Volume XXVI, n° 1

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 7 septembre 2015

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™ paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

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Pour l'édition qui précède la présente, cliquez ICI.

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La rentrée

         
Le Professeur parle (et j'écoute) :

"Vous savez, me disait-il, l'autre jour, au Dragon Basané, la rentrée, c'est un peu comme, non pas une année, mais une nouvelle journée qui débute ; une journée parmi toutes celles que la Providence met à notre disposition (que le regretté Cicéron me pardonne d'utiliser si mal à propos son néologisme ! ) mais surtout la première de celles qu'il nous reste à vivre. - Jeune, on se dit qu'il ne nous reste que deux, trois, quatre ans avant d'obtenir le diplôme ou l'accréditation, qui nous permettra, dans certains cas, de rayonner sur le reste de l'univers, mais dans la plupart des autres, tout simplement de gagner sa vie. - En vieillissant, le compte se fait à rebours. On ne peut faire autrement que de penser qu'une rentrée est une des dernières auxquelles on assiste. Et l'on se pose l'éternelle question : 'À combien d'autres pourrai-je assister ?' - Et puis pensez-y bien : ne sont-elles pas ou n'ont-elles pas été toutes semblables ?"

Hélas oui, me dis-je. À quelques nuances près, nuances totalement indépendantes de l'esprit universitaire - j'allais écrire "de l'esprit carabin" (sans préjudice aux étudiants en médecine). - Elles ont été, à bien y penser, entièrement redevables aux modes, convenances et engouements du moment. - Les yeux fermés, je repensai, par exemple, aux uniformes : "breeches" une année (1), pantalons longs l'année suivante ; "jumpers" (2) à un moment donné, puis tailleurs parfois même au cours de la même session ; et que dire des "casuals" (3) des derniers temps ; et surtout à ces "suivez-moi-jeune-homme" (4) qui, lorsque j'étais jeune, signifiait un chose et qui, aujourd'hui en signifie une tout autre.

Pour ma part, je regrette beaucoup la disparition des toges et des mortiers.

Tempus fugit, comme disait le regretté saint Michel (de Wentworth),

"N'est-il pas dans ces conditions, dis-je à notre aimable recteur - avec une finesse qu'on m'excusera -, grandement temps que vous rédigiez vos Mémoires! "

Il sourit largement.

"Des Mémoires ? - Ah non ! J'ai assez embêté suffisamment de monde depuis que... je suis au monde. Et puis, ses Mémoires, quand les commence-ton ? - Si on les commence trop tôt, on finit par comprendre qu'on ne pourra pas en rédiger la fin. Et si l'on commence trop tard, on réalise très vite qu'on ne la verra pas non plus, justement, cette fin. - Autant se concentrer sur son testament et non pas sur son testament intellectuel - voire même, littéraire -, mai bien sur son testament physique : à qui, par exemple, confier sa collection de, je ne sais pas, moi, 'grenouilles en acier inoxydable' ou ce qui doit advenir de ses 'petites cuillères que l'on a réunies au cours de ses voyages'...

"Herméningilde, poursuivit-il, le principe est d'éviter aux autres les problèmes qui surviendront inévitablement lorsque, comme disait Brassens : 'Nos âmes et [nos corps] ne seront plus d'accord, que sur un seul point : la rupture' (4). Autrement dit, vaut mieux se départir de ses encombrantes possessions... de son vivant !"

Et au quatrième Perrier, nous allâmes assister à la distribution des horaires. Au garage Esso, Place du Grand Marshall.

H. P.

(1) Breeches : Voir à "Breeches" (Wikipedia) : https://en.wikipedia.org/wiki/Breeches

(2) Jumpers : Voir à "Pinafore" (Wikipedia) : https://en.wikipedia.org/wiki/Pinafore

(3) Casual ; Voir à "Casual" (Wikipedia) : https://en.wikipedia.org/wiki/Casual

(4) Supplique que pour enterré à la plage de Sète.

 


Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

 



  À la question qu'on m'a posée récemment : "Que signifie, pour vous qui êtes à la retraite, un jours férié ?

J'ai répondu : "Rien !" - Que vouliez-vous que j'ajoutasse quand tous mes jours ont tous été, depuis que j'ai cessé d'exercer ma profession, des samedis car, comment auriez-vous voulu que je voie la différence entre une journée où je ne suis pas allé au bureau et une journée où je ne suis pas allé au bureau ? - Y'a quand même les dimanches, allez-vous me dire. Oui, sauf qu'ayant la chance, ou plutôt le courage, d'être agnostique, mes semaines ne sont pas entrecoupées d'instants où l'on doit écouter les discours bêtes d'un homme en soutane ou s'agenouiller suite à l'élévation d'un morceau de pain (sans levain) au dessus d'un meuble contenant des reliques d'hommes depuis longtemps disparus.

J'en connais, mais très peu, des gens de ma génération qui ont conservé ou se sont inventé une sorte d'organisation régissant leurs activités, le tout à partir de certains préceptes issus directement de - je ne sais pas si vous vous en souvenez - ces cahiers qu'on distribuait aux jeunes filles, lorsque j'étais jeune, et qui se lisait : "Lundi, lavage ; mardi, repassage ; mercredi reprisage..." et ainsi de suite avec, l'inévitable messe qui, on ne sait plus aujourd'hui, si elle a lieu la septième journée de la semaine ou la première.

La question qu'on aurait dû me poser, c'est que ce que j'ai fait de tous mes samedis ?

Alors là, vous en auriez eu pour votre argent, mais je peux vous résumer mes activités en trois mots :

Je lis, je regarde des docus et j'écris.

Conjuguez ces trois verbes avec les mots lessives, courses, blanchisseurs, visites diverses, rencontres avec des amis ... sans oublier les soins de la peau (un euphémisme)... et vous verrez que, comme tous ceux qui savent désorganiser - attention, hein : désorganiser et non pas organiser - leur temps, je suis immensément occupé et même souvent débordé.

Or, j'entends régulièrement, surtout de la part des gens qui font partie de ma génération, que "le temps passe vite".

Ben, 'peuvent dire ce qu'ils veulent, mais, dans ma petite tête à moi, le temps se déroule comme il s'est toujours déroulé. Je dirais même que, depuis que je suis à la retraite, il semble se dérouler plus lentement. Pourquoi ? Parce que je ne fais jamais les mêmes choses aux mêmes heures ou aux mêmes jours. Et puis je m'efforce de ne pas lire, écouter ou regarder ces analyses à la loupe dont on parle dans les journaux, ou à la radio, ou qu'on peut regarder à la télé ; que je ne consulte jamais les bulletins de la météo ; et que je refuse de discuter de politique, de vols, viols et meurtres qui se produisent dans mon quartier, dans les quartiers de mes voisins ou dans tous les quartiers du monde.

J'ai quand même un penchant vers certaines "nouvelles", une sorte de hobby qui me fait sourire régulièrement : celles concernant la circulation. C'est une petite application que j'ai downloadée dans mon téléphone et qui me donne, en tout temps, l'état des ponts entourant l'île de Montréal. Les mots - je ne sais pas pourquoi - "condition lente", "bouchon", "congestion" me plaisent particulièrement lorsque, à la maison ou au bar du coin, surtout vers cinq heures de l'après-midi, je la mets en marche et que je pense aux banlieusards qui empruntent ces ponts soirs et matins.

Et je tiens un journal ! - Un journal où j'inscris, à chaque jour, qui j'ai vu, ce dont j'ai entendu parler, où j'en suis rendu dans la lecture de tel ou tel livre, quelle musique j'ai écoutée, à quel spectacle j'ai assisté, où je suis allé, à quelle heure, etc.

Non seulement un journal, mais j'ai une série de cahiers de notes dans lesquels j'inscris les bons mots qui ont attiré mon attention et les nouveaux mots ou nouvelles expressions que j'ai entendues, les passage que j'ai trouvé intéressants dans Brahms, Bach, Beethoven (et beaucoup d'autres choses).

De ce journal, de ces cahiers, j'en ai, déjà, une cinquantaine qui me rappellent que le temps est loin de... "passer vite", qu'il est même long, complexe, intéressant, majestueux même et qu'à répéter toujours les mêmes gestes, comme je le vois trop souvent, on finit par ne plus le voir et ça, messieurs-dames, fait qu'on se demande ce qui a bien pu nous arriver la semaine dernière, le mois dernier, l'an dernier et même au cours de sa vie.

Fin du sermon.

The Paris I know...

J'ai deux amis (un couple) qui s'envoleront vers Paris d'ici quelques semaines. Lui, pour la première fois ; elle pour la troisième ou quatrième fois, mais jamais dans les conditions où elle s'en va, cette fois-ci.

'Sont plus jeunes que moi (c'est facile) et je suis très content pour eux. Une sorte de "voyage de noces" à quelques mois près. Ben quoi ?

J'ai deux autres amis (un autre couple) qui, au fil des ans, ont été en Europe des cinquantaines, peut-être même des centaines de fois, mais jamais aux même endroits : une année en France, une autre en Espagne, une troisième en Italie et ainsi de suite.

Personnellement, je crois avoir vécu - mais vraiment vécu - à Paris pendant un an et définitivement sans doute plus (ma dernière estimation était près d'un an et demi), mais jamais plus d'un mois à la fois.

Je reviens, dans quelques secondes, sur les questions qu'on me pose souvent sur la Ville-Lumière : où manger, quoi voir, les musées à visiter, etc.  Pour le moment, ce que je voudrais mentionner c'est que :

- Un : on ne connaît pas sa ville ou la ville où l'on est quand on y réside ou qu'on y travaille.  - Exemple: on me demandait récemment de donner le nom d'un hôtel [de Montréal] pour une prochaine visite...  Je n'ai pas pu répondre. - Quand, la dernière fois, êtes-vous demeuré à l'hôtel dans votre propre ville ?

- Deux : les restaurants, établissements, endroits que vous connaissez, dans une ville, la vôtre même, changent, sont achetés et revendus, évoluent de mois en mois, d'années en années. - Le bistro où vous aimiez manger, rue des Saints-Innocents, existe-t-il encore ? - J'ai en tête un resto, près de la Seine qui avait à son menu, pendant des années, un divin "Vitello Tonnato" digne de Bologne. J'ai eu le malheur de donner son adresse à deux amis (un troisième couple) qui ne l'ont jamais trouvé. Et pour cause : un nouveau propriétaire l'avait transformé en un restaurant dit "français"... (Whatever that is !)

- Trois : les habitudes, les lois, les règlements changent. On ne fume plus au Café des Deux magots... Le Moulin-Rouge n'a plus rien à voir avec Toulouse-Lautrec et - j'ai le regret de vous l'annoncer - l'Al Capone de Chicago est mort depuis longtemps... quoique j'ai visité, et à New York, et, en la ville des vents, trois speakeasies inchangés depuis bientôt quatre-vingt-dix ans... ce qui n'est vraiment pas le cas du Procope à Paris ou du Wheeler's de Londres, celui sur la rue Duke of York, un de mes restaurants favoris, aujourd'hui démoli [allez, quand même prendre un verre au Red Lion en face de là où il était]... déjà qu'on avait supprimé de son menu une crème de tomate qui méritait, à elle seule, un traversée transatlantique...

- Quatre : et ainsi de suite.

Ainsi de suite ? - Pire encore : dans les villes que j'ai connues presque par coeur, je suis devenu, à la longue, un des pires guides, n'étant plus intéressé par la vue de la tour Eiffel du Trocadero ou le Central Park de New York, préférant le petit restaurant, rue St-Benoît où l'on sert un hachis parmentier pour presque rien ou un sandwich au Pastrami, au deli Carnegie, sur la 7th Avenue.. - Qui connaît le Bird Sanctuary du mont Westmount, à Montréal ? (Car, oui, il y a deux montagnes à Montréal : le Mont-Royal avec son Lac des Castors et son magnifique, mais si peu utilisé, Chalet et le Mont-Westmount, séparé par la rue Côte-des-Neiges car pourquoi pensez-vous que la ville de Westmount a-t-elle été ainsi nommée ?) - Et ainsi de suite.

Mais pour en revenir à mes deux amis, le couple dont je vous parlais au début, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point ils me rappellent mes premiers vrais séjours à Paris où, si ce n'était pas une question de documents, de paperasses, de laisser dernière quelques personnes, et puis aussi d'argent, je déménagerais demain matin.

Quand on n'a plus à travailler, à faire du neuf-à-cinq, à se taper des bouchons de circulation à chaque jour, Paris, c'est un peu une tranche du paradis.

Et ne me revenez pas là-dessus : je ne crois pas au paradis. Vous savez cet endroit où, couché sur l'herbe (ou sur un quelconque nuage), on est heureux de jouer de la harpe jusqu'à la fin des temps. - Autant  brûler en enfer,

Et puis...

Je viens de lire qu'il y aurait, au monde, plus de deux milliards de chrétiens dont 1,2 milliard de catholiques et 800 et quelque millions de protestants (luthériens, calvinistes, anglicans, anabaptistes, mennonites quakers, évangélistes, pentecôtistes, zwingliens, unionistes - y compris les unionistes réformés-, illuminés, Amish, évangélistes, darbystes, adventistes du septième jour, libéraux, membres des églises du Christ, etc.). - D'où proviennent ces chiffres, nul ne sait à moins que si, par hasard, vous êtes passé, enfant, par une quelconque église, vous avez activé un compteur qui ne sait qu'additionner. - Et si, catholique, vous passez tout à coup du côté des anglicans, il se peut que, par l'intervention d'un Saint-Esprit (ou d'un double compteur), vous fassiez, officiellement, partie de deux groupes de chrétiens - Se soustraire de votre appartenance à un de ces groupes religieux (apostasie) n'est pas une mince affaire. Catholiques, vous devez, par écrit, en faire la demande auprès de votre évêché (au Québec, voir le site http://assohum.org/references/formulaire-dapostasie/), mais comme il n'y a pas d'autorité réelle pour la plupart de ceux qui font partie des autres corps chrétiens (sauf, évidemment, la reine d'Angleterre pour les anglicans), la chose peut être un peu plus compliquée. Chez les musulmans, c'est d'une simplicité totale : l'apostasie est soumise la peine de mort. - Tu ne crois plus, tu meurs. - Ça ressemble un peu à la théocratie nord-coréenne, sauf qu'en Corée-du-Nord, on peut mourir, pour vrai, et ainsi ne plus faire partie de son paradis.

Simon

***

(1) Agnostique : Personne qui pense que l'absolu est inaccessible, et qui est donc sceptique vis-à-vis de la religion et de la métaphysique. (Du grec "gnôsis", connaissance et "agnôstos", ignorant. - À ne pas confondre avec l'athéisme ou le scepticisme pur.



Qui nous lit ou nous lisent ?

Nous n'en savons rien, ou si peu... . Précisons que c'est sans importance car le Castor™ est essentiellement une catharsis - une purgation, si vous préférez - qui, comme disait récemment Simon Popp, est plus économique qu'une thérapie.

Il faudrait augmenter annuellement notre budget de quelque deux milles dollars (1.387,66 euros) pour avoir une idée précise de la provenance et du nombre de nos lecteurs (à condition que chacun accepte des "cookies", pardon : des "témoins de connection" (ou "connexion"). - Au pif, selon les évaluations que nous obtenons mensuellement de notre fournisseur, évaluations relatives aux trois sites gérés par l'UdeNap, il semblerait que nous ayons de deux à deux mille cinq cent lecteurs plus ou moins réguliers en provenance du Canada (no. 1), de la France (no. 2) plus une dizaine de milliers d'irréguliers d'un peu partout, mais les cheveux de n'importe quel statisticien se dresseraient sur sa tête à la lecture de ces chiffres car un best-seller québécois (livres imprimés) les atteint rarement, exceptions faites des livres de cuisine, de jardinage ou des "Comment j'ai surmonté ma dépression" "...mes anxiétés", "...mes dépendances", etc. en ajoutant les dernières biographies de vedettes, le lendemain oubliées.

"Sans importance" disait récemment le recteur de l'Université de Napierville, notre ami à tous, le Professeur Marshall et le soussigné. Le principal, c'est qu'il y a des chroniqueurs qui, sans nous, se demanderaient ce qu'ils feraient dans la vie et, surtout, ce qu'ils sont.

"That said", comme disait Voltaire à la Marquise de Bernières (en octobre 1723)...

Nous sommes, au moment où j'écris ces lignes, en août, au beau milieu des vacances, et si le courrier diminue, nous sommes heureux de constater que nous ne sommes pas oubliés, qu'il y a toujours des lecteurs qui, sans doute, via leurs tablettes ou ordinateurs, nous suivent estivalement.

"Heavy" nous écrivait l'un d'entre eux à propos de notre dernier numéro. - "Oh merci pour Raymond Bussières", nous a dit un autre. "Et merci", un troisième, "pour ces superbes publicités". - Aucune remarque cependant quant aux propos de Jeff sur la Bible et l'enfer. Faut croire que le monde est plus ouvert que certains autres canards nous laissent sous-entendre.

Quoi qu'il en soit, nous continuons de poursuive nos affligeants travaux de recherches et de découvertes en espérant que la postérité sera plus nombreuse et, le cas échéant, plus charitable.

  Bonne lecture !

  Herméningilde Pérec


On autobiographies and biographies

I was talking to Jeff [Bollinger]¸the other day. Could have been the day before or the day after. We do talk to each other, Hermy, Simon, Fawzia, George, myself and others regularly. On the street, at le Dragon Basané and, occasionnaly, at le bar L'Abri... I mean, we cross paths all the time. But that could be the subject of an entire article : how we happened, one day, to go from side of the street to the other while Mr. Perec was going in the opposite direction and what happened afterwards and so on. Problem is that we have so many things to talk about that we hardly listen to each other. But I was present and I did listen to the conversation Mr. Perec had with our distinguished head master, subject of the first column of this issue of Lee Castor™.

The question it raised in my mind was : why do people write autobiographies ? Which brought to mind another question : why do we read them ? - Even worst : why do we read pseudo-autobiographies of celebrities who wouldn't know how to write, on their own, a 140 letters tweet ?

I remember asking an ex - at the time - very well known retired chief editor of an important newspaper (in Montreal) why he wasn't writing his autobiography. His answer was direct and to the point : "Because, he said, I have read too many". - So have I, come to think of it ; of obscure but at one time important personnages who were said to have changed the course of history or, at best, had had some influence on some minor event.

To my astonishment, the other day, I found out that I was currently reading not one but two autobiographies and one biography : John Ruskin's, Christopher Hitchen's and a book writen by Susan Jacoby on Robert Ingersoll. - Ruskin's, I'll tell you immediately, I won't finish as it is boring as hell. - Susan's Jacoby's book (I read two chapters but migth not continue) has had the merit of encouraging me to read Ingersoll but only in the transcriptions of his most famous speeches. Haven't made up my mind, yet, insofar as Christopher Hitchen's Hitch22: A Memoir is concerned because his style is captivating. He'll probably deserve a separate "Words, Idioms and Expressions" notebook, the kind of which I carry with me all the time as I absolutely adore writing down any word or expressions that strike me as being as unusual, remarkable or simply memorable, something Simon Popp and I introduced to each other. My last entry, for example, was "crushed cardinal" to describe the colour of a shirt ! - Beautiful, ain't it ? - And the one before that was "mustiness, lipstick stains and other disasters" which was used to describe what could happen in a soirée when a little boy is kissed by an old aunt.

To come back to bio's and autobio's, I'd rather read essays, opinions, denonciations and even pamphlets written by intelligent people than go through the ramblings of people who have lived unusually boring little lifes unless their "Me, Myself and I's" are exceptionally well written, Which is why I couldn't get beyond four pages of Rousseau but I did read, more than once, Gide's "Si le grain ne meurt" and remain a constant Julien Green's votary.

So, I think I'll stick to Hitchens.

See below, in the Book Review section.

On the upcoming elections :

My interest in politics lies between "I am not interested" and "I don't give a dam". To marshall my facts , I would say that I find it uninteresting, repetitive, tedious, insipid and believe it to be the best example of human hypocrisy ever given to the human race, bar none... Well I could mention, if you pushed me, as other examples, a few civilisations and a couple of priests, bishops or cardinals but, nah, they coudn't hold a candle to the average politician which is precisely why I abhor politics as a whole : politicians.

To quote Robert Green Ingersoll, that great agnostic ("Mistakes Made by Moses") :

"I would like [...] to liberate the politician. At present, the successful office-seeker is a good deal like the centre of the earth ; he weighs nothing himself, but draws everything else to him. There are so many societies, so many churches, so many isms, that it is almost impossible for an independent man to succeed in a political career. Candidates are forced to pretend that they are catholics with protestant proclivities, or Christians with liberal tendencies, or temperance men who now and then take a glass of wine, or, that although not members of any church their wives are, and that they subscribe liberally to all. The result of all this is that we reward hypocrisy and elect men entirely destitute of real principle; and this will never change until the people become grand enough to allow each other to do their own thinking."

(The underlining is mine.)

Robert Green Ingersoll (1833-1899), by the way, was a lawyer, a Civil War veteran, political leader, and orator of United States during the Golden Age of Freethought, noted for his broad range of culture and his defense of agnosticism. Unfortunately mostly forgotten nowadays.

Check him out :

Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_G._Ingersoll)

Copernique


 

"Que pensera-ton de nous, dans cinq cents, de nous qui avons tué notre roi ?"
(Rétif de la Bretonne)

Oh, ce n'est à la manière de Bertrand Russell (dont Copernique me parlait récemment) mais à la plus que prosaïque mienne manière que je me demande, non pas comme le philosophe-mathématicien qu'il fut, ce que penseront de moi, de nous, encore une fois, non pas mes enfants, mais ceux qui "nous" suivront dans cinquante, cent ans.

À cette question, lors d'une émission dont il était le seul invité sur les ondes de la BBC, en 1959, alors qu'il était âgé de 87 ans (il devait mourir 10 ans plus tard, en 1970), et, relativement ce que les gens allaient penser de ceux du XXe siècle dans mille ans, il répondit ceci :

(Excusez-moi, mais je traduis, et, de surcroît, de mémoire !)

"Ce qu'ils penseront de nous n'a aucune importance. Par contre, j'aurais deux messages à leur laisser :

"Le premier - l'intellectuel - est qu'il faut s'en tenir aux faits, toujours aux faits et non pas à ce que nous voudrions qu'ils soient.

"Le deuxième - d'ordre moral - est qu'aimer est sage, que la haine est stupide.

"Il faut essentiellement apprendre, poursuivit-il, à nous tolérer, les uns comme les autres, à accepter que nous serons toujours obligés d'entendre des opinions avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord."

Sans passer du coq à l'âne, je voudrais ajouter à ce qui précède que dans les quatre (ou serait-ce cinq ?) séries télévisées de Star Trek, qui se déroulent au XXIIe et XXIIIe siècle, il n'y a ni juif, ni catholique, ni protestant, ni musulman, ni aucune référence à une religion quelconque. - Et qu'est-ce qui perturbe la planète en ce moment ? - Suffit d'espérer que ceux qui veulent contrôler le monde, auront, d'ici une centaine d'années, laissé tomber leurs "inquisitions", leurs "croisades" et leur "charia" ; un peu plus rapidement que le Vatican qui a admis, 350 ans après son procès, qu'un certain Galileo avait eu raison.

Jeff
(En camping avec sa femme et ses enfants)



 

  Textes choisis

De Thomas Gray (1716-1771), des vers intraduisibles tirés d'un poème anglais, très célèbre, intitulé "Elegy in a Country Churchyard" :

Perhaps in this neglected spot is laid
Some heart once pregnant with celestial fire ;
Hands, that the rod of empire might have sway'd,
Or wak'd to ecstasy the living lyre.

But Knowledge to their eyes her ample page
Rich with the spoils of time did ne'er unroll;
Chill Penury repress'd their noble rage,
And froze the genial current of the soul.

Full many a gem of purest ray serene,
The dark unfathom'd caves of ocean bear:
Full many a flow'r is born to blush unseen,
And waste its sweetness on the desert air.

Some village-Hampden, that with dauntless breast
The little tyrant of his fields withstood;
Some mute inglorious Milton here may rest,
Some Cromwell guiltless of his country's blood.

Et pourtant, le poème d'où ces vers sont tirés a été traduit. Par Sir Jean George Tollemache Sinclair (1825-1912) qui le publia dans un recueil intitulé "Larmes et sourires : poésies originales et traduites des chefs-d'œuvre de la poésie anglaise" (Paris - 1912)

Peut-être que ce triste lieu si négligé peut contenir
Un coeur maintenant méprisé, jadis rempli du feu céleste,
Des mains qui le sceptre doré d'un empire aurait pu brandir,
Ou bien éveiller à l'extase une belle lyre modeste.

Mais à leur intellect borné le Savoir sa glorieuse page
N'a jamais déroulée, si riche des dépouilles du temps ;
L'accablante pénurie réprima leur bien noble rage,
Et gela le doux cours du coeur, bercé par les plaisirs ardents.

Plus d'un bijou, de la beauté la plus pure et la plus sereine,
Dans les cavernes de l'Océan par le sable est tout couvert ;
Plus d'une fleur naît sans être jamais vue, sa grâce est vaine,
Et va dissipant son parfum si délicieux dans l'air désert.

Quelque pauvre Hampden villageois qui dans sa conscience fière
Au petit hobereau, tyran de ses maigres champs, résista,
Un Milton sans gloire, ignoré, peut dormir dans ce cimetière,
Quelque Cromwell obscur, qui le sang de son pays ne versa.

Commentaires :

Évidemment, comme tous les poèmes,

Fawzi

 

Du paradis à l'enfer

J'étais chez La Baie, il y a trois jours : grand rabais, 25%, plus 10% (si vous possédez la carte La Baie).

Pour ceux qui ne connaissent pas La Baie, il s'agit d'un établissement ayant plusieurs succursales un peu partout au Canada et probablement ailleurs (je me suis laissé dire que Saks de New York faisait partie de leur empire) et qui appartient à (quoique je n'en suis pas sûre) un groupe qui se nomme "La Compagnie de la Baie d'Hudson" (The "Hudson Bay Company") qui remonte au XVIIe siècle et au sujet de laquelle Copernique Marshall et Paul Dubé pourrait vous entretenir pendant des heures.

Le La Baie dont je parle est un magasin à rayons situé face au Square Philips, rue Ste-Catherine à Montréal.

J'y étais pour m'acheter des blouses.

Pour ceux qui ne savent pas (je me répèete) ce qu'est une blouse au Canada - pardon : au Québec -, il s'agit d'une chemise pour femme avec cette caractéristique que ses boutons vont de droite à gauche par rapport à ceux d'une chemise pour homme qui vont de gauche à droite. - Pas certaine, non plus, de ce que j'avance, mais les femmes à l'écoute savent de quoi je parle.

Pourquoi des blouses plutôt que des chemises ou des t-shirts ou des chandails ? C'est que ça fait partie des règlements vestimentaires (non codifiés) de la shop où je travaille.

De 75$ à $250$ la blouse, la chemise ou le chemiser, quel que soit le nom que vous voulez leur donner (moins 25%, moins 10%) selon qu'elles ou qu'ils soient signé(e)s.

Ai-je de besoin de dire ce qu'est une signature ?

Aparté :

C'est Paul [Dubé] qui m'a raconté être allé, un jour, au British Museum (je crois) voir une exposition d'oeuvres en provenance du Japon et que, parmi ces oeuvres, il avait vu unkimono, en soie forcément, d'un noir impeccable d'un côté, mais d'une splendeur incroyable de l'autre, avec des paons, fleurs et jardins multicolores de l'autre. M'a dit que ça avait appartenu à un richissime homme d'affaire qui le portait toujours du côté noir quand il recevait ses clients, mais qui savait lui, ce qui se trouvait à l'intérieur.

Même chose rapport aux blouses chemises ou chemisiers... signés. - Qui va savoir que le mien ou la mienne provient des ateliers de Chanel, DNKY, Ralph Lauren. Cardin, Armani, Calvin Klein, Versace (etc.) ou Ti-Jean Doré, un couturier de Barraute en Abitibi... quand il ou elle ne sera visible que derrière un veston et une veste qui en couvrira 90% ?

Je vais vous le dire : moi !

Et c'est là où je passe du paradis à l'enfer :

Qu'est-ce que j'ai à lorgner ces vêtements en coton (ou en soie) qui me coûteront les yeux de la tête quand pour le quart du prix, je pourrais trouver, dans le rayon des vêtements pour enfants, deux étages plus bas, l'équivalent et qui auront la même texture, seront faits du même coton et qui auront la même fonction... avec cette différence que les boutonnières en seront inversées ?

Je vous le demande.

Je vous le demande sérieusement car j'en achète pour mon fils.

Et je pourrais continuer comme cela longtemps. Sauf qu'il me faudra, après-demain, me taper au moins six boutiques pour me trouver une paire de jeans car, évidemment, mes hanches sont trop larges, mes cuisses trop minces, ma taille trop différentes de celle de mes fesses...

Et l'on voudrait, par dessus le marché, que je ressemble à Gisele Bundchen ou Kate Upton.

Pourquoi pas Kate Middleton, tant qu'à y être ? - Faut dire que la reine Elizabeth ne l'aime pas trop, trop.

George


 

Handel (George Frederick)

Avec la venue de l'Internet, je consulte de moins en moins l'"International Cyclopedia of Music and Musicians" (sic) de Dodd, Mead & Company (New York) qui, avec ses 2.500 pages me semble de plus en plus difficile à déplacer d'années en années (1). La semaine dernière, pourtant, au risque de me donner un tour de reins, je l'ai pourtant sorti de sa niche pour y lire ce que Hugo Leichtentritt (2) avait eu à dire, dans les années quarante, sur George Frederick Handel (1685-1759). Pourquoi Handel (ou Händel) ? Parce que j'ai toujours trouvé curieux qu'on ne fasse tourner, de lui, à la radio, soit sa "Water Music" ou sa "Fireworks Music" ou encore, mais plus rarement, son "Arrivée de la Reine de Sabah", la plupart du temps à l'orgue et. encore plus rarement, dans sa version orchestrale ;

Voici, au cas où vous ne vous en souviendriez pas, cette arrivée, à l'orgue, par leur jeune prodige Gert van Hoef :

Cliquez sur la note : Second (Soyez patient !)

(Son site : http://www.gertvanhoef.nl/ned/biografie/biografie_frans.html)

(Voir également sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=XLroOctZks4)

Or, pour en revenir à Handel, vous saviez qu'il avait composé :

46 opéras
32 oratorios
71 cantates
20 duos (pour la voix)

et

d'innombrables sonates pour diverses instruments, plusieurs psaumes, messes, chants religieux, de même que de la musique de chambre, des concerti, des ouvertures...

Impressionnant, n'est-ce pas ?

Voici, de lui, le premier de ses six "Concerti Grossi" (op. 3) (HMV 312) par l'English Baroque Soloists [Orchestra] dirigé par Sir John Eliot Gardner. Tout à fait charmant.

Cliquez sur la note : Second

(Source : https://www.youtube.com/watch?v=JANv56hWblI.)

Handel : un musicien à redécouvrir. Au delà des pièces mentionnées ci-dessus et de son Messiah.

paul

(1) Publié pour la première fois en 1939, cette "Cyclopédie" (sic) , sous la direction d'Oscar Thompson, en est, aujourd'hui, à sa douzième édition.

(2) Hugo Leichtentritt (1874-1951), musicologue, compositeur, critique musical et professeur dont le nom, après sa mort, fut incorporé dans la "Cyclopedia".

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.  - (Mise à jour terminée.)



(Yes, Mary, the colours are authentic)

 

Book Review - Lectures

Louis-Ferdinand Céline !

Jérome Garcien de L'OBS (BIBLIOBS) et Grégoire Leménager du "Nouvel Observateur" (particulièrement mais il y en a eu d'autres !) n'ont pas été tendres envers Patrick Buisson et Lorànt Deutsch, un, à la sortie de leur film et, deux, à la publication de l'album qui en fut le complément. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas démoli le docteur Louis-Ferdinand Destouches en tournant et publiant "Le Paris de Céline". Comme si, en parlant du génial auteur du "Voyage au bout de la nuit", il fallait absolument mentionner sa conduite durant l'Occupation, conduite sur laquelle, un de ces jours, il faudrait se pencher sans parti-pris comme vient de le faire, aux Éditions 8 (Québec), Régis Tettmanzi en publiant une édition critique de ses Écrits polémiques. (J'en ai parlé le premier juin dernier.)

À lire ces pourfendeurs, il faudrait, sur chaque roman de Céline, mettre un bandeau, en gros caractères, qui mentionnerait : "Attention : cet auteur n'a pas été gentil durant l'Occup' !" - Quant aux documentaires le concernant, toujours les débuter par une croix gammé et des photos de camps de concentration...

Et continuer avec le batailleur-meurtier (etc.) que fut Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit  le Caravage et pourquoi pas Jean Genet, tant qu'à y être, ou même Verlaine, ce dévergondé...

Personnellement, je n'en ai rien à f... - Céline est un grand écrivain et le Caravage est un grand peintre et tout ce qui les concerne leurs oeuvres ne me laisse pas indifférent. C'est donc avec joie et grand plaisir que j'ai lu et relu l'album de Patrick Buisson et Lorànt Deutsch paru chez Albin Michel en 2012 qui contient des centaines de photos  du : Passage Choiseul, où le jeune Louis-Ferdinand observe "sous cloche" le spectacle de la Belle Époque ; de Clichy la rouge, "banlieue paillasson" où le docteur Destouches fait son premier voyage au bout de la misère ; de Montmartre, où l'écrivain Céline s'inspire de sa vie de bohème ; de Meudon, enfin, où l'auteur maudit se retranche après l'exil..." (je cite ce qu'on peut lire sur la couverture).

À 25 Euros ? - On ne saurait s'en passer.

(Photo en provenance du site http://www.causeur.fr/)

Simon Popp

***

Christopher Hitchens

I can't remember who said that you could become a good writer if you continuously tested your prose against that of other [great] writers. I think it was, a favourite writer of mine, the late Christopher Hitchens (1949-2011) who, amongst his favourite authors were : George Eliot, Marcel Proust, George Orwell, Ian McEwan, P. G. Wodehouse, Oscar Wilde, James Joyce and Karl Marx. A rather eclectic crowd but, as he said (this time I know it's his), he was only good at two things : reading and writing. Couldn't have been a lawyer or held any other job, he kept saying,  as he hadn't choosen his profession ; that it had choosen him.

Amongst his many books :

    •  The Missionary Position : Mother Teresa in Theory and Practice
    • No One Left to Lie To : The Values of the Worst Family (The Clintons)
    • The Trial of Henry Kissinger
    • Thomas Jefferson : Author of America
    • Thomas Paine's Rights of Man : A Biography
    • The Portable Atheist : Essential Readings for the Non-Believer
    • God Is Not Great : How Religion Poisons Everything

You can read all about him in a Wikipedia Page and you'll find several, perhaps as much as forty, conferences or interviews he gave, or debates in which he participated, etc. on YouTube.See :

https://en.wikipedia.org/wiki/Christopher_Hitchens

And to quote him, more or les in context, read this :

"So after hundreds of millions of years just floating around the cosmos, Suddenly this magical being decides it's time to intervene on planet earth in the form of a filthy human sacrifice, in the most illiterate backward barbaric area of the middle east. To later go on and say that, if you don't accept me you may be eligible for an eternity of hell fire and torment ? What is this ?"

Hitchens was an atheist, if you didn't know.

Thought I'd mention him but some of you might wonder, amongst his favourite authors, who was P. D. Wodehouse (ahum : Sir Pelham D. Wodehouse) and why he appears in Christopher Hitchen's list. Briefly, he is a satirist or rather a humorist along the lines of Jerome K. Jerome ("Three Men in  Boat", etc.) who is best known for a pair of characters,  the feather-brained Bertie Wooster and his sagacious valet, Jeeves (who called his master "mentally negligible"), at the basis of a tv series known as "Jeeves and Woosters" played by Steven Fry and Hugh Laurie from 1990 and 1993.

You can read all about him and his special brand of humour in a very long Wikipedia entry at this address :

https://en.wikipedia.org/wiki/P._G._Wodehouse

But if you want to have a good idea of his style, wach the first episode of the Fry and Laurie's "Jeeves and Woortsters", on YouTube.:

https://www.youtube.com/watch?v=tk7pk58Bq4Q

The first scene is in court following a night out (after a boat race) is a classic, particularly if you heard or read the judge's address before condemning Oscar Wilde to two years of hard labor.

And yes, Hugh Laurie is the Doctor House on House M.D. - And the completely original jazzzy theme was composed by none other than Anne Dudley.

And to go back to Christopher Hitchens, one of his most famous one-liner, a few weeks before his death (esophageal cancer), was the answer he gave to someone who had asked him how he was : "I am dying... but so are you."


Christopher Hitchens
Photo source : The Daily Mail (UK).

American theoretical physicist and cosmologist Lawrence Krauss, a friend of his, said, "Christopher was a beacon of knowledge and light in a world that constantly threatens to extinguish both. He had the courage to accept the world for just what it is and not what he wanted it to be. That’s the highest praise, I believe, one can give to any intellect. He understood that the universe doesn’t care about our existence or welfare and he epitomized the realization that our lives have meaning only to the extent that we give them meaning."

Copernique

P.-S. : And please, in your readings, do not forget David Humes whose autobiography starts with this uncanny statement :

"It is difficult for a man to speak long of himself without vanity; therefore I shall be short. It may be thought an instance of vanity that I pretend at all to write my life; but this narrative shall contain little more than the history of my writings ; as, indeed, almost all my life has been spent in literary pursuits and occupations."

 

Le Courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

M. Pierre Salazar - Salar de Uyuni, Bolivie

Si lAntiquité vous intéresse à ce point, demandez toujours, dans les grandes villes que vous visiterez , l'adresse du musée où se trouvent les têtes, les bras et les jambes des statues exposées dans leurs autres musées.

M. Michel Wenciclas - St-Agapit, Québec

Hume's fork : https://en.wikipedia.org/wiki/Hume%27s_fork.

The rebuttal (Hume's fork crossed tongs) belongs to Immanuel Kant (Critik der reinen Vernunft or Critique of Pure Reason) : https://en.wikipedia.org/wiki/Critique_of_Pure_Reason.

M. Fernand Robidoux - Hidden Beach, Marieta Islands (Islas Marietas), Mexique

Demeurant dans l'espace vert au centre des autoroutes, le monsieur dont vous parlez doit, en effet, quitter son domicile à 100 kilomètres à l'heure.

M. Michel Noël-Noël - Sallaberry-de-Valleyfield, Québec

La Tissot PRS 516 Automatique se détaillait, aux dernières nouvelles, aux environs de 1.255 euros.

Mme Tortania Quintal - [Près de] Grand Prismatic Spring, Wyoming (USA)

Les astronomes ont également été surpris de constater qu'ils connaissaient les noms des planète Uranus, Neptune et Pluton, bien avant leurs découvertes.

M. Simon Lancien - St-Léonard de Port Maurice, Québec

M. Frederic marshall-Legendre - Ittoqqortoormitt, Groenland (adresse temporaire)

Trente fois, mais les jours impairs seulement.

Ms France Gauthier-Lamarche - St-Hyacinthe, Québec


La rue St-Norbert, en 1975.

 
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Radames Pera
a.k.a. Kwai Chang Caine 
(1960 - )


(Photo en provenance du site Wikipedia)

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«Les ennemis, ça n'existe pas. Ce sont des gens avec qui l'on n'a pas encore déjeuné.»

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