi tous ceux qui précèdent sauf qu'ils ne vont plus à la messe. (Définition de Lucien Herr - 1864-1926)

Mme Tammy Kitzmiller - Sarajevo, Bosnie-Herzégovive

Non, Madame, on ne devient pas athée, on découvre peu à peu qu'on l'est ; de la même façon que l'on ne devient pas anti-astrologie, anti-alchimie ou anti-sorcellerie : on finit par sedésintéresser complètement de ces pseudos-sciences.

M. Mortimer Brewster - Sydney, Australie

Associations cultuelles et non cultuRelles. Voir à :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_cultuelle

Mme Deborah Fennimore - Trieste, Italie

Une bonne interprétation ? - À cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=9nfiMXawZ04

M. Saunders Cullman - Fukifhinode City, Nebraska

La plus récente théorie veut que les tours du World Trade Center auraient été détruites sous les ordres de George W. Bush pour éviter que la population découvre que la C.I.A. était, à ce moment-là, à insérer dans une clinique de Hawaï, un faux certificat de naissance au nom de Barak Obama, né au Kenya, qui, quelque temps plus tard, serait élu président et allait ordonné d'abattre celui qu'on supposait avoir organiser la destruction des dites tours.

(Le Castor™ souhaiterait que les propagateurs de conspirations soient plus cohérents.)

Mme Elaine Harper - Prague, République tchèque

Pie IX, en 1871. - La citation exacte est :

"Je dois dire en vérité à la France qu'il y a dans ce pays un mal plus redoutable que la Révolution, un mal plus redoutable que la Commune elle-même avec ses hommes échappés de l'enfer et, ce que je crains par dessus tout, c'est le libéralisme catholique qui est un véritable fléau."

M. Arnold Lechasseur - St-John, Newfoundland

La semi ou demi-planète Pluton a failli s'appeler "Clyde" du nom de son découvreur, Clyde W. Tomnaugh, qui insista pour qu'on la nomme "Slipher" du nom de l'astronome qui fut le premier à observer le décalage des raies spectrales des galaxies trop souvent attribué à Edwin Hubble.

Mme Coléchère Legrand - Québec (Limoilou), Québec

Oui, Madame, si l'Église de Rome tient à compter parmi ses ouialles tous ceux qui ont été baptisés, elle se doit de dire qu'Adolf Hitler était un de ses membres.

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

John Malkovich 
(1953 - )

© Jacques Robert
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c

"Il arrive qu'à force de marcher, mais sans en faire néces-
sairement une ascèse sportive, juste en déambulant, on
perde peu à peu le sentiment de son identité propre."

(Jacques Réda - Le citadin - Gallimard - 1998)

 

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