Volume XXV, n° 10

Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 1er juin 2015

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™ paraît le premier lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le jeudi suivant.

3 - De mini-éditions peuvent paraÎtre le deuxième ou troisième lundi de chaque mois.

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Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.
 



 1 - Grognon, obstineux, impoli, misogyne et maintenant... condescendant !

Parce que - croyez-le ou non - on a eu beau me traiter de grognon, d'obstineux, d'impoli, de mysogyne et de certaines autres choses pour lesquels il eut été possible de demander des réparations, je suis resté, sur ces propos, sur mon quant-à-moi, pour peu qu'il m'en chalait... mais voilà que j'apprends, aujourd'hui, que je suis non seulement tout ça, mais condescendant, en plus. Remarquez que ce n'est pas la première fois qu'on me qualifie de la sorte sauf que c'est une de mes proches amies qui me l'a rappelé pas plus tard que la semaine dernière.

Sic transit, etc.

J'ai un mot pour résumer tout ça : l' impatience ! - Car je suis impatient.

Raffiné, quand même :

"Le monde est plein de gens qui se disent des raffinés et qui ne sont pas, je l'affirme, raffinés pour un sou. Moi, votre serviteur, je crois bien que moi, je suis raffiné ! Tel quel ! Authentiquement raffiné. Jusqu'à ces derniers temps j'avais peine à l'admettre... Je résistais... Et puis un jour je me rendis... Tant pis !... Je suis tout de même un peu gêné par mon raffinement... Que va-t-on dire ? Prétendre ?... Insinuer ?..."

Louis-Ferdinand Céline - Bagatelles pour un massacre (1).

Et puis ceci :

"Quel que soit votre rang, votre classe, votre occupation, il faudra tôt ou tard que vous vous rendiez compte, Simon, que la moitié des gens que vous rencontrerez seront moins intelligents que la moyenne."

Simon Popp, père.

Vous êtes toujours là ? Bravo: vous faites partie de la deuxième moitié.

Je ne suis pas misogyne : j'adore les femmes, j'aime leur façon de penser, leur spontanéité, leur ouverture d'esprit. J'aime leur visage, leurs cheveux, leur sourire, la façon dont elles regardent, marchent, se penchent, posent des gestes. J'aime leur élégance, leur discrétion, le type très particulier et si rafraîchissant de leur intelligence et... leur mystère. - Ah ! le mystère féminin ! - La preuve est que j'ai plus d'amies que d'amis et si, j'ai à passer une soirée avec quelqu'un, je préfère la passer en compagnie d'une femme plutôt qu'en celle d'un chaînon manquant.

Je ne suis pas obstineux, mais quand les banlieusards de la Rive-Sud persistent à me dire qu'ils habitent à vingt minutes du centre-ville, quand j'entends que les Beatles ont révolutionné la musique populaire, que Van Gogh (voir le courrier, à la fin) est le plus grand peintre de tous les temps, que Steve Jobs fut un grand inventeur, que Michel Tremblay est un génie ou que Bernard Derome fut un excellent journaliste, je veux bien qu'on me donne - pardon : j'insiste pour qu'on me donne - des explications, car je suis peut-être bouché à l'émeri, je n'ai pas encore compris.

Je ne suis pas impoli, mais si vous me répétez le lieu commun que j'ai entendu dix fois à la radio depuis le matin ou que vous ne savez me parler que de sports ou d'autos, je vais, enfin pas régulièrement, mais souvent, vous interrompre. Et si vous prenez une éternité pour me dire qu'on n'a plus les hivers qu'on avait, je vais finir par... finir vos phrases.

Et je ne suis pas condescendant. Si vous avez quelque chose d'intéressant à me dire, un nouveau point de vue à m'offrir, je vais vous écouter pendant des heures et vous posez beaucoup de questions. J'irai jusqu'à prendre des notes et les adresses où je peux trouver plus de renseignements. - Par exemple, parlez-moi du New Horizons qui frôlera Pluton le 14 juillet prochain et je vous écouterai avec beaucoup d'attention. - J'aimerais en apprendre un peu plus, autres exemples, sur l'ossature en bois de certains bâtiments, la littérature arabe, les derniers et prochains ordinateurs...

Mais l'impatience dans tout cela ?

Une dame qui ne sait me parler que de mode, de mascara et d'une nouveau parfum de chez Fior, verra vite mes talons. - Celui qui me dira que Corey Perry et que Miguel Cambrera sont les meilleurs joueurs de, hockey pour l'un, ou de baseball pour l'autre, et qui n'aura jamais entendu parler de Bobby Orr ou de Ty Cobb peut s'attendre à de sérieuses objections de ma part. - Si vous n'êtes pas bref, si vous ne savez pas vous expliquer correctement ou que vous répétez continuellement les mêmes arguments, il y a de fortes possibilités que je lève les yeux au ciel pour dire : "Oui, t'as ben raison." (J'ai même offert souvent de le confirmer par écrit à de parfaits raseurs.)

Ma condescendance ? - Laissez-moi vous dire une chose, deux même : je n'ai pas lu et relu Proust trois fois ni n'ai accumulé 200 volumes sur l'auteur de "À la recherche du Temps perdu" ni me suis tapé sa correspondance (21 volumes chez Plon) pour me le faire citer incorrectement ; idem pour la Guerre Civile américaine, Vermeer de Delft, Beethoven et l'astronomie. - Vous en connaissez, vous, des gens qui ont visité une trentaine de champs de bataille en Pennsylvanie, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud (etc.) ; parcouru l'Europe et l'Amérique pour voir toutes les toiles de deux peintres ? Qui en sont à un millier d'heures d'écoute de docus sur les planètes, les étoiles, les galaxies et les dernières découvertes en astronomie et dont les premières économies ont servi à s'acheter un télescope ? Qui ont lu et relu tout James Joyce, Edna St-Vincent-Millay et Oscar Wilde ? - Et même Rabelais, dans le texte ; avec une traduction anglaise parce qu'il ne comprenait pas les adaptations qu'on en avait faites en français moderne...

Oui, je suis impatient. La bêtise, la fatuité, la suffisance et l'ignoranteté de mes contemporains, particulièrement ceux de mon âge, ne me rendent pas seulement impatient, mais souvent colérique.

Heureusement - et mon entourage vous le démontrera facilement -, il y a, en ce bas-monde, des personnes que j'admire, que j'aime, que j'adore et avec lesquels je passerais volontiers le reste de mes jours car j'apprends et je vais continuer à apprendre d'elles plus que je ne pourrai jamais leur enseigner.

Un bonhomme, en particulier, qui a, du monde, une vision totalement opposée à la mienne (une femme d'origine musulmane, des enfants...), un autre de mon âge dont le sourire me séduit. - Et une femme, aussi (à la lecture de ceci, elle se reconnaîtra), qui me fascine et me fascinera toujours et à propos de laquelle on m'a dit récemment que c'était la personne qui m'avait fait le plus souffrir. Souffrir, elle ? Je lui dois mes plus beaux souvenirs.

Condescendant envers eux ou elle ? - Jamais ! - Je les écoute toujours à genoux sauf que, pardonnez-moi, compte tenu du nombre de crétins que j'ai rencontrés depuis ma première communion, j'ai quelque peu perdu l'habitude.

Et si je bois un peu trop certains soirs, c'est pour me mettre au niveau de mes interlocuteurs du moment car, comme disait le rgeretté George Carlin ; "God Dam It, people are stupid !" (2)

Condescendant ? - J'imagine que si, en parlant, j'utilisais moins de plus-que-parfait du subjonctif...

Une terrible manie héritée d'une grande-tante qui avait l'habitude de dire : "Naturellement, évidemment. Par conséquent fataque ça ce conçoit."

Simon

(1) Louis-Ferdinand Céline - Écrits polémiques - Édition critique établie, présentée et annotée par Régis Tettmanzi - Éditions 8 (Québec) - 2012. - À noter que cette édition ne peut être vendue directement en France où les droits d'auteurs de Céline ne s'éteigneront qu'en l'an 2031. Pour plus de renseignements :

http://www.lepetitcelinien.com/2012/09/les-entretiens-du-petit-celinien-vii.html

  Disponible à La boîte à son, 355 rue Émery, Montréal, QC, H2X 1J2. - 514-288-8180.

(2) "Start in the morning, take a pencil and note the names of the stupid people you'll meet that day. By noon, you'll have at least twelve different names."

***

2 - SDEP (1) : Ce qu'on peut dire et ne pas dire in Le Castor™

En un premier temps, tout ce que je peux dire, c'est qu'entière liberté est donnée aux chroniqueurs du Castor™ ; entière liberté quant aux sujets de leurs chroniques, quant à la manière dont ils veulent les traiter et dans quel ordre.

En d'autres mots, il n'y a pas, au Castor™, de censure et je ne me souviens pas d'un seul article que j'ai écrit, ici, qui me fut refusé, classé ou mis de côté. Oui, une fois, une seule, sous le prétexte que, par rapport aux jeunes filles qui nous lisent... Mais quelles que aient été leurs âges ou celles de leurs amis et amies, toutes - la direction en était très consciente - savaient comment contourner les barrières que nous pouvions installer sur leur chemin

Parfois - je dis bien parfois -, il nous arrive de nous faire imposer un thème, mais ce thème a été choisi par l'ensemble des chroniqueurs et, la plupart du temps, unanimement. - La prochaine mini-édition du Castor™, par exemple, tournera autour du cinéma.

Quelques "bémols" ? - Naturellement :  

  • Aucune attaque personnelle envers des hommes ou femmes, qu'ils ou elles soient du domaine religieux, de la politique ou d'autre venues publiques. Exception faite, naturellement, pour un certain ex-maire de Montréal, George W. Bush, quelques ministres, hommes d'affaires et quelques fonctionnaires.

  • Pas de sexe. M'enfin, pas trop.

  • Pas de commentaires sur les autres religions sauf pour démontrer qu'elles sont dans l'erreur.

  • Et rien qui pourrait nous valoir des poursuites judiciaires de Apple, Eddy Savoie, pour n'en nommer que deux.

(1) SDEP : Soit dit, en passant.

***

3 - Doléances, doléances, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Je ne me souviens plus qui a dit un jour que les prédictions sont difficiles à faire, surtout en ce qui concerne l'avenir, mais, depuis quelque temps, je réalise que je suis entouré de gens qui, sans être totalement dénués de jugement, semblent n'avoir aucun sens critique ; aucun sens de la réalité, si vous préférez.

Faites-moi plaisir : retournez une trentaine, une vingtaine d'années en arrière et imaginez-vous être un typographe, un metteur en pages, un ouvrier du livre, un minerviste (voilà le mot que je cherchais !) et que vous voyez arriver, dans votre atelier, dans votre imprimerie, à votre journal, ou l'endroit où travaillez, un ordinateur avec ses logiciels de traitement de textes, de disposition graphique d'images, son imprimante, ses 128 fontes allant de l'Agency FB au YU Michu Light en passant par le Franklin Gothic Medium, le Narkisim et l'inévitable Times New Roman ou encore, le Garamond (très prisé à une certaine époque). - Imaginez-vous qu'un ou une secrétaire s'installe devant cette nouvelle machine et se mette à composer, dessiner et mettre en page le format dans lequel, dorénavant, tous les textes qui, jusqu'alors, vous avaient été soumis, seront publiés.

J'entends, d'ici, vos éclats de rire : "Oh, le ou la pauvre ! Il ou elle n'a pas encore commencé à apprendre ce que j'ai oublié : de la justification, des rivières, des lettrines, des césures, des hémistiches !" Et, à la cafétéria, le midi, vous vous disiez : "Mais où s'en va le monde avec ces amateurs ?" - Même que vous avez dû vous bidonner quand, quelques jous plus tard, un de vos collègues vous a amené, en 1993, l'édition prestigieuse de La Pléiade des Oeuvres complètes de Ronsard où le stupide metteur en page n'avait pas réalisé qu'on ne coupait pas des sonnets en insérant dans le haut d'une page, et page après page, les dix derniers vers de l'un et, dans le bas, les quatre premiers du suivant.

Exemple :

Ronsard - Oeuvres complètes
La Pléiade - Tome 1, p. 41 - 1993

Et puis, paf ! Contre vents et marées, de jeunes informaticiens, plus intelligents, plus habiles, vous ont littéralement fait perdre, malgré vos protestations et vos grèves, vos emplois. - Restructuration qu'on a appelé ça ; il fallait bien, n'est-ce pas normaliser l'entreprise, faire face à la concurrence, s'adapter... (air connu)

Je ne sais pas. Doit encore en exister des typographes. Ont changé de nom, sans doute, mais vous voyez ce que je veux dire :

Qu'avec leurs caractères d'imprimerie, leurs presses, leurs découpes, leurs embossages et estampages, revus et corrigés par les presses offset et l'héliogravure... ben 'sont disparus ou presque. C'était à prévoir, non ?

*

Ce matin, je suis passé devant une librairie et je me suis dit : "Tiens, voilà un établissement voué à la disparition." - J'aurais pu, au début du siècle dernier, pensé la même chose des palefreniers, des fabricants de chandelles, des télégraphistes, mais je n'étais pas là.

Permettez que j'ajoute, qu'aujourd'hui, je m'inquiète beaucoup pour les facteurs, les manufacturiers et distributeurs de cigarettes, les réparateurs de moteurs à essence, les revendeurs d'appareils pour compter le papier-monnaie...

Et je ne sais pas dans quel monde vous vivez, mais, dans le mien, je vois de moins en moins de cravates et de plus en plus de menus avec photos plutôt que des descriptions à la "tournedos d'agneau à la demi-sauce béarnaise accompagné de petits légumes sautés au beurre de Crimée et son soufflé de pommes de terre africaines".

À + !

Simon

***

P.-S. No. 1 (Réponse à Michelle B. de Laval, Québec) : Oui, Madame, il m'arrive souvent de penser que je suis à bord du Titanic et que je suis le seul à savoir qu'il va couler.

P.-S. No. 2 (Réponse à Gino L. de Valleyfield, Québec) : Au cours de ma petite existence, nous sommes passés de Louis St-Laurent à Stephen Harper, de Jean Lesage à Philippe Couillard. À ce rythme-là, dans une dizaine d'années, nous aurons le choix, pour nos premiers ministres, entre quatre plantes d'intérieur.

P.-S. No. 3 (Réponse à Laure B. de St-Hyacinthe, Québec) : Pourquoi le Gouvernement Américain qui a toujours menti à ces citoyens a-t-il avoué ne pas avoir découvert d'armes de destruction massive en Irak ? Nous n'en savons rien. À notre avis, il eut été facile, pour eux, d'en importer.

P.-S. No. 4 (Réponse à Albinose de la Rétine de Trois-Rivières, Québec) : Il est né deux mois moins deux jours après la date de la deuxième scène de "L'armée des ombres" de Jean-Pierre Melville.

 



Absence

Monsieur Pérec est présentement aux États-Unis.

(Note de la direction)

 


1 - What's in a name ?

I, who was baptised Copernique, after, not the welll known astronomer, Nikolaj Kopernik, but in honor of the Flemish poet Jacques Kortrij a.k.a. Copernique because of his admiration for the first (well, that's the official version), I, whose father was named Euclide, his grand-father Alphétus and his great-grand-father, Tony (sic), shouldn't have anything to say about names should I ? - Unfortunately, I do.

I say "unfortunately", but it's a bit farfetched : I sort of made names a hobby of mind, not in the traditional way, that is : through family history or genealogy (which I leave to those whose faith tends to believe the upmost unquestionable sexual honesty of their forefathers and mothers [all the way back, in some instances, to the Crusades]) ; but with the curious names parents, at times, give to their children.

Take the world acclaimed violinist Ephrem Zimbalist, for example. What did he call his son ? Ephrem. And what did this second Ephrem call his son ? Ephrem. Leaving everybody to understand that Ephrem Sr. gave his son the name of Ephrem Jr., who, in turn, called his son, Ephrem III.

No objection there, unless you want to become an actor or a well known personality (other tha that of your father). - Why would you call yourself, Ephrem Zimbalist Jr. instead of, like, Marion Mitchell Morrison, John Wayne, or Archibald Alexander Leach, Cary Grant ? And if you had a daughter, who also wanted to get into acting or movies, why would she insist of calling herself Zimbalist ? - Oh, come on ! You must remember Stephanie Zimbalist as Laura Holt in Remington Steele, opposite Pierce Brosnan. - No ? - Never mind.

She and her brother are, amongst, thousands of movie and tv personalities (and others) who did not change their names but some did. To go along their movie and tv personae (or whatever). Here are a few :

Real name
changed his/her name
 
Frederick Austerlitz
to
Fred Astaire
Shahvor Azavurjal
to
Charles Aznavour
Camille Javal
to
Brigitte Bardot
Rosine Bernard
to
Sarah Bernhardt
David Jones
to
David Bowie
Cecilia Kalageropoulos
to
Maria Callas
Sean O'Fearna
to
John Ford
Domenico Theotocopoulos
to
El Greco
Adolf Schicklgruber
to
Adolf Hitler
William Henry Platt
to
Boris Karloff

Check it out : http://www.pubquizreference.co.uk/main/real-names.html

Nothing, however, compared to a name, I think, was mentioned here sometimes ago, that of :

Isambard Kingdom Brunel

Looking it up I found that the name Isambard was derived from an Old German name, Isanbert, which was already common in the south-west of Germany before the 8th century, and meant "glittering iron". As Isanbert, it came to England with the Anglo-Saxons, but fell out of favour after the Norman Conquest. Until Mrs. Kingdom and Mr. Brunel (no kidding) decided to name their only son, Isambard (with a "d").

Problem is that he became famous. As a mechanical and civil engineer who built dockyards, the British Great Western Railway, a series of ships including the first propeller-driven transatlantic steamship and other numerous important bridges and tunnels, revolutionizing at the same time public transport and modern engineering.

Want to see what he looked like ? - Here he is :


Isambard Kingdom Brunel
posing in front of the anchor chains of his big, big, bigest ship.

Photo by by Robert Howlett (Wikipedia).

Want more ? - How's : Gustavus Adolphus, Christopher Plantin, Léon Scott Martinville, Camillo Golgi, Karl-Victor von Bonstetten, Heinrich Pestalozzi, Napoléon Courtemanche, Mercedes Daimler, Mary Moltley Montagu...

But you don't have to go that far : think of Caron de Beaumarchais or... Jeanne Antoinette Poisson who changed her name to that of Marquise de Pompadour.

Those are some of the reasons I do not dislike my name.

By the way, Napoléon Courtemanche was an Insurance Broker ; really, in the fifties and sixties, eastern part of Montréal. - And then there were two funeral directors, in Montréal as well, whose names were Sansregret and Sansfaçon.

Copernique

P.-S. : Incidently, the names of my four children are : Albert (born in 1991), Marie (1993), Léon (1994) and... Mycroft (2002), the later in memory of my great-great-grand uncle, the brother of Tony Marshall.

***

2 - On contemporary literature

Not quite a book review this month but a reflection on books and languages, as suggested by Simon.

First, let me remind you of that part of a lecture on literature and politics given, in 2001 by the late Christopher Hitchens (1949-2011) which he quoted in one of his last columns :

"We must now begin to find a language the New World - or rather the New Cosmos - that's being created for us - no : I should better say being revealed to us, though neither creation or revelation are words that I should be using carefully - disclosed to us by the Hubble telescope and the translation of DNA.We now are at the very opening of the time where the nature of humanity and the nature of the universe can at last be scrutinized without racism, without tribalism, without creationism and without superstition.

We occupy a position of privilege none of our ancestors could have guessed at. One page of Stephen Hawkins on the event horizon or the black hole is far more awe inspiring, infinitely more awe inspiring than any babble about the burning bush in Genesis, or Ezekiel or any babble about Armageddon but we still employ the stilted faltering metaphors of our prehistory.

We're still stuck with the medium we inherited, translating vivid new discoveries back into the safe stylistic bubbling comforting patois that we already know.

Welcoming the completion of the human genome project in the spring of last year, President Clinton sounded like a gaping Elmer Gantry when he said it gave us the dictionary our creator had used to create us.

At the present, then, our language lags behind reality, behind science, behind discovery and behind - and I should stress this - behind humanity. [...] We should close that gap to redress that extraordinary lag."

Difficult to disagree with the above, particularly when, like me, you're a perfect example of a typical babbler using a patois which some have described as antiquated with its obsolete expressions, words that can no longer be found in modern dictionaries not to mention the subjects I usually deal with. - And there I am, saying all the time that books will eventually disappear. At least in their paper format.

Books and now languages ?

I'll get back to Hitchens in a moment but, let me point out something :

I have in my very limited DVD collection Ken Burns' eleven and a half hour documentary on the American Civil War which I have watched at least four times and which I carry on me (tablet) all the time (it occupies less than 1/64th of its memory leaving plenty of room for other stuff such as Proust's À la recherche du Temps perdu and Saint-Simon's Mémoires to name two [sets of] books that would otherwise occupy two to three shelves in a bookcase). Through this documentary, I have learned more about the American Civil War that I could have by reading dozens of 900 pages books on the subject. Because it showed me photos, made me listen to experts on specific items ; it made me visit various sites ; depicted battles using computer animations ; etc., etc. And I haven't seen certain mathematical or science or historical facts explained so clearly since the invention of not only motion pictures but television and now the Internet.

That said, perhaps someone should point out to Christopher Hitchens that the new language he was talking is, in the above new formats, already here.

I'll concede that whatever he means by a new "language" inasmuch as, regardless of pictures and diagrams, certain information will always have to be accompanied by explanatory words and sentences.

But that's an entirely different story.

3 - Quacks, quacks and more quacks

Quack : noun - A person who dishonestly pretends to have medical skills or knowledge.
(Cambridge Dictionary)

I've been watching debates on religion lateley : God, the existence of afterlife, Atheism, the Bible, Christianity, Jews, Muslims, Science, Creativism, the Burka, etc. Anything which are so entrenched in our daily lives and faith that no one is allowed to question. - I've watched these debates in which participate the likes of Sam Harris, Christopher Hitchens, Richard Dawkins, Lawrence Krauss and their counterparts : Wendy Right, Cardinal George Pell (an idiot if I ever heard one), William Lane Craig, Deepack Shopra, Hamza Tzorkis, Dinesh D'Souza and countless others whose faith, at times, borders total insanity if not downright dishonesty. (Which is why I call them quacks.)

Some of them, the "semi-quacks", have, I will concede, good intentions but, invariably, keep asking - I shouldn't call them atheists, "scientists" (people inclined to look at the world from a science point of view) to prove that God does not exist. It reminds me of George Bernard Shaw who once introduced the idea that a teapot was orbiting Earth and that no-one could prove the contrary.

The World Factbook gives the population as 7,095,217,980 men, women and children (July 2013 est.) and the distribution of religions as Christian 31.50% (of which Roman Catholic would represent 16.85%, Protestant 6.15%, Orthodox 3.96%, Anglican 1.26% and so on), Muslim 23.20%, Hindu 13.8%, Buddhist 6.77%...

(Jews, by the way, are a very, very small minority at about 6,000,000 of which 82% live in either Israel or the United States.)

Now, if one takes...

31.5 % times 7,095,217,980, one gets 2,234,993,667 individuals who would be Chritians

and

23.2 % times 7,095,217,980 = 1,646,090,571 individuals who whould be Muslims,

My problem is how do they count these people ?

If you are born in a, say, Catholic family, and you are five years old, does that make you a Christian ? And if you were a Muslim and have switched to Hinduism (a rarity, I must admit), are you still counted as a Muslim ? And if you haven't followed a single religion in ages, are you still counted as one who was once a Christiam or a Buddhist ?

Most of the people I've meet in the last few years haven't been inside a church, a temple ot a synagogue since their late teens - except for funerals, mariages and baptisms. They are either atheists, non-believers or agnostics.

Most likely still being counted as Christians or whatever. - Maybe they should write to the Pope and inform him so... - What do you think ?

But then 63% of Americans - at the last count - do not believe in evolution...

Copernique

 
 

Dynamique v. statique

Tous ceux qui - permettez que j'utilise une expression de notre rédacteur-en-chef : "me font l'honneur de me lire", savent que je n'appartiens pas à un cercle littéraire, ni ne fais partie du domaine journalistique, ni n'écris pour être, un jour, publié. Alors ceci :

Une personne qui lit Le Castor™ depuis toujours m'a laissé sous-entendre, entre deux périphrases, il n'y a pas longtemps, en faisant bien attention de ne pas mentionner le nom de Madame Gauvin, qu'une femme ne "pensait" pas comme elle.... m'enfin pas tout le temps... que les femmes, en général, avaient d'autre précoccupations... etc., etc.

Contre toute attente - vous auriez dû voir l'expression sur son visage ! -, je lui donné raison. Pourquoi ? Parce qu'une femme, du moins toutes celles que j'ai connues, ne pense, effectivement pas comme elle, mais les femmes, en général, n'écrivent pas et c'est cette non-adéquation entre la pensée et l'écriture qui rend toute écriture féminine particulière.

Dans mes relations non-culturelles (il va sans dire) avec mes collègues de travail, avec les gens que je rencontre au jour le jour, je le sens bien même si je suis incapable de décrire ce que je ressens et c'est ainsi, que me repenchant sur les dires de mon ami aspie que je finis par comprendre - réaliser plutôt - que nous n'écoutons pas les phrases des autres : nous devinons ce qu'ils veulent nous dire à la manière qu'ils nous le disent, que cette manière soit articiellement ou littérairement enjolivée.

Vous me suivez ?

J'écrivais, il n'y a pas très longtemps, qu'écrire était une manière de revivre certains moments de sa vie, le soir, le lendemain ou la semaine suivant la journée où ces moments étaient survenus. M'ayant relu, pour les fins du listing de mes chroniques, je me suis depuis ravisé. Il y a plus. Une chose que je n'ai pas encore saisis tout à fait mais qui dépend non seulement de la chose vécue, de la chose racontée, de la chose revécue par écrit, mais de la chose qui découle de son écriture, de la façon utilisée pour la revivre, comme si une pensée avait imposé son sceau d'originalité par dessus cette revie.

Bien compliqué, n'est-ce pas ? Mais j'y arrive peu à peu.

C'est la différence entre ce qui est statique et ce qui est dynamique.

Ma femme, lorsqu'elle se regarde dans un miroir le matin, qu'est-ce qu'elle voit ? Un côté statique de sa personnalité. Un cliché, de face. Qu'elle tourne sa tête quelque peu, elle ne voit qu'un autre cliché, un peu plus de biais. Jamais, sauf rarement, a-t-elle vue son arrière-tête, son dos, son bas-du-dos. À moins qu'elle ait été filmée et encore.

Moi, d'un autre côté, je la vois de face, de profil, d'en bas, d'en haut. Je la vois marcher, faire des gestes en parlant, passer la main dans les cheveux de la petite. J'ai vu son teint changer de couleur lors d'un passage d'une émotion à une autre. Je la connais maquillée, démaquillée, en robe de soirée, en pyjama. Je l'ai vu inquiète, soucieuse, ravie et pouffer de rire. - C'est que j'appelle son côté dynamique, celui auquel elle n'a pas accès Et ça, c'est très précieux, beaucoup plus que ces supposées rides qu'elle se découvre chaque jour.

Et c'est ainsi que je pense à l'écriture, l'écriture qui nous permet de nous revoir, nous regardant et nous expliquant, dans une langue que nous ne savions pas avoir en nous...

Bout de bon Dieu qu'il y a des choses difficiles à décrire !

A+.

Jeff

P.-S. : Parmi les séries de télévision britannique, comment ne pas ajouter à ma liste du 4 mai dernier, The Sweeny, tourné dans les années soixante-dix et dont le rôle prinicipal était tenu par John Thaw, celui qui allait devenir le Morse des années quatre-vingt.

 

  Textes choisis

"When, in disgrace with fortune and men’s eyes,
I all alone beweep my outcast state,
And trouble deaf heaven with my bootless cries,
And look upon myself and curse my fate,
Wishing me like to one more rich in hope,
Featured like him, like him with friends possessed,
Desiring this man’s art and that man’s scope,
With what I most enjoy contented least;
Yet in these thoughts myself almost despising,
Haply I think on thee, and then my state,
(Like to the lark at break of day arising
From sullen earth) sings hymns at heaven’s gate;
For thy sweet love remembered such wealth brings
That then I scorn to change my state with kings."

Sakespeare - Sonnet no. 29

"Honni de la Fortune, autant des hommes,
Je pleure, seul, mon destin de paria,
Le Ciel est sourd, en vain je l’importune
Je comprends qui je suis, je maudis mon sort
Et envie ceux qui ont quelque espérance
J’en voudrais les amis ou l’entregent,
J’en rêve le talent. Je ne dédaigne
Que ce qui est déjà de mon pouvoir.
Et pourtant ! L’alouette au point du jour
Dénie la terre sombre ; et même dans l’état
Où je suis, ce mépris, presque, que j’ai de moi,
Mon chant de toi monte aux portes du Ciel.
Si riche, à me savoir aimé de toi,
Que j’en mépriserais le sort même des rois."

(Traduction de Yves Bonnefoy)

Fawzi

 

Condescendant Simon ? Nah..

Cette épithète revient sans aucune hésitation à ... à Paul Dubé, notre disk-jockey, malgré que ce ne soit pas de sa faute. Entre-nous, on l'apelle "Monsieur Sait-tout", Le problème, c'est qu'il sait tout.

Pauvre lui !

Il est gentil, généreux, souvent affable et a un de ses sourires... (quand il sourit !)

Je suis allée à Québec avec lui il n'y a pas très longtemps. Oh, rien de ce qu'on pourrait penser : j'avais un rendez-vous (d'affaire) et lui devait passer par là pour d'autres raisons. Nous n'avons fait que voyager ensemble. Dans sa voiture. Et puis, chemin faisant, nous nous sommes arrêtés, Dieu sait où, pour faire le plein.

Et c'est là que je me suis dit : "Oh mon Dieu ! Je voyage avec un extra-terrestre !" Pourquoi ? Parce qu'en remontant à bord de sa voiture, il me dit, comme ça, comme si c'était tout à fait naturel :

"Vous savez, George, que c'est ici qu'a été établi, en 39-45, le record per capita de la contribution en argent pour l'effort de la deuxième grande guerre ?".

Je l'ai juste regardé, comme vous l'auriez regardé, sauf qu'il a ajouté :

"Et vous savez pourquoi, je sais ça ?"

Non, évidemment.

"Je n'en ai aucune idée !, ajouta-t-il. C'est une malédiction de ma nature. Tout comme je peux vous dire que le comédien qui jouait le rôle de Tolomeï dans Les rois maudits de Claude Barma, en 1972, s'appelait Louis Seigner et qu'il avait déjà été l'Argan dans le Malade imaginaire de Molière en '59... - Vous voulez que je continue ? Parce que... je ne suis pas très en forme aujourd'hui !"

Heureusement.

M'a bien fait réfléchir par la suite quand il me raconta une rencontre qui eut lieu, un jour, entre Proust et Anatole France :

"Vous avez, cher Marcel, lui aurait dit France, quand j'étais jeune, je n'étais ni beau, ni intéressant. Alors je lisais et c'est ainsi que j'ai développé ce que certains appellent un don, celui de se souvenir de choses qui m'ont par la suite servi à écrire, mais qui ne fut, en fait, qu'une malédiction."

"La preuve que je n'étais pas beau, ajouta Paul, c'est que j'ai eu beau me tenir, pendant toute ma jeuness, avec des curés, des frères et des soeurs, jamais - pas une seule fois - a-t-on tenté de me molester... Merde ! Et je suis zéro dans tous les sports !"

Là, j'ai ri.

George

 

 

Da Blues

J'ai un ami, Jacques, qui est à 95% aveugle et avec lequel je ne m'entends presque jamais, sauf sur la musique, mais pas sur la façon que divers systèmes de son la reproduisent. Faut dire que le sien lui a coûté plus de 20.000$ alors que le mien consiste en un vieil ordinateur auquel j'ai branché des haut-parleurs valant moins de 100$. Mon idée est que si je reproduisais, chez moi, le son d'un orchestre symphonique, tous les habitants du quartier que j'habite porteraient plainte. Quant à aux groupes rock avec leurs milliers de watt et leur 110-115 décibels, autant ne pas y penser.

J'appelle tout système qui tente de reproduire le son d'instruments de musique et surtout la voix humaine, des aide-mémoire.

Mais ce n'est pas de ça dont nous parlions la dernière fois que nous nous sommes rencontrés. Nous discutions de la mort récente de B. B. King que nous avons toujours abhorré, lui et moi. Pourquoi ? Pour diverses raisons dont sa façon de faire vibrer les cordes de sa guitare et son interprétation de "Nobody Knows the Troubles I've Seen", une montre Rolex autour du poignet. Son insistance, aussi, de se faire transporter en Rolls de son hôtel aux salles de concert où son numéro dépassait rarement une heure.

En réalité, ce n'est pas à B. B. King personnellement que nous en avons toujours voulu, mais aux types de Blues que la plupart des musiciens ont adoptés à partir des années cinquante. Ayant connu et admiré cette forme musicale telle qu'interprétée par Bessie Smith, Blind Lemon Jefferson, Holin' Wolf, Huddie Ledbetter et même John Lee Hooker, mais surtout Lightnin' Hopkins, il nous est difficile de faire rentrer dans leur rang des Stevie Ray Vaughan, Eric Clapton, Freddy King, ou John Mayall, pour n'en nommer que quelques uns.

Une pîèce, une seule, quand même, que j'ai toujours adorée de B. B. King. Elle se trouvait, je crois sur un long-jeu que j'ai couru acheter quand je l'ai entendue pour la première fois. Malheureusement, je n'ai plus ce long-jeu, mais si ma mémoire est exacte, elle faisait partie d'enregistrements effectués en 1990 et publiés sous le nom de Live at San Quentin, le célèbre pénitencier californien. - Je ne sais pas si elle faisait partie des prestations de B. B. King le jour où son concert a été enregistré, mais elle semble avoir été gravée, soit au cours de la répétion qui l'a précédé, soit après, avec B. B. King non pas à la guitare, mais au piano.

La pièce s'intitule Nobody Loves Me but My Mother. Elle est très courte - une minute et demi - sauf qu'elle donne une bonne idée de ce que B. B. King aurait pu être s'il s'en était donné la peine. La voici :

Cliquez sur la note : Second

Je ne saurais cependant vous laisser sans vous faire jouer une autre pièce, d'un très méconnu chanteur, enregistrée, chez lui, dans le petite ville d'Alton (Illinois), quelques mois avant sa mort, survenue en 1962, par le Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage. Son nom ? Thomas McFarland, mieux connu sous le nom de Barrelhouse Buck.

Vous trouverez tous les détails du disque dont l'extrait qui suit est tiré à cette adresse :

http://www.folkways.si.edu/thomas-mcfarland/barrelhouse-buck-backcountry/blues/music/album/smithsonian

La pièce s'intitule tout simplement Mary, Ain't I Been One Good Man to you.

Cliquez sur la note : Second

paul

P.-S. : Ayant gagné, selon diverses sources, plus de 100,000,000$ au cours de sa carrière, B. B. King laisserait derrrière lui quelque dix à vingt millions en guise d'héritage.

P.-S. 2 ; Faites-moi une faveur, allez sur YouTube, tapez "See That My Grave Is Kept Clean" et faites jouer l'une, près l'autre, la version originelle de Blind Lemon Jefferson, puis celle de B.B. King et ensuite passer à Lou Reed. Et puis, tandis que vous êtes là, écoutez ceci, de Bessie Smith :

https://www.youtube.com/watch?v=6MzU8xM99Uo

***

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.  - (Mise à jour terminée.)

 

Book Review - Lectures

Le Bestiaire du Christ

Voici ce que l'éditeur de cet ouvrage, Albin-Michel, dit de cet important ouvrage :

"Fruit du monumental travail de l'archéologue et historien Louis Charbonneau-Lassay, Le Bestiaire du Christ fut publié pour la première fois en 1941. Deux ans plus tard, la quasi-totalité de cette édition périssait lors du bombardement de la ville de Bruges, ainsi que tous les bois qui avaient servi à orner de 1127 gravures ce traité sur la symbolique zoologique liée au Christ. Voici aujourd'hui ce trésor ressuscité.

Le Bestiaire du Christ ne constituait, aux yeux de l'auteur, que le premier volet d'une investigation sans précédent, à laquelle il consacra toute sa vie de chercheur, et qui devait se poursuivre par un Vulnéraire du Christ, un Floraire et un Lapidaire. Pour mener à bien cette entreprise, il mentionnait, parmi les sources consultées, les mythes des religions pré-chrétiennes, les livres sacrés des deux Testaments, les doctrines des anciens gnostiques, les études médiévales, les premiers mémoires d'explorateurs, le folklore, ainsi que les informations fournies par une communauté initiatique médiévale, toujours vivante dans les années 1930.

Héritiers de ces multiples savoirs dont Charbonneau-Lassay s'attachait à retracer la genèse, les artistes du Moyen Âge ont réussi à exprimer, à travers leurs symboles, les enseignements les plus subtils de la théologie et les élans de la mystique universelle. Synthèse de ce langage millénaire éclairé par les disciplines les plus variées, le Bestiaire apparaît aujourd'hui comme un document exceptionnel enfin accessible."

***

Et voici ce que Wikipédia dit à propos de Louis-Charbonneau-Lassay
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Charbonneau-Lassay) :

"Louis Charbonneau-Lassay (1871-1946) était un symboliste chrétien. Il fut également, dans le cadre de ses recherches: archéologue, préhistorien, historien, iconographe, graveur, héraldiste, sigillographe, numismate et collectionneur d'objets anciens. Toutes ces activités, il ne s'y adonna pas en tant que simple amateur, mais les pratiqua comme étant un prolongement de sa recherche spirituelle. Son œuvre s'inscrit dans la mouvance catholique, dans une optique exclusivement religieuse, en dehors de tout engagement politique. Il entretint une longue relation épistolaire avec le métaphysicien René Guénon (1886-1951). Il est surtout passé à la postérité pour son ouvrage monumental le Bestiaire du Christ, dont la première édition parut en 1940, et fait toujours autorité en matière d'emblématique christique et de symbolisme."


Louis Charbonneau-Lassay
(Photo en provenance du site :
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne )

***

Pour de plus amples renseignements, consulter la bibliographie de Louis-Charbonneau-Lassay à cette adresse :

http://www.cesnur.org/paraclet/bibliographie.htm

En vente dans toutes les grandes librairies.

Herméningilde Perec

***

Found this in my library last week :

"Of all the writers who felt that the nineteenth century was inadequate, John Ruskin (1819-1900) expressed himself most voluminously. In Modern Painters (I843-6o) he championed the art of Turner, and constructed a philosophy of the aesthetic which, in his mind, is almost a substitute for religion. In The Seven Lamps of Architecture (1849) and in The Stones of Venice (1851-3) he expounded the principles of architecture and eulogized the Gothic, to a generation that sadly misinterpreted his lessons. The arts led him to the craftsmen who are responsible for them, and this, in turn, directed his attention to the shabby commercialism of his age, which he attacked in Unto this Last (1862). Among his later and more informal works were his letters to working men entitled Fors Clavier (1871-87), and his autobiography, Praeterita (1885-9).

"Much that Ruskin said has now lost its urgency, and he himself changed his mind frequently in his own lifetime, but his central theme remains. Against the shabby mass productions of a mechanical age he set the work of craftsmen, who saw that each thing they made was well made, and beautifully made. He challenged, at least by implication, the whole basis on which a commercial society rests, and his influence lived on in William Morris, and in numerous other less well-known followers. With all his strength and vision, Ruskin had in him some element of weakness. To read his work is to listen to someone shouting continuously, and so loudly that one is distracted from the argument. It is true that his prose could at times assume the garments of magnificence, but even at their grandest the reader feels that the effects have been produced to overawe him. The quieter manner of his autobiography is a relief from the rhetoric of some of the earlier volumes.""

Who wrote this ?

Sir Ifor Evans (1899-1982) in A Short Story of English Literature, a Pelican Book edition, published in 1958 by Penguin Books, in the UK and in the USA.

Copernique

***

Et puis Perec - Pardon : Georges Perec

Copernique l'a mentionné dans sa chronique du 14 octobre 2014 et Madame Gauvin nous en a suggéré la lecture dans sa chronique du 5 janvier 2015. S'agit du "Penser/classer" de George Perec, le premier livre paru après sa mort survenue en 1982.

Pour une raison quelconque, nous en parlions lors de notre dernière réunion. C'était, je crois, à cause de Monsieur Popp qui se disait être incapable de retrouver un livre dans sa bibliothèque depuis un mois !

Copernique disait, au sujet du livre précité, qu'il lui était revenu en tête en pensant à un de ses amis qui s'était juré de ne pas conserver plus de cent livres, cent disques ou cent films dans sa bibliothèque-discothèque-filmothèque. Madame Gauvin, quant à elle, nous en donnait une courte description attirant notre attention sur un de ces chapitres intitulé, justement "Penser/classer".

Or, tout à fait par hasard, la semaine dernière, rue Mont-Royal, sur le Plateau, voilà que je le retrouve dans la vitrine d'un libraire à un prix dérisoire. Inutile de vous dire que je suis entré et que je l'ai tout de suite acheté. Et lu, le soir-même en étant tout particulièrement intéressé par un de ses chapitres, sur les différentes façons de classer une bibliothèque.

Vous trouverez, en annexe, dans un supplément de l'édition de ce Castor™ l'intégrale de ce chapitre (quelques pages sur les 191 du livre) intitulé :

Notes brèves sur l'art et la manière de ranger ses livres

Fascinant.

D'ailleurs, après avoir lu ce "Penser/Classer", je me suis promis de lire, dans la mesure du possible, tout l'oeuvre de ce Georges Perec, notamment son "Les choses" et, ce qui semblerait être son chef-d'oeuvre, "La vie mode d'emploi".

Voir à son sujet, les deux liens suivants :

Sur Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Perec

Et sur le site de l'Oulipo :

http://oulipo.net/oulipiens/GP

Jeff

 

 

Le Courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

Mme Yvette Lebon - St-Armand ouest (Québec)

La souris (informatique) a été inventée en 1963 et présentée au public en 1968 par Douglas Engelbart (1925-2013) du Stanford Research Institute. Elle a été, par la suite, améliorée par Jean-Daniel Nicoud à l'EPFL grâce à l'adjonction d'une boule et de capteurs et appelée Depraz Mouse, à l'origine de l'entreprise que tous les amateurs de PC connaissent : Logitech.

L'ordinateur Alto de Xerox, conçu au Xerox PARC en 1973, fut l'un des premiers ordinateurs à usage personnel et le premier à utiliser, via un écran graphique et la souris précitée, le concept d'un bureau dit desk top.

L'ordinateur Macintosh ou Mac, utilisant les caratéristiques de cet Alto, fut lancé en 1984, onze ans plus tard.

Windows 1.0, dont les premières présentations publiques eurent lieu en 1983 (un an avant le lancement du Mac), fut mis en marché en en 1985.

En 1989, Apple adopta le format MFM (Modified Frequency Modulation), alors utilisé par le reste de l'industrie informatique, pour ses disquettes 3.5" soulignant que ses ordinateurs pouvaient maintenant lire les disquette "d'IBM PC" alors que ces PC ne pouvaient pas lire les leurs. - Cette politique fut poursuivie jusqu'en 1998, pour les propriétaires d'Apple I, II, III et differents modèles de leur Mac.

Apple passa, par la suite, à la norme de USB (Intel) en 1998, puis aux microprocesseurs Intel en 2005 annonçant à ce moment-là, comme cela avait été le cas lors de son passage aux disquettes MFM, que ces ordinateurs devenaient compatibles avec les Windows de Microsoft alors que les PC...

En espérant que cela vous démontre le côté innovatif et la supériorité des produits Apple-Mac sur le reste de l'industrie informatique.

Mme Ernestine Gallou - Illiers-Combray (France)

Visicalc - 1979
Supercalc - 1980
Multiplan - 1982
Lotus 123 - 1983 (1)
Boeing Calc - 1987 (le premier chiffrier 3D)
Excel - 1987 (2)
Quattro Pro - 1988 (3D)

(1) Lotus 123 devint un chiffrier 3D en 1989.
(2) Excel devint un chffrier 3D en 1993.

M. Albert Duvaleix - Sidney (Australie)

Le poète-jongleur qui accompagna Guillaume le Conquérant en Angleterre ? Ivo (sic) Taillefer.

M. Pierre Juvenet - Chicoutimi, Québec

Saint Géraud, saint Julien de Brioude, saint Austremoine, saint Calmin, saint Amable, saint Flour, saint Bénilde et saint Priest (en Auvergne).

M. Georges Flateau - South Hampton (UK)

La raison du plus fort.

M. Bob Grey - Memphis (Tennessee)

Explication des formules contenus dans le carnet de notes de Copernique Marshall et publiés dans la version précédente du Castor :

(12720 + 12756) / 2) * (22/7) comparé à (12720 + 12756) / 2) * 3.1415926536 et ajouter un mètre au diamètre. Réponse : 61 (?) mètres de plus ? - L'erreur serait de l'ordre de 4/10e de 1%.

Si vous comparez la circonférence de la terre en utilisant son diamètre moyen (12720 + 12756) / 2 soit diamètre à l'équateur plus son diamètre polaire divisé par deux, en multipliant ce diamètre par 22/7 pour obtenir sa circonférence et que vous comparez cette longueur à celle obtenue en utilisant la valeur π la différence sera de l'ordre de 4/10e de 1% (40033.7142857 v. 40.017,6072214). À noter qu'en ajoutant un mètre à la circonférence précitée (i.e. : un ruban qui serait à un mêtre du sol), il faudrait ajouter 61 mètres à ses calculs.

Mme Marcya Capri - Bismark, North Dakota

Les dix raisons pour visiter Montréal ?

10 - La politesse des mendiants
  9 - Des camions, rue Sherbrooke, à l'heure de pointe
  8 - Des sièges libres dans toutes les églises
  7 - Journaux gratuits dans les stations de métro
  6 - 18,227 amateurs de baseball
  5 - Des banlieusards en lycra dans le quartier des spectacles
  4 - Les fermeturess aléatoires de rues
  3 - Des cônes de circulation dans tous les quartiers
  2 - Camping gratuit sur les pelouses des campus

et

  1 - Des laveurs de pare-brise à toutes les intersections

Mme Ginette Darcy - Moscow (Vermont)

Voici, selon le dernier numéro du Figaro Magazine, la seule et unique photo de Vncent Van Gogh adulte.

M. Cinda Glenn - Firenza, Italia

Le premier pianoforte fut fabriqué à Florence en 1709 (B. Cristofori)

Ms Sylvia Grey - Paris 13e

Les cristeros ou les campagnards mexicains de l'époque se révoltèrent contre le Gouvernement de 1926 à 1929. À ne pas confondre avec les tabarnacos d'aujourd'hui.

M. Julien Carette - Zeebrugge (Belgique)

Les premiers cd interactifs furent commercialisés aux USA par la compagnie Philips dès 1991.

 

 
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Cette édition du Castor est dédiée à :

Johnny Hartman
(1907-1982)

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"Je trouve [donc] d'autant plus surprenant ce désir si puéril qu'ont sans cesse tant de milliers d'hommes de voir des chevaux qui courent, des hommes juchés sur des chars. Si encore ils étaient attirés soit par la rapidité des chevaux, soit par l'adresse des hommes, la chose aurait un sens. Mais non, ils aplaudissent une étoffe, c'est une étoffe qu'ils aiment, et si, en pleine course, au milieu de la compétition, la couleur d'un camp venait à passer à un autre et inversement, la passion et les applaudissements changeront de côté et tout à coup laisseront là ces cochers, ces chevaux, qu'on reconnaît de loin, dont on cesse de crier le nom."

("Quo magis miror tot milia uirorum tam puerriliter identidem cupere currentes equos. insistentes curribus homines uidere. Si tamen aut uelocitate equorum aut hominumarte traherentur, esset ratio non nulla ; nunc fauentn panno, pannum amant, et si ipso cursu medioque certamine hic color illuc, ille huc transferatur, studium fauorque transibit et repenteagitatores illos, equos illos, quos procut noscitant, quorum clamitanat nomina, relinquient.")

(Pline le Jeune - Lettres - Livre IX - No. 6 - À Calvisius)

 
 

Webmestre : France L'Heureux

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