>

Volume XXV, n° 12

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 3 août 2015

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Première édition
(de la courante édition)

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™ paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

***

Pour l'édition qui précède la présente, cliquez ICI.

___________________________________________________________________________________________________________


 
Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.



Grognon, obstineux, impoli, misogyne, condescendant et, aujourd'hui, cherchant toujours à se justifier...

(Voir ma chronique du premier juin.)

Je ne vous dirai pas comment ce "cherchant toujours à me justifier" est venu s'ajouter à la liste des reproches que l'on me fait, parce que ça provient probablement que j'ai récemment essayé d'expliquer à une dame de mes amies pourquoi elle n'avait pas à s'en faire au sujet de mon attitude en ce qui la concernait, suite à celle qu'elle avait décidé d'adopter envers moi.

Non. - Je répondrai plutôt à ce que mon ex (il y en a eu une, pas deux, trois, six ou huit, mais une) qui me demandait, l'autre jour, combien d'amies ("es" : elle a insisté) j'avais.

Aucune et plusieurs.

Qu'on se le dise : mon lit n'a jamais été une gare de chemin de fer. D'ailleurs, il s'agit, depuis plusieurs années, d'un lit à une seule place. Celui que j'avais du temps où j'étais au collège.

Je n'ai pas aimé, au gros max, plus que trois femmes dans ma vie.

Sauf que mes rapports avec la gent féminine semblent se diriger, depuis un bon bout de temps, vers un endroit que je n'avais jamais prévu. Et pour causes (au pluriel) :

  1. Malgré mon âge, il me reste encore des cheveux. (Et si je peux me permettre, mon bas-ventre, qui n'a plus vingt ans, n'a pas encore atteint la dimension d'un baril : je peux toujours m'habiller en prêt-à-porter et je mesure un confortable 1 mètre 86.)

  2. Je suis présentable, c'est-à-dire qu'il y a longtemps que je n'ai pas craché sur le tapis d'une duchesse.

  3. On me dit "cultivé". - Disons que j'ai beaucoup voyagé.

  4. J'ai une auto, un appartement et pas d'enfant à charge.

  5. Considérant les endroits que je fréquente, il pourrait sembler que j'ai également une certaine fortune. (Je ne dis pas que c'est vrai, mais dans la vie, les apparences comptent pour beaucoup.)

  6. Et je parle l'anglais.

Je suis donc, pour certaines femmes au-dessus - disons d'un certain âge - ce qu'on pourrait appeler une "proie".

Pour une sécurité plus ou moins désirée ? Je ne sais pas.

Et non, je n'ajouterai pas que, à mon âge, je semble attirer de plus en plus des femmes qui ont été considérablement affectées par la gravité et qu'en conséquence... - Ce serait impoli de ma part.

Suffit maintenant d'ajouter à "grognon, obstineux, impoli, misogyne, condescendant et cherchant toujours à se justifier" le qualificatif de "dédaigneux" et, pourquoi pas "insultant".

Que celles qui ne sont pas d'accord me le disent (*).

Simon

(*) Joindre photo, s.v.p. - Mensuratons si possible.

P.-S. : Remarquez qu'on m'a déjà traité d'"emberlucoqué". - Voir ma chronique du 4 août 2014. - En passant le mot "emberlucoqué" est un adjectif irrégulier car il provient du participe passé du verbe désuet qu'est "s'emberlucoquer", un verbe pronominal du 1er groupe (conjugaison) qui signifie, familièrement, "s’entêter d’une idée ; s’attacher aveuglément à une opinion".

P.-P.-S : Mais qu'est-ce que j'ai à provoquer tant d'insultes ? - Inutile de m'écrire : je le sais.

***

Avocasserie

Autre chose :

Je me disais, justement (et dans tous les sens du mot), pas plus tard que la semaine dernière, qu'il était grandement temps que je lance mon venin (et non "venim", dérivatif de l'anglais "venom") sur ces supposés défenseurs de la veuve et des orphelins qui se font appeler "maître".

(Vous devez connaître la différence entre une barbotte [Ameiurus nebulosus] et ces défenseurs, ces deux êtres qui n'ont pas d'écailles mais une peau très visqueuse, qui vivent dans des eaux lentes ou stagnantes et qui se nourrissent de débris, de sangsues, d'algues et autres cochonneries ? - Le premier est un poisson.)

Si j'en ai connu ? - Hélas, oui.

Sur le lot (une bonne centaine), j'en ai connu deux ou trois qui ont exercé leur profession honorablement et en toute humilité. - Je les citerais bien volontiers aujourd'hui, mais ils sont encore du domaine de la "justice" ou du barreau. En fait, je doublerais facilement mon nombre si je pouvais nommer quelques juges, dont plusieurs des avocats que j'ai connus et qui sont passés de ce côté parce qu'ils en avaient jusque-là de jouer les guignols à la façon des Plaideurs de Racine.

Je ne discuterai pas ni n'avancerai qu'au niveau des lois, ils sont ignorants. Il s'agirait là d'une déclaration qui consisterait à dire que ce que j'ai ignoré la base de  que j'ai fait pendant des années, dans mon métier ; l'équivalent de dire à un plombier qu'il n'a jamais su, au cours de sa carrière, ce qu'était un tuyau ou à un menuisier qu'il n'a jamais su que ce que pouvait être du bois.

Ce que je reproche à ces adeptes de Thémis (dont la plupart ne savent pas qui elle était [1]), c'est de prétendre comprendre la comptabilité, les finances, l'ingénierie, la construction, les barrages, la mécanique, l'aéronautique, la médecine, les accouchements sans douleur, les toitures, la canalisation du Saint-Laurent et même les droits d'auteur afin de représenter adéquatement leurs clients.

Cinq fois au cours des dernières années, j'ai assisté à des rencontres de six ou sept ingénieurs, spécialistes en installations hydrauliques et autres durant lesquelles les mêmes explications sur la défaillance d'un système que tous comprenaient sauf l'avocat qui représentaient un client ayant subi des dommages à cause de cette défaillance et qui lui avait soumis son dossier. Il, l'avocat, disait douter des résultats qu'il aurait en cour car il devait de plaider la cause, ne la comprenant toujours pas. - Pas question, pour lui que les experts des deux parties (poursuite et défense) se rencontrent : ça allait bousiller sa brillante plaidoirie...

L'affaire est toujours devant les tribunaux.

Ceux qui me connaissent savent de quoi je parle.

Mais ce n'est pas de cette cause-là en particulier qui me fait dire qu'entre "deux êtres qui n'ont pas d'écailles mais une peau très visqueuse, qui vivent dans des eaux lentes ou stagnantes et qui se nourrissent de débris, de sangsues, d'algues et autres cochonneries", il n'y a qu'une petite différence car, je l'ai vécu plusieurs et souventes fois..

Vous saviez qu'il y a plus d'avocats dans le"District of Columbia", là où se trouve la capitale des USA (Washington), qu'il y en a dans tout le Japon ?

Rien à comparer aux fonctionnaires - particulièrement aux livreurs de permis de Montréal (à ce qu'on m'a dit) - , mais entre experts - ça été mon expérience - nous nous sommes toujours bien entendus. Sauf si un était piloté par un avocat.

Simon

[1] Pour leur info, Thémis (en grec ancien Θέμις / Thémis de θέμιςthémis, « la loi divine »), elle était la fille d'Ouranos  (le ciel) et de Gaîa (la terre).

 
 


Totally out of context 1

I can't understand why Thomas Paine's Common Sense is not part of all American High Schools' curriculum. Actually, I don't understand why its reading is not mandatory. It should be. Perhaps it has to do with its revolutionary content which is at the very root of democracy, that is : the original American democracy, not the one that now exists, with its corrupted two party system where politicians do not represent the people who have elected them but are more interested in their own influence and power forgetting that they are mere puppets in the hands of their rich backers (that's "backers", not "bankers" although a "banker" can be a "backer").

Reminds me of OUR two-party political system (with the odd third, fourth, fifth parties that have very little hope of wining elections - although some parties have been replaced over the years but it's usually a long process). Is there a real choice in the upcoming elections between the Conservatives (Harper) and the Liberals (Trudeau) with other parties who could possibly, considering how fed up Canadians are of their politicians, hold "the balance of power" ?

My idea of a good political system is electing members of parliament and the Prime Minister separately. Imagine Harper at the head of a House of Commons whose majority would be liberal. Wouldn't that be great ?

My case rests.

Anyway, here's my favourite Thomas Paine's quotation :

"To establish any mode to abolish war, however advantageous it might be to Nations, would be to take from [a] Government the most lucrative of its branches."

And this is what he had to say about Monarchy and Hereditary Succession :

"Mankind being originally equals in the order of creation, the equality could only be destroyed by some subsequent circumstance; the distinctions of rich, and poor, may in a great measure be accounted for, and that without having recourse to the harsh, ill-sounding names of oppression and avarice. Oppression is often the CONSEQUENCE, but seldom or never the MEANS of riches; and though avarice will preserve a man from being necessitously poor, it generally makes him too timorous to be wealthy.

But there is another and greater distinction, for which no truly natural or religious reason can be assigned, and that is, the distinction of men into KINGS and SUBJECTS. Male and female are the distinctions of nature, good and bad the distinctions of heaven; but how a race of men came into the world so exalted above the rest, and distinguished like some new species, is worth inquiring into, and whether they are the means of happiness or of misery to mankind."

Remember : this was written in 1776, at a time when this sort of statement could make you a candidate to be accused of high treason and consequently to end up seriously dead. By hanging.

Finally, you might find his vocabulary a bit strange as he used, for example, the word "hath" instead of our modern "has", "had" or "have" but, believe me, his prose, written with the lowest denominator in mind, was in itself revolutionary by its simplicity.

The entire text of his "Common Sense" can be found in various formats - free of charge - at the following address :

http://www.gutenberg.org/ebooks/147

For those who might prefer to read him in French (translated by F. Lanthenas in 1793) :

http://classiques.uqac.ca/classiques/paine_thomas/sens_commun/sens_commun.html

You might also want to watch a very interesting debate on Thomas Paine :

https://www.youtube.com/watch?v=itvtwoVCTxM

And a very interesting article on him and his writings can be read in La Revue Transatlantica at this address :

http://transatlantica.revues.org/1145

And, if you're wondering if the left is still alive in America, go on YouTube and type the following names :

Dick Gregory, Lewis Black, Bill Maher or Christopher Hitchens.

You might laugh and cry at the same time.

P.-S. : Another site you might be interested in is https://librivox.org/ which contains 18.000 free audio books in English (plus 400+ in French). You'll find Thomas Paine there, as well.

P.-P.-S. : And, while I'm here, what do you want me to say about Trump ? - This : living a few kilometers from the USA border, moving to Australia might be an option if he gets elected.

Totally out of context 2

Just in case you might have wondered, I did write in my notebook what was quoted in the May 11th issue of Le Castor™. - It went like this :

"Looks like I'll have to do something about my writing. 14.54 % of its content is made up of "hard words" (three or more syllables) ; its lexical density is 65.96% ((number of different words / Total number of words) x 100) - 186 over 282 in my case !) and has a rating of 21.93 on the Fog index scale (the number of years of education that your reader hypothetically needs to understand) - All based on the first four paragraphs of my "The Good Old Days" May 4th column..."

Not the first time this has been brought to my attention and not my fault either : I was raised in a French Canadian milieu but sent to an English Boarding School, two actually, both of which were more bookish than anything else, so I never learned to properly speak or write French, nor English for that matter ; not to mention Latin, Greek and I only managed to have a smattering of German. - Imagine what it would have been like if had I learned some obscure African dialect or, worst of all Urdu, the lingua franca of Pakistan !

I'll have to work on it, reducing my natural instinct to complicate things, but before I do, I'll have to get rid of a much worst nasty habit of mine which consists in piling books on my desk which my cat invariably knocks off, not to mention the fact that I never replace them where they were to begin with, with the unfortunate result that I occasionally loose one or two for, sometimes, a week. What did I say ? A week ? I've been looking for Ruskin's Preaterita for a close to a month now plus an "empty" book (you know : those boxes that are made to look like books) ; it's imperative that I find it as it contains my pencil sharpener... Oh yes : I use pencils not pens. My desk has enough coffee stains as it is without spilling ink all over it. - And pencils have erasers !

You might ask why books and why pencils. "Don't you use readers or computers ?" - I do, including, at times, my phone or my tablet (when I find it, usually buried under my books) to do research on the WEB but for, note taking and marking a page or a phrase in a familiar book, nothing beats paper and, today, the ubiquitous post-it in different colours including, you know, these little arrows that are sold in plastic wrappers which you can slip in your shirt pocket.

I've tried every program available to compile notes, annotate, classify, indicate that this one is "important", that one, "secondary" and the third, "could be useful" but have never come across something as easy-to-use as good old-fashioned Hillroy Exercise Books that come in one size, albeit with different number of pages, and, more importantly, colours ! - Takes a while to use them properly, like writing on the right hand side only, using the left to add further notes or comments, or, in my case, to number my scribbling so I can thereafter read them in sequence. You can even add pages to them and they're so cheap ! It would be pointless to ignore them. (I know a place where I can buy them in packs of ten for 2$). - What about my computer ? Well, there's a printer nearby and if, for example, I'm writing an essay on an totally unknown English writer (you know how much I like THEM...), I might print a short excerpt and enter it into my Hillroy or I'll pick up addresses to use at a further date, note them down (not in my Browser : its menu would be a mile long after a short while), add what it's all about and that's it.


Good Old Hilroy's Exercise Books

Now to writing :

I'm way ahead of the game : I use Nuance®'s Dragon Naturally Speaking and dictate most of my so called penultimate drafts, then start correcting and/or, as I kid myself, really work on a final version.

Which reminds me of Oscar Wilde who showed up, one night, at the Café Royal Grill, looking tired. "What's the matter ?" asked his friends. - "Oh, nothing, he replied. I just spent the entire morning putting a coma in a poem... And the entire afternoon removing it."

And I keep asking myself why what I write is unreadable !

Copernique




Confession d'un agnostique
(Il faut du courage pour écrire ce qui suit dans le Castor™, mais j'y tiens.)

Je suis hésitant - en fait je répugne - à enseigner à mes enfants les supposés faits décrits dans la Bible et qu'on m'a enseignés quand j'étais jeune : Adam, Ève et un serpent ayant la faculté de parler ; Abraham à qui Dieu a demandé de sacrifier son fils ; Moïse avec son buisson ardent et ses tablettes ; Noé et son arche... (Et j'en passe : l'Immaculée Conception, la multiplication des pains, Lazare ressuscité des morts, le fils de Dieu venu se faire massacrer pour la rémission de NOS péchés, etc., etc.)

Je déteste particulièrement la notion de l'enfer. Il me semble que c'est abuser de la crédulité d'une petite fille de six, sept ans que de lui dire que si elle n'obéit pas à sa mère, elle brûlera jusqu'à la fin des temps dans une douleur atroce au milieu de tueurs, voleurs, violeurs et autres personnages du même acabit. Surtout quand elle vient me trouver en pleurant pour me montrer l'éraflure qu'elle s'est faite à un genou en tombant. - N'en ont-ils pas assez, ces pauvres petits et petites, avec le méchant loup, les fantômes sous leurs lits, le Bonhomme-Sept-Heures (de l'anglais : "Bone setter") et les monstres qu'ils voient à la télé ?

J'aime mieux leur lire des passages des "Mille et nuits" en faisant bien attention de leur dire que ce sont des contes, tout aussi peu réels que "Blanche-Neige et les sept nains", "Cendrillon" ou "Peter Pan", tous plus beaux que l'enfant Jésus dans son étable. - Quant au Père Noël...

Si encore les histoires dans les livres saints se terminaient non pas magnifiquement, mais tout simplement bien. Hélas non : il y a plus de massacres, de gens tués, de peuples exterminés dans la Bible qu'il y en a dans la réalité de tous les jours.

Mais qui, pour l'amour de Dieu, a écrit un récit comme suit :

"L'Éternel parla à Moïse, et dit : ' Venge les enfants d'Israël sur les Madianites; tu seras ensuite recueilli auprès de ton peuple. ' - Moïse parla au peuple, et dit : "Équipez d'entre vous des hommes pour l'armée, et qu'ils marchent contre Madian, afin d'exécuter la vengeance de l'Éternel sur Madian. Vous enverrez à l'armée mille hommes par tribu, de toutes les tribus d'Israël.' On leva d'entre les milliers d'Israël mille hommes par tribu, soit douze mille hommes équipés pour l'armée. Moïse envoya à l'armée ces mille hommes par tribu, et avec eux le fils du sacrificateur Éléazar, Phinées, qui portait les instruments sacrés et les trompettes retentissantes. Ils s'avancèrent contre Madian, selon l'ordre que l'Éternel avait donné à Moïse; et ils tuèrent tous les mâles. Ils tuèrent les rois de Madian avec tous les autres, Évi, Rékem, Tsur, Hur et Réba, cinq rois de Madian; ils tuèrent aussi par l'épée Balaam, fils de Beor. Les enfants d'Israël firent prisonnières les femmes des Madianites avec leurs petits enfants, et ils pillèrent tout leur bétail, tous leurs troupeaux et toutes leurs richesses. Ils incendièrent toutes les villes qu'ils habitaient et tous leurs enclos. Ils prirent toutes les dépouilles et tout le butin, personnes et bestiaux ; et ils amenèrent les captifs, le butin et les dépouilles, à Moïse, au sacrificateur Éléazar, et à l'assemblée des enfants d'Israël, campés dans les plaines de Moab, près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho. Moïse, le sacrificateur Éléazar, et tous les princes de l'assemblée, sortirent au-devant d'eux, hors du camp. Et Moïse s'irrita contre les commandants de l'armée, les chefs de milliers et les chefs de centaines, qui revenaient de l'expédition. Il leur dit : 'Avez-vous laissé la vie à toutes les femmes? Voici, ce sont elles qui, sur la parole de Balaam, ont entraîné les enfants d'Israël à l'infidélité envers l'Éternel, dans l'affaire de Peor; et alors éclata la plaie dans l'assemblée de l'Éternel. Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui; mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n'ont point connu la couche d'un homme.'"

(C'est dans "Les Nombres", au chapitre 31.)

Vous me voyez, raconter ça à ma plus vieille qui vient d'avoir quatorze ans ?

Peut-être qu'elle serait plus édifiée par Lot qui, ayant donné l'hospitalité à deux anges dont les habitants de Sodome voulaient s'emparer pour leur "plaisir", leur offrit, à leur place, sa fille ? (Genèse 19,1-38)

Si, encore, ces choses-là n'étaient que dans la Bible des Juifs et des Chrétiens, il y en a des pires dans Le Coran (qui ne peut, soit dit en passant, n'être lu qu'en Arabe car Dieu étant, pour les Musulmans, unilingue).

Et tout ce beau monde réclame l'autorité absolue sur les terres d'Israël.

Je ne sais pas qui a dit que la seule chose qui manquait à Jérusalem, ou même dans tout le Moyen-Orient, c'était un asile pour aliénés.

Jeff

P.-S. : J'ai pouffé de rire l'autre jour quand j'ai entendu une Américaine (du Sud) dire, lors d'un interview à propos des Mexicains entrés illégalement aux USA : "Jesus spoke English, not Spanish. So English is good enough for me." - Vous avez bien lu : aux USA, au XXIe siècle ! Dans le même pays qui, en son Musée de la Créativité ont des répliques de dinosaures sur lesquels on a mis des selles car nous savons tous que les dinosaures ont vécu sur terre en même temps que les premiers hommes. - C'était dans le film "Un million d'années avant J.C.", avec Raquel Welch, et dans toute une série de documenetaires distribués sous le nom de "La famille Pierreafeu". - Voir à : http://creationmuseum.org/. (N'oubliez pas de vous taper leur "virtual tour".)




  Textes choisis

Un de mes poèmes favoris.

De Lewis Carroll (1832-1898).

Notes :

Lewis Carroll est mondialement connu pour avoir écrit "Alice au pays des merveilles" ("Alice in Wonderland") auquel, souvent, on associe le poème qui suit. Il fait cependant partie de la suite de ce merveilleux conte, suite intitulée "De l'autre côté du miroir" ("Through the looking Glass").

(Je n'ai pu trouvé qui en a fait la traduction que je cite.)

Mais je serais négligente en mentionnant ces deux volumes de Lewis Carrol sans leur ajouter son moins connu, mais sans doute chef-d'oeuvre, "The Hunting of the Snark" ("La chasse au Snark"), où un cireur de souliers, un fabricant de bonnets, un boulanger, un boucher, un avocat, un courtier en valeur et même un castor, entre autres personnages, partent à la chasse d'un animal fantastique : le Snark.

En voici les deux premières strophes :

Just the place for a Snark!’ the Bellman cried,
    As he landed his crew with care ;
Supporting each man on the top of the tide
    By a finger entwined in his hair.

‘Just the place for a Snark! I have said it twice :
    That alone should encourage the crew.
Just the place for a Snark! I have said it thrice :
    What I tell you three times is true.

Mais voici le début du poème que j'adore le plus : "The Walrus and the Carpenter" :

The Walrus and the Carpenter

'The sun was shining on the sea,
Shining with all his might:
He did his very best to make
The billows smooth and bright--
And this was odd, because it was
The middle of the night.

The moon was shining sulkily,
Because she thought the sun
Had got no business to be there
After the day was done--
"It's very rude of him," she said,
"To come and spoil the fun!"

The sea was wet as wet could be,
The sands were dry as dry.
You could not see a cloud, because
No cloud was in the sky:
No birds were flying over head--
There were no birds to fly.

The Walrus and the Carpenter
Were walking close at hand;
They wept like anything to see
Such quantities of sand:
"If this were only cleared away,"
They said, "it WOULD be grand!"

"If seven maids with seven mops
Swept it for half a year,
Do you suppose," the Walrus said,
"That they could get it clear?"
"I doubt it," said the Carpenter,
And shed a bitter tear.

"O Oysters, come and walk with us!"
The Walrus did beseech.
"A pleasant walk, a pleasant talk,
Along the briny beach:
We cannot do with more than four,
To give a hand to each."

The eldest Oyster looked at him.
But never a word he said:
The eldest Oyster winked his eye,
And shook his heavy head--
Meaning to say he did not choose
To leave the oyster-bed.

But four young oysters hurried up,
All eager for the treat:
Their coats were brushed, their faces washed,
Their shoes were clean and neat--
And this was odd, because, you know,
They hadn't any feet...

Le morse et le charpentier

Le soleil brillait sur la mer,
Brillait de toute sa puissance,
Pour apporter aux flots amers
Un éclat beaucoup plus intense…
Le plus curieux dans tout ceci
C'est qu'on était en pleine nuit.

La lune, de mauvaise humeur,
S'indignait fort contre son frère
Qui, vraiment, devrait être ailleurs
Lorsque le jour a fui la terre…
« Il est, disait-elle, grossier
De venir ainsi tout gâcher. »

Les flots étaient mouillés, mouillés,
Et sèche, sèche était la plage.
Nul nuage ne se voyait
Car il n'y avait pas de nuages.
Nul oiseau ne volait en haut
Car il n'y avait pas d'oiseau.

Or, le Morse et le Charpentier
S'en allaient tous deux côte à côte.
Ils pleuraient à faire pitié
De voir le sable de la côte,
En disant : « Si on l'enlevait,
Quel beau spectacle ce serait ! »

« Sept bonnes ayant sept balais
Balayant pendant une année
Suffiraient-elles au déblai ? »
Dit le Morse, l'âme troublée.
Le Charpentier dit : « Certes non »,
Et poussa un soupir profond.

« O Huîtres, venez avec nous !
Dit le Morse d'une voix claire.
Marchons en parlant, – l'air est doux –,
Tout le long de la grève amère.
Nous n'en voulons que quatre, afin
De pouvoir leur donner la main. »

La plus vieille le regarda,
Mais elle demeura muette ;
La plus vieille de l'œil cligna
Et secoua sa lourde tête…
Comme pour dire : « Mon ami,
Je ne veux pas quitter mon lit. »

Quatre autres Huîtres, sur-le-champ,
S'apprêtèrent pour cette fête :
Veston bien brossé, faux-col blanc,
Chaussures cirées et bien nettes…
Et ceci est fort singulier,
Car elles n'avaient pas de pieds...

Fawzi

P.- S. - Boris Karloff qu' il est inutile de présenter, a enregistré - je n'ai pas la référence - "The Hunting of the Snark". C'est disponible sur You Tube aux adresses suivantes :

(À ne pas manquer !)

https://www.youtube.com/watch?v=rie-MeYHJ5Y

https://www.youtube.com/watch?v=bBi0RTJddbU

https://www.youtube.com/watch?v=mnPFrY_k2rU




Vacationing !

Quand vous lirez ceci, je serai en vacances. Avec mon chum et... Madame Bovary. Des années que je veux lire ce roman dont on n'a jamais cessé de me vanter les mérites et et pour lequel je n'ai jamais trouvé le temps. Une grosse brique tout de même et faut dire que son début ne m'a jamais enchantée :

"Nous étions à l'Étude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail..."

Mais j'ai tenu bon et n'en ai jamais lu un résumé, ni n'en ai vu une seule adaptation cinématographique.

C'est pour vous dire que j'y tenais et que j'y tiens toujours. - Peut-être que je devrais mettre un boîte de Kleenex dans ma valise... - Je verrai.

Et où allons-nous ? À Ste-Marguerite du Lac Masson, dans les Laurentides, où les parents de mon chum ont un chalet qu'ils nous prêtent... gratos !

J'en profiterai pour bronzer mon corps d'albâtre.

George




 

Pas un enregistrement, mais un lien

Vite, avant que ça disparaisse des ondes :

Pierre Foglia et Pierre Falardeau en tête-à-tête à l'émission "L'autre midi à la table d'à côté" :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/lib_radio/v3.2/incpages/pop_indexeur.asp?idMedia=7305803&app
Code=medianet&time=0&json={%22idEmission%22:%2234714091025%22,%22Date%22:%
222015/06/22%22,%22numeroEmission%22:%221635%22,%22urllabase%22:%22/
emissions/lautre_midi_a_la_table_da_cote/2014-2015%22}

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.  - (Mise à jour terminée.)




 La parole est à nos lecteurs

Note :

Pas une première dans le Castor™, mais une section qui, selon les "arrivages" (l'expression est de Madame Malhasti), il nous fera plaisir, dorénavant, de laisser la place aux membres de la fine et intelligente masse de nos lecteurs à commencer par un de nos fidèles abonnés qui se dit de la "Haute-Ville" de Québec :

***

Chers vous autres,

Je ne sais pas combien au juste vous êtes (je me suis même laissé dire qu'il n'y avait qu'une seule personne à la tête de votre canard, quoique je trouve cela quelque peu difficile à croire), mais ne seriez-vous que trois ou quatre, vous me faites lire, bons mois, mauvais mois, une trentaine de pages lourdes d'intérêt (et parfois très lourdes, surtout en anglais) qui seraient dignes d'un magazine du genre Nouvel Obs ou Vanity Fair et que vous n'auriez aucune difficulté à rivaliser avec eux en augmentant votre volume à cinquante, soixante, quatre-vingt pages, en y insérant de la publicité comme en en voit partout dans ces publications que vous dites "dispendieuses".

Et vous faites ça, si je ne m'abuse, depuis quatorze ans ? - Eh bien, bravo !

J'ai vu, étant du WEB depuis le début, je-ne-sais-pas-combien de sites prometteurs qui ont tout simplement fermé leurs portes après quelques mois. J'en vois encore dont pas une seule page n'a été modifié depuis trois, quatre ans. Votre persistance m'étonne.

Et vous êtes dans tout : dans la littérature, la philosophie, l'éducation, la musique... avec toujours cette pointe d'humour qui marque tous vos numéros.

Deux, trois points faibles - quoique je ne sais pas si c'est voulu ou non :

Vous parlez rarement de politique, jamais de sport et que, de loin, de religion. C'est un peu malheureux car, des trois, je serais curieux de savoir ce que vous pensez des prochaines élections (au Fédéral) et, surtout, vous sachant de gauche (une constatation), de l'Islamisme, de l'État Islamique et de ce qui se passe au Moyen-Orient.

À regardez vos photos (page d'entrée), je peux penser qu'avec ce qui pourrait passer pour des soutanes, vous vous mettez à l'abri de tout ce qui est non-séculier, surtout avec en premier plan, le Révérend Chasuble et le Cardinal Moe Spitzman (une trouvaille, celui-là !) même si vous n'avez jamais, à ce jour, mentionné le nom du curé de votre paroisse du Saint-Sépulcre-et-des-Deux-Vierges (sic).

Quoiqu'il en soit, permettez que je vous dise merci pour éclairer mensuellement une ou deux de mes journées.

Cordialement,

Jerphanion P.

 



En guise de réonse à Monsieur Jerphanion P. :

"Les coïncidences, comme disait le regretté saint Adolphe-d'Howard (à moins que ce soit le comte de Lautréamont), découlent toujours de la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie."

Voilà ce à quoi j'ai pensé, cher Monsieur, en lisant votre message car, tout à fait, par hasard, dans les chroniques qui sont publiées avec cette édition, vous trouverez de nombreuses références à la politique, au Moyen-Orient, un exposé sur ce qu'on doit enseigner, de la Bible, aux enfants et... de la publicité, un peu surannée, mais de la publicité tout de même.

  Bonne lecture !

  Herméninglide Pérec




Book Review - Lectures

écRiturEs

A couple of weeks ago, I found in my father's library three unusual books stored side by side on a small table as if they wouldn't fit anywhere else : Le siècle des Valmore by Francis Ambrière (note 1), Papiers de Famille by [Le] Duc de Castries (note2) and a curious book written by Paul-Marie Lapointe in the late seventies entitled écRiturEs (the capitals and small letters are not errors) (note 3).

I borrowed all three ; all five actually because two of them are two volume sets.

Not to read. - 2.436 pages ! - I just wanted to find out what they were all about.

Le siècle des Valmore, I sort of guessed : t'was a very interesting and serious biography of the French poet, Marceline Desbordes-Valmore, often quoted by Mrs. Malhasti. - That one I might read, but I have some many books on my list, I'll put it in plain view, on my desk, for the cat to knock it down and to remind me, as well, that it exists.

Papiers de famille had to be the times and tides of the Castries family by one of its immortal descendants. Immortal because it is clearly underlined on its cover that the Duc who wrote these Papiers was a member of l'Académie Française. - Judging by the photos and the style, a copy of Thomas Paine's Common Sense (see above) ought to be sent to all members of this family. Which reminds me that I have a Gotha somewhere around the house and a couple of books on French aristocracy (post Révolution). Enough to cure regular insomnia.

As fascinating as they were the above books seemed run-of-the-mill stuff (so, to speak), compared to Paul-Marie Lapointe's écRiturEs. I knew Paul-Marie to whom I was introduced by a friend of mine. He was considered, at the time, as Québec's greatest living poet. (He passed away 4 years ago, this upcoming 16th of August.) He might have been, I don't know, not being a connaisseur in poetry, but this écRiturEs of his is something that fascinated me.

From the limited conversation I had with him, it seems that, instead of writing normally, line after line, or automatically (he was an proponent of automatism), each verse of each of his "poems" (I don't even know if we can call them "poems") were made up of words or sentencers that had to have no relationship wathsoever with the previous or the following verses. Like looking directly into someone else's brain.

Then all of a sudden I was told that this site had a page on Paul-Marie and another page of this book :

http://www.udenap.org/groupe_de_pages_04/lapointe_paul-marie.htm

and

http://www.udenap.org/groupe_de_pages_04/ecritures.htm

Talk about finding something in your own backyard !

Here'an excerpt of his écRiturEstaken at random (first volume, number 50) :

richesse pillage d'une ville

se couvrir d'une mousse verdâtre
admirant tout ce qui est en vogue

coups de baguettes empoisonnés
refrain de quelques chansons
commence au mois de mai
fournit le bois d'ébène
infinitif bien marqué

recouvrements de fonds courbes
coquilles de mollusques
divinités féminines affaiblies
vases de terre instruments de musique

Copernique

Note 1 : Le siècle des Valmore - Marceline Desbordes-Valmore et les siens - 2 volumes : 1. 1786-1840, 2 - 1840-1892 - Éditions du Seuil, Mai 1987 - 1.042 pages.

Note 2 : Papiers de famille - Éditions France-Empire, 1977 - 506 pages

Note 3 : écRiturEs - L'obsidienne, 1980 - 2 volumes - 888 pages

***

A thousand years

Amongst the recent acquisitions of l'Université de Napierville, a book which is a pure delight :

It's entitled 1000 Years of English Literature, compiled and writen by Chris Fletcher (with Roger Evans, Sally Brown and Jamie Andrews), published by The British Library.

Its content is best descrived by the notices on its jacket :

"This book describes the life and work of over 100 of the best-loved British writers, and reproduces manuscripts in their own hand.It includes such masterpieces of literature as Chaucer's Canterbury Tales, Charlotte Brontë's Jane Eyre, Virginia Woolf's Mrs Dalloway, Mervin Peakes's Gormenghast and Laurie Lee's Cider with Rosie. Whether written on parchment, vellum or paper, whether poems, short stories, notebooks, novels or diaries, these documents provide a unique record of the process of composition. Presented as full-page colour reproductions, they offer a fascinating insights into the world of the writer at work and often reveal major amendments and corrections carried out during the course of writing."

"From the tenth century manuscript of 'Beowull' to the work of such authors as T. S. Eliot, Ted Hughes and Angela Carter, this beautifully illustrared book presents a panorama of more than a thousand years of literature in English through original manuscripts from the British Library's unparalled collections"

Glancing (you don't have to read everything !) through its 224 pages is like reviewing, in a couple of hours, the entire History of English Literature through such authors as Geoffrey Chaucer, Charles d'Orleans, William Shakespeare, John Milton, Jonathan Swift, Samuel Johnson, Jane Austen, Sir Walter Scott, Elizabeth Browning, the Brontë sisters, Charles Dickens, Lewis Carrol, Oscar Wilde, Arthur Conan Doyle, James Joyce, W. H. Auden, Sylvia Plath, Harold Pinter, etc., etc.

The author, Chris Fletcher, is currently the keeper of the special collections at the Boldeian Library and a fellow of Exeter College, having formerly been curator of Literary Manuscripts at the British Library.

Illustrations ? - Here's a page of James Joyce, Ulysses :

Both can be seen on a larger scale in the attached appendix.

If you want more information on the British Library, go to their site :

http://www.bl.uk/

But, while you're at it, try that of the Morgan Library and Museum (New York) celebrating, this year, the 150th anniversary of "Alice in Wonderland" :

http://www.themorgan.org/

And, of course, that of the Bodleian Libray (Oxford) :

http://www.bodleian.ox.ac.uk/bodley

Copernique

***

Ajout de Simon Popp :

Jeune, j'ai eu un professeur qui ne jurait que par la littérature française. "Il faut, disait-il, admettre qu'au niveau de la langue écrite, le français domine tout ce qui a été publié depuis au moins les cinq derniers siècles et, en conséquence..." - Ayant été éduqué partiellement en anglais, j'ai eu beau lui faire valoir que certains anglophones avaient, quand même, une culture plus générale que celle normalement rattachée à leur langue (surtout du côté britannique), rien à faire. Lui dire qu'Henry James, un Américain, avait écrit des choses admirables sur Balzac, Baudelaire, Flaubert et même Victor Hugo (son étude sur "Les travailleurs de la mer" est une merveille) équivalait à parler à un mal-entendant, aveugle et paralytique. Même traduit, il ne pouvait tolérer qu'un non-francophone puisse écrire sans la sonorité, la phraséologie, les ressources, la profondeur et la merveilleuse syntaxe de la française langue.

Attention tout de même : ce n'était pas un homme bouché à l'émeri ; il était même d'une savanterie à débouter des Professeur Guillemin ou des Bernard Pivot. Sauf que sa culture se limitait à sa langue maternelle.

Avec le recul, je dois lui donner partiellement raison : la littérature anglaise n'a jamais eu la diversité, ne serait-ce qu'en quantité, des écrivains français sauf que,si, aujourd'hui, on me demandait qui fut le plus grand écrivain de tous les temps, ce ne serait ni à Corneille, ni à Racine, ni à Molière, ni à Dante, ni à Cervantès, ni même à Proust, que je penserais, mais à Shakespeare. En deuxième lieu, cependant, je me rabattrais sur les auteurs français tels que Saint-Simon, Verlaine, Voltaire ou Gide... pour en revenir, je l'avoue, irrémédiablement aux James Joyce, John Ruskin, Lewis Caroll, Oscar Wilde de mon adolescence sans oublier, en chemin, Céline, Hugo (ah ! le terrible Hugo !) et Lamartine. - Ce qui démontre que je ne suis pas un fan de Zola ou de Balzac.

Quoiqu'il en soit ou quelle que soit mon opinion, il n'en demeure pas moins que si mon professeur ne jurait que par la française langue, l'english idiom mérite d'être connu et, pour ce faire, j'ai un livre à vous suggérer :

Il a été publié dans la merveilleuse collection "Encyclopaedia Universalis" d'Albin Michel en 1997 et il s'intitule tout simplement "Dictionnaire des littératures de langue anglaise", Préfacé par Yves Berger ce fort volume (plus de 900 pages) a été rédigé par plus de 130 auteurs dont : Marc Chenétier (de La perte de l'Amérique), Robert Ellrodt (traducteur de John Donne, Keats, Shelly...), Henri Fuèce (auteur d'une excellente histoire de l'Irlande) et de plusieurs autres éminents anglicistes.

Non seulement un dictionnaire, mais un livre de références à conserver précieusement sur sa table de travail.

Une seule bémol : le nom de Thomas Paine n'y figure pas !

L'Encyclopédie de La Pléiade (NRF), dans sa série sur l'Histoire des Littératures, Tome II, ancienne (1956-1958) et nouvelle (1968-1978) éditions, n'a pas oublié, quand même, de lui consacrer quelques lignes parmi dans ses 6.000+ pages de ses trois volumes.

Mais, pour un article plus complet, voir le "Dictionnaire des auteurs" [De tous les temps et de tous les pays] publié chez Robert Laffont en 1952, dans la collection Bouquins, volume III, page 604.

Simon Popp

P.-S. : Et vous trouverez une "photo" de Thomas Paine - et quelques ligness - dans Le Grand Larousse Ecyclopédique, volume 8 (1963).




Le Courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

Mme Térence Salvail - Sawyersville, Québec

Oui, Madame. - Sur les 80 immeubles que nous avons visités au cours des derniers mois, seuls 20% d'entre-eux avaient un 13e étage. Ce qui prouve qu'en 2015, la supertition prend du recul, sauf dans le domaine de l'aviation où il n'y a pas de treizième rangée dans les avions de ligne. - Les immeubles que nous avons vistés indiquaient également que leurs sous-sols se nommaient SS-1, SS-2, SS-3, etc., plutôt que -1, -2, -3...  Les mathématiques ne sont pas encore, hélas, au rendez-vous.

M. Oscar Renault - St-Sauveur-des-Monts, Alpes-Martimes

Les reliures de chaque volume de la Pléiade exigent en moyenne un peu plus qu'un dizième de la peau d'un mouton néozélandais (dernière estimation).

Mme Illinois Jaquet, jr. - Houston, Texas

Tout dépend des évangélistes que vous lirez :

Selon saint Matthieu :

Marie-Madeleine et Marie, la mère de saint Jacques, découvrirent que la pierre recouvrant le tombeau de Jésus était toujours en place. Se produisit alors un tremblement de terre qui effraya les soldats romains qui s'y trouvaient. Un ange descendit du ciel et déplaça la pierre sur un tombeau vide.

Selon saint Marc :

Marie-Madeleine, Marie, la mère de saint Jacques et une autre femme (Salomé) découvrirent, quant à elles, que la pierre avaient été déplacée et que le tombeau était ouvert. À l'intérieur se trouvait un jeune homme avec un costume flamboyant qui leur dit que Jésus venait de ressusciter.

Selon saint Luc :

Marie-Madeleine, Marie, la mère de saint Jacques et une autre femme (Johanne) et plusieurs autres femmes arriverent au tombeau et se demandèerent comment elles allaient rouler la pierre. - Or la pierre n'était plus en place Deux hommes se trouvaient à l'intérieur - costumes flamboyants également. Ils leur annoncèrent la même chose.

Et selon saint Jean :

Marie, la mère de Jésus, mais seule, découvrit que la pierre avait été déplacée. Elle couru avertir Simon-Pierre et un autre diciple, qu'on croit être Jean, qui en se rendant sur place constatèrent que le tombeau était vide.

M. Justin Crapulet - Oudenarde, Belgique

Le chapitre 14, Section 1211 du Code Pénal Américain rend, en effet, illégal pour les citoyens américains d'avoir tout contact avec des extraterrestres.

Ms Olivia Thermapoole - Bath, UK

Un tyrosémiophile.

M. Thélesphore Gravel - Biloxi, Mississipi, USA

"Geek", de l'allemand "geck" qui désignait, au Moyen-Âge un fou ou, du moins, une personne étrange.

Mme Juliana Vaillancourt - Ste-Anisette, Québec

On considère qu'un livre a été bien corrigé s'il ne contient que sept fautes d'orthographe. (Alors, vous pensez... pour Le Castor™ !)

M. Sosthène Dubord - Lille, France

Le verbe "ressusciter" se conjugue à la fois avec l'auxiliaire "être" et l'auxilière "avoir". Pour le verbe "chaloir", l'usage courant veut qu'il ne conjugue pas, qu'une seule utilisation est possible, soit celle de "Peu me chaut", mais vous trouverez, dans les auteurs du XVIe, XVIIe, du XVIIe, XIXe et du début du XXe des epressions assez biscornues :

Si vous ne savez pas mourir, ne vous chaille [qu'importe]...— (Montaigne) (XVIe siècle)

Or il ne me chaudrait. Qu’ils fissent à leurs frais messieurs les intendants. — (Mathurin Régnier) (XVIe siècle)

J’en suis d’avis, non pourtant qu’il m’en chaille. — (La Fontaine) (XVIIe siècle)

Peu me chalait de voir tomber la nuit. — (Barbey d’Aurevilly, L’Ensorcelée)

Pour peu qu’il vous en chaille. — (Anatole France) (XIXe siècle – XXe siècle)

(Sources diverses)

M. Geoffrey Smalbone - Stoke-on-Trent, UK

La ville de Wagah Wagah, appelé souvent tout simplement Wagah, est située à la frontière de l'Inde et du Pakistan, à 29 km de Lahore (Pakistan) et à 27 km d'Amritsar (Inde). - À ne pas confondre avec la ville de Wagga Wagga situé dans la région de New South Wales, en Australie, à mi-chemin entre Sydney et Melbourne.

M. Phillipe (Bob) Pettigrew - Vancouver, B.C.

Les Haplorhiniens ou Haplorrhiniens (Haplorrhini) — du grec haplóos, simple, et rhínos, nez —, forment un taxon dans la classification phylogénétique de l'ordre des Primates.

Ms Felicia Carlin - Newaark, New Jersey, USA

La conjoncture de Goldbach (et sa variation faible), le problème de Waring, la conjecture de Syracuse et la conjecture de Gilbreath.

M. François Legendre - Lisbonne, Portugal

L'Aquitanien est la première subdivision de l'époque du Miocène. Cette subdivision, définie par le géologue suisse Karl Mayer-Eymar en 1858, a été nommée d'après la région d'Aquitaine en France.

M. Michel Percepied - Katmandou, Népal

Alf T. Ringling, Al Ringling, Charles Ringling, John Ringling, Otto Ringling et Henry Ringling.

M. David Boisseau - Saint-Elzéar-de-Témiscouata, Québec

La reine Delanira et Hippolyta dans Gli amori di Ercole de Carlo Ludovica Bragaglia (en 1960).

M. Laszlo Turp - Pretoria, Afrique du Sud

diaszpóra kifejezés (diaspora, ógörög nyelven: διασπορά – jelentése: magok elvetése vagy szétszórása) valamely etnikumra, vallás követőire, illetve közösségre utal, akik külső kényszer hatására elhagyni kényszerülnek szülőföldjüket, majd a világ valamely táján más népek közé szóródva/szétszóródva folytatják életüket, építik kultúrájukat.

 
<

Cette édition du Castor est dédiée à :

Raymond Bussières
(1907-1982)

(Photo en provenance du site Encinematheque.fr)


"The friends thou hast, and their adoption tried,
Grapple them to thy soul with hoops of steel.
"

...

("Quand tu as adopté et éprouvé un ami,
accroche-le à ton âme avec un crampon d'acier
")

Shakespeare - Hamlet : Acte I, Scène 3

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

1 - Tous droits réservés. - Copyright © UdeNap.org. - La reproduction de tout ou partie du matériel contenu dans cette édition du Castor™ est interdite sans l'autorisation écrite des auteurs.

2 - Malgré l'attention portée à la rédaction de ce journal, ses auteurs ou son éditeur ne peuvent assumer une quelconque responsabilité du fait des informations qui y sont proposées.

3 - Tel qu'indiqué au début, les erreurs de frappe, de date et autres incongruités contenues dans ce Castor™ seront ou ont déjà été corrigées dans sa version destinée au marché américain.

4 - La direction du Castor™ tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire.

 


Liens :

Le Castor - Fondation et équipe originelle

Le Castor - Organes affiliés

Université de Napierville - Page d'accueil

Le Castor™ - Édition précédente

Le Castor™ - Édition suivante

Le Castor™ - Édition courante