Volume XXV, n° 8 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 6 avril 2015

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que l'édition corrigée du Castor™,
destinée au marché américain, paraît le premier jeudi de chaque mois.

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Avril, enfin !

         1 - Avril = printemps, non ?

Pour nos amis de France et d'ailleurs qui en sont au vrai printemps :

Voici une photo qu'un de nos assidus lecteurs nous a fait parvenir le premier avril dernier de Bathurst (Nouveau Brunswick) pour, je suppose, nous encourager :

Nous encourager ? - Voici une photo prise la même journée en face du bureau montréalais de l'Université de Napierville :

Sans commentaires.

2 - Le Castor™ au quotidien ?

On nous demandait récemment pourquoi nous étions passés d'une édition hebdomadaire (50 numéros par année) à ce monstre (sic) qu'est le courant (mensuel) du Castor™ (12 numéros par année) qui, on nous l'affirme, exige, à chaque fois, jusqu'à une heure de lecture.

"À tous les lundis, nous disait-on, je clique sur le lien qui me dirige vers votre canard, pour constater que l'édition courante est celle que j'ai lue la semaine précédente ou l'autre avant et même l'autre avant celle d'avant, et je suis frustré."

"Sur combien de numéros travaillez-vous en même temps ?"

"Quelles sont vos véritables heures de tombée ?"

"Pourquoi ne pas publier les écrits de vos chroniqueurs au fur et à mesure qu'ils vous parviennent ?"

Etc., etc.

C'est que, d'une part, nous ne pouvons pas être au poste vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante cinq jours par année. Et puis, nos "chroniqueurs", comme vous les appelez, sont plus irréguliers que vous puissiez le penser. - Simon Popp, par exemple, à la retraite, peut nous envoyer quatre chroniques d'un seul coup, puis demeurer silencieux pendant quatre à cinq semaines. Copernique (Marshall) nous envoie bien ses réflexions régulièrement, mais elles sont parfois si complexes qu'il nous faut lui retourner pour savoir au juste de quoi il veut entretenir la masse - nous le répétons - si fine et si intelligente de nos lecteurs. Paul (Dubé), quant à lui, pourrait remplir dix numéros à chaque fois qu'il nous fait parvenir ses enregistrements du mois en nous laissant le choix de publier celui que nous croyons susceptibles d'intéresser nos lecteurs. Et si l'on peut se fier sur la ponctualité de Jeff, il nous faut parfois rappeler à la timide (sic) Madame Gauvin que son article est en retard.

Et puis il y a celui qui rédige ces lignes, qui, avec ses quatre-vingt-deux berges bien sonnées, n'a pas toujours l'énergie pour tout gérer en tout temps.

La question qui nous semble la plus appropriée en ce moment serait : "Sur combien de numéros travaillez-vous en même temps ?" La réponse est, habituellement, quatre ou cinq. Nous en sommes, en effet, avec l'édition courante, à répartir tout ce qui nous est parvenu au cours des dernières semaines jusqu'au numéro qui paraîtra en septembre. Et encore : certaines chroniques, comme vous pourrez le constater avec ce numéro, contiennent jusqu'à trois thèmes, avec photos et annexes !

Mais nous sommes à votre écoute, chers lecteurs (et lectrices) :

Tout ce dont vous parlez a fait l'objet de longues discussions lors de la dernière réunion de tous ceux qui participent à l'édition de chaque Castor™.

Certaines approches ont été abordées, comme celle de publier, une fois la semaine, les écrits de l'un ou de l'autre [de nos chroniqueurs], en sautant par dessus les écrits de ceux qui ne seront publiés que la semaine suivante ou l'autre après, en respectant quand même une certaine régularité, c'est-à-dire une chronique par mois, au strict minimum, pour chacun de nos feuilletonnistes.

Et pourquoi ne pas leur ajouter certains commentaires - souvent très étoffés - de notre aimable clientète qui nous envoie, souvent, des opinions dignes d'être imprimées ?

Pas ce mois-ci, hélas, car le temps nous a manqué pour donner suite à vos suggestions, mais revenez nous lire le mois prochain ou peut-être même la semaine prochaine...

En attendant,

Bonne lecture !

Herméningilde Pérec


 
Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.
 



1 - Pathétique, formidable, insolent et futile.

Jeff a parlé partiellement de ces adjectifs en septembre 2012 et Copernique en août 2013 :

Voici ce que j'ai trouvé dans le Larousse du XXe Siècle, édition de 1932, publié sous la direction de Paul Augé :

Pathétique :

(Grec : pathêticos ; de pathos, passion) Qui remue les passions, émeut fortement.

"Racine... à qui le grand et le merveilleux n'ont pas même manqué ainsi qu'à Cormeille ni le touchant, ni le pathétique." (La Bruyère)

(Volume 5, p. 415.)

Formidable :

(Lat. : formidabilis) Qui est fort à craindre, qui exprime une crainte extrême.

"Moïse, à Phaaron, parut moins formidable." (Racine)

(Volume 3, p. 566.)

Insolent :

(Lat. : insolens - qui n'est pas dans la coutume) Effronté, hardi, qui perd le respect.

"Et jamais insolent ni cruel à demi". (Corneille)

(Volume 4, p. 78.)

Futile :

(Lat. futilis) Qui a peu de valeur, d'importance.

"Quelques futiles petits maîtres qui pensent ridiculiser toute vertu par une plaisantrie." (Voltaire)

(Volume 3, p. 670.)

Je n'ai pas fait de recherches dans des dictionnaires plus récents (d'ailleurs, je n'en ai pas), mais je sais que les sens de "pathétique" et "formidable" ont évolué au cours des dernières décennies et je suis certain que je n'ai pas à vous en faire la preuve [1]. - Pas trop certain pour "insolent" et "futile". Ce que je sais, c'est que la signification de ces deux derniers adjectifs n'est pas très claire avant, peut-être, la trentaine pour ce qui est d'"insolent" et... mon âge (sic) pour ce qui est de "futile". - Comment, en effet, peut-on trouver un enfant "insolent" sans avoir atteint une certaine période de sa vie où, adulte, l'on se fait insulter par un plus jeune qui n'a aucun respect pour ce qu'on est devenu ? - Quant à "futile"...

Je suis presque certain que, toute ma vie, j'ai été convaincu de ce que la futilité pouvait être. C'était du domaine des choses qui ne m'intéressaient pas. La fabrication des archets de violon en Auvergne (au XVIIIe siècle), par exemple. Pas que je trouvais non-fascinante cette fabrication futile, ni futiles ceux qui s'y intéressaient, mais, comme l'expliquait un documentaire sur la chose, que j'ai regardé il y a plusieurs années à la télé française (à deux chaines), je me disais que cette fabrication était sans importance ou qu'elle n'allait avoir aucune importance dans ma vie. (Soit dit, en passant : je m'en souviens encore.)

Et voilà que, depuis quelque temps, je viens de réaliser que la véritable futilité découle d'un passage entre ce qui était important et ce qui ne l'est plus et non pas la certitude qu'une certaine chose, un certain événement ou une certaine connaissance n'allait avoir aucun impact dans ma façon de concevoir la réalité.

Le travail, par exemple. j'y ai consacré plus des trois-quarts de ma vraie vie et puis, tout à coup, il me semble, aujourd'hui, avoir été d'une inutilité totale sauf pour y gagner sufisamment d"argent pour survivre, évidemment.

C'est un peu redécouvrir un monde tout à fait nouveau. C'est avoir tout à coup une nouvelle vision de la réalité

Si j'eusse su (!), je ne serais pas resté toqué si longtemps.

Dernières remarques :

Je n'entends plus souvent les mots "formidable" ou "pathétique" depuis quelque temps. Faut croire qu'avec leurs quatre syllables, ils sont devenus, dans la langue courante, surtout chez les ados, trop compliqués, trop difficiles pour être retenus. - Quant au mot "insolent", il n'a plus aucune signification dans le monde où jeunes, moins jeunes, adultes et gens du "troisième âge" se côtoient. - Le mot "futile" devrait rester quoiqu'il faudra faire attention car une phrase comme "Fut-il sourd, qu'on ne s'en serait pas aperçu" risque d'attirer des ennuis à celui qui la répète, surtout dans un bar.

Faut croire que la langue évolue, malgré les sacro-saints règlements de l'Académie car je me souviens avoir été quelque peu surpris quand, plus jeune, j'entendis une de mes tantes dire : "Il eut fallu que vous vinssiez plus tôt, cher Simon" (à propos d'un certain gâteau ou de je-ne-sais-plus-quoi) .

***

[1] Le Grand Larousse Encyclopédique (1962) donne, déjà, de "formidable", la définition suivante : "Énorme, extraordinaire, colossal", reléguant la définition "ce qui est à craindre" à "langue classique" (Vl. 5, p. 126.) - Aucune modification majeure pour "pathétique" sauf que dans diverses expressions courantes, particulièrement en anglais, le mot est de plus en plus utilisé avec une certaine dérision.

***

2 - Copyrights, droit(s) d'auteur, personne physique, personne morale, ayant droit, etc.

Note de la direction :

L'opinion exprimée dans le texte qui suit ne représente pas celle de la direction du Castor™, mais en général, elle ne s'y oppose pas.

Je reprends : Copyrights, droit(s) d'auteur, personne physique, personne morale, ayant droit, etc.

Une histoire vraie :

C'est celle d'un bonhomme - "Vous la connaissez ?" comme disait Coluche - qui, seul, dans la jungle de l'Amazonie, avait enregistré, pour un documentaire de son cru, les chants de différents oiseaux sur une périodes de plusieurs semaines. - Son documentaire ayant été complété et commencé à être distribué, il reçut une lettre invoquant certains "copyrights infringements" de la part d'un cabinet d'avocats (de New York City) lui demandant, au nom de l'un de leurs clients, des droits de diffusion étant donné qu'il, leur client, avait, dans les mois précédents, enregistrés les mêmes chants. - N'ayant pas les moyens de contester cette allégation, il a tout simplement retiré son film du marché et c'est ainsi que des chants d'oiseaux amazoniens se sont retrouvés dans le domaine des copyrignts.

Paul [Dubé], notre disque jockey, nous a fourni un deuxième exemple de l'absurdité des règles concernant ces copyrigths et droits d'auteur, en nous faisant écouter, il y a plusieurs mois de cela (voir au numéro 135 de la page enregistremenst_03) un enregistrement datant de 1959, plusieurs années avant la supposé naissance de la musique disco pour laquelle il est loisible de penser que Motown a accumulé des profits considérables.

Et puis finalement, troisième exemple, le reliquat d'une conversation que j'ai eue, il y a plusieurs mois, avec une ex-connaissance qui était convaincue que les droits d'auteur ne s'éteignaient jamais, qu'un créateur pouvait transmetter ces droits à ses descendants jusqu'à la fin des temps.

- Tu veux dire que les descendants de Sophocle ont encore des droits sur "Oedipe-Roi" ?

- Oui, Monsieur !

- Mais on n'en paie plus depuis deux mille ans...

- C'est que ses ayants-droit ne se manifestent plus....

De la stupidité des lois sur les Copyrights, droit(s) d'auteur, personne physique, personne morale, ayant(s) droit, etc., je n'aurais, dans un monde raisonnable et non commercial (lire : cupide et avaricieux), qu'à citer ces trois exemples pour qu'on me comprenne, mais non :

À tous les jours, de nouvelles poursuites sont intentées à travers le monde pour plagiats, utilisations frauduleuses de musiques enregistrées, impressions et commercialisation d'oeuvres dites protégées.

Laissez-moi vous poser quelques questions à ce sujet :

- Pourquoi n'a-t-on jamais versé des dividendes à celui ou à celle qui a inventé le roman ? Le théâtre ? Le théâtre dit "classique" ?

- Pourquoi a-t-on payé des droits d'auteurs à l'inventeur du CD qui a plagié l'invention du 33t qui n'était qu'une amélioration du 78t inspiré des rouleaux de cire, inspirés de ...

- Que dire de celui qui a découvert le vaporisateur à l'origine du carburateur ?

- Les descendants d'Einstein reçoivent-ils encore des redevances sur l'utilisation de E=MC² ?

- Et où cela s'arrête-t-il ?

Aparté :

L'Université de Napierville ou l'UdeNap (doit bien avoir des droits là-dessus, non ?) diffusent, depuis janvier 2001 (ça fait, quand même 14 ans !), des textes, des extraits d'auteurs, des références, des informations sans avoir jamais demandé un sous de ses lecteurs et de ses lectrices qui, avec ses trois sites, sont entre 70,000 et 100,000 par mois, dont, entre six et sept mille, uniquement pour son Castor™.

Oui, elle doit.

Sauf que, dans les mots immortels de Mick Jagger :

"Song royalties are great but even they can't match the guaranteed cash flow from a reverse mortgage."

(Les redevances sur les chansons sont bien mais ne peuvent être comparées au flux de trésorerie garantie par un prêt hypothécaire inversé.)

(10 things I learned singing Rock n' Roll over the last 50 years - David Letterman)

Je continue :

Vous trouvez ça raisonnable, vous, qu'un ti-cul, avec trois notes de guitare "exotiques" puisse récolter en quelques semaines le salaire d'un ouvrier qui lui mettra 147 ans à s'approcher du même montant et qu'à partir de ce moment-là, il puisse s'acheter une île dans le Pacifique et y passer le reste de ses jours à faire venir de France, de l'Angleterre, de l'Italie et d'ailleurs, les Château Lafitte, les Scotchs et les Chianti (plus les truffles blanches et le café expresso...) dont-il est friand ?

Jusques à quand une Céline Dion poura-t-elle récolter une fortune à chaque fois qu'on fera jouer à la radio sa chanson sur le Titanic qu'elle a enregistrée, pour démo seulement (parce qu'elle ne la trouvait pas "de son genre") ?

Et pendant combien de temps encore Orlando profitera-t-il de la notoriété de sa soeur Yolanda Cristina Gigliotti qui s'est suicidée en 1987 parce que sa vie "lui était devenue insupportable" ? - Faut voir sa statue au cimetière de Montmartre, soit dit en passant.


Photo en provenance du site http://www.fanpop.com/

Ce sont à ces démences que j'en veux, aux lois sur les Copyrights, droit(s) d'auteur, personne physique, personne morale, ayant droit, etc.

Dans mon métier (et je sais que ça a été contourné je-ne-sais-combien-de-fois), nous avions une règle :

Tu travailles, tu es rémunéré. Tu ne travailles plus, ben tough luck.

Contournée, cette règle ?

On me demandait un certain travail qui me prenait trois semaines. C'était tant d'heures à X dollars de l'heure. - Trois mois, plus tard, on me demandait le même travail. Jamais il ne me serait venu à l'idée de charger le même prix. La recherche pour retrouver dans mes archives les résultats de mes premiers travaux, oui. L'adaptation au besoin du nouveau client, lui. La retranscription, oui. - Mais jamais plus.

Je ne vous citerai pas le noms de multiples conseillers, à qui on a demandé l'équivalent, chez qui on n'avait pas les mêmes scrupules.

Chez les faiseurs d'arbres généalogiques, vous croyez qu'ils recommencent à neuf leurs recherches lorsque le cent huitième "Tremblay" ou "Dupont" fait appel à leurs services ?

Parce qu'il faut que je sois bref, deux principes :

Les lois sont faites pour protéger, non créér des droits.

Les lois doivent exister en fonction de la réalité, non pas protéger l'avarice ou la cupidité.

Et une dernière remarque :

Doit-on étendre aux auteurs des droits sur des oeuvres d'outre-tombe pour le bénéfice de leurs descendants ?

Avec un codicile :

Quatre pourcent des oeuvres durent au-delà de 20 ans et l'on tient à donner des droits aux auteurs des quatre-vingt-seize autres pourcent qui auront créé d'autres oeuvres des droits qui ne s'étireront pas au delà de ces 20 ans ? (En passant, c'est 95 ans au Mexique pour les oeuvres littéraires et, aux USA, aucune limite n'a encore été fixée sur les enregistrements sonores.).

Et tandis que j'en suis là, est-ce que je peux rappeler que les conventions signées ici et là (on cite souvent celle de Berne) sont sans effet si elles ne sont pas approuvées de façon législative dans les pays signataires.

Et même un deuxième :

Dr. Dre (Andre Romelle Young). - À moins que je me trompe, mais tous les lecteurs du Castor™, ensemble, n'auront pas, au cours du prochain mois, des revenus égaux aux siens en la courante année. - Un vrai champion.

3 - Parlant de champion...

Je ne sais pas si ça a été comme ça dans votre vie (ou si ça l'est encore), mais de l'âge 25 ans jusqu'à la toute fin de mes 40 ans, j'ai été pressurisé, comme disent les Anglais, à être en forme. Ça a débuté avec des collègues qui voulaient que je fasse du jogging , qui ont essayé de me faire rentrer dans leur club de squash, qui sont ensuite passés au tennis, puis au golf et qui doivent, aujourd'hui, porter des orthèses ou vivre du mieux qu'ils peuvent avec leurs inombrables blessures parce que, quand même, courir à droite et à gauche sur une parcelle de terrain, ça doit pas être bénéfique pour ses jointures, non ?

Y'a eu un temps où c'était comme ça.

Aujourd'hui, je vois beaucoup de cyclistes dont plusieurs me semblent s'être adonnés à ce "sport" à cause du prix de l'essence ou du transport en commun, mais de moins en moins de joggers et j'assiste, de plus en plus, à la fermeture, au centre-ville de Montréal de magasins "de sport" - à moins qu'ils déménagent tous en banlieue retrouver leurs clientèles pour qui tondre leur pelouse, finir leur sous-sol, modifier leurs armoires de cuisine et déblayer leurs driveways ne sont pas des activités physiques.

Mes articulations, particulièrement celles de mes coudes et de mes genoux sont encore très fonctionnelles et, quand je regarde le Professeur et Hermy (pardon : Monsieur Pérec) qui en sont dans leur quatre-ving-deuxième année, je me dis que je ne me suis pas trop trompé tout simplement en nageant (un peu et, de surcroit, jeune), en marchant et en ne m'étant jamais servi du téléphone pour parler à un collègue de bureau soit à l'étage inférieur, soit à l'étage supérieur au mien. En fait, depuis que je vis tout seule, j'ai réalisé que, le matin, ou le soir, faire du rangement, à la maison, était un exercice très valable ; avec la lessive, le repassage, le nettoyage de la terrasse et le balai mécanique.

Aussi, quand on me demande comment il se fait que je sois si en forme, je réponds toujours : "Le sport." - "Le sport ?" qu'on me demande, incrédule. - "Oui : le sport. - Je n'en ai pratiqué aucun.".

Bizarre, quand même. De tous les collègues avec lesquels j'ai été associé, au cours des derniers trente, quarante ans, déjà, il n'en reste que deux de vivant. Les infarctus, la leucémie, divers cancers et un bête accident se sont occupés du reste.

J'imagine que l'alcool, la cigarette et ma totale abérration vis-à-vis les sports auront éventuellement raison de ma folie et feront que j'irai rejoindre mon père, mort "de vieillesse", très jeune à 93 ans car lui non plus, n'était pas très sportif. Jamais a-t-on pu lui attacher deux planches en dessous dess pieds et le pousser en bas d'une montagne ; jamais lui a-ton expliqué convenablement pourquoi on devait pousser une balle avec de curieux de batons vers un trou situé à trois kilomètres d'où il était... dix-huit fois de suite ; ni courir après une rondelle de caoutchouc sur une surface glissante. Quant à se foncer dessus pour un ballon en forme de "sphéroïde allongé"...

D'ailleurs, vous-êtes déjà demandé combien d'amateurs de football américain pourrait, sous peine de mort, être capable de dessiner une "sphéroïde allongé" ? - En voici un :

Simon

 



Vieux, moi ? J'en suis fort aise.

Étant dans l'octavienne décennie de ma vie, j'ai tendance à ne pas activer outre-mesure les cellule grises de mon cerveau où se trouve le côté sérieux de ma plutôt fantaisiste personnalité, sauf, naturellement, lorsque d'importants événements sont portés à mon attention. Ainsi, ayant passé, comme tout le monde, d'une saison à l'autre le 21 mars dernier, je n'ai pas réagi imédiatement au fait que d'éminents membres de nos fidèles lecteurs (tous éminents en ce qui me concerne) ont bien voulu m'écrire, au cours des derniers mois, que nous venions de vivre - que nous avions vécu serait plus exact, mais le temps qui m'est imparti pour cette chronique m'empêche de corriger - un des pires hivers de mémoire d'homme. Ce n'est qu'en mettant un pied devant l'autre, le 3 avril dernier, sur un des trottoirs du boulevard du Grand Marshall, face à l'église du Saint-Sépulcre et des deux Vierges, que, ne sachant pas si, sous la neige qui y était présente, était banni de ma vision de la glace ou du béton, que l'idée m'est venue de vérifier les statistiques pertinentes qui, l'on sait, règlent nos vies. Mais j'ai tout de suite changé d'idée. "À quoi bon, me suis-je dit, me remémorer des hivers qui ont été, tour à tour, pluvieux, froids, étrangement doux, accompagnés de tempêtes en tous genres (vents, neige, verglas) qui nous faisaient dire, à nous, les gens de ma génération, qu'une fois qu'à peu près tout nous soit tombé sur la tête, il ne fallait se surprendre qu'un jour, même ça allait nous tomber dessus (tout en sachant que c'était plutôt du domaine de l'improbabilité). Et c'est ainsi que j'en suis venu à penser que :

La vieillesse - "troisième âge" si vous le voulez - a certains avantages qu'il ne faut pas dédaigner, avantages qui compensent largement ses inconvénients. Ainsi :

Côté mémoire, quel délice, nous n'avons plus à nous en faire si nous répétons toujours les mêmes choses ou que nous oublions petit à petit ce que nous avons fait il y a deux jours tout en nous souvenant de passages obscurs de livres encore plus obscurs que nous avons ouverts la dernière fois il y a plus de cinquante ans. - Les jeunes et même les moins jeunes, oui, je sais, nous trouvent, lorsque cela nous arrive, répétitifs, ennuyeux et - pour ne pas l'avouer - déliquescents, sauf qu'ils ne voient pas qu'ils nous racontent, eux, toujours les mêmes histoires ayant pour origines les mêmes erreurs qu'ils commettent, parfois six ou sept fois de suite, car ils confondent souvent les changements avec les noms différents qu'ils donnent à la réalité ou les souvenirs qu'ils en gardent. - Qu'ai-je à attendre des déboires amoureux de ma petite nièce où, quand elle me les raconte, seuls les prénoms de ses ex (tous des fous) changent ? Ou encore les difficultés financières du neveu d'un de mes amis qui, à quarante ans, n'a pas encore compris la valeur de l'argent ?

Côté physique, c'est encore mieux. Tenez : je n'ai pas, par exemple, soulevé un poids de plus de dix, peut-être même cinq kilos depuis des années. Curieusement, ou par hasard, il y a toujours un jeune pas loin qui vient à ma rescousse lorsqu'il s'agit de transporter une caisse de livres, déplacer un fauteuil ou tout simplement accrocher une toile sur un mur.

Je veux traverser une rue ? Quelqu'un m'offre son bras. - Dans les soirées, en famille ou ailleurs, le meilleur fauteuil m'est désigné. - Et l'on remplit mon verre sans jamais me reprocher de trop boire.

Découlant d'une faculté déconcertante d'élocution, les expressions je suis fatigué ou je suis, hélas, trop fatigué, que je me surprends à dire de plus en plus, m'évitent aujourd'hui Dieu sait combien de soirées ennuyeuses, de sorties désagréables et de rencontres assommantes.

En ce qui a trait à mon apparence, une barbe de deux jours m'est vite pardonnée et si je porte des vêtements confortables plutôt qu'à la mode, personne ne semble s'en soucier.

Entre nous - je veux parler des gens de ma génération -, oui, nous avons l'air de nous embêter, mais cela n'est qu'un aspect particulier de notre sagesse : nous nous comprenons si facilement que nous n'avons pas à échanger des paroles inutiles ou faire semblant de nous comprendre ou de nous écouter... à une exception-près : celle qui consiste à nous remémorer des souvenirs en leur donnant une autre interprétation qui va de l'ordre dans laquelle nous nous les échangeons, à la nuance de certaines expressions que nous utilisons.

Quelques aspects de la vie nous perturbe quand même : le bruit, les cancans, les potins et, dans mon cas, les nouvelles du sport et les prévisions météorologiques ; la musique pop, surtout la dernière, cette horreur qu'on appelle le rap me dérange particulièrement. - S'agit de les éviter en restant chez soi. - D'ailleurs, que voulez-vous que je fasse dans un bar de jeunes de trente, quarante ou même cinquant ans, qui ne cessent de découvrir, petit à petit, le sens de la vie ?

Tout compte fait, la vieillesse a des charmes insoupçonnés qui nous font oublier l'usure de notre corporelle carcasse que, finalement, nous avons appris à contrôler et qui nous causent de moins en moins de soucis. sauf ceux de l'usure.

Vous savez quoi ?

Ce poème absurde tiré des Femmes savantes de Molière (3e acte) :

L'amour si chèrement m'a vendu son lien,
Qu'il m'en coûte déjà la moitié de mon bien;
Et quand tu vois ce beau carrosse,
Où tant d'or se relève en bosse,
Qu'il étonne tout le pays,
Et fait pompeusement triompher ma Laïs,
Ne dis plus qu'il est amarante :
Dis plutôt qu'il est de ma rente.

Me fait, aujourd'hui encore plus rire qu'à l'époque où je l'ai entendu pour la première fois, il y a, de ça, plusieurs décennies, que tous les humoristes que j'ai entendus au cours des dernières années.

Pour écouter :

Sur un carosse de couleur amarante donné à une dame de ses amis

Lu par Christophe Ménager (Trissotin) - en provenance du site :

http://www.litteratureaudio.com/

Cliquez sur la note : Second

Mais ne comptez pas sur moi pour expliquer tout ça à la jeunesse d'aujourd'hui. Déjà que les moins de quarante ans ont de la difficulté à comprendre que l'avenir est prévisible.

   Herméninglide Pérec

 


1 - Hooray for Captain Internet !

"Each of us is indeed alone" wrote Proust [Chaque personne est bien seule].

But that was before the Internet.

(The context out of which the above quotation can be found annotated in both French and English at the bottom of this column.)

I keep thikigng about Mitch Hedberg's opening lines in one of his last monologues (he passed away in 2005, age 37) : "I used to do drugs. I still do, but I used to do too." - Like him, in a way, I used to think that I was alone... I still do, at times, but I used to do too. Stopped a while. Came back to my first way of thinking. Then changed my mind again. And one of the reason I did, besides the day I came back to Napierville, is the Internet.

It started off slowly but the idea that we are not alone strucked me when I started corresponding with authors, teachers, fathers and even insurance salesmen I found on the Internet and with whom I have, over the years, shared tons of ideas or views or knowledge or experiences. I haven't found yet somebody who thinks exactly like me on all subjects (how can anyone ?) but out of France, England, Germany and as far away as Australia and even New Guinee, I've received long messages dealing with my special interests or, as somebody would say, maniac specialties.

The Internet, as nobody could have predicted, is no longer a simple mean of communication - nor has never been any language - between schollars or soldiers (sic), but a fantastic world unifier.

No wonder certain countries are trying to supress it or even put you in jail if you have a satellite dish on your house. On the other hand, it's secondary and unpredictable aspects ARE BOUND TO create a lot of changes in society, the economy, our way of living, all the way down to our way of mating :

Think only of the number of people who will, eventually - if it hasn't started yet -, be able to work from home and the impact this will have on public transport, car manufacturing, large cities, librairies, book stores, any shop that sells things that can be ordered on line, property values...

That's why some people want the Internet banned as it might make this world a shade better than dreadful. Well, it takes all kinds.

P.-S. : The Internet wasn't invented in 1995, the year it became available to the US population, but in 1962. For years, it wasn't used regularly except for academic and military purposes (from the early 1980's). Currently, approximately 2,8 billion people use it on a daily basis.

2 - Apple... What... again ?

I mentioned it several times here : I can't understand Apple and it's "better than you are" attitude which borders on the despicable "hollier than thou" used by sanctimonious bastards all over the place in all sorts of situations.

I don't understand Microsoft either, and for the same reason.

In recent years, both seem to be saying : "We know how you work, what you want to do, how you think and therefore, we'll design it for you." - Sorry, boys, you don't know how I work nor how I think, nor what I want to do, nor, with the exceptions of thousands of morons, do you know how real people use computers and the reason I know this is everytime I pick up one of your latest creations, I, and a lot of people I know, have to spend an entire day, sometimes two, to reprogram it the way I or they want it to work, that is : I or they have to erase all the programs I or they won't be using, substitute your WORD, EXCEL (etc.) with something that works the way I or they do and install the Internet program that works for me or them and - usually free - that I or they will use on a daily basis. - On two screens, in my case. Something that is totally ignored, with some odd exceptions, by most programmers.

Oh, I or they don't succeed all the time in reorganizing your perfect setups because you keep installing on my telephone, my computers, my tablets and, I presume, those watches you want to sell me, "useful apps" which I can't erase and have to hide behind unobstructive screens or directories. - I don't need, for example, any related health apps (why do you want me to check my heartbeat all the the time ?). - I, also, don't need continous news nor commercial for books I will never read and if I want to check the weather, I'll do just that.

It's a pain to get rid or hide of your "can't-live-without-them" garbage and, continuously, I have to launch my "stop all-running-programs" to make sure that you're not running something I don't need in the background or installing more garbage. - Problem, judging by what I find on other people's phone, tablets or computers, you keep sneaking them all the time.

Microsoft, you're not better : recently, I had to transform your Windows 8 into something that felt and looked like Windows 7 to run it the way I had transformed it, i.e. : the way I wanted it to work. How's that for progress ?

I remember DOS on the first PC's : simple, everything that was in it, you knew exactly why it was there and then you installed the programs you wanted to use. No fling-flangs. Basic stuff. I also remember Borland (wonder what happened to them ?) which allowed on to change all the menus of all their programs to suit one's needs. - How, in the world, the current programming experts transform themselves into all-knowing, all-seeing, theoritically omniscient visionaries ? I don't know. Who the hell, for example, figured out, in WORD, that letters had to be formatted the way it does (unless you change it) ? - Who decided out that I would only use three sheets in EXCEL ? And who thought that 3 gigs would suffice in something called "Cloud" as a backup for my one terabyte files ?

There might be some light at the end of the tunnel (unless it's another train coming in) : Google [Android] ?

I heard that they currently thinking about telephones I will be able to buy on a chip or part basis : a chip for an actual verbal communication device, another for Internet, E-mails and textos, a third for a calculator, a note taker, an agenda, and so on. - Imagine paying for what you'll use and nothing else. Not six, seven eight hundred dollars for something that contains 75% of stuff you'll either never use nor understand.

But then, I'm only a consumer and right now, I think that Apple - and Microsoft - are tutsi-frutsiying us.

If I wasn't that lazy, I'd turn to LINUX.


Typical desktop I see on some computers

3 - Time capsule 2

Following my last month column (see the Time Capsule section), I received a message from Chris Wayne, of Joliet, Illinois (a suburb of Chicago), referring me to something I remembered having seen on tv five or six years ago but had forgotten when I wrote about our proximity to the past. It was to an episode of James Burke' television series entitled Connections². - That's Connections 2 or Connections square. - For those unfamiliar with James Burke, I suggest you watch him on YouTube particularly in the series he made on The Day the Universe Change which will make you think about the way you think about the way you think. - Fascinating fellow, this James Burke. Entertaining and funny. - Not the first time he's mentioned in Le Castor™. We're all big fans of him over here. - The episode which Chris pointed out in his message is the first of the second series because Burke made three (hence the Connections² mentioned above : Connections, in 1978, Connection², in 1994, and Connections³, in 1997, all on the subject of how science and inventions have unusual impacts on history via uncanny or rather unpredictable links or associations, one thing leading to another etc.. The title of this episode was "Revolutions".

I always remembered it as the "Grandfathers'" because Burke mentioned, in his introduction, a lenght of time which he calls "Three grandfathers". Here is how he began :

"I remember my grandfather talking about his grandfather talking about his grandfather. I expect you do too. The thing is that's all it takes to get you back to the late 18th century : three grandfathers' life time. That's how close we are to it. - Pause- And yet that world has disappeared so totally, it's like fairyland. Tatched cottages, meadows, happy peasants : a Golden Age. Garbage all that. - Pause - Nasty, brutish and short, that's what life was all about. - Pause - And dirty. And boring. And it had been like that for thousands of years. - Pause - And then, suddenly : the whole complex, poluted, overpopulated, frenetic, non-stop, stressful, hightech rat race that is the modern world. - Pause - Life was suddenly no longer as simple as it had been. And the extrordinary thing is that none of that was planned. - Pause - The fellow who caused it and who ruined the watermill business, and then went out to change the entire world in the life span of only three grandfathers had no idea that he was kicking one, let alone two, revolutions..."

(Here's a comment made on Wikipedia on that episode : What do three grandfathers' lifetimes have in common with : two revolutions, 1750 Cornish steam engines for Cornwall's tin mines, water in mines, pumps, steam engines, Watt's copier, carbon paper, matches, phosphorus fertiliser, trains and gene-pool mixing, travelling salesmen, 24-hour production, educated women, the telephone, high-rise buildings, Damascus's swords, steel, diamond, carborundum, graphite, oscilloscope, television, Apollo space program, X-ray crystallography, DNA and gene therapy? - You will learn that in the first episode of Connections², "Revolutions".)

My grandfather (1900-1969) was the son of Le Grand Marshall, founder of l'Université de Napierville, who was the son of Maurice-Théophile, born in 1789, the grandson of Alexandre Marshall born in 1734. - Three grandfathers away and there you are : I am the great great great great grandson or the third great-grandson of someone born in 1734 during the reign of Louis XV or, if you prefer, George II...

Nomme
Born
Died
 
Alexandre
1734
1812
Maurice-Théophile's grandfather
Uldéric
1763
1861
 
Maurice-Théophile
1789
1856
Alphie's grandfather
Grand Marshall
1831
1910
 
Alphie
1900
1969
My grandfather
Euclide
1933
-
 
Me
1968
-
 

...which all of a sudden reminds me - and I don't mean to be irreverent - of the genealogist who had built his family tree all the way up to the Crusades adding, as a proviso, that he wasn't too sure about his grandfather. - Will-o'-the-wisp.

Doesnt matter : it's a question of putting history in perspective. Which makes the title of this little essay a bit off the mark. It should be called Timeline. and not Time Capsule 2 .

Anyway, get yourself one of those chronology books that tells you what happened on a year to year basis and do the same thing with your grandfather and the grandfather of his grandfather or simply type any year in your Google search engine. You'll be surprised what you'll find. If you're interested in history, that is.

I am.

I'm also interested in the future but in a like manner. I can't help saying to myself that if my youngest song, Mycroft, lives to be eighty, he'll be able to say that his grandfather was born the year Hitler took over Germany, 149 years before, or that he, his grandfather, was born in between two world wars, unless a third happens by which time his statement will impress nobody.

But :

I read here, sometimes ago, that it took months for the king of France to learn that Constantinople had been conquered by the Muslims (Arabs) in 1453. How about 20 years for people living in Poland to hear about the discovery of the New World ? - Question is : who's interested in such arcana ? The same people, I guess, who want to know who invented matching curtains and seat covers (1).

Also, if you go back in time and meet Euclide or even Aristotle, bring a calculator. It'll knock their socks off (if they wear any). And some weapon, like a gun 'cuz you might be seriously hanged for heresy.

I bet you've been waiting all your life to hear about this.

See ya,

Copernique

(1) Matching curtains and seat covers ? - Francis Nixon, working in the Dublin suburb of Drumcondra between 1751 and 1755.

***

Proust's quote :

It can be found in Le côté de Guermantes (The Guermantes Way) of its 1913-1927 translation by C. K. Scott Moncrieff which was, as every translator will tell you, more a personal interpretation than anything else but a masterpiece in itself. - A newer translation, with which I am not familiar, was published in 2002 (Penguin). It took seven translators seven years to complete as opposed to, to quote The Guardian, Scott Moncrieff who worked alone, "like a man scaling Everest for the first time : he had no route marked out, no helpfully drilled footholds" and was not "a mechanical translator ; he was more like Gielgud interpreting Shakespeare, or Casals interpreting Bach" ; which lead some critics to deem his work "inaccurate", "overinterpretive" or "flowery".

Proust :

Ma confiance en un prompt rétablissement de ma grand'mère fut d'autant plus complète, que, au moment où je me rappelais l'exemple de M. Fallières, je fus tiré de la pensée de ce rapprochement par un franc éclat de rire qui termina une plaisanterie du professeur E... Sur quoi il tira sa montre, fronça fiévreusement le sourcil en voyant qu'il était en retard de cinq minutes, et tout en nous disant adieu sonna pour qu'on apportât immédiatement son habit. Je laissai ma grand'mère passer devant, refermai la porte et demandai la vérité au savant.

"Votre grand'mère est perdue, me dit-il. C'est une attaque provoquée par l'urémie. En soi, l'urémie n'est pas fatalement un mal mortel, mais le cas me paraît désespéré. Je n'ai pas besoin de vous dire que j'espère me tromper. Du reste, avec Cottard, vous êtes en excellentes mains. Excusez-moi, me dit-il en voyant entrer une femme de chambre qui portait sur le bras l'habit noir du professeur. Vous savez que je dîne chez le Ministre du Commerce, j'ai une visite à faire avant. Ah ! la vie n'est pas que roses, comme on le croit à votre âge.

Et il me tendit gracieusement la main. J’avais refermé la porte et un valet nous guidait dans l’antichambre, ma grand’mère et moi, quand nous entendîmes de grands cris de colère. La femme de chambre avait oublié de percer la boutonnière pour les décorations. Cela allait demander encore dix minutes. Le professeur tempêtait toujours pendant que je regardais sur le palier ma grand’mère qui était perdue. Chaque personne est bien seule.


Marcel Proust
(Photo en provenance du site
http://static01.nyt.com/)

Moncrieff :

My confidence in my grandmother's prompt recovery was all the more complete in that, just as I was recalling the example of M. Fallières, I was distracted from following up the similarity by a shout of laughter, which served as conclusion to one of the Professor's jokes. After which he took out his watch, wrinkled his brows petulantly on seeing that he was five minutes late, and while he bade us good-bye rang for his other coat to be brought to him at once. I waited until my grandmother had left the room, closed the door and asked him to tell me the truth.

"There is not the slightest hope," he informed me. "It is a stroke brought on by uraemia. In itself, uraemia is not necessarily fatal, but this case seems to me desperate. I need not tell you that I hope I
am mistaken. Anyhow, you have Cottard, you're in excellent hands. Excuse me," he broke off as a maid came into the room with his coat over her arm. "I told you, I'm dining with the Minister of Commerce, and I have a call to pay first. Ah! Life is not all a bed of roses, as one is apt to think at your age.
"

And he graciously offered me his hand. I had shut the door behind me, and a footman was shewing us into the hall when we heard a loud shout of rage. The maid had forgotten to cut and hem the buttonhole for the decorations. This would take another ten minutes. The Professor continued to storm while I stood on the landing gazing at a grandmother for whom there was not the slightest hope. Each of us is indeed alone.


Charles Kenneth Scott Moncrieff
(photo en provenance du site http://www.winq.com/)

 
 

McDo et Dieu

Sous l'influence de Simon, de Paul, de Copernique, bref : de tous les gens qui contribuent au Castor™, je suis devenu incapable de regarder les bulletins de nouvelles à la télévision et je limite de plus en plus mes émissions de radio aux rapports de la circulation.

J'ai peur de m'inquiéter pour des choses qui se passent à des milliers et des milliers de kilomètres d'ici étant surtout préoccupé, à trente-sept ans, quant à l'avenir d'Alysée, de Thomas, de Frédéric et de Matisse, la toute dernière qui aura 8 ans cette année. - Dans douze ans, quand j'en aurai presque cinquante, sera-t-elle serveuse à temps partiel chez McDo ? - Aura-t-elle un ami ? - Sera-t-elle encore à la maison ?

Aurais-je gagné suffisamment d'argent pour envoyer tout ce monde-là au collège et à l'université ?

Ma première inquiétude aura été et demeurera toujours celle de leur avoir enseigné à vivre une vie convenable et d'éviter les inévitables pièges que toutes les vies nous tendent.

C'était plus simple quand j'étais jeune : fallait éviter la drogue. Pas sûr, mais je crois que ça se litmitait à cela. Pour les filles, c'était pire : non seulement la drogue, mais les gars qui n'en voulaient qu'à ce que le Castor™ m'interdit de mentionne "rapport aux jeunes filles qui nous lisent" (!), ce que je n'ai pas besoin, de toutes façons, de mentionner.

La question est : "Comment fait-on pour les laisser aller ?" - Sont maîtres de leurs vies, non ?

Raison de plus pour ne pas regarder non seulement les nouvelles, mais les séries policières où y'a des enfants qui meurent en bas âge, ces séries où, pour les cotes d'écoute, j'imagine. on essaie d'attirer des spectateurs inquiets en en tuant quelques uns par semaine.

J'vais continuer à les aimer, les embrasser, les encourager, leur laisser de l'espace.

Y'a-t-il d'autres moyens ?

Si oui, je suis preneur.

En attendant, quoi répondre aux questions qu'ils me posent ! - Sur tout. - Sur ce qui fait que les horloges indiquent l'heure. - Sur pourquoi la glace prend plus d'espace que l'eau dont elle provient ? - Sur les étoiles, le soirs, ils ont fait de moi un expert en astronomie. - Sur le petit Jésus, le Père Noël, sur Dieu... je trébuche souvent.

Faut dire qu'une fois devenus adultes, nous avons besoin moins d'informations

A+.

Jeff

 

  Texte choisi

Le printemps

«Le printemps n'a point tant de fleurs,
L'automne tant de raisins mûrs,
L'été tant de chaleurs halées,
L'hiver tant de froides gelées,
Ni la mer a tant de poissons,
Ni la Beauce tant de moissons,
Ni la Bretagne tant d'arènes,
Ni l'Auvergne tant de fontaines,
Ni la nuit tant de clairs flambeaux,
Ni les forêts tant de rameaux,
Que je porte au coeur, ma maîtresse,
Pour vous de peine et de tristesse."

Pierre de Ronsard

Fawzi

 

Yeah, sure : le printemps !

Je n'ai aucune idée de ce qui, au printemps, peut rendre les hommes si stupides - je veux dire : si en rut, presque lubriques, libidineux même, et obscènes, et bestials (bestiaux ? - Sonne drôle, vous ne trouvez pas ?)

Ne se passe pas une demi-heure, depuis deux semaines, au bureau, sans qu'un bipède, se prenant pour un grand séducteur, trouve une excuse pour se pavaner devant mon bureau ou celui d'une collègue. S'ils étaient tous beaux, je ne dis pas, mais les gallons de bière qu'ils ont ingurgités depuis septembre dernier n'ont - disons - pas contribué à les rendre plus séduisants qu'ils ne l'étaient l'été dernier.

Et puis, s'il y a une saison que nous, les femmes, trouvons détestable, c'est bien celle qui précède l'été.

Je sais que je ne suis pas la seule, mais, dès mars ou avril, parfois mai - dépendant du temps, dès que je sors ma garde-robe de printemps, il me faut réaliser que mes seins, ma taille, mes hanches ont pris des proportions inattendues. Pas exactement inattendues, mais réparties différemment parce que le total, lui, en centimètres ou en pouces, ne semble pas avoir changé. - Un ami (!) me disait récemment qu'avec l'âge, nous devenons de plus en plus affectés par la gravité. Détestable, me dire ça, mais je ne peux pas nier la réalité.

Et puis, depuis plusieurs printemps, six rides - au strict minumum - se sont ajoutés à mon visage, à chaque année. Quant aux vergetures, autant ne pas en parler. Pourtant, après le petit, me semble que mon ventre s'était raffermi...

Autant ajouter que mes cheveux se sont mis à grisonner.

C'est mon chum qui m'a dit, un jour que je me suis trouvée grosse : "Mais qu'est-ce que tu as fait cette nuit ? Une razzia dans le frigo ? Tu ne te trouvais pas grosse hier soir..."

Pour tout vous dire, je m'attendais à ce que, le 14 février dernier, il m'offre une boîte de chocolats à faible teneur en glucides. - De quoi partir une altercation qui n'aurait jamais eu de fin et qui se serait terminée par une dépression monstrueuse.

J'imagine que tout ça fait l'affaire des propriétaires de gyms, des revendeurs d'équipements "sportifs" ou de Weight Watchers®.

Et nous trouvons les hommes bêtes !

George

 

 

Eleni Karaindrou

Eleni Karaindrou est un nom méconnu en Amérique et peu connu, même en Europe, sauf en Grèce, quoiqu'elle ait à son crédit les thèmes et trames sonores de plus de trente films et ses compositions ont fait l'objet d'une vingtaine de CDs.

Elle a eu et a toujours ce qu'on pourrait appeler un succès d'estime, admirée par tous les professionnels du cinéma et les compositeurs contemporains, mais sa réputation est surtout redevable au fait qu'elle a été la compositrice favorite du cinéaste Theodoros "Theo" Angelopoulos.

Vous pourrez en lire plus sur Wikipedia à l'adresse qui suit : http://en.wikipedia.org/wiki/Eleni_Karaindrou.


Eleni Karaindrou
(Photo en provenance de http://www.klassikakzente.de/)

J'ai pensé à elle suite à un courriel que j'ai reçu de Madame Hélène G. de St-Hyacinthe qui s'est dite surprise que j'aie cité, il y a un mois, le 10e quatuor de Schubert plutôt que son 13e ou 14e, considérés comme étant ses chefs-d'oeuvre et probablement, disait-elle, "parmi les meilleurs quatuors de tous les temps, égaux en tous points, aux quatre derniers de Beethoven qui avait à l'époque dépassé la cinquantaine alors que Schubert n'en avait pas trente..."

Tout à fait d'accord, Hélène - permettez que je vous appelle Hélène - : de ces quatuors, celui que je préfère est le "Rosamunde" (13e), surtout pour son premier mouvement dont voici le début, par le quatuor Guarneri (Newton Classic, numéro 8802089 - Distribué par Naxos - 2011).

Cliquez sur la note : Second

Le rapport entre cet extrait et le suivant ?

Je n'en ai aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que l'un me fait penser à l'autre et vice versa.

D'Eleni Karaindrou, voici l'envoûtant thème du très grand film de Theodoros "Theo" Angelopoulos, Le regard d'Ulysse ("To vlemma tou Odyssea"), sorti en salle en 1996, qui, malgré tous les prix qu'il a pu récolter, notamment au Festival de Cannes, est passé presque inaperçu en Amérique. - À l'alto, Kim Kashkashian.

Cliquez sur la note : Second


(Photo en provenance du site http://fanpix.famousfix.com/)

Note : Le regard d'Ulysse dure trois heures, mais ne contient qu'une soixantaine de prises de vue.

...

Mais puisqu'on en est aux quatuors, si vous voulez entendre les deux quatuors à cordes les plus inusités, pensez à ceux qui suivent :

1) Le quatuor de John Cage

Un quatuor ayant pour thème le silence.

Sur YouTube par le Quatuor Lasalle : https://www.youtube.com/watch?v=QiUvHzNoSKU

2) L'Helikopter-Streichquartett de Karlheinz Stockhausen

Une œuvre qui nécessite un quatuor à cordes, quatre hélicoptères et leur pilote, ainsi qu'un équipement assez complexe d'audio et de vidéo et une vingtaine de techniciens.

Je ne vous en dis pas plus : faut voir pour le croire. (Attendez que l'écran se divise en quatre, vers la quatrième minute.)

Sur YouTube, par le Elysian Quartet : https://www.youtube.com/watch?v=7ykQFrL0X74

paul

Note : pour nos suggestions et enregistrements précédents, cliquez ICI.  - (Mise à jour terminée.)

 

Book Review - Lectures

  NUMB3RS

Après avoir soumis mon dernier extrait sonore, le mois dernier, extrait accompagné de titres de certaines séries télévisées britanniques, je me suis souvenu d'une série américaine que j'ai beaucoup aimée : NUMB3RS. (Le chiffre 3 au lieu de la lettre E n'est pas une erreur.) Et cette série m'a rappelé un livre que j'ai acheté, il y a deux ou trois ans, et qui m'a beaucoup fasciné et continue toujours de me fasciner : The Mαth ßook de Clifford A. Pickover, chez Sterling Publishing, New York, 2009. (Même remarque pour la lettre α à la place de a et ß à la place de B.)

Je reviens sur ce livre dans un instant, mais, pour le moment, la série :

NUMB3RS fut une émission de télévision américaine qui a, pour un des personnages principaux, un jeune mathématicien, Charlie Eppes, dont les connaissances servaient, grâce à de savantes équations, à résoudre divers crimes pour le compte du FBI. Producteurs de cette série : Ridley Scott (Blade Runner, Gladiators, etc.) et son frère Tony (Top Gun, Enemy of the State).

Cette série fut, chose relativement incroyable, très populaire de 2005 à 2010 (117 épisodes, jusqu'à 10 millions de spectateurs par émission) car elle avait comme thème principal les mathématiques et pas n'importe quelles : la cryptanalyse, diverses théories de probabilité, l'analyse de Fourier, l'inférence bayésienne, la géométrie en 2, 3 et n dimensions et ainsi de suite. En fait, toute une équipe de mathématiciens préparaient les bases de chacune de ces émissions autour d'équations complexes qui faisaient partie de l'intrigue.

Bien reçue des mathématiciens, cette série connut même un succès auprès d'universitaires qui s'en servaient dans le câdre de leurs classes. Même qu'en 2007, ses créateurs Nicolas Falacci et Cheryl Henton, reçurent le National Science Board Public Service Award pour leurs contributions à l'avancement de la culture scientifique .

Parmi les mathématiciens célèbres mentionnés dans NUMB3RS : Archimède, Paul Erdös, Pierre-Simon Laplace, John von Neumann, Bernhard Riemann, Henri Poincaré, Stephen Wolfram...

Voici ce qu'on entendait en arrière plan au début de chaque épisode : "Nous utilisons tous les mathématiques ; pour dire l'heure, prévoir le temps, gérer notre argent .... Les mathématiques sont plus que des formules, des équations ou des chiffres : elles sont à la la source même de la logique et de la rationalité. Ce sont elles qui nous aident à résoudre les plus grands mystères de la réalité."

Quelques titres de ces épisodes :

- Uncertainty Principle
- Vector
- Calculated Risk
- Pandora's Box
- The Janus List
- Conspiracy Theory
- Hydra

- ...

Je n'ai pas fait le compte, mais je crois que toutes peuvent être trouvées sur YouTube.


Charlie Eppes (David Krumholtz)
Photo en provenance du site http://www.fanpop.com/http://www.fanpop.com/

Quant au livre :

Son sous-titre, "From Pythagoras to the 57th Dimension, 250 Milestones in the History of Mathematics." ("De Pythagore à la 57ième dimension, 250 étapes marquantes dans l'histoire des Mathématiques."), décrit très bien son contenu, chaque étape étant résumée dans une page à laquelle est jointe une illustration (dessin. équation, photo), les onze premières étapes précédant, en guise d'introduction, le triangle de Pythagore dont Copernique parlait, justement, le mois dernier.

Pas besoin d'être mathématicien ou physicien pour apprécier chaque étape : les explications données par l'auteur sont simples tout en étant précises, ce que j'ai noté en lisant celles que j'ai retenues de mes études ou ce que j'ai lues par la suite.

Ne pas penser non plus qu'il s'agit d'un livre pour spécialistes. On y trouve des informations ou des curiositées auxquelles nous ne faisons pas attention sur, par exemples, le tic-tac-toe, le cube de Rubic, les dés ou encore un jeu avec lequel nous sommes tous - enfin je crois - familiers :

Vous saviez qu'il n'y pas de solution à cet objet si, à l'achat, les pièces 14 et 15 sont inversées, c'est-à-dire qu'elles sont dans l'ordre suivant : 1, 2, 3 ... 15, 14, ce même 14 étant suivi d'une case ? Que disposées au hasard, la probabilité d'une solution n'est que de 50% ? Que Bobby Fischer pouvait résoudre n'mporte quelle combinaison (qui pouvait être résolue) en moins de 30 secondes ?

Voilà.

paul

P.-S. : La 247e étape de ce volume est, vous savez sur quel sujet ? - Sur l'émission NUMB3RS.

 

Le Courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org. - Indiquer le nom à qui le messsage est destiné dans le titre.

***

Réponses diverses :

Mr. Pat Robertson - Laval (Chomedey), Québec

En achetant quotidiennement un billet de loto, les probabilités que vous puissiez gagner le gros lot est d'une fois à tous les ±20,000 ans.

Mr. Rick Warren - São Paulo, Brésil

C'est exact : après avoir perdu quatre élections partielles, un député a demandé à Tony Blair, alors premier ministre de l'Angleterre : "C'est quoi le problème des électeurs ?" ("What's wrong with these people ?")

Mr. Kenneth Haganeter Popoff - Boston, Mass.

La dette américaine étant de 16,787,451,118,147 $ (fin février 2015), son remboursement, à raison de 1,000 $ par seconde, 60 secondes à la minute, 60 minutes à l'heure, 24 heures par jour, 365 jours par année, pourrait se produire en l'an 2547  A.D. - Sans les intérêts, il va sans dire.

La dette québécoise est de quelque 275 milliards, nous pourrions nous en débarrasser dans moins de dix ans. Mais nous sommes bien pauvres.

Mr Joel Olsteen - Bedford, Ontario

Vous avez raison : c'est bien lors du Concile de Londres, en 1102, que l'Église Catholique a interdit à ses fidèles, sous peine d'excommunication, de vendre des esclaves à des non-croyants.

Mr. Paul Crouch - Rome, Italie

L'ascension (Assomption) de Marie n'est mentionnée dans les documents relatifs à l'Église Catholique qu'à partir du VIe siècle. Elle devint un dogme en 1950, telle que révélée à Pie XII.

Mr. Leroy Thomson - Paris 8e

Le bélier hydraulique est un dispositif mécanique inventé par Joseph-Michel Montgolfier, celui qui construisit la première Montgolfière en 1782 avec son frère, Jacques-Étienne.

Mr. Creflo Dollar - Phoenix, Arizona

51 Quai des Grands Augustins, 75006 Paris, France (au premier) - +33 (0)1 43 26 68 04.


(Photo en provenance du site http://calcris.com/)

Mr. Kenneth Copland - Nuussuaq, Greenland

The New Life Church (Colorado Springs, Colorado), known, in some circles, as the least enlightning place in the United States of America, second only to the Creation Museum (petersburg, Kentucky) whose most popular section is the Ark Construction site. See :

http://creationmuseum.org

(Do not miss the Virtual Tour)

Mr. Jim Bakker - San Francisco, Californie

Le coût total de la première mission Voyager, de 1972 jusqu'à son arrivée auprès de Saturne (y compris la structure utilisée pour son lancement), fut de 865 millions de $ ; à peu près, en argent de l'époque, le coût d'un voyage d'Amsterdam au Japon au XVIe siècle. - Per capita, on parle de 8 cents par anné pour chaque Américain. - 11.000 hommes-années ont étéutilisées pour ce projet, environ le tiers de la main-d'oeuvre requise pour construire la grande pyramide de Cheops. - Cinq trillions de données scientifiques nous sont parvenues de ce Voyager ; de quoi remplir 7.000 CDs.

De l'argent lancé par la fenêtre.

Mrs. Tammay Faye - Trois-Rivières, Québec

Tout simplement un phénomène d'interaction qui se produit aux interfaces entre deux liquides non miscibles. À ne pas confondre avec l'hydroscopicité.

Ms. Jessica Hahn - Lima, Perou

Try http://www.hammacher.com/Category/Electronics-Gadgets?promo=HP4_Gadgets

Msr. Ted Haggart - Le Caire, Égypte

Le menuet [et le trio] de la symphonie no. 47 de Haydn (1772) est, en effet, un palindrome : il peut-être joué du début à la fin ou de la fin au début sans qu'on note une quelconque différence.

Mr. Lyndon Larouche - Vancouver, British Columbria

1.e4 e5 -- 2.f4 exf4 -- 3.Fc4 Dh4+ -- 4.Rf1 b5 -- 5.Fxb5 Cf6 -- 6.Cf3 Dh6 -- 7.d3 Ch5 -- 8.Ch4 Dg5
9.Cf5 c6? -- 10.g4 Cf6 -- 11.Tg1 cxb5 -- 12.h4 Dg6 -- 13.h5 Dg5 -- 14.Df3 Cg8 -- 15.Fxf4 Df6
16.Cc3 Fc5 -- 17.Cd5 Dxb2 -- 18.Fd6 Fxg1 -- 19.e5 Dxa1+ -- 20.Re2 Ca6 -- 21.Cxg7+ Rd8
22.Df6+ Cxf6 -- 23.Fe7# (ou : !)

Mr. Roger Nelson - Toronto, Ontario

"Les moutons de Panurge" est une expression inventée par Rabelais qui nous a également donné les mots "haltère", "automate", "quintessence" et "anicroche". - Le champion dans ce domaine est Shakespeare à qui on attribue plus d'une centaine de mots et d'expressions dont : "assassination", "birthplace", "discontent", "exposure", "monumental", "worthless" etc.

Mr. Jimmy Swaggart - Alençon, France

En l'an de grâce 930, à Althing, en Islande.

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

Arthur Buies
(1840 - 1901)

(Photo en provenance du site : http://rdlafonddetrain.com/voyageurs-travelers-eng.html)

c


"Comme dans toutes les Églises des Saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu'elles se tiennent dans la soumission, ainsi que la Loi même le dit. Si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée."

(Saint Paul - Première épître aux Corinthiens, chap. 14, versets 34-35)

 

Webmestre : France L'Heureux

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Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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