Volume XXV, n° 10a

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 8 juin 2015

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Mini-édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™ paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraÎtre le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

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Pour la dernière édition qui précède cette mini-édition, cliquez ICI.

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Cinéma

    
Nous avons demandé à nos chroniqueurs de nous parler, pour cette mini-édition, de cinéma, de leur cinéma, de ce qu'il pensait, en général, de ce septième art, des films qu'ils jugeaient susceptibles d'intéresser nos lecteurs.

Tous nous ont donné des listes de films, certaines complexes, d'autres brèves. Pluseurs nous nous ont fourni des liens et, dans le cas de Simon Popp, des extraits de trois films et un document datant du centième anniversaire du cinéma (1995), document que nous n'avons pas hésité à joindre en annexe.

Dans ces chroniques, comme d'habitude, plusieurs surprises.

Bonne lecture !

 


 
Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

 



  Listes...

À la première de Pudding chômeur (1996), probablement, le plus mauvais film de de Gilles Carle (1929-2009) - ne me demandez surtout pas ce que je faisais là ! -, je me suis fait dire qu'il s'agissait d'un chef-d'oeuvre par un annonceur-vedette de Radio-Canada dont, vous me pardonnerez, je ne citerai pas le nom ; un blanc-bec qui, à mon avis, n'avait sans doute pas vu plus que vingt-trois films au cours de sa vie. - Une autre occasion d'être condescendant (voir ma chronique précédente). - Je regrette, mais, à mon avis, quiconque n'a pas vu au moins cent films et, de ces cent, au strict minimum, les dix qui suivent, devrait se taire.

1 -          Citizen Kane (1941) d'Orson Welles
2 -          Cuirassé Potemkine, Le (1925) de Sergei Eisenstein
3 -          Règle du jeu, La (1939) de Jean Renoir
4 -          The General (1927)  de Buster Keaton
5 -          Greed (1924)  d'Eric von Stroheim
6 -          Passion de Jeanne d'Arc, La (1928) de Carl Dreyer
7 -          Voleur de bicyclette, Le (1948) de Vittorio de Sica
8 -          2001, A space Odyssey (1968) de Stanley Kubrick
9 -          Atalante, L (1934) de Jean Vigo
10 -        Enfants du paradis, Les (1945) de Marcel Carné.

(Personnellement, je remplacerais le numéro 8 par The Third Man (1949) de Carol Reed.)

Vous allez me demander d'où provient cette liste. J'y arrive, mais avant de vous en donner la source, je voudrais que l'on comprenne bien qu'elle ne peut pas être parfaite sauf qu'elle a été rédigée non pas par des cinéphiles-amateurs, de ceux qui vont au cinéma quelque fois par année, ni d'après les recettes au Box Office, mais par des professionnels du cinéma et, vous m'excuserez, je préfère me fier à eux qu'aux milliers d'utilisateurs de l'Internet Movie Database dont la liste des meilleurs 250 films débute comme suit :

1.            The Shawshank Redemption de Frank Tarabont (1994)
2.            The Godfather de Francis Ford Coppola (1972)
3.            The Godfather Part II du même (1974)
4.            The Dark Knight de Christopher Nolan (2008)
5.            Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994)
6.            12 Angry Men de Sidney Lumet (1957)
7.            Schindler's List de Steven Spielberg (1993)
8.            The Good, the Bad and the Ugly de Sergio Leone (1966)
9.            The Lord of the Rings : The Return of the King de Peter Jackson (2003)
10.          Fight Club de David Fincher(1999)

Dans cette liste Citizen Kane (numéro 1 de la liste précédente) apparaît au numéro 67, les deux suivants sont absents, The General est au numéro 134, n'y cherchez pas La passion de Jeanne d'Arc...

Fin de ma plaidoirie.

Un conseil :

Si vous vous interessez au cinéma, trouvez-vous un bon critique et suivez ses recomendations car l'on tourne quelque 4.000 longs métrages par année à travers le monde et à peu près autant de séries télévisées. - Et si je peux me permettre, voici quelques noms d'excellents critiques André Bazin, Andrew Sarris, Roger Ebert, Pauline Kael et François Truffault.

Et puis une dernière remarque :

Ne pas confondre le cinéma muet et le cinéma parlant : il s'agit de deux formes d'art complètement différentes et sachez que ce n'est qu'au début des années quatre-vingt-dix que le nombre de films parlant a dépassé celui des films muets et qu'il y a donc là de sérieuses recherches à faire.

Et la liste ? Et sa source ?

Voir le supplément de ce Castor. Ci-joint.

***

  Pour rire

Vous ne me croirez peut-être pas, mais le premier film que j'ai vu sur grand écran, dans la salle paroissiale de mon village - c'était l'époque ! - fut "King Kong" (1933) de Merian C. Cooper ou Ernest B. Schoedsack (curieusement, on ne sait pas qui, au juste, a dirigé cet inoubliable "chef-d'oeuvre"). - J'avais six ou sept ans. - Jusqu'à ce jour, je n'ai pas encore compris comment ni pourquoi cette expérience cinématographique allait contribuer à l'éducation d'un enfant de mon âge.

Ce qui est encore plus incroyable, c'est que le deuxième film qu'il m'a été donné de visualiser, cette fois-là, dans un vrai cinéma, fut le "Frankenstein" de James Whale (1931) suivi, au même endroit, du "Dracula" de Ted Browning (1931) et de toute la série des "Bride of Frankenstein", "Son of Frankenstein", "Ghost of Frankesntein"... et plusieurs autres films mettant en vedette Boris Karloff, Bela lugosi, Lon Chaney, jr., etc. - Un vrai festival, quoi ! - c'est ce qui m'a permis de snober ceux qui ont été éblouis, des années plus tard, par les productions Hammer mettant en vedette Christopher Lee, Peter Cushing, Michael Gough, Herbert Lom et cie. - Hammer ? mais si, vous connaissez : c'est la maison qui nous a donné "One Million B.C." avec Raquel Welch...

***

  Mes films

Je ne vous dirai pas quels sont mes films préférés ni le nombre de films que j'ai pu voir depuis "King Kong". Non, mais je voudrais vous entretenir non pas de films, mais de scènes ou prises de vue qui, selon moi, font que le cinéma est un art à part entière. J'en ai justement trois en tête.

(Les extraits qui suivent sont en .mpg)

1 - Le début de L'armée des ombres (1969) de Jean-Pierre Melville

Principaux comédiens : Lino Ventura, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel et Simone Signoret.

Il s'agit d'un film, pour ceux qui ne l'ont pas vu, sur la résistance et, avec sa première scène, Melville nous place immédiatement dans l'atmosphère de l'époque.

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(Pour télécharger et visionner sur votre ordinateur)

2 - Encore une fois, un début tiré, cette fois, de Great Expectations (1946) de David Lean.

Principaux comédiens : John Mills, Valerie Hobson, Tony Wager et Alec Guiness.

Mer, vent, automne, cimetière... - On ne serait faire mieux.

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3 - La fin, cette fois-ci de The Third Man (1949) de Carol Reed

Principaux comédiens : Orson Welles, Joseph Cotten, Alida Valli et Trevor Howard.
À noter la présence d'Ernst Deutsch qui campe un inoubliable "Baron" Kurtz.

Et quand on joint la musique à l'image...

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(Pour télécharger et visionner sur votre ordinateur)

Simon

P.-S. : Le dernier grand film que j'ai vu ? Caravaggio de Derek Jarman (1986), en video, il y a un mois. - Très grand ? - Disons : curieux.

 


Films ?

The last movie I saw and liked was Morten Tyldum's The Imitation Game (2014) starring Benedict Cumberbatch, the last, I think, Sherlock Holmes but definitely not Sherlock in this movie. - As a whole, it is quite historically accurate but to whom can one recommend this film ? It deals with codes, code breaking programs and a mechanical computer. Not to be seen on a first date, unless you're dating a mathematician or a programmer. Who knows ?

One film everyone must see but, unfortunately, it doesn't appear on most lists, except la crème de la crème of the worst movies of all times. It is, don't kid yourself, a bad movie. A very bad movie. Generally speaking, it is considered to be the very worst from every angle : cinematography, plot, acting and even lightning and sound. - The costume aren't that good either. - In other words, every movie made before or since was better, including the Ben Hur of the nineties, Titanic by James Cameron. - The title should be changed to "How to Make a mad movie" but its original title is not that bad : Plan 9 From Outer Space, filmed in 1959 by Edward D. Wood Jr. - It starred Gregory Walcott, Tom Keene, Mona McKinnon and almost starred Bela Lugosi who happened to die during its production and who was replaced by Wood's dentist (I am told), a bit shorter but, for the rest of the film, he hides his face with a cape. - Good for a good laugh. As good as the Springtime for Hitler comedy within Mel Brooks' The Producers (1967).

But for comedy, I would suggest two : Billy Wilder's Some Like it Hot (1959) with Marilyn Monroe, Tony Curtis and Jack lemmon (not to mention an excellent George Raft) and Joel and Ethan Cohen's The Big Lebowksi (1998) starring Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore and Steve Buscemi (and watch out for John Turturro as Jesus Quintana).

And do, please, familiarize yourself with The Marx Brothers, W. C. Fields, Laurel and Hardy and Buster keaton.

Two other films I liked very much : The first is Cy Endfield'S Zulu (1964) and Sydney Pollack's Three Days of the Condor (1975). - Excellent entertainment.

Can I add that I'm not a cinema buff ? That I like documentaries more than anything else ? So...

Three titles :

Ken Burns' The American Civil War (1990) - 9 episodes

Jame's Burke's The Day the Universe Changed (1985) - 10 episodes

David Attenborough, actually Alastair Fothergill's Planet Earth (2006) - 11 episodes

And add nother three :

Nathan Kroll's The Guns of August (1964) - 100 minutes

Ken Burn's Baseball (1994) - 10 episodes

James Burke's Connection series - 30 episodes - (over 24 hours)

You'll find their description on Wikipedia.

Copernique

 

 

En parfait amateur

Suis-je un cinéphile ? Pas du tout. Et je vais vous confesser tout de suite que ma culture cinématographique se limite presque exclusivement aux films dits d'action à peu près comme un de mes collègues qui ne lit que des polars.

Vous avouerez quand même qu'on en fait d'excellents.

Né en 1977, ce n'est qu'en 1995, à l'age de 18 ans que j'ai vu mon premier James Bond dans Tomorrow Never Dies. À ce moment-là, c'était Pierce Brosnan qui tenait le rôle de 007. Défitivement pas le meilleur Bond que j'ai vu, mais à partir de ce moment-là, je suis devenu un inconditionnel des Bond teasers, ces scènes qui précèdents le film en tant que tel.

Le meilleur de ces teasers ? Définitivement celui du Casino Royal de 2006 avec Daniel Craig :

https://www.youtube.com/watch?v=iZxNbAwY_rk

Est-ce que cela fait de moi un cinéphile ? Pas du tout, mais un amateur invétéré.

Mes favoris action movies ?

1 - Les deux Terminator de James Cameron. (À noter qu'il ne fut pas le réalisateur du troisième.)

2 - Les trois Batman de Christian Bale, particulièrement le deuxième.

3 - Les Die Hard de divers réalisateurs

4 - Les Transporter (idem)

Mais, pour vous démontrer que je ne suis pas si inculte, je vais vous référer à un film qui est en passe de devenir un film-culte :

Lock, Stock and Two Smoking Barrels de Guy Ritchie (1998) que j'ai découvert tout à fait par hasard dans un panier à 5$ chez un des défunts Blockbuster Video Club.

Vous en trouverez tous les détails à l'adressse qui suit :

http://www.imdb.com/title/tt0120735/?ref_=fn_al_tt_1

Et, jusqu'à tout récemment, on pouvait le trouver chez YouTube.

A+.

Jeff

P.-S. : De Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig, qui fut le meilleur James Bond ? Je n'ai pas de favori.

 

Mes films ?

Je ne fais vraiment pas attention aux comédiens, réalisateurs et même aux titres des films que je vais voir au cinéma ou que je regarde à la télévision. La plupart du temps, c'est une chum de fille ou mon conjoint qui me dit : "Faut que tu vois ceci ou cela." Alors, si vous me demandez quels sont mes films favoris, je suis un peu prise au dépourvu.

Y'a Fred Astaire qui me fascine et puis (je viens d'aller voir son nom dans les vidéos que nous avons à la maison) Johnny Depp que j'ai découvert dans un film qui est passé presque inaperçu lorsqu'il est sorti en salle en 2010 et que j'ai adoré  : The Tourist de Florian Henckel von Donnersmarc avec Angelina Jolie !

Life of Pi, j'ai vu avec une amie au cinéma. De superbes images !

Et puis quoi d'autre ? - Mon meilleur film : The Dead de John Huston (1987). Toujours à côté de notre lecteur. J'ai dû le voir dix fois. Avec, à chaque fois, une boîte de Kleenex.

George



 

Mes flims !

J'ai déjà écrit ici, je crois, que je n'allais pas au concert souvent. Pour une raison relativement simple : c'est que, dans mon coin, les bons concerts sont rares et, de plus, les endroits où l'on peut entendre de la musique de chambre sont encore plus rares et plus rares encore sont les concerts où l'on joue les pièces que je voudrais entendre. Quand, par exemple, avez-vous vu ou lu que le premier des derniers quatuors à cordes de Beethoven allaient être joué dans telle salle, telle jour, par un quatuor renommé ?

Alors, je me rabats sur les concerts filmés et - merci YouTube ! - il y en a de plus en plus et de très bons. En voici quelques uns :

Je viens de mentionner Beethoven et son opus 127 ? Le voici par un jeune quatuor, tout frais, et qui a décidé de s'appeler The Blueberry Quartet : Daniel Koo et Jiyoung Park aux violons, Daniel Urbanowitz à l'alto et Joy Yanai au violoncelle. Bien enregistré, bien filmé.

https://www.youtube.com/watch?v=IVp1eKVBQp8


Le plus beau concert filmé qu'il m'a été donné de voir et d'entendre ? - Valery Gergiev dirigeant le World Orchestra for Peace dans la cinquième symphonie de Mahler en 2010. - Une véritable perfection. À voir absolument :

https://www.youtube.com/watch?v=UjmthMDpyco

Mais pour vous démontrer que je n'écoute pas que de la musique dite "classique", jetez un coup d'oeil sur cette émission de télévision britannique mettant en vedette Count Basie et son orchestre :

https://www.youtube.com/watch?v=hHMYhajNtNg

Mon idée est que le principe des concerts filmés est de nous faire voir et écouter de la musique d'un siège que personne ne peut se payer parce qu'il n'existe pas. Ainsi - et là vous allez me trouver vraiment curieux - jetez un coup d'oeil sur le jeu de (des) caméra(s) dans l'extrait qui suit, tourné à l'Hampton Coliseum (Virginia, USA) en 1981 :

Site disparu fin août 2015

(Mais vous pourrez sans doute le retrouvez en tapant, sur YouTube "Let Me Go" et "Rolling Stones")
(Attention : il en existe plusieurs versions)

Dans la même veine, en 1998 :

https://www.youtube.com/watch?v=iVz9LEfUnwM&list=RDiVz9LEfUnwM#t=19

Je ne vous en dirai pas plus.

paul


 

Cette édition du Castor est dédiée à :

John Huston
(1906-1987)

(Photo en provenance du site http://planetoftheapes.wikia.com)

c

"Ah ! Ce que Shakespeare aurait aimé le cinéma !"

(Derek Jarman - 1942-1994)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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