Volume XXV, n° 4 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 1er décembre 2014

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que l'édition corrigée du Castor™,
destinée au marché américain, paraît le premier jeudi de chaque mois.

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Éditorial


"Oh ! How dreadfull !" comme dirait Copernique.

"Ah, quelle calamité !" aurait dit notre cher Herméningilde.

Oui, nous en sommes au premier numéro sans éditeur et voilà que toutes les calamités se sont abattues sur le Castor™ dans le même mois, la même semaine, la même journée.

Imaginez un hebdomadaire, publié une fois par mois, sans informatique - oui, mais avec des ordinateurs datant d'avant-guerre, celle de 1876 ; des disquettes illisibles d'un système à l'autre ; et même des photos d'avant les daguerréotypes.

Comment concilier tout cela en un système cohérant ?

Ah que je plains ceux qui me suivront ! (Car nous sommes appelés à tour de rôle, comme nous le disions la dernière fois.)

De quoi se retourner cinq, dix fois dans sa tombe, comme disait le regretté Aurélien (le jeune).

M'enfin, nous voilà.

Simon qui nous parle de souvenirs.

Monsieur Pérec de transports.

Copernique d'Oscars (?) et d'autre sujets, y compris, en FRANÇAIS, de "The Importance of Being Earnest" d'Oscar Wilde.

Je ne le dirai pas mais Jeff. à ,mon avis, me semble un peu triste.

Quant à la la poétesse de renom, Madame Malhasti, elle nous cite cette semaine, un poème vraiment inoubliable... d'un inoublié.

Et puis y'a Georges qui nous fait quasiment pleurer sur certains aspects de notre humanité.

Reste à corriger les fautes de frappe (d'ici jeudi).

Bonne lecture quand même !

Votre éditeur...


 

Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

 



Retraite et souvenirs

   Retraite

"Mauvais souvenirs, soyez pourtant les bienvenus... vous êtes ma jeunesse lointaine..." (Courteline)

Je suis à la retraite, comme vous le savez, depuis quelque temps. Cela ne m'empêche pas de commettre certaines bêtises comme, il y a deux semaines, me pointer à une réunion de retraités pour apprendre - je ne sais pas, moi - ce qu'était devenu untel ou untelle qui avaient travaillé pour la compagnie X, puis passé chez Y avant de se ramasser chez Z et qui fut, un temps, un ou une de mes fournisseurs.

Je fus surpris quand même d'apprendre, chose que, dans ma naïveté, je n'avais jamais remarqué que la plupart de mes collègues (et collèguettes) ont toujours voulu devenir calife à la place du calife c'est à dire visé, pendant toute leur carrière, le poste au dessus du poste qu'ils (elles) ont toujours occupé.

Certains m'ont raconté des histoires incroyables autour de certains dossiers qui, sans leur intervention, auraient été des catastrophes du genre qui auraient pu changer le cours de l'Histoire (avec un grand H). D'autres m'ont laissé sous-entendre qu'ils avaient été mal compris et que le monde serait meilleur aujourd'hui si on avait suivi leurs judicieux conseils.

Dois-je préciser que mon absence brillera lors de leurs prochaines réunions ?

Hé !

Moi devenir calife à la place du calife ? Trosième centurion d'une manipule d'une division de l'armée ayant envahi la Gaule et penser devenir, un jour, César ?

Autant vous le dire toute de suite : même jeune, et très jeune, je ne voulais pas être le troisième assistant du deuxième secrétaire du sixième conseiller de César.

Il aura vécu sa vie, j'aurai vécu la mienne.

Et je l'ai vécue jusqu'à aujourd'hui.

Quant aux sandwiches et petits fours...

***

Souvenirs, souvenirs, que me voulez-vous ?

La citation au début de cette chronique est bien de Georges Courteline et non de Jean-Pierre Melville qui n'a fait que l'inscrire au générique de son film, "L'armée des ombres" (que je recommande à tous).

Elle m'est revenue, il y a quelques jours, quand, assis pour le lunch, à ma place habituelle, j'étais en train de regarder sur ma tablette un documentaire sur la Révoltion Industrielle (James Watt). Une femme est arrivée et m'a dit : "Mon dieu, que je suis contente de te revoir, toi." - Sauf que cette fois-là, je me suis souvenu d'elle. Parce que :

Il y a une dizaine d'années, peut-être moins, à un bar où je suis interdit depuis plusieurs mois (pour avoir porté des écouteurs et regardé un film - choses interdites dans cet établissement "branché"), elle était entrée, accompagnée de trois ou quatres collègues, et m'était sautée au cou en disant "Simon ! Mon Dieu que je suis content de te revoir !" (une habitude chez elle.) - Et patati, et patata, elle s'était finalement excusée pour rejoindre ses amies. "Il faut qu'on se revoit", m'avait-elle dit. - Et moi d'ajouter "Ce serait épatant !"

Les chums avec qui j'étais, ayant vu cette superbe femme (elle l'a été, fut et l'est toujours), m'ont tout de suite demandé qui elle était. Et, bouche-bée, je n'ai pas su quoi leur dire car je ne me souvenais absolument plus qui elle pouvait être. Effet momentanné, sans doute, de l'abus de boisson distillée.

Deux, trois heures plus tard, ça m'est revenu :

C'était la fille d'un de mes amis qui, sortant à peine de ses études, se cherchait un mandat quelconque et, comme j'étais à la recherche d'une personne de son [futur] calibre, je me suis dit : "Pourquoi pas ?"

Et c'est ainsi que nous avons fait deux ou trois voyages ensemble, en Floride, suite à un ouragan ayant détruit un centre commercial.

Avec une trentaine d'années de différence.

Un soir, je vous le jure, nous avons écouté un film, couchés l'un à côté de l'autre, dans le lit de ma chambre d'hôtel, sans que rien ne se passe. - Et puis deux jours plus tard, elle s'est penchée au-dessus du coffre de mon auto et c'est là que j'ai su que j'allais avoir, si je continuais à travailler avec elle, de sérieux problèmes. - J''ai même hésité, au retour, à Boston, où nous aurions pu passer la nuit, à rater notre dernier vol.

Et puis voilà.

Y'a des années de cela.

Mais y'a donc, quelques jours de ça, la revoilà qui ré-apparait dans ma vie, toujours avec les trente années qui nous séparent.

J'ai rencontré son [deuxième] mari et n'ai pas sûr si j'ai fait une bonne figure. Mais elle m'a écrit.

Je lui répondrai sous peu.

Pas sûr, non plus, si j'ai pris la bonne route à une certaine époque.

"Souvenirs, souvenirs, que me voulez-vous ?"

Simon

 



Transports

Parenthèse :

"Je vous en prie, Herméningilde, me dit le Professeur, pas d'explications. Si vous êtes redevenu chroniqueur, c'est à votre demande et je n'ai fait qu'y donner suite."

Alors, Messieurs-Dames, il n'y aura pas d'explications.

Aux transports, donc :

Il y a environ deux semaines (au moment où vous lirez ces lignes), j'ai eu, pour une raison qui n'a aucun intérêt à être ici dévoilée à la face de la masse si fine et si intelligente de nos lecteurs qui ont d'autres frélins à fouetter, j'ai eu, donc, l'occasion de me rendre en banlieue de Napierville, cette banlieue où est située la métropole du Qubec et me suis conséquemment retrouvé sur un pont nommé Champlain (en l'honneur d'un explorateur fort connu), entre la ville de Brossard (du nom d’une des plus anciennes familles terriennes du comté de La Prairie) et le centre-ville de Montréal (autrefois Mont Réal ou Mont Royal), où j'ai eu tout le temps, en en faisant partie, de réfléchir aux multiples et nombreux embouteillages qui se produisent à l'aube et au crépuscule, matins et soirs, et parfois même l'après-midi et tard dans la nuit, sur toutes les routes menant sur l'île ayant déjà porté le nom de Ville-Marie, au sud d'une autre île ayant, elle, à l'origine, été cadastralement désignée Île Jésus". - [C'était, pour les jeunes qui nous lisent, à une époque où les non-catholiques ne proliféraient point dans les parages.] - Mais revenons à nos moutons (mammifères domestiques herbivores de la famille des bovidés, de la sous-famille des caprinés et du genre ovis) :

J'étais, comme je le disais, embouteillé et c'est ainsi que je me suis souvenu de dizaines de suggestions que le Professeur. du temps où nous étions plus jeunes (lui et moi), a fait parvenir au Ministère des transports pour régler les problèmes de la circulation sur-fluviale. Je vous en nomme quelques unes :

  • Le gel en permanence du fleuve et des rivières entourant le Grand Montréal

  • Plusieurs cargaisons de buvards déchargés directement dans le même fleuve et les mêmes rivières (aux heures appropriées)

  • Des ponts à quadruple étages ("Et pourquoi pas à cinq ou six étages" avait-il précisé)

  • L'heure avancée-avancée de l'est (permettant, entre autres, d'arriver chez soi une heure avant son départ)

  • Le transfert (en tranches) des édifices du centre-ville le long des autoroutes des couronnes sud et nord

  • L'installation de téléphériques entre les monts régiens

  • Enduire les autos de vaseline à l'approche de tous les ponts ou pseudos-ponts

  • Etc., etc.

J'ai écrit "jeunes", mais j'aurais pu tout aussi bien écrire non pas "naïfs", mais bien "enthousiastes", croyant dur comme fer que les Gouvernements, quels qu'ils pouvaient être, étaient aptes à adopter toutes les mesures pour rendre la vie de leurs citoyens agréables. Depuis ayant survécu à plusieurs régimes, nous nous sommes calmés sauf que si nous payons proportionnellement moins de taxes aujourd'hui, c'est au Professeur que nous le devons car - et cela est un fait notoire - c'est bien lui qui a signalé la présence de ponts clandestins qu'un groupe d'hommes d'affaires de la rive-sud avaient érigés notamment entre le numéro 7 de la rue ***, à Longueuil, et le numéro 1027 de la rue *** dans un secteur alors non encore exploré de Pointe-St-Charles.

C'est pour vous dire que le monde est petit.

Herméninglide Pérec

 


Oscars, Sound Purists and Other Matters


I think it was Bill Maher, in one of his New Rules (there are hundreds of them on YouTube), who proposed the idea of recalling Oscars, that little statue for which some people have done things you and I don't want to know.

He suggested that, every time the Academy of Motion Pictures and Glitter would hand out a new Oscar, it would, recall one. Like : "This year, the Best Film award goes to so and so but we have decided to recall that given for Kramer versus Kramer because it wasn't that good of a picture. We made a mistake that year."

Imagine handing out a Best Actor award to the forthcoming popular-of-the-month actor but recalling at the same time that given to Ernest Borgnine for his role in Marty or handing a Best Actress award to an unknown actress but recalling one given to Merryl Streep : "Sorry Merryl, but we gave you too many."

I can thing of recalling a whole bunch of Oscars for some bad movies who received eleven Oscars (Titanic, The Lord of the Rings : The Return of the King), nine (The English Patient, The Last Emperor), eight (Gandhi, Amadeus, Cabaret, Slumdog Millionaire)... My personal vote would go to The Ten Commandements, Ben-Hur and Forest Gump but then I would have to stand in line..

No need anyway to make a public announcement : just send a bailiff with a court order.

Come to think of it, this could apply to all showtime awards prizes : the Grammies, the Emmies, The Tonies, the Golden Globe, and so on. - Think of Whoopie Goldberg : one Academy Award, two Emmies, one Grammy, one Tony and a special Emmy for her Comic Relief Benefits. - How's Rita Moreno ? One Academy (Best Supporting role), two Emmies, one Grammy and one Tony. - Wouldn't touch John Gieguld though (one Academy, one Emmy, one Grammy and one Tony). Why ? Because he WAS a good actor. - But Barbra Sterisand (nine Golden Globes, two Academy and two Tonies) ?

Apply this to French Literature and their Goncourt, Femina, Renaudot, Grand Prix des lectrices de Elle and Prix Interallié... (I think they have one for every author who has managed, in his lifetime, to write more than one book.)

Sorry Guy Mazeline (Goncourt 1932), the prize, that year, should have gone to Louis-Ferdinand Céline.

Could start a trend.

***

I hate it when "sound purists" start talking about Long Playing recordings calling them better than CD's or stating that MP3's don't quite capture the real sound of instruments or human voices. Most of them usually have had their eardums shattered by whatever rock concert they went to, listening to pointless drum players, and have no idea, for example, of phasing and dephasing of loudspeakers. I particularly hate those who have multi-hundred-dollars latest "sound systems". They usually haven't a clue what they're talking about. - Ever noticed that most of them have few recordings whilst record collectors usually posess run-of-the-mill playback apparatus ? - Our disk-jockey, Paul Dubé, doesn't even own a sound system : he listens to his huge collection of music (enough to wall paper several rooms or open up a radio station) through his computer...

My father taught me a lesson one day, a lesson which I will never forget :

T'was a Saturday afternoon and I was at the time listening to some insane rock n' roll music on my portable radio. Came up to me and said : "You like music ? Come with me." He drove all the way to Montréal, parked his car near a huge hotel - not too sure, but I think it was the Ritz -, went in, bought two tickets and lead me to a huge ballroom (well it looked big) where we had third row seats. Then came the musicians.

Funny looking bunch. Very distinguished but wearing plaid shirts and jeans. They explained that their luggage had been mislaid by the airline company that had flew them from Budapest and asked to be forgiven. Everybody laughed, applauded and then they sat down and started playing. Two violins, a larger one (which I later learned that it was a viola) and a cello.

I can't remember what they played ; a Schubert, Beethoven or a Mozart string quartet ? Who cares ? It was the most beautiful thing I had ever heard. in my life. Somebody should have taken a photo of me then. I was totally unprepared for the sound I heard that day, having, of musical instruments, only heard, until then, the piano we had at home and those of La fanfare secrète de Napierville.

What I don't understand is why some people spend fortunes on sound systems which can only remind them what they may have heard live which, suprisingly, some have never heard.

There is no way, any sound system can reproduce the sound of a full orchestra in one's living room. Neighbors would complain. As to rock bands at home ? Well one could be arested for disturbing the peace.

***

And I went to the theatre not too long ago. To see a French adaptation of Oscar Wilde's greatest play : "The Importance of Being Earnest". Not too bad but if you must see it, please try it out in English.

Reason for this is spelled out in a litte essay I wrote on the subject which you can find attached. (It's in French.)

***

In closing, I'd like to say that my "Introduction to Classical Music" is slowly taking shape. You can start reading it (although it's continously being amended) by going to this page (two segments thus far but a third and a fourth should be added shortly.

Have a happy week,

Copernique

 
 

Fins de mois

Nous ne sommes pas pauvres, mais certainement pas riches..

"Budget" n'est pas un mot qui ne signifie rien dans notre ménage. Il en est question à tous les mois, à toutes les semaines et parfois même, au beau milieu d'une semaine.

C'est la dernière qui doit aller chez le dentiste. Le plus vieux qui a besoin d'une paire de chaussures. Ou l'autre qui a brisé son sac.

À chaque jour, un nouveau problème, mais nous ne rêvons pas : les billets de Loto, c'est pour les autres.

Aussi, quand il est question d'amener les enfants au restaurant, au cinéma ou - mais alors là, rarement parce que ça coûte les yeux de la tête - au théâtre, nous y pensons longtemps à l'avance tout en pesant le pour et le contre.

Et puis y'a la différence d'âge. Alysée qui vient d'avoir treize ans est à quelques semaines de son adolescence (elle y est déjà, me dit Élyanne) tandis que Matisse, sept ans, n'est pas du tout rendue au stade de rester assise pendant les deux heures que dure un concert ou un ballet.

L'amènerons-nous, cette année, voir Casse-Noisette ?

Oui.

Je la connais. Elle sera sage et enchantée.

La petite fortune que cela va nous coûter sera notre plus bel investissement de l'année.

A+.

Jeff

 

   Texte choisi

Étant à préparer une anthologie poétique, pour une amie très chère, je me suis dit que je ne pouvais pas citer un des poèmes que cette anthologie allait contenir avant de la lui remettre, mais il me faut, aujourd'hui, faire une exception.

Voici un des grands poèmes d'un autre très cher ami, décédé il y a quatre ans :

"En cet hiver, s’il fait beau
Avec scrupule, trois corbeaux
Viendront se poser en silence
Sur la neige, au parc Montsouris.

          D’avance

Merci."

      François Caradec (1924-2008)

C'est tout.

Fawzi

 

Souvenirs

Je suis toujours étonnée du nombre de mes amies et des filles et femmes que je connais qui me disent avoit été sinon violées du moins agressées sexuellement.

Si ce n'était que des cégépiennes qui, aujourd'hui, portent des vêtements qui ne font que montrer les seins qu'elles ont et où se trouvent leur vagin, je ne dis pas, mais de plus en plus, je reçois des confidences de femmes de quarante, cinquante et même soixante ans qui me disent qu'un jour ou l'autre, un homme s'est jeté sur elle pour vider sa "semence" en elle, lui disant presque que : "C'est tout ce que tu méritais." - Car oui, des viols entre époux et épouses ça a et continue d'exister.

Hé, les filles, je ne parle pas des soldats Russes rentrant à Berlin en 1945, ni des Américains, dans les années soixante, au Vietnam ; je parle de femmes, comme vous et moi qui ont subi le sort d'une soirée qui a mal tournée, d'une semaine en camping où y'a un de ces "mâles" qui s'est cru "responsable" d'éduquer certaines, parfois, demi-vierges.

Je vous en parle aujourd'hui parce que c'est arrivé à une de mes copines récemment.

Elle a dit non, il a cru entendre oui et puis, voilà, le lendemnain, elle a compris qu'on lui avait volé une partie d'elle.

"Ce n'est pas qu'il a été violent, qu'elle m'a dit. C'est qu'il n'a pas compris que je ne voulais pas. Du moins, pas avec lui. Mais y'avait ses chums, dans la pièce d'à côté qui n'ont pas dit un mot."

"Je ne sais pas ce qu'ils se disent entre eux, quand ils en parlent, mais ça n'a aucun rapport avec ce qui s'est passé." m'a-t-elle ajouté.

...

Je ne sais quoi ajouter à des expérienes comme celles-là. Qu'un soldat russe, roumain, américain ou aztèque m'ait passé sur le corps, j'ai comme l'impression que j'aurais pu oublié (et encore), mais n'ayant jamais été même touchée par un être indésirable, je ne saurais quoi dire en rapport avec les viols qui sont perpétrés quotidiennement, non pas en Somalie ou au Liban, mais dans probablement mon quartier, à quelques pas de ma demeure.

Je ne voudrais certaiment pas passer par là pour en parler. Ça ne m'est jamais arrivé. Ou plutôt si, quand j'y pense bien, ça m'est arrivé. Le premier qui m'a "eue" n'a pas eu à faire de siège. J'étais aussi curieuse que lui, je pense. De lui, je ne pense plus rien, mais de moi, qu'a-t-il pensé ?

Mais "NON", c'est "NON". Ça j'ai appris.

Pour le moment, laissez-moi tenir, un peu, dans mes bras, ma pauvre amie.

George

P.-S. : Curieusement, dans le même domaine, un ami à moi, un très bon ami, de longue date, et avec qui je n'ai jamais "baisé" (je m'empresse de le souligner), me disait que de plus en plus d'hommes se faisaient séduire et violer. De ça, je n'ai eu aucune difficulté à croire.

 

J'ai toujours été un fan inconditionnel d'Anton Bruckner (1814-1896), celui qui, entre Beethoven (1770-1827) et Mahler (1860-1911), a fortement influencé ce dernier par ses thèmes hors du commun et ses transitions démesurées.

De lui, je me souviens avoir lu quelque part que son originalité provenait, entre autres, des "rideaux sonores" qu'il pouvait ouvrir ou refermer de façons surprenantes sans jamais dérouter ses auditeurs.

Pour me faire plaisir cette semaine, j'ai décidé d'ajouter à ma série d'enregistrements le premier mouvement de sa quatrième symphonie, celle qu'on a surnommée "La romantique" et que j'ai retrouvée sur YouTube interprétée par l'Orchestre Philharmonique de Münich (1981) sous la direction de Sergiu Celibidache (1912-1986), un chef d'orchestre qui mérite d'être remis à la mode.

Attention, quand même : c'est assez long (vingt-et-une minutes), mais je parie que si vous l'écoutez ne serait-ce qu'une seule fois, vous vous souviendrez de sa puissance évocatrice

Anti-wagnérien ? Prière de vous abstenir.

Notes :

Pour une version plus "courte" (18 minutes), mais malheureusement enregsitrée avec les moyens de du bord (1951), vous pouvez toujours passer du côté de Furtwangler qui, sans doute le plus grand Brucknérien de son époque, l'a mise pas moins de 66 fois à ses programmes. Voir à l'adresse qui suit :

https://www.youtube.com/watch?v=wHvO75YIiwA

(Celibidache disait que, depuis la mort de Furtwangler, plus personne ne savait ce qu'était un "adagio"...)

La version filmée (en concert) de Celibidache et de laquelle l'extrait qui suit a été tirée, se trouve, quant à elle, à cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=LY7m119eOys

Bruckner - Premier mouvement - 4e symphonie :

Second

 

(Et attendez que Copernique vous parle de Furtwangler et de Toscanini !)        

Paul

Pour nos enregistrements (en ordre inverse de leur publication), cliquez ICI.


        


 

Le Courrier

Pour nous écrire :

Hperec suivi de @udenap.org.

***

Réponses diverses :

M. Raynald Quintal - Provintown, Rhode Island

L'horloge arrêtée au beffroi de l'UdeNap indique l'heure correctement deux fois par jour tandis que l'horloge qui avance d'une minute à chaque heure au centre commercial de *** n'indique l'heure correctement qu'un fois à toutes les soixante heures. - Et l'horloge dans le bureau du Professeur n'est pas une heure en retard mais bien vingt-trois heures en avance.

Mme Lucianna Pivot - Paris XVe

Vous le reconnaîtrez facilement du fait qu'il a échangé son orgue de Barbarie et son petit singe par un orgue Casavant et un gorille.

M. Simon de Rennes - En face de la statue équestre d'Hermann Göring, Nievelstraat, Wuppenfal (près de Düsseldorf)

"J'expire" et non "Shakespeare", la dame étant Alsacienne.

Mme Oswald Letendre - Grand Island, Manitoba (Canada)

Du côté le plus à gauche du spectre de l'ordre et de l'organisation.

M. Bruno de Montarville - Longstreet, Nevada

"Qui mange des olives chaque jour de chaque saison, vit plus longtemps que les solives de sa maison" et un proverbe de l'école de Salerme.

Ms Michèle Tordieu - Pigstown, Mass.

"Oui, ça vaut sans doute, la peine d'être conquis." - Tacite parlant de l'Angleterre, ne se doutant pas qu'il existait, plus au nord, une civilisation remontant à mille ans avant celle de Rome.

Mme Arnold Thivierge - Ariverderci, Roma

Un vide diapré..

M. Henri Lesage - St-Étienne-de-Brûlé, Aquitaine

Accumulé aux pieds du mur, il n'eut aucune autre chose à dire qu'il ne la connaissait ni des lèvres, ni des dents.

Ms Arlette Toupie - Moses, Palestine

Samson lloyd pour le fil ; John Robin pour les cables.

Mme Colette Lebris-Dégalité - Montréal-Nord, Qué.

Sa flavescence est redevable à une branche très populaire de la chimie.

M. Normand Terence - St-Boniface, Manitoba

Choose the right words and put them in the right places respecting reason and logic. That might lead to understandable sentences.                                                                                           

M. Charles Walkaway - Raleigh, Virginia

Cornelius de Pauw.

M. Pierre Joliette- Amsterdam, Pays-Bas

Un homoiphonius.

M. Terence-Achille Ferdinand - Nuancetown, NY

Il se grisait pour chasser des idées noires.

M. Robert Filion - Vélau (Drôme)

La Société d'assurances générales contre les vendeurs d'assurance.

 
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Cette édition du Castor est dédiée à :

Luchino Visconti (di Modrone)
(1906-1976)

(Photo en provenance du site http://www.babelio.com)

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"L'ironie, la seule arme que nous avons contre les mauvaises puissances et les faux dieux."

(Maurice Donnay)

 

Webmestre : France L'Heureux

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4 - La direction du Castor™ tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire.

 


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