Volume XXIV, n° 7 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois 6 janvier 2014

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la masse si fine et si intelligente de sesinternautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, à chaque semaine et, depuis le 2 décembre 2013, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux dernières, du Mensuel Varois Illustré.

Première édition

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Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

   2014

Chers lecteurs, chères lectrices,

Bonne année !

Fiers, nous sommes, nous du Castor car, à mon humble avis, nos chroniqueurs, pour ce premier numéro de l'an 2014, se sont surpassés.

Sans plus tarder, je vois laisse en leur compagnie.

Permettez, quand même, que je remercie en votre nom Madame Monique Lessard qui a su réunir toutes les chroniques de nos correspondants en un seul endroit. "C'est chose faite" m'a-elle-dit la semaine dernière. "Avec un peu de temps, a-t-elle ajouté,  je m'attaquerai à un index." Comment refuser une offre semblable ? - Le lien se trouve ci-dessus.

Nous vous souhaitons bon mois et bonne lecture.

Obédieusement vôtre,

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville


 



Mensonges et vérités

J'ai eu, ne me jugez pas, trois, quatre, peut-être même cinq, si ce n'est pas six, blondes - pardon : amies - qui m'ont dit que ce qu'elles ne désiraient, chez moi, qu'une seule chose, l' "honnêteté", c'est-à-dire qu'elles voulaient que je leur dise, en tout temps, la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.

L'expérience m'a appris que, dans tous les cas, aucune ne s'en est tenue, personnellement, à cette extravagante exigence. - Euh... enfin, il y en a eu au moins deux, peut-être trois et j'ajouterai, pour ne pas être malhonnête, une quatrième, qui ont observé à la lettre les règlements de cet insensé crédo... à mon grand chagrin d'ailleurs car qu'avais-je besoin de savoir qu'elle avait déjà couché avec le bonhomme à qui je venais de serrer la main ? Sauf que... ce ne fut pas au jour le jour. Souvent, leurs vérités, parce qu'elles en avaient plusieurs, du moins plusieurs variantes, elles ne me les ont dites que des mois après. - C'était, je m'imagine, pour se déculpabiliser de m'avoir répété, plusieurs fois "Je t'expliquerai, je t'expliquerai... " sans jamais y avoir donné suite.

Il faut quand même donner à Césarine ce qui appartient à Césarine :

Peu avant leurs départs (car je n'en ai laissé qu'une, ce sont les suivantes qui m'ont laissé), elles ont vraiment fait beaucoup d'efforts pour me donner des signes avant-coureurs de leur éventuelle disparition. C'était :

"Est-ce que tu as déjà lu 'Lady Chatterlery' ? Qu'est-ce que tu en penses ?"... pour que je puisse en déduire qu'elles m'avaient trompé ou qu'elle y songeait sérieusement.

ou encore :

"Laisses-moi, ici, faut que j'aille à la pharmacie"... pour me faire comprendre qu'elle ne voulait pas que son nouvel ou prochain amant me voit la déposer devant chez elle.

et même, à propos d'un nouveau bijou, ou un nouveau pull :

"Ça ? C'est un copain qui me l'a offert. " sans préciser la date (ce qui m’a rappelé la subtilité, oh si française, du passé indéfini).

Le dernier mot, invariablement, mais celui-là, il était difficile à ignorer, c'était : 

"J'aimerais bien que l'on reste amis."

À chaque fois, quand ça leur arrivait, je pensais à la célèbre boutade de Sacha Guitry (je cite de mémoire) :

"Elles sont là, juchées sur leurs talons hauts, avec leurs faux cils, leur rouge à lèvres, leur fond de teint, leurs ongles carminées et leurs cheveux teints, jetant un coup d'oeil sur tous les hommes qui les regardent. Avouez qu'il faut être idiot comme un homme pour demander à des créatures semblables de nous dire la vérité." (Voir à la fin pour le texte exact - Note de l'éditeur.)

À une autre, en fait :

"Dire que, dorénavant, il y a en un qui saura de quoi je me contentais."

Ou encore (mais celle-là, elle est vraiment méchante) :

"Il n'y a de pire vengeance envers celui qui nous a volé notre amie que de la lui laisser."

Je repensais à tout cela, il ya dix jours, quand ma dernière, justement, à propos de l'honnêteté, m'a laissé sous-entendre que je lui mentais régulièrement. - Son signe avant-coureur ? - Qui sait ?

J'ai vu pire : une qui faisait des "vacheries", qui me dénigrait devant ses amies, qui, dans les soirées, se comportait comme une trainée et quand, exaspéré, j'ai commencé à lui reprocher sa conduite, s'en est allée tout de suite chez sa mère pour lui dire que j'étais devenu insupportable. - Je sais parce qu'elle s'était conduite de la même façon avec celui qui m'a précédé et qu'elle a recommencé avec celui qui m'a suivi. et l'autre après, et l'autre après... -  J'imagine, parce qu'on se reparle plus, qu'elle en est toujours là sauf que... elle doit commencer à être lourdement affectée par l'âge et la... gravité.

Pour revenir à ma dernière, c'est sûr, que je lui mens. Depuis le début. La dernière chose qu'elle a toujours voulu savoir, c'est avec qui j'étais sorti la veille, si j'avais fumé depuis la dernière fois que nous nous étions rencontrés, ou s'il m'était arrivé, parfois de la trouver non pas stupide mais inconsistante. Ce que je sais, c'est que, quand je lui ai eu avoué ce côté honteux de ma personnalité, elle a rétorqué que mentir pour protéger celui ou celle à qui l'on ment n'est en fait qu'une protection qu'on s'accorde à soi, sans le consentement de l'autre.

Probablement vrai. À bien y penser, c'est tout-à-fait vrai. Je lui mens pour ne pas me faire engueuler ou avoir à lui expliquer pourquoi j'ai fais ceci ou cela comme, par exemple, la raison ou les circonstances qui m'ont amené à aider une de ses ou de mes amies (attention, hein : je n'ai pas dit "blondes", mais bien "amies") à... déménager ou à... remplir un document quelconque, en prenant un verre de vin, après, chez cette amie...

Mais, que ce soit pour la ou les protéger ou me protéger, moi, qu'importe : nous, vous, elles, mentons tous, tout le temps.

Je demandais à une potentielle amie, l'autre fois : "Ça va ?" (alors que je savais qu'elle était physiquement mal en point.) - M'a répondu : "Oui, très bien." - À une autre qui était sur le point de déposer son bilan (faire faillitte) : "T'as besoin d'aide ?" - "Non, non : tout va sur des roulettes."

Et puis, quand je vous dis cela, même en voulant être sincère et honnête, je ne vous dis qu'une demi-vérité car il s'agissait de la même personne.

Je n'y peux rien : tout est une façon de s'exprimer ou de cacher certaines vérités. Les politiciens, par exemple, ne peuvent pas nous dire la vérité ; ils seraient brûlés vifs. (Quoique, dans leur cas, on ne peut pas dire qu'ils mentent vraiment : ils n'ont qu'une notion particulière de certains faits ou, comme je l'ai entendu récemment : "Ils sont quelque peu parcimonieux du côté de la vérité.") - Nos frères et soeurs nous mentent ou nous ont menti. Nos amis, nos parents nous mentent à tous les jours, ou nous ont menti. Les miens, assurément. - Nos ancêtres continuent de nous mentir à cent, deux cents ans de distance, de quoi mettre en doute, par exemple, les arbres généalogiques - La Sainte Église, même, n'a pas été et n'est toujours pas un modèle de vérité absolue ; y'a d'innombrables preuves là-dessus. Copernique Marshall pourrait vous entretenir, entre autres, des papes qui, pendant quatre cents ans ont bâti leur légitimité sur un faux document remettant l'autorité de l'Église de Rome sur l'Empire d'Occident (et ce qui est arrivé à celui qui a osé mettre à jour cette supercherie).

Mensonges pour faire plaisir ? Pour ne pas avoir à donner des explications à n'en plus finir ? Pour conserver un certain contrôle ? Pour apaiser la population ? Pour rendre la vérité supportable ? Pour éviter les émeutes et les révolutions ? Qui sait ?

Passons par-dessus ces épineux problèmes. - Parlons tout simplement des "petites menteries" :

Qui n'en a jamais dites ? - Quoi ? vous n'avez jamais parlé du Père Noël à vos enfants, vos neveux et nièces ? Et des cigognes et des choux ? Quand vous avez voulu organiser une fête-surprise, vous l'avez toute de suite dévoilé à celui ou celle pour qui cette fête allait être donnée ? - Qui n'a pas souri, une fois, à sa belle-mère ? Ou, pour les jeunes filles à l'écoute, qui n'a pas dit à personne que tel ou tel oncle leur avait mis les mains sur les fesses à Noël ?  - Et quand vous vous êtes absenté une certaine journée au bureau, vous avez dit à votre patron que c'est parce que, la veille, vous aviez un peu trop consommé de boissons distillées ou fermentées ?

"Ah mais, ça ne s'est pas grave, me direz-vous. Ce sont, des détails, dont on dit, en anglais, qu'il s'agit de 'Little white lies'. - Ça n'a aucune conséquence."

J'aimerais bien qu'on me définisse la différence entre un mensonge conséquent et un message sans conséquence et, du même coup, lesquels je peux ou je ne peux pas dire à mon amie du moment qui sait, avec une grande habilité, confondre l'un et l'autre ?

Tenez :

Est-ce que ce serait vraiment sujet à une grave conséquence si je ne lui disais pas que j'aime beaucoup manger au bar d'un établissement près de mon bureau parce qu'il y a là une serveuse qui est d'une grande beauté et qui est, de surcroît, intelligente, cultivée et aimable ?

Est-ce que ce serait inconséquent de ma part, de ne pas dire ce que je pense, lorsqu'elle me demande, si la robe qu'elle vient d'enfiler la fait paraître plus grasse qu'elle ne l'est en réalité ?

Est-ce que je dois lui avouer que sa soeur ou sa meilleure amie flirte avec moi ?

Voilà !

Messieurs, vous savez comme moi qu'il faut qu'elles se consolent, toutes, de nos insincérités, car même à nous, nous nous mentons. À moi, par exemple, je me cache la vérité. Je me dis que je mène une bonne vie (c'est faux), que je mange bien (c'est faux), que je ne bois pas beaucoup (c'est faux) et que je suis honnête vis-à-vis tous et chacun (archi-faux).

Je crois qu'une seule chose, vraiment, sépare les gens honnêtes - et je ne veux certes pas dire ceux qui disent toujours la vérité - et les vrais malhonnêtes (les profiteurs, les abuseurs, les exploiteurs et, les pires : les draineurs d'énergie - mettez au féminin : ça existe dans les deux sexes) : nos actes.

Ne pas avoir trompé son amie pendant tout le temps qu'elle a été à nos côtés en est déjà un digne de mention et je ne citerai que celui-là.

Même en pensée.

À ce propos, je me souviens d'une amie qui m'a dit, un jour, que si Bono, du groupe U2, lui faisait signe, elle m'abandonnerait sur le champ... - Bono, je m'en fichais, mais pourquoi me dire une chose semblable ?

"La vie n'a aucun sens." comme disait le regretté Anaxagore. Et c'était un présocratique...

Question :

Dites-moi, Mesdames, préférez-vous que je mente à vos amies plutôt que je leur dise tout ce que je sais sur vous ?

Répondez en toute franchise.

Re-voilà !

Un type de personne m'a toujours inquiété, quand même, c'est celui ou celle qui se dit honnête mais dont l'honnêteté change régulièrement de direction. - Facile d'être honnête quand on dit qu'on aime quelqu'un, par-dessus tout, le premier janvier... jusqu'à ce qu'on en rencontre un autre le premier mars.

Et ça, j'ai connu. On me l'a fait.

Et tandis que je suis là :

Je déjeune (lunch) au restaurant, la plupart du temps seul, au moins cinq ou six fois par semaine, depuis des années. Combien de fois ai-je entendu, à la table d'à côté, trois honnêtes femmes dire la vérite sur une quatrième qui s'était absentée quelques minutes...

L'embêtant, c'est qu'elles nous reviennent souvent... avec des talons plus hauts, une nouvelle coiffure, de faux cils encore plus longs, un rouge à lèvres de différente couleur, un autre fond de teint... et, parfois, avec des histoires abracadabrantes accompagnées d'un petit air respirant le "Je m'excuse" et un semblant de repentir.

Faudrait que j'en parle avec George Gauvin, un de ces jours... elle qui vit tout cela à l'inverse...

Quoiqu'il en soit, Mesdames, sachez que nous vous connaissons plus que vous ne pensez, mais que nous avons appris à nous fermer les yeux. Pourquoi ? Parce que nous vous regardons, directement, en mouvements, de dos, de face et de profil ; pas comme vous le faites, toujours de face et immobiles, devant ces grand menteurs que sont les miroirs.

Je dois avouer, en terminant, que je comprends parfois Casanova : "Faut séduire et partir." ("Sedurre e lasciare.") ; mais la nature, hélas, ne m'a pas doué pour ce genre de choses.

Autrement dit, je n'ai pas appris à mentir adéquatement... disons : correctement.

En attendant, tous et toutes, chers lecteurs et chères lectrices, soyez assurés que je viens de vous dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité tout en pensant à une autre boutade (de Serge Gainsbourg, celle-là) : "Dans tous les couples, il y en a un qui souffre et l'autre qui s'ennuie."

Tout un début d'année, n'est-ce pas ?

Je m'empresse d'ajouter, quand même que :

"Feindre l'indifférence est une grande preuve d'amour." - Voilà bien une autre chose que je n'ai jamais été capable de faire. - Car : les femmes que j'ai connues, celles dont j'ai parlé ci-dessus, aimaient séduire, non pas se faire séduire. Peut-être qu'elles trouvaient idiot que je les aime alors qu'elles ne s'aimaient pas.

Simon

Note de l'éditeur : Le texte exact de la [première] citation de Sacha Guitry mentionné au début de cette chronique se lit comme suit : "Elle était juchée sur dix centimètres de talons, les épaules de son manteau étaient rembourrées à la mode, elle venait de faire faire sa permanente et ses racines, ses ongles étaient carminés sang-de-boeuf, ses yeux bleus s'ornaient d'une frange de faux cils, on voyait que son fond de teint était invisible, le rouge qu'elle avait aux lèvre en rectifiait les courbes - et avouez qu'il faut être aussi fou qu'un homme amoureux pour dire à cette femme : - Dis moi la vérité, c'est tout ce que je te demande." - Souvent suivi de : "Qu'elle laisse tomber ce manteau, descendez-la de ses souliers, qu'elle dépose ses faux cils, débarbouillez-la au savon, puis prenez entre vos mains son visage mis à nu, et vous vous apercevez qu'elle avait maquillé un masque. Le mystère en effet subsiste - et si l'on arrive à se demander si, avec tous leurs artifices, elles n'avouent pas d'avantage." (Les femmes et l'amour - 1959).

u'elle
 


The future, the past, another obscure writer and a P.-S.

We are a curious bunch of animals, are we not ?

We believe that the world we live in is the best world that ever existed and that, as it is now, will continue to exist with, in the near future, minor modifications such as : no more war, poverty and famine and the eventual cures for all ailments.

We think we know or have the capacity to know everything and that we are, or close to be, in full control of whatever the future will throw at us, which, in itself, is ridiculous as we, the common folks, know less and less about more and more while scientists seem to know more and more about less and less. Ask a botanist, for example, what he knows about nuclear fusion and then ask a physicist what he knows about the Liliaceae family. You'll see what I mean. - And do you honestly know how your refrigerator works ? Or even your coffee machine ? - Personally, I have problems with my pencil sharpener. You can imagine the rest.

We drum up all sorts of reasons to prove that we are right about all of the above. To do so, we compare our global awareness - should I say "shortcomings" ? - to that of people who lived in a distant and, sometimes, not too distant, past.

We say to ourselves :

"What a chump must have been Louis XIV : he didn't even know what an aspirin was !"

or

"How moron could people have been to believe, up to the Renaissance, that the sun revolved around the earth ?"

or even

"What about the members of the House of Commons, in London, in 1900, who wanted to stop the incoming population in Greater London and who tried to convince every other members of their clan that, by 1910, London would be in ankle-deep horse manure ?."

And then we think about our grandmothers and great-grandmothers with their antiquated washing machines and wood stoves ; and about our forefathers with their horses and carriages, pens made out of feathers and candles.

The worst is that we don't have to go that far :

Take my car, for example (please, take my car !). It is seven years old and compared to the ones being sold today, is totally out of date. It doesn't have a GPS system, nor a back up screen, nor a Bluetooth phone connection. Its CD reader won't even accept MP3's ! Same goes with my computers, my toaster, my tv set, my electric razor and just about every appliance in our house, including a vacuum that overheats and stops after ten minutes. And, as I'm writing this, I can't help but notice that I have, on my desk, 50 or so leftover read-write CD-R's which, I guess, I'll have to use as coasters since everybody is now into memory sticks. - Thought that buying them in bulk would save me money...

Memory sticks ! I found a not-so-old bill in one my father's books, recently (used a as marker). It concerned the purchase of a 64K memory chip (not gigabytes : kilobytes) which he paid $29.95. - That would be have been, at the time, ±$500 for a megabyte or half a million dollars for a gigabyte. Multiply that by 32 and compared the result (16 million dollars - $15,702,425.60, to be precise) to the price I paid last week for a 32 gigabyte chip for my phone : $39.95. - My phone, for God's sake ! - Terabytes? Five hundred million dollars versus $125 I saw last week for a two terabytes external hard disk...

That phone of mine : a Samsun Galaxy S4 has more computing power that a PC I bought less then five, maybe three, years ago which had a zillionth more power than the one on board the first moonlander.

It's to the point that I now use the oldest computer I have as a jukebox and watch documentaries on my phone. Dick Tracy, here I come !

I keep wondering what the cost will be, five, ten years from now, for a petabyte memory chip (a thousand terabytes). Do you know what you can do with a petabyte of memory ? I recently read this in Scientific America : copy in or on it every book you will read in your life time ; same with every WEB page you will visit, every film and tv programs you will watch, every music you will listen to, leaving enough room to write several twenty volume encyclopedias, that is if you limit the photos you will take to under 100,000 or so. - And they're already talking about exabyte (1,000 terabytes), zettabyte (1000 exabites)  and yottabyte (1,000 zettabytes). - Just learned, while I'm at it, that, at this very moment, researchers at IBM are building the largest data drive ever :  a 120 petabyte beast comprised of some 200,000 normal HDDs working in concert, significantly, of course, more spacious than the 15 petabyte capacity found in the biggest arrays currently in use.

That's for the future. What about the past ?

No need for petabytes. I'm convinced that, with a time machine and a simple 8 digit calculator, I could impress the pants of the likes of Euclid, Archimedes, Ptolemy and even Leibnitz (1646 -1716), the Leibnitz, the one who invented, independent of Newton (1642 – 1727), infinitesimal calculus., using a pen and several sheets (I hope !) of paper.

Two other guys I'd like to have a chat with would be Copernicus and Galileo. I wonder what they would say if I told them, amongst other things, that Jupiter does not have four satellites but 49 official (named) and 14 more, waiting to be named or, at the very least, given a number.

I'd also like to discuss, with the both of them, what they might think about the Big Bang, time-space continuum, speed of light, black holes, exoplanets and so on, but... as far as I could from to the Church Police because, what I would say, might get me in deep doodoo and probably very seriously arrested, if not killed, like being driven to the edge of the earth and pushed off.

You Think I'm joking ? Believe it or not, 18 % of the adult population of the United States still believe that Copernicus AND Galileo were and are still wrong and 28% are convinced that the world WAS created in seven days.

But, speaking of beings from a not too long time ago, allow me to go from one subject to another :

Some of you, out there, occasionally - very occasionally, I know -, buy lottery tickets, play penny poker or spend a few quarters in so-called one arm bandits, recalling, I am sure, every time you do, the content of the correspondence Blaise Pascal (1623-1662) and Pierre de Fermat (1601 or 1607-1665) exchanged in the middle half of the seventeenth century and in which they discussed what is said to be the basic rules of probability. You may also recall Chistiaan Huygens (1629-1695) who actually wrote the first book on the subject but they all had a predecessor in a fourth brainbox, or double dome, whose name was Gerolamo Cardano, a.k.a Girolamo or Jérôme Cardan and even Hieronymus Cardanus (1501-1576), a first-class noodler and another one of the obscure writers I love to read or talk about (see P.-S., at the end).

Gerolamo Cardano - or whatever his name was - was one of those percipients who found interesting clarifying obscure matters regarding some more obscure subjects, writing, in the process, two hundred or so books dealing with : medicine, mathematics (algebra), physics, natural science, hydrodynamics, religion, music, transcendental philosophy... you name it : he dealt with anything that might be something, publishing amongst other riveting subjects, a detailed horoscope of Jesus Christ (as if I could make this up) most likely to pay his gambling debts because he loved gambling as a whole : dice, cards, chess, anything with which he thought he could make money. - Even wrote an entire chapter on cheating in his book dealing with games of chance (Liber de ludo aleae). - And while you may not know this, you probably use two of his inventions on a daily basis (because he was an inventor in his spare time) : 1) a combination lock, the one you use at the gym because it has numbers and doesn't need a key (well somebody had to think about that), and 2) a drive shaft, a.k.a "the Cardan shaft", which is what connects the motor of your car to its wheels. - (And yes, he did spend a few months in jail for that horoscope...)

Anyway, he and Copernicus (1473-1543) had one friend in common : Georg Joachin Rheticus, a man we would call, today, a press agent. He's the one that oversaw the publication of Copernicus' De revolutionibus orbium coelestium (On the Revolutions of the Celestial Spheres) in 1543 ; you know : the book that said the earth rotated unto itself once a day (which the Chuch said it didn't), that it, and all the the known planets, revolved around the sun (which the Chuch said they didn't) and that the moon revolved around the earth (which the Chuch said it didn't). And this where Andreas Osiander (1498-1552) came into the picture.

Another all-around winner who believed that he lived in a perfect world.

Who was he ? A German Lutheran theologian. Well he may have been but he wasn't that brave facing the Roman Catholic Chuch and his own constituants, particularly when it came to the, then, pope who, as you know, wasn't at that point in time interested in seeing his power being challenged, including that of the thumbscrew. Copernicus wouldn't have cared less as he was dying but not Osiander. Thing is that, just before the former's great work was about to be published, Georg Joachin Rheticus, had to go away and left the matter in the later's hands. Being a shrinking violet, Osiander thought that Copernicus was too "revolutionary" (sorry for the pun), so he substituted his preface for his own in which he said that whatever was in Copernicus' book was not necessarily true, or even probable, but could be used for computational purposes.

By the time Rheticus got back, he went ballistic but it was too late. Took years before readers finally heard that the preface wasn't at all what Copernicus had thought.

How many years ?

Think of Galileo who was placed under house arrest for his views more or less confirming Copernicus' so-called "false theory", in 1633 (that's 120 years later).

More than that : it wasn't until 1835 (172 years later) that the Catholic Church's ban on his De revolutionibus orbium coelestium was finally lifted.

Talk about instant fame.

(For more information : http://en.wikipedia.org/wiki/Nicolaus_Copernicus#Controversy).

See how much fun you can have looking into these things ?

Now on with my P.-S.

Copernique

P.-S. : (On reading) :

Following my last column, I got a message from a woman who claimed that she didn't give a hoot about good and bad books, that she read for sheer pleasure ; that there was a lot of joy and gratification in discovering interesting things to read on one's own ; that my method of selecting books, largely based on criticisims, permanency or continued existence, was no guarantee that I would  wind up with reading only "good" books.

I totally agree. It's a question of hypothesis, really, or, to put it in context, palatableness (agreeable to the mind or feelings) as well as how much time one is willing to spend on research, exploration and even experimentation, just like continuously looking for new restaurants as opposed to sticking, like I do, to two or three on the basis that, when one is known in an establishment, one is more or less assured to have service entirely compatible with one's taste or habits.

But to come back to books, thousands are being published every week - if not days - and you must grant me that readers should, one way or the other, rely on certain guidelines instead of practically choosing at random what they will want to read. - In his "The Knowledge Web" (Simon & Schuster 2001), James Burke tried to demonstrate that with all the information on every known subjects now available on line, anytime, anywhere, people will eventually have to rely on some form of organisation in order to decipher or simply find what is compatible with their brain otherwise all that information will be overbearing and totally chaotic, which, when you think about it, makes sense. - My method in choosing what I'd like to read is certainly not sure proof and definitely not for everyone. It has something to do with my brain patterns.

Let me say this another way : I hate reading stuff that doesn't bring me new ideas, new ways of thinking and I'd rather rely on 400 years of criticism tellling me that Shakespeare was a great writer than on 400 comments by, I wouldn't say "uninformed" but "unexperienced" readers whose knowledge of reading is limited to best sellers and the latest novels, telling me that this or this book is a "masterpiece", hence my going back to 50 years or so.

I have a feeling, that way, that I'm not wasting all of my time. Not that I object to anybody that tells me that James Paterson, Ken Follett or whoever seems to have everybody's current attention brings them pleasure, just like I like to watch action movies once in a while... for sheer pleasure. - Hey : you think I don't know who Ian Flemming was ? (He wrote the James Bond books. People tend to forget that....)

And you know the old saying : locking up a thousand individuals in a large library doesn't guarantee that any one of them will come out as a bookworm.

 

Oui, je sais, j'en demande trop...

Élyanne me disait, il n'y a pas très longtemps, que je rêvais en couleurs. C'était à la suite d'une discussion que nous avions eue concernant l'avenir de l'informatique.

Très compliqué à expliquer mais je vais essayer via un court détour.

Disons au départ que j'ai eu un ami, aujourd'hui décédé, qui me disait que "jamais un ordinateur allait contrôler sa vie ! ". Tout-à-fait acceptable, cette boutade, non? À tout le moins, de son point de vue. Pour lui, les ordinateurs allaient supprimer les musiciens, les artistes, les comédiens, la création... en rendant tous et chacun de nous des êtres semblables, sans distinctions aucunes. - J'ai eu beau lui expliquer que les ordinateurs étaient des outils, il ne ne voyait, en eux, que ceux des "Big Brothers", ce qui est une de leurs possibilités, mais je les vois, je les toujours vus autrement. Et voici le détour :

J'ai eu un aimi libraire pendant plusieurs années. À lui, je dois 99% de ma "culture" littéraire. Savait ce qui m'intéressait, réservait des livres pour moi et me permettait même de lui retourner ceux que je n'avais pas aimés. C'est à lui que dois ma connaisance de Tite-Live, Montaigne, Proust, Dickens, Joyce, Oscar Wilde, Pessoa et cie.

Avait compris qui j'étais et ce que j'aimais.

Il travaillait dans une mini-chaîne de librairies, mais dont chaque succursale avait "son" quartier, "sa" clientèle et "ses" clients particuliers et dont chaque employé connaissait les goûts, les préférences, jusqu'aux manies. On ne les respectait pas pour leur "fidélité", ni pour leur fortune (je n'en avais pas et n'en ai toujours pas), mais parce que, en vrais libraires, ils aimaient leur métier et le considéraient important.

(C'est, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, devenu de plus en plus rares.)

Ce libraire me servait, en quelque sorte de guide et de filtre, tout comme il existe des filtres, aujourd'hui, qui éliminent les pourriels qu'on nous envoie de plus en plus. De ces filtres, il en existe depuis quelques années pour la protection de nos enfants. Pas tous géniaux (j'ai surpris Thomas, l'autre jour, en train de regarder des photos de "stars" à demi-vêtues, mais one ne peut pas tout de même brimer la curiosité de nos enfants), sauf que, quand même, c'est un bon début.

Or, ce n'est pas précisément à cela que je pensais, mais à une autre forme de - disons - "contrôle" qui permettrait à chacun de soi de choisir, parmi des millions de pages (milliards, au dernier compte), les sites et, conséquemment, les choses qui nous intéressent.

Pensez aux nouvelles, par exemple. Peu me chaut de savoir ce qui se passe en Birmanie ou en Afraghanistan,à six heures du matin, mais j'aimerais bien savoir ce qui se passe sur les routes entre ma maison et mon lieu de travail, la température qu'il fait et par où je dois passer. Je ne tiens pas à me taper une demi-heure de bavardage, sur une chaîne de radio spécialisée, en ce qui concerne les ponts sur la rive-sud ou les autoroutes au nord de Montréal. - Ce n'est pas par là que je m'en vais.

Deux, trois lignes sur les routes que je dois emprunter ou deux, trois grands titres me suffiraient sauf que ce n'est pas de ces choses en particulier dont nous discutions, Élyanne et moi :

Je lui disais que, dans un avenir rapproché, chaque individu allait, sur le web, avoir à sa disposition un logiciel "robot" qui, sachant ce qui "nous" intéresse, allait être en mesure de"nous" fournir les informations qui pourraient nous intéresser sous la forme d'un court bulletin.

Par exemple :

Nouveaux livres :

Les nouvelles parutions qui ne seraient pas du domaine de la fiction, mais qui concernenaient (mon cas) l'ébinistrerie.

Nouveaux enregistrements :

Les nouvelles version des quatuors à cordes de Beethoven, avec critiques assorties (Copernique)

Dernières nouvelles économiques :

Les fluctuations du Dow-Jones (pour ceux qui compte là-dessus)

Etc., etc.

La veille d'un départ vers New York, pourquoi ne pas le dire à son robot de telle sorte qu'il nous avertisse des détails que nous devrions connaître avant notre départ.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Suffirait de rentrer son profil, ses goûts et ses "surprenez-moi" pour que, au cours de la nuit, d'heure en heure et, à la vitesse que tout fonctionne, de minute en minute, un logiciel accumulerait des informations comme ceci:

"Si vous êtes sur le point de quitter votre bureau, dépêchez-vous car la circulation sur l'autoroute XYZ est en train de s'envenimer." Ou encore : "Cette année le musée de Shelburne organisera une exposition sur les meubles de l'époque coloniale."

Et puis, pourquoi pas, un logiciel-robot qui s'adapterait à nos goûts changeants, apprendrait à classer, selon les choix que nous aurions faits selon nos choix précédents, les éléments qui nous intéressent dans l'ordre qu'ils nous intéressent ?

Ce n'est pas à lui que je demanderais de payer mes comptes, d'élever mes enfants, ni faire l'amour à Élyanne à dix heures et demie chaque mercredi soir, mais s'il me disait que, demain soir, ou dans une semaine, il y aura un documentaire sur Boule qui sera présenté sur la chaîne X et qui m'offrirait, parce qu'il connaîtrait mon agenda, la possibilité de l'enregistrer...

C'est rêver en couleurs, ça ?

Déjà que j'ai un agenda qui m'avertit quand et où je dois être un jour à l'avance, une heure à l'avance et qui se dit prêt à signaler le numéro de téléphone de la personne que je dois rencontrer si je suis en retard...

Il y a eu les logiciels de traitement de textes, les chiffriers, les Photoshops, les MP3liseurs, c'est logique de penser à une telle application, non ?

...

Et les enfants ? Ont passé les derniers dix jours à programmer leurs tablettes. Moi aussi, d'ailleurs.

A+.

Jeff

 

Aimer, à perdre la raison (air connu)

Qu'est-ce qu'on fait quand ils sont malades ? J'ai eu beau me dire que ça allait passer, que c'était temporaire, que tous les enfants passaient par là... mais Eric - onze ans cette année - aux prises avec une mauvaise grippe, ça a été la fin du monde ou presque.

Je n'ai pas pensé à Dieu, ni à la bonté universelle, ni au grand design de la vie, je n'ai vu que ce pauvre petit corps qui toussait et qui avait froid, et qui avait chaud, et qui est mon sang, et qui est mon âme, et je me disais que c'était insupportable.

D'où prend-t-on l'énergie pour passer au travers des expériences semblables ?

Quelques jours plus tard , il allait mieux. Il me regardait en se disant : "Qu'est-ce qui m'est arrivé ?" - Je l'ai embrassé sur le front et je lui ai dit que je l'aimais. Je lui aurais donné n'importe quoi.

Mon chum regardait, pendant ce temps-là, je ne sais plus quel match de hockey à la télé. "Ben quoi, qu'il m'a dit, il a la grippe : ça va finir par passer."

Y'avait raison, mais maudit que les hommes ne comprennent rien. Je me serais appuyée sur son épaule et ça aurait été ok, mais y'avait le sac de Nachos et la bière entre nous deux.

Eric ? Va mieux. Un matin, il a dit qu'il avait faim. - Moi ? J'aurais pleuré de joie.

Puis il a mis son sac à dos et est parti pour son dernier jour d'école, avant les vacances de Noël. Son père, au moment ou`vous lirez ceci, l'aura eu à Noël, je l'aurai eu au Jour de l'An.

Qui lui aura dit de me glisser à l'oreille que j'étais "la meilleure maman du monde" ? Je ne sais pas mais j'ai failli rougir.

Avec un petit hop aujourd'hui, car au cours du prochain weekend, il sera avec son père.

George

 


Texte choisi

"Je vous vois encore ! En robe d’été
Blanche et jaune avec des fleurs de rideaux.
Mais vous n’aviez plus l’humide gaîté
Du plus délirant de tous nos tantôts.

La petite épouse et la fille aînée
Était reparue avec la toilette
Et c’était déjà notre destinée
Qui me regardait sous votre voilette.

Soyez pardonnée ! Et c’est pour cela
Que je garde, hélas ! avec quelque orgueil,
En mon souvenir qui vous cajola
L’éclair de côté que coulait votre œil.
"

Romances sans paroles (Paul Verlaine)

Fawzi

P.-S. : Pour entendre la magnifique chanson que Léo Ferré a créée à partir de ce poème (INA), cliquez sur le lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=RrYWqfw6lmY

 


 Je suis parfaitement en accord avec ce que dit Copernique :  qu'il faut un certain recul pour apprécier les milliers d'enregistrements qui sont publiés chaque année, depuis des années ; qu'il faut également une sorte de guide pour s'y retrouver. Mais, quel plaisir à redécouvrir au hasard, dans sa discothèque des choses qu'on n'a pas entendues depuis des lunes.

En voici un que j'ai retrouvé, peu avant Noël, suite à un pari que j'avais fait avec un ami, à savoir qu'au début des années cinquante, certains 33t n'avaient qu'un seul côté. Mon pari, je l'ai gagné grâce à un disque Angel de Dietrich Fischer-Dieskau que j'ai depuis trente, quarante ans, dans ma discothèque, mais c'est en le cherchant que j'ai mis la main sur un autre 33t, à deux faces celui-là, de Kirsten Flagstad (1895-1962), celle de qui on a dit, plusieurs fois qu'elle a été "la voix du siècle" et dont l'interprétation d'Isolde dans Tristan und Isolde de Wagner demeure une référence.

Un disque Ace of Diamonds, une sous-marque de la firme London (no. SDD  2171), paru en 1967 (quoique on y cite un article de Robert Boas daté de 1969...) sur lequel on retrouve le cycle "Kindertotenlieder" et celui du "Leider eines Fahrenden Gesellen" de Gustav Malher, direction Sir Adrian Boult. - Circa 1959-1960.

De ce "Leider eines Fahrenden Gesellen" ("Songs of a Wayfarer" ou "Chants du voyageur errant"), le premier lied : "Wenn mein Schatz Hochzeit macht" ("Quand ma bien-aimée aura ses noces" ).

Quand ma bien-aimée aura ses noces,
Ses noces joyeuses,
J'aurai mon jour de chagrin !
J'irai dans ma petite chambre,
Ma petite chambre sombre !
Je pleurerai sur ma bien-aimée,
Sur ma chère bien-aimée !
Petite fleur bleue !
Ne te dessèche pas !
Gentil petit oiseau !
Tu chantes au dessus du pré vert.
Ah, que le monde est beau !
Cui-cui ! Cui-cui !
Ne chantez pas !
Ne fleurissez pas !
Le printemps est fini !
Tous les chants sont terminés maintenant !
La nuit quand je vais dormir,
Je pense à mon chagrin,
À mon chagrin.

Pas très joyeux pour débuter l'année, mais c'est féérique.


Kirsten Flagstad - "Wenn mein Schatz Hochzeit macht"

        


 

Mr. Mike Stamford - Lower Estate, vermont, UA

Les ampoules électriques, tout comme le soleil et les chandelles, n'émettent pas de la lumière : il absorbe de la noirceur.

Ms. Molly Hooper - Manchester, UK.

Cette puissance étrangère, le Luxembourg, n'est, hélas, pas à l'abri des velléités hégémonistiques d'ennemis séculaires comme le Vatican, la République de San Marino et le Liechenstein, pour n'en nommer que trois.

Ms. Una Hudson - Luxembourg, Luxembourg.

Pour les bouteilles de Klein, il faut s'adresser à l'intérieur.

Mr. Rupert Lestrade - Mexico City, USM

Du Louis XVI. C'est-à-dire que les meubles appartiennent toujours à Louis XVI, jusqu'à ce qu'on ait fini de les payer.

Mr. Jonathan Andersen - Loreenville, Florida, USA

Lorsque l'on cherche la solution à un problème, il est préférable d'en connaître la réponse.

Ms. Sally Donavan - Castlefiff (Châteauguay), PQ, Canada

"Greatest thing since sliced bread", yes, but, closely, followed by the "Etch A Sketch" board and the ubiquitous yo-yo.

Ms. Jennifer Wulson - Cardiff, UK

Drastique. De l'empereur romain, Draste, qui était particulièrement draconien.

Ms. Sarah Telford - Mansonville, PQ., Canada

Dans toutes organisations, hélas, il existe un ou plusieurs plans qui, mis en pratique, ne fonctionneront jamais.

Mr. Jerry O'Neil - Upper Westmount (Montréal), PQ., Canada

"Oh, My Soul" de Richard Penniman. - Certains lui préfèrent "Slippin' and Slidin'" du même.

 

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(1906-1987)

(Photo en provenance du site www.film-foundation.org)

c

"Quand une femme accouche de deux enfants à la fois, c'est une bénédiction des dieux. Chaque père a ainsi le sien. "

(Diderot)

 

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