Volume XXV, n° 2 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 6 octobre 2014

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que l'édition corrigée du Castor™,
destinée au marché américain, paraît le premier jeudi de chaque mois.

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Parution tardive :

Cette édition du Castor paraît aujourd'hui avec 24 heures de retard, notre fournisseur de service Internet ayant subi dans la nuit de dimanche à lundi une panne majeure, la première, à notre connaissance, depuis dix ans.

 


         

À mon tour d'être accaparant :

D'abord, en réponse à une enflammée lectrice, d'Amqui (Québec), qui nous a fait parvenir une inquisitrice missive (via Java) sur l'origine des noms de nos chroniqueurs, il me fait plaisir, aujourd'hui, de dissiper l'obscurité et probablement celle de nos plus sceptiques lecteurs, de sa et de leur connaissances en la matière.

Citons, en premier lieu, afain d'éclairer cette autre noirté qui existe chez ceux qui n'ont pas toujours l'authentique document dont nous offrons, aujourd'hui, l'hospitalité :

"Bien cher maître,

 Je veux bien croire en votre Université est ses facultés, mais quand je lis les noms de ceux qui vous écrivent et, surtout, les noms de ceux qui écrivent dans votre canard (sic), je me demande si vous ne nous donnez pas un peu le change avec des "Malhasti" ou des "Bollinger" ou même "Popp" dont on ne retrouve peu ou pas de références dans les sites dédiés aux familles canadiennes-françaises ... "

(..)

Sans vouloir mettre en doute votre propre nom, permettez que je vous demande de me rassurer...

(...)

Votre tout dévouée,

Madame *** dite "Fleurette"."

Réponse :

Chère Madame*** dite "Fleurette"

Vous n'êtes pas sans savoir que :

Nombre d'écrivains ont choisi de signer leurs œuvres d'un pseudonyme. Ainsi :

Jean Bruller signait ses oeuvres sous le nom de Vercors.

Émile Chartier s'est fait connaître sous le nom d'Alain.

François Mauriac fit de même, sous l'occupation, publiant ses géniaux écrits signés Forez.

George Sand s'appelait en réalité Amantine-Lucile-Aurore Dupin.

Jeanne Lapauze était le vrai nom de Daniel Lesueur.

Marie de Heredia-Reignier se faisait appeler Marie d'Agoult.

Honoré de Balzac signaient avec l'anagramme de son prénom : Lord R'Hoone.

Gérard Labrunie a pris pour pseudonyme Gérard de Nerval.

Alcofribas Nasier fut le pseudonyme de François Rabelais

L'écrivain Romain Gary, de son vrai nom Romain Kacew, obtint une première fois le prix Goncourt en 1956, puis une seconde fois sous le pseudonyme d'Émile Ajar.

Boris Vian signa ses premières oeuvres sous le nom de Vernon Sullivan.

René Brabazon Raymond n'était autre que l'Anglais James Hadley Chase.

Victor Hugo s'appelait, en réalité, Victor-Marie Hugo.

Ainsi en est-il de nos chroniqueurs dont les véritables noms vous surprendrait :

La poétesse de renom qu'est Madame Fawzi Malhasti, par exemple, est un anagramme de "Beauchamp".

Popp vient d'un champagne très connu.

Quant à Paul Dubé, son véritable nom vous surprendra encore plus : il s'appelle tout simplement Paul Dubé.

Amicalement vôtre,

Herméningilde Pérec.

***

Visite surprise

"Surprizing visit" comme aurait dit le regretté Cardinal de Richelieu, mais ce fut comme cela :

De retour, parce que la famille Pérec a droit à des vacances elle aussi, de retour, donc, de la visite éclairée par un jeune Suisse, fortement recommandée par George de Napierville, de la visite éclairée, redonc, des châteaux de Hohenzollern et Neuschwanstein, en Prussie, (le dernier énormément surfait, à mon avis), quelle ne fut pas ma surprise de voir rentrer dans mon humble bureau, le Professeur Euclide Marshall, lui-même, le si estimé doyen de notre université.

- Monsieur Perec, me dit-il, il faut que cela cesse.

Une parenthèse, si vous me permettez :

D'abord, le Professeur ne m'adresse jamais la parole en disant "Monsieur Pérec".  - Ceux qui nous connaissent savent très bien qu'ayant partagé, il y a de nombreuses et multiples années, les mêmes carrés de sable, savent que nous sommes un peu plus familiers. Mais, pour le décorum de cet hedomadaire...

- H** (nom qu'il utilise le plus souvent), It's got to stop !

Car c'est en la langue de Shakespeare que nous nous adressons régulièrement la parole. Alors, permettez-moi de traduire :

- Il faut, cher H** (même remarque que précédemment), il faut mettre un frein à la fureur des nocives et persistantes rumeurs qui répandent à tous vents que nous sommes, à l'UdeNap, de richissimes employés largement subventionnés par différents palliers de gouverments, des gens du domaine de la construction ou divers partis politiques.

J'eusse été malhabile de dire le contraire car, de ces rumeurs, j'en suis souvent la victime, notamment chez mon fournisseur de café, rue Crescent, à Montréal et/ou, depuis quelque temps, à la Baie, rue Ste-Catherine.

Qu'on se le dise et qu'on le répète souventes fois, à hue et à dia :

Nous ne sommes par riches. Nous sommes même dans ce qui pourrait être la branche (la plus élevée quand même) de la pauvreté. Nos habitations sont modestes, nos autos datent, pour quelques-uns d'entre nous du siècle dernier, nos meubles sont spartiates, nos femmes ne s'habillent pas à Paris, ni même à Londres et lorsqu'elles se rendent à Montréal, elles ne font que visiter Holt Renfrew. Et nous consommons tout frugalement.

Nos revenus proviennent des dons que nous font les familles de nos élèves ou encore des représentations comme il s'en donne régulièrement au Théâtre du Grand Marshall, en la salle du Grand Marshall, au Musée du Grand Marshall ou au Bijou, cinéma de répertoire.

Et ils nous arrivent également de donner des conférences sur certains sujets ignorés de la plupart des conférenciers.

De légers suppléments nous parviennent de la procure du campus, de la salle Marc Ronceraille et du restaurant Le Dragon Basané (et son bar l'Abri).

Et oui, nous sommes également, mais très légèrement, subventionnés par la Vatfair, Fair & Co.

En bref : nos coffres-forts sont vides. D'ailleurs, nous n'avons pas de coffres-forts.

Oh certes, ceux qui nous rendent visite ont dû noter quelques authentiques meubles Louis XVI dans le hall de la réception et dans le bureau du Professeur, mais ils appartienent toujours au descendant légitime de ce monarque acéphalisé prématurément dans ce que nous connaissons tous sous le nom de "déplorables événement", descendant qui pourrait toujours exercer ses droits de saisie si nous cessions les paiements dont il nous reste encore 168 versements à effectuer. - Nommons-le : Henri Philippe Pierre Marie d’Orléans, comte de Paris.

***

Et puis ceci

Sur ce, faute d'espace, je vous laisse à découvrir, par vous-mêmes, le contenu de ce numéro.

Bonne lecture !

Obédieusement vôtre,

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville


 
Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.
 



And Why not ?

Comme disait David Budbill ("Moment to Moment: Poems of a Mountain Recluse" , Copper Canyon Press, 1999), trois principes suffisent à comprendre le sens de la vie :

Le premier est qu'il faut voir les choses telles qu'elles sont. Sans se servir de son imagination,. Surtout pas de symbolisme.

Le deuxième est de savoir que les choses forment un tout. - Avec un peu d'alcool, on peut y arriver.

Et le troisième est d'accepter que, prise individuellement, chaque chose est unie aux autres.

Si vous y arrivez, donnez-moi un coup de fil.

***

Finalement, je dois admettre que j'aime bien le foot (soccer) :

Je me pointe régulièrement dans les bars où l'on diffuse les tous derniers matchs et je m'assieds, avec un livre et des écouteurs, dans un coin où l'on ne voit pas les écrans géants installés un peu partout.

Ça me permet de lever les p'tites qui sont obligées d'accompagner leurs amis et qui n'ont rien à foutre du Manchester United, du Leicester City ou de l'équipe d'Ipswich.

Idem pour le tennis et le hockey (quoique je connais deux femmes qui aiment le hockey).

***

Et puis, pour terminer, à la question qu'on me pose souvent, à savoir si je suis bougonneux tout le temps...

C'était, la semaine dernière, notre trente-cinquième anniversaire de mariage, Madame Popp et moi.

Je vous en joins une photo :

Simon

 


TV or not TV
(That is the question)

When people ask me how do I find the time to raise a family, teach, write, read, travel and do the rest of the stuff in which I'm involved, I have a stock answer : "I don't watch TV". Nothing to write home about really because there's nothing exceptional in not watching tv ; lotsa people do that, the same who don't generally read newspapers. Simon Popp is one of them and I know of few others in my relatively small circle of friends. What IS exceptional is the number of people who spend hours everyday watching never ending episodes of their favourite TV sitcoms or series.

Take NCIS, for example : it's in its 12th year with an average of 18 to 20 million viewers per episode ! How many episodes ? Two hundred fifty eight, so far, and, like I said, more are being filmed as I'm writing this. Now, how can anybody watch two hundred fifty eight episodes of anything (not counting their countless re-runs in between years of production) without getting bored stiff after a while ? And I'm not counting the spinoffs : NCIS Los Angeles (120 episodes and into its 5th year of production) and the recently added NCIS New Orleans (18 episodes but into its second season only). Add them up. And that's nothing to compare with Law and Order (456 episodes) not counting its variations : Law and Order, Special Victims Unit and, I understand, Law and Order UK.

Want more ?

Daytime soap opera : Guiding Lights, in its 57th year ; As the World Turns, 54 years, Days of our Lives, 48. - In England ? Coronation Street, 53 years... and then, there's the ubiquitous Doctor Who, into its 50th year.

Wanna watch something very strange ? Try Sherlock and Doctor Who :

https://www.youtube.com/watch?v=q3bGYljQ5Uw

Which goes to show that I do watch TV once in a while. On my computer. Mainly documentaries (I should write an essay one of these days about which documentaries on YouTube are exceptional) but something, like Sherlock (the one with Benedict Cumberbatch and Martin Freeman) is worth looking at.

Blues and Apple

I mentioned this in my last column : if you think that Steve Ray Vaughan invented the Blues, I will walk out of the room. The same applies to Steve Jobbs : if you think he revolutionized the [computer] world....

Not that I dislike[d] both of them but let me clear on this point : if you don't know the definition of the word "hoodwink", look it up in a dictionary. Here, I'get you a hint :

"...deceive, trick, dupe, outwit, fool, delude, inveigle, cheat, take in, hoax, mislead, lead on, defraud, double-cross, swindle, gull, scam..."

Had enough ?

I'll say this : if you knew anything about the Blues, you might consider Seve Ray Vaughan as a good interpreter (better, anyway, than B. B. King who is the grand master of "hoodwinking") and if you knew anything about computers and operating systems, you'd stay away from Steve Jobbs and his band of renown.

Just look up on the Internet and find out the market share Steve Ray Vaughan or Steve Jobb's people occupied over the years over, say, Bessie Smith or Microsoft.

Now, I'm not going to say that Bill Gates (or Paul Allen) - of Microsoft - were geniuses and that Microsoft will last forever, way beyond Apple, after all they both fooled IBM, but both, I think, never saw Google nor Android coming ; not even Linux who now is THE operating system of more than 95% (you read correctly : ninety five percent) of the world's fastest computers (it is, by the way, the operating system in our server at the UdeNap).

Say hoorah for Linus Benedict Torvalds who created the FREE Linux kernel.

Just thought, I'd mentioned his name.

But about Apple :

I went to an Apple store, a couple of weks ago, wearing a moustache and my hair all wrapped up in a tight-fitted hat. Didn't want to spread rumours that the Université de Napierville was interested in their products.

Went there to pick up a keyboard for a friend of mine who lives out-of-town and was in a dire straight need of one. A cheap keyboard which, in the PC world, would cost anything between 9,95$ and 15,99$ but, in the Apple world, I did have to dish out 55$. Its shape, size and quality reminded me of the "Chicklets" keyboard IBM tried to market in the late 50's as THE keyboard for their PC Jr. which, of course, failed admirably.

Hey, you can fool some people some of the time but not everybody all the time.

Did I say "Apple Store" ? Seemed to me that I was in a religious temple or a bee-hive where, under the influence of I-don't-know-what-spell, converts or believers were willing to pay twice the price of an Android product to be part of a cult. The Apple mystic, the Apple myth, the Apple we-know-it-all ?

Sounded like Muslims to me. Or the fanatics in the Southern Part of the United States who are convinced that the world was created in seven days, some 4,000 years ago.

What's this with Apple fans anyway ? They've been standing in line for the last five or six years to buy outrageously priced telephones now into its six (or is it eight ?) variation, tablets twice the price of Samsung's, or newflagled gadgets nobody needs ?

No viruses ? Of course not : who would want to rob a bank which has 1000$ in its vaut as opposed to another that contains 100.000$

ITune, free applications ? - Try You tube, Google or even Samnsung's Play Store. How about a USB on those Itablets ?

Like trying to convict a Muslim that their God is the 5001 variation of another thought up by some other prophet 5000 years ago.

Yeah, I know : they're the easiest, most convivial and shaperst looking computer stiff around. That is : if you don't want to spend a couple of hours to LEARN how files can be organized and interfaces be changed (to your liking) instead of spending twice the amount of your hard earned money to buy something 90% of the world seem to cope up with.

Ah ! A word that exists in French but not in English (sic)

I have a friend near Providence, Rhode Island, whose job is to rewrite movie dialogues and for which there is no trade or professional name such as that by which Michel Audiard is known in French : "Un dialoguiste".

Which reminds me of something that really happened a few years ago :

There was this pratically perferct English speaking lawyer who was interviewing, in court, some day, a witness (in French). At one point, he asked the judge for a short break during which he phone his secretary and asked her : "What is 'une brique et un fanal' ?"

The answer (and origin) can be found here :

http://fr.wiktionary.org/wiki/attendre_avec_une_brique_et_un_fanal

Have a happy day,

Copernique

 
 

Charité

Mon père m'a enseigné une chose - et ça lui a pris du temps parce que je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire : c'est que pour être heureux dans la vie, il faut s'occuper des autres, veiller à ce qu'ils soient heureux, eux, pas nous. Pas heureux dans le sens qu'il faille absolument leur donner tout ce qu'ils désirent, mais qu'ils vivent une vie qui les comble. Ça consiste, parfois, à dormir paisiblement, le soir ; à avoir deux, trois aminaux autour de soi qui sont bien nourris, bien logés et qui, comme le chat que nous avons à la maison, lèvent la queue en une sorte de "L" qui nous indiquent qu'ils sont contents de nous voir. - Et puis sourire. Découvrir la flute de Jethro Thull ou le troisième mouvement d'une sonate de Beethoven.

Ça implique, malheureusement pour eux, que nous nous inquiétons continuellement. Sont-ils à l'abri ? Ont-ils besoin d'aide ? Est-ce que ça va dans leur travail ? À la maison ? Financièrement ? Sont-ils entourés de gens qui les aiment ?

Dans ces moments-là, je crois que nous devenons insupportables et ça m'arive souvent avec Élyanne et les enfants (et vice versa, je m'empresse de le dire).

Il faut savoir, parfois, reculer.

Se faire demander vingt fois dans la journée ce que l'on peut faire parce qu'on a des crampes à l'estomac ou mal à la tête n'est pas une chose agréable. Faut apprendre à se taire et, parfois, juste offrir son épaule, délicatement.

Vous voyez ? J'ai appris.

Me reste à apprendre à ne pas m'inquiéter trop souvent.

***

La toute dernière de Serge qui a cessé de fréquenter un restaurant près de chez lui :

"Changeait continuellement la configuration des tables. Ça m'énervait."

A+.

Jeff

 

   Texte choisi

"I used to visit all the very gay places 
Those come what may places 
Where one relaxes on the axis of the wheel of life 
To get the feel of life
From jazz and cocktails.

The girls I knew had sad and sullen gray faces 
With distingué traces 
That used to be there you could see where they'd been washed away 
By too many through the day
Twelve o'clock tales. 

Then you came along with your siren song 
To tempt me to madness ! 
I thought for a while that your poignant smile was tinged with the sadness 
Of a great love for me. 

Ah yes! I was wrong
Again, 
I was wrong. 

Life is lonely again, 
And only last year everything seemed so sure. 
Now life is awful again, 
A trough-full of hearts could only be a bore. 

A week in Paris will ease the bite of it, 
All I care is to smile in spite of it. 

I'll forget you, I will 
While yet you are still burning inside my brain. 

Romance is mush, 
Stifling those who strive. 
I'll live a lush life in some small dive

And there I'll be, while I rot 
With the rest of those whose lives are lonely, too."

Billly Strayorn

Tradaptation :

J'ai eu longtemps l'habitude de fêter un peu partout
Dans ces endroits où tout pouvait arriver
Là où l'on se détend face aux problèmes de tous les jours
Pour vivre tout simplement
Jazz en arrière plan, cocktails en main .

Les femmes que j'y rencontrais étaient mélacoliques, parfois tristes et même maussades
Mais toutes avaient les traits particuliers
De ceux qu'ont voit chez les gens
Qui sont là depuis midi et qui y restent
Jusqu'à la fin des cinq à sept, vers onze heures.

Et puis tu es arrivée avec ton chant de sirène
Tu m'as rendu fou
J'ai pensé pendant un moment que ton sourire teinté de tristesse
Était un grand signe d'anour pour moi...

Naturellement, je me suis trompé
Encore une fois,
Je me suis trompé.

Et me voilà redevenu seul.
Il y a un an, me semble, tout était bien.
Et puis ma vie est redevenue ce qu'elle était,
Un abîme ... qu'aucune âme ne pourra remplir

Une semaine à Paris faciliterait  peut-être cette nouvelle vie
Tout ce qui m'importe, c'est d'être heureux, malgré toi.

Je vais t'oublier éventuellement, c'est sûr
Même si en ce moment, tu continue à me faire souffir

Qu'est-ce que je pense de tout cela ?
Qu'aimer, c'est...
Une malédiction

T'wéka : .
Si Tu me cherches, je serais au fond d'un bar minable

Où je pourrirai, en compagnie
De ceux dont la vie est faite de solitude.

Fawzi

 

Automne

Ma saison favorite.

Évidemment, y'a la pluie, le vent, le froid, mais ce que la nature peut être belle lorsqu'elle est en feu.

L'automne, pour moi, c'est la saison où je peux pratiquer mon sport favori : la marche.  Oubliez le cyclisme, le tennis, la natation, rien ne vaut de longues randonnées pédestres au soleil qui, enfin, nous réchauffe sans nous brûler. Où ? Étonnament, sur l'ile de Montréal, des dizaines et des dizaines de sentiers sont disponibles. Plus que dans beaucoup de villes qu'on dit "vertes". Et dans tous les genres : en forêt, dans d'immenses parcs, y compris un délicieux jardin botanique. Mon favrori est celui sur la montagne dite "De Westmount", mieux connu sous le nom de "Bird Sanctuary", mais je n'oublie pas le Canal Lachine, l'île Charron, les rivesdu fleuve à Verdun... et j'en oublie plusieurs.

Mais pourquoi j'aime tant l'automne ? Parce qu'on passe des vêtements d'été à une garde-robe beaucoup plus appropriée pour couvrir ces innombrables défauts qui viennent avec l'âge. Et attention hein : je ne parle pas d'un âge très avancé !

Bonne randonnée !

George

P.-S. : Photo en provenance du site http://www.trendycovers.com/

 

The Coffee Song

Lorsque Frank Sinatra quitta la maison Capitol en 1962 pour enregistrer sous sa propre marque, Reprise, on avait déjà commencé à dire que c'était bien triste, mais que sa voix n'était plus ce qu'elle avait été ("Sadly, his voice is starting to go"). Ceux qui partageaient cette opinion ont dû, par la suite, le regretter car, de 1962 à 1975, "Old Blue Eyes" enregistra ce qui restera sans doute ses plus beaux moments de sa longue carrière, notamment lors d'un concert à Las Vegas (The Sands Hotel) avec l'orchestre de Count Basie en 1966, d'un disque-studio avec Duke Ellington en 1968 et qui ne se souvient pas de "My Way", en 1969, et son fameux "Main Event" au Madison Square Garden, à New York, en 1975 ?

Le premier disque qu'il mit en circulation, en 1962, fut "Ring-a-Ding Ding" dans lequel on retrouve une de ses chansons-surprises - ou, à tout le moins très originale - qui s'intitulait "The Coffe Song", une de ces choses absurdes, écrites et composées principalement pour leurs effets comiques par Bob Hilliard et Dick Miles qui, outre ce "succès" n'en connurent pas beaucoup.

Nous y reviendrons à l'instant, mais auparavant, il serait bon de souligner que ce "Coffe Song" a été composé dans les années quarante et que, bien avant son enregistrement chez Reprise, Sinatra en avait gravé une version en 1946 chez Columbia.

Cette version, la voici. Et quand vous l'aurez écoutée, vous verrez pourquoi elle n'a pas eu le succès qu'elle aurait peut-être dû avoir.

Malgré plusieurs recherches, je n'ai pu trouver qui en a fait l'orchestration. (Axel Stordhal ?)

The Coffe Song, Version 1846

Enregistrée 16 ans plus tard, , chez "Reprise", elle pris une toute nouvelle tournure et fit un malheur, avec d'autres titres comme "Let's Fall in Love", "A Fine Romance", "You'd Be So Easy to Love" ou encore "Let's Face the Music and Dance".

À son écoute, vous saurez pourquoi.

Voici donc la deuxième version de "The Coffee Song" chantée par Sinatra.... il y a cinquante-deux ans :

(L'orchestration est de Johnny Mandel.)

The Coffe Song, version 1962 (*)

Second

        (*) Ce qui est un peu faux car Sinatra l'a enregistrée en 1960.

Paul

Pour nos enregistrements (en ordre inverse de leur publication), cliquez ICI.


        


 

Book Review - Lectures

Damned tablets

I don't know if I mentioned this before but, until recently, I hadn't found a single reason to buy a tablet. For mundane tasks, on the run, my 10" computer with assorted USB keys and external hard disks was sufficient. And I had a reader plus an "intelligent" telephone for rapid e-mails, messages, Internet and what-have-you. Longer trip ? An 18" portable and, if travelling by car, I would throw in a second screen. Plus, of course, individual labelled plastic bags for the panoply of switches, extensions cords, plugs, chargers all these essentials entail.

The tablet ?

I wrote a few weeks ago (I think) on Thomas Carlyle's books (three) on The French Revolution with its peculiar vocabulary and how difficult it was to read it off my reader as it contained expressions that have been out of date for at least 150 years. The same applies to another favourite author of mine : John Ruskin whose own vocabulary extend way beyond even the most complex dictionary. (And I wasn't too keen on spending $295 for a year subscription to the Oxford English Dictionary (with its 600,000 words...)

So :

Walking into a Wallmart the other day (near Boston), I went into their electrnic section and lo and behold, what did I find ? - A 10" beauty, with keyboard, 16 gigs, USB Port, DCIM port, Android, etc. - $119 US ! - Talk about a deal. I think I paid my reader more than than. - 6 hours of autonomy. - Its beauty ? 1) I can have access to Internet anytime and 2) I can have not only Carlyle's book on one screen but its French version on another.

Spend five, six, seven hundred dollars for an Apple tablet ? I'll stick to mine.

Copernique

 

Le Courrier

Pour nous écrire :

HPerec suivi de @udenap.org.

***

Réponses diverses :

M. Raoul-Jehan Mortdefroy, duc de Pauvrelieu - Panama City, Panama

Nous n'avons trouvé aucune réponse ou explication au fait que les batteurs dans les petits ensembles de jazz jouent toujours trop fort . Peut-être est-ce dû au fait qu'ils n'aiment pas entendre ce que les autres musiciens jouent.

M. Jean-Jacques Lependu - Paris 13e

On dit : "dorénavantiellement".

M. Hercule Lotocart - Edmonton, Alberta (canada)

L'amour fait passer le remps, mais le temps fait également passer l'amour.

(Nos lecteurs auront reconnu, en Monsieur Lotocart, le PDG de la Société des Scaphandriers de l'Alberta.)

Mme Osianna Beaudet. - Washington, U.S.A.

Un vin à la saveur de Coca-Cola, fort prisé dans certains quartiers encore inexplorés des environs de la gare de l'est et de la gare du nord, à Paris.

Mme Béatrice Bleacher-Stowe - Côteau-du-Lac (Québec)

Pour les Brossardiens (1967) ou les Brossardois (1982), le bout du monde est, à l'ouest, la ville de Sallabery-de-Valleyfield et, à l'est, la ville de Sorel.

M. Égide-Antoine Sorel - Lohendrin, Allemagne

"The unprofitablenes of Grammar Studies" - London Oxford Press, 1838.

M. Théodore de l'Exzémal - Saint-Véleau (Drôme)

Le Pont-Neuf ? - Comme disait le géant Ferré, il est bien beau, mais il a l'air fragile.

Ms Mélodie Bentley - Burbank, Alaska

La société des "Apparenty drowned", fondée le 7 septembre 1838.

Mme Ange Lagrange - Arles, Bouches-du-Rhône, France

L'équipe des frères Catalina qui n'utilisait que les vélos de marque Tandem, tel que le mentionn A. Allais dans "Les Confessions d'un enfant du cycle" et "La légende des cycles".

M. Archibald Cochrane - Salaberry-de-Valleyfield, Québec

Jean-Baptiste, dit Anacharsis de Cloatz.

Ms Adecyne Loranger - St-John, Newfoundland, Canada

S'agit là d'un exemple de blasphèmologie canadienne-française qu'on a souvent comparée à celle d'origine allemande (première et deuxième partie du XIXe siècle).

Mme Colombe Loiseau - Sahagun, Mexico

Jenne-Marie Rolland de la Plaine, auteur qui, au risque de perdre son salut éternel, rédiga, pour le journal La Croix, un court essai sur le libéralisme stalinien.

M. Revenzien de la Quatorze - Saint-Mandé, Île-de-France

Comme tout le monde, les membres de l'Université de Napierville sont tous, ou à peu près, vendredipathes.

M. Tadeo Tennyson - Rome, Italie

Pour cela, il faudrait que vous visitiez, non chaloirement, nos laboratoires pseudotechniques de notre Faculté de Séismooigie Appliquée.

M. Pieter Van Gogan, sous-lieutenant - Edinbourg, Écosse

L'éducation universitaire, du moins dans notre établissement , consiste à désapprendre ce qu'on nous a enseigné au primaire et au secondaire, mais nous avons toujours en marche nos études post-doctorales.

M. Yakim Honduras - New York, New York

Sorry but the members of the FBI have no sense of humour. At least, one we heard of..

M. Rodolphe Dutronc, ex-militaire du détachement Pointe-St-Charlesque de l'armée Suisse - Wichita, Kansas

À ville d'Anjou ? - Les tables à café servent surtout à étaler des livres d'art (genre boîtes de chocolat) ou des albums de photos grand format.

 
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Cette édition du Castor est dédiée à :

Tyrus Raymond "Ty" Cobb
(1886-1961)

(Photo en provenance du site Wikipedia)

c

"L'histoire est une série de mensonges sur lesquels tout le monde s'entend."

(N. B.)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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