Volume XXIV, n° 14 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois Le lundi 4 août 2014

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

Nous rappelons à notre aimable clientèle que l'édition corrigée du Castor™,
destinée au marché américain, paraît le premier jeudi de chaque mois.

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Nous sommes quelque peu embêtés, ces temps-ci, par la tombée de cet hebdomadaire, le travail que cette tombée implique et la quantité des écrits que nos chroniqueurs et correspondants nous font parvenir, souvent à la dernière minute.

Ce mois-ci, il nous a fallu en mettre de côté, faute de temps pour les vérifier, les mettre en page, etc.

Assez que nous avons pensé, en écourtant quelque peu nos éditions à retourner à notre formule bi-hebdomadaire, quitte à alterner les chroniques de l'un et de l'autre.

À moins que l'on adopte, comme cela est devenu de plus en plus courant, la formule des numéros "hors série". Nous aurions pu, par exemple, émettre un tel numéro qui aurait contenu les écrits de Copernique sur la musique ou encore ceux de Simon Popp sur les "femmes d'aujourd'hui" (!) et même les notes de Jeff sur l'ébénisterie.

Et nous avons appris que Madame Malhasti nous préparait une surprise.

Quelle que soit la situation, comme disait le regretté saint Jean, nous y feront face.

Bonne lecture !

Bonne lecture !

Obédieusement vôtre,

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville


 
Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.
 



Tout en couleurs cette semaine
(C'est la saison estivale, non ?)

   Le courrier

Dans celui du mois dernier, un lecteur m'a traité d' "emberlucoqué". Y'a fallu, naturellement que je sorte mon dictionnaire pour trouver, chez Rabelais, la citation suivante :

"N'emburelucocquez jamais vos esperitz de ces vaines pensées."

Et vous savez ce que ça veut dire ?

"S'emberlucoquer" c'est : "s'entêter d'une idée, s'attacher aveuglément à une opinion."

Le problème, c'est que mon correspondantne m'a pas dit à quelle opinion ou à quelle idée je m'attachais si aveuglément. Devait sans doute faire référence à mes propos sur la jeunesse d'aujourd'hui. Que voulez vous ? Je n'y peux rien :

Trouver étrange et incongru le comportement de la génération qui nous suit est une caractéristique, un privilège même, des gens de mon âge.

Alors, vous pensez bien, quand il s'agit de celle qui suit celle-là, on s'en donne à coeur joie.

"Sic transit vita" , comme disait le regretté Pie VIII.

***

   Death, where is thy sting ? (1)

"Tu vas mourir seul." Combien de fois ai-je entendu cette phrase au cours des dernières années ! Elle remonte à presque trente ans. Ma réponse, alors, avait été et est toujours : "Ouais, pis ?"... comme si, mourir, entouré de "ses proches", était une condition sine qua non au bonheur.

Je regrette, mais je ne mourrai pas mécontent de ne pas avoir connu quelqu'un qui s'enthousiasmait autant que moi à l'écoute de John Cage ou des Rolling Stones, à la lecture de James Joyce ou d'IXE 13, à la vue du désert entre Phoenix et Tucson ou le Canal Lachine ; je ne mourrai pas mécontent non plus de n'avoir pas pu partager ma méconnaisance des règlements du football (soccer) ou ceux du basketball américain (où les dernières trois minutes se jouent à l'intérieur d'une demi-heure).

(N'ai jamais retenu, non plus la différence entre un dactyle et un spondé.)

Mais où vouliez-vous que je retrouve quelqu'un avec qui partager tout cela ? Surtout entre le travail, l'entretien de la maison, la lessive, les soins du corps et ma famille ?

"Chaque personne est bien seule", ai-je lu, une fois, chez Proust... parce que, imaginez-vous que j'ai lu Proust et beaucoup d'autres choses. Je me suis même trempé les pieds sur la plage de Sète, en souvenir de Brassens.

Et mes amours ? ("Faut-il qu'il m'en souvienne ?" - C'est de Guillaume Appolinaire) - J'ai été aimé et j'ai aimé, à la folie comme toute le monde.  - Mes amours ont cependant toujours été dans le mauvais sens : j'étouffais (pour utiliser une de mes récentes expressions... je crois) ou je me faisais étouffer.

"C'est consentant que j'approche la mort solitaire." - Celle-là, elle est de Gide et, depuis que je l'ai lue, il y a des années de cela (pas mal, quand même, pour un bonhomme qui a vécu dans un milieu hors-culture toute sa vie, non ?), j'y pense souvent : est-ce la mort qui est solitaire ou si c'est soi vis-à-vis la mort ?

Et à la grande question qu'est "Est-ce que je vais mourir sans aimer ?", je peux vous affirmer que non   j'aime beaucoup en ce moment, sauf qu'il m'a fallu apprendre à aimer.

Celle qui a mon coeur, je ne vous dirai pas qui elle est, ni où elle demeure, ni ce qu'elle fait. Trop de choses nous séparent et j'ai promis de ne jamais faire allusion à elle dans mes chroniques.

En ce sens, je ne suis pas seul et, en espérant que je ne lui ferai pas mal lorsque "...fantôme sans os, je serai sous les ombres myrteux" (Ronsard)

Maintenant, allez crier sur tous les toits que, dans le commerce, nous ne sommes pas tous des ignares.

***

    Sur la française langue

"L'orthographe est plus qu'une mauvaise habitude, c'est une vanité."
(Raymond Queneau) 
                         

Note :

Ce n'est pas la première fois que j'aborde ce sujet, citant divers passages d'un livre que j'ai finalement retracé dans le fouillis que je vous ai souvent mentionné être ma bibliothèque.

***                            

"Mais non, kilmadit, Monsieur Pérec. Vous mettrez ça dans votre chronique." C'était à propos d'une série d'articles de Raymond Queneau, publiées par Gallimard, en 1950, sous le titre de "Bâtons, chiffres et lettres", articles sur lesquelles je voulais attirer votre attention dans la section "Notes de lecture" du présent Castor™.

Que ce qui suit soit inséré ici ou plus loin, qu'importe, n'est-ce pas ?

Alors allons-y, quitte à répéter ce que j'ai déjà écrit ici-même:

À moy, comte, deux mots.
                                         - Parle.
                                                    - Oste-moy d'un doute.

Cognois-tu bien Don Diègue ?
                                            - Ouy. – Parlons bas, écoute...

Sçais-tu que ce vieillard fut la mesme vertu,

La vaillance et l'honneur de son temps ? Le sçais-tu ?

Oh, la belle otrhogaphe, n'est-ce pas ? - C'est pourtant celle dans laquelle fut publié "Le Cid" de Corneille en 1637.

Depuis ce temps-là, on a enmieuté l'orthographe. Enfin, pas tout à fait puisqu'il a fallu, quand même, pour quelques illuminés, que les mots conservent leur histoire, n'est-ce pas ? Leur étymologie, en quelque sorte. Et puis, si l'on avait insisté pour les écrire phonétiquement, comment aurions-nous pu différencier "sceau", "saut" et "sot" (quoique l'on a jugé qu'il n'y aurait pas trois "son" pour : un possessif, une sensation auditive ou une mouture de blé. Et qu'aurions-nous fait sans l'accent grave sur le "où" ( le seul mot, soit dit en passant qui a un accent grave sur un "u" dans toute la française langue), car nous aurions confondu ce "", adverbe et pronom, et la conjonction "ou". Sauf que ça se prononce de la même façon.

Voilà le type d'exemples que Queneau avance dans ses textes en posant, entre autres, la question suivante : "Si la langue de Corneille était si parfaite, pourquoi l'avons-nous modifiée et pourquoi s'obstine-t-on, de nos jours, à ne pas modifier celle que l'on utilise depuis la fin du XIXe siècle ?"

La série des articles de Queneau porte les titres suivants :

    Écrit en 1937
    Langage académique
    On cause
    Connaissez-vous le chinook ?
    Il pourrait sembler qu'en France...

    Écrit en 1955.

Dans leur ensemble, on pourrait les résumer en deux ou trois lignes :

  1. Qu'il y a aujourd'hui deux français ; le français parlé et le français écrit.

  2. Que le français écrit est en train de mourir de sa plus belle mort et qu'en trépassant, il amènera l'autre avec lui.

  3. Que son orthographe est délirante et qu'elle n'a comme défenseurs que des habits verts qui tiennent à conserver leurs privilèges et de mals inspirés qui ne savent absolument pas de quoi ils parlent.

Évidemment, c'est un peu sec, résumé comme cela, mais dans les exemples qu'ils donnent, les tournures de phrases qu'il utilise et les citations d'auteurs passés, il excelle à démontrer son ou ses points de vue et il est difficile de ne pas lui donner raison.

À lire absolument si vous vous intéressez à la française langue.

Mais, tandis que je suis là, un mot, quand même, sur son deuxième point, la "mort" (éventuelle) du français :

Il est de K. David Harrison qui, dans son traité sur la disparition des langues ("When languages die" - Oxford University Press, 2007), affirme que "Les langues ne 'meurent' ou ne s'éteignent pas, car elles ne sont pas des organismes vivants. Elles sont plutôt "évincées" par d'autres, "abandonnées" en faveur d'idiomes plus importants, plus prestigieux ou plus largement connus.

("Languages do not literally 'die' or go 'extinct', since they are not living organisms. Rather, they are crowded out by bigger languages. Small tongues get abandoned by their speakers, who stop using them in favour of a more dominant, more prestigious, or more widely known tongue.")

À ce mot, j'ajouterais qu'elles disparaissent car elles ne répondent plus à l'usage qu'on veut en faire ou qu'elles sont devenues, avec le temps, d'une trop grande complexité, méticuleusement et même artificiellement fixées par des mandarins ou des castes d'universitaires, de scribes et de typographes, trop contents de conserver, comme le dit Queneau, leurs privilèges.

Vous saviez, par exemple, que la terrible règle concernant l'accord du participe passé a été inventée de toutes pièces par Clément Marot à la demande François Premier qui voulait ainsi épater ses amis italiens ?

Quoiqu'il en soit, on ne peut pas dire, exemple frappant, que le latin est "mort", car il est encore la langue officielle du Vatican, mais il n'est plus d'usage courant n'ayant pas été abandonné par une autre ou plusieurs autres langues : il a plutôt évolué en donnant naissance à des enfants bâtards tels que le francien du Serment de Strasbourg ou l'italien de Dante. C'est ce qui me fait dire que le français n'est pas mourant, mais qu'en ne lui permettant pas d'évoluer, on l'empêche de se transformer en une autre langue.

Comment peut-on dire le contraire ? - Vous en connaissez, vous, des gens qui utilisent, en parlant, le passé défini, le plus-que-parfait du subjonctif ou même le futur ? - On ne dit plus "Demain, je prendrai le train pour..." ou "Après demain, je ferai telle chose..." mais bien "Demain je prends le train pour... " ou "Après demain, je fais telle chose..." - Et quand,  la dernière fois, avez-vous entendu "Je naquis le six de tel mois, en telle année..." plutôt que "Je suis né le six de tel mois, en telle année...." ? (M'enfin, on n'a pas inventé le passé défini pour rien, non ?)

Il y a ça, mais également la syntaxe qui se modifie dans la langue parlée et qui, d'après ce que je peux lire est restée figée dans la langue écrite sauf dans les romans "mal écrits", condamnés par tous les critiques parce qu'ils ont rédigés dans des phrases "sujet-verbe-complément" et où l'on note l'absence totale de certains signes de ponctuation comme le point-virgule, les crochets ou encore certains types de guillemets.

Quant à l'absurdité de l'orthogaphe, les exemples que Queneau donne sont assez particuliers :

"Car, évidemment, il est très rationnel d'écrire respect d'une part, suspect de l'autre, ou examen et
abdomen ! On voit toute la profondeur intellectuelle de subtilités comme vieillotte qui s'écrit avec deux t et falote avec un seul, siffler et persifler, consonne et consonance. Quel intérêt pour l'avenir de la France dont ces dames s'imaginent être les Jeanne d'Arc?[...] Poids vient de pensum où il n'y a pas de d, dompter de domitare où il n'y a pas de p, legs vient de lais où il n'y a pas de g. Ophtalmologie vient d'ophthalmos, pourquoi la disparition du second h? Trône vient de thronos, mais l'on tient à conserver l'h de théâtre et de rhéteur."

En ajoutant :

"Quant au temps que les enfants perdent à apprendre cette orthographe délirante, ils estiment que ça leur fait les pieds aux gosses, et que ça leur élève l'âme. Ça leur apprend que poids a un d parce qu'il ne dérive pas de pondus et qu'il ne faut pas prononcer le p de dompter (surtout pas! c'est “vulgaire”), ce p qu'enfanta mystérieusement l'ancêtre domitare. On lui cachera que toutes ces jolies choses, d'un intérêt extrême et qui développent grandement l'intelligence, sont des inventions de cuistres du XVIe siècle. On se demande pourquoi ils n'obligent pas les enfants à apprendre aussi le droit féodal, l'héraldique et la fauconnerie."

Dire qu'on nous reproche souvent, à nous du Castor™, nos canadianismes. Pas de notre faute : nous avons appris notre français sur des bancs de neige (une expression qui est jolie, non ?) et non pas pas sur des congères (du latin, congeries, qui signifie : "tas de choses qu'on a ramassées"). - Remarquez que nous aurions pu tout aussi bien utilise le mot "sastruga", du russe "заструга",  qui sont des "ondulations créées par la saltation de la neige sous l’action du vent" (mais en plus gros).

***

    Et, en terminant :

Je ré-écoute (français comme verbe ?) de plus en plus, depuis quelques semaines le "testament" de Johnny Cash. Allez voir, comme c'est touchant :

https://www.youtube.com/watch?v=3aF9AJm0RFc (2)

Et je repense à Proust, et ses manuscrits qu'il tâtait, faut de temps pour les relire.

Je me promène depuis plusieurs semaines dans mon appartement où j'ai accumulé, au fil des ans, tant de choses qui m'ont parues, pendant si longtemps, avoir tant d'importances : plusieurs versions de Pélléas et Mélisande, trois versions du Ring de Wagner, trois (ou serait quatre ?) cents volumes sur Proust, de nombreux livres sur Paris et la France (1880-1914), des guides de voyage, une collection de "belles reliures", y compris de nombreux livres précieux ou dédicacés... - Ne vous en faites pas ; j'ai déjà commencé à redistribuer tout ça : à des personnes qui me sont chères et qui, dans trente ans, auront le même problème que j'ai en ce moment : à qui transmettre tout ça ? - Qu'arrivera-t-il, cependant, à mes oursons en pluche ? À mes stylos, mon encrier, ma tête de lit en fer forgé, mes horloges et ce vase qui vaut deux sous, mais auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux ?

Délicieux moments.

Et puis ça laisse de l'espace pour le chat.

***

    Et puis, tant qu'à y être (ce que ma blonde va m'engeuler ! (3))

C'est une des serveuses du restaurant où je vais déjeuner régulièrement qui m'y a fait penser :

Je suis d'accord avec James Burke qui dit que la capitale gastronomique du monde connu est Bologne, en Italie. Ce qu'il n'a pas dit, c'est que c'est également la capitale de l'élégance. Et voici ma définition de l'élégance :

D'abord de l'élégance féminine. - Permettez que je sois vulgaire :

Une femme élégante, c'est une femme de qui - elle aura beau porter la jupe la plus courte - on ne verra jamais les sous-sous-vêtements en lui ouvrant la porte pour la faire descendre 150 fois d'une voiture.

Je n'en ai connues, dans toute mon existence, que trois et je suis certain qu'avoir ouvert la porte de la reine d'Angleterre que ce nombre ne serait pas passé à quatre.

Et puis y'a l'élégance masculine :

C'est celle du bonhomme à qui on pourra servir 20 vodkas et qui attendra d'être rendu chez lui avant de tomber par terre.

Simon

(1) Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? (Première lettre de saint Paul aux Corinthiens  - Chap. 15, verset 55)

(2) "And yes you can have it all : my empire of dirt." (Nine Inch Nails)

(3) C'est qu'elle fait partie des trois mentionnées plus loin !

 


Modernity and education

I was skimming through the dollar ($) bin of a new-and-used book store the other day (I always do) and was surprised to find boxed hard cover editions of philosophical essays on Hume, Leconte, Nietsche, Plato, Socrates (and others) which,of course never made it to the best sellers' list but still... Who knows ? They might make it in the 50 cents bin.

It reminded me of an argument which I once had with a bookstore owner who was complaining that "today, as long as you have good advertising, you can sell just about anything". Told him that even if I gave him a one million $ budget, he wouldn't be able to sell a thousand copies of an [obscure] 16th Century philosopher , that books had to have a certain appeal or qualities like : "easy to read", "no blantate controveries" ; that people, after reading it would think themselves intelligent, superior to the masses ; that they would be sure to have good taste (and so on). Which, of course, left out Thomas Carlyle, the writer to whom this edtion of Le Castor™ is dedicated...

On my way back, I thought of a running gag, at this University, about the ancient Roman history teachers who wanted to go on strike or, at the very least, wanted their salary raised because, after the SECOND and THIRD Punic war, they had to add them to their curriculum, having had already enough problems with the FIRST and what had preceded THAT...

It brought to mind what we should be teaching our kids nowadays.

T'was Simon Popp, I believe, that reminded me not too long ago that, fifty years ago, electronic calculators did not exist, nor cell phones, nor photocopiers, nor fax machines nor, obviously, personal computers, tablets and whatever. - "Oh, he said, we had slide rules and logarithm tables, and teletypes."

Yeap, fifty years ago - at least where I was raised - people didn't pay much attention to time zones, 10 digits telephone numbers ; color tv didn't exist nor CNN (well, at least that was a blessing).

Fifty - no : eighty - percent of the people one knew at the time didn't have a car and some of them were thinking of, perhaps, buying a refrigerator.

I'm not that old and you wouldn't believe how many people I have meet in my lifetime who were totally illetrate or never did go beyond half a mile from where they lived...

Which bring me back to what we have to teach to our kids. Particularly what I should teach to my kids...

As you know, I have four lovely children : Albert, born in 1991, Marie, born in 1993, Léon, born in 1994 and Mycroft who will be 12 years old in a couple of months.

I have no problem with Albert who seems to be the spitting image of his grandfather. He is curious about everything, methodological and very intelligent. Marie, well, she's a bit of an outcast amongst her friends being, like her mother - what can I say ? - prudish (?). Leon will probably become a sports professional. As to Mycroft...

Mycroft is a bit of a poet but what can we really predict about our children ? They have minds of their own and you might influence them, make them think differently, but essentially, they have a destiny in front of them and it is theirs.

Don't know how many times I told myself how little did I have a choice on my own. I married a wonderful woman whom I meet by accident. Worked in thousands of jobs before I got where I'm at, right now. Lived thousands of dreams. Thought I was invicible. That I would live to see the collapse of our galaxy.

And there I am. With a 23 years old son, a 21 years old daughter, a 20 years old another son and a child about to hit puberty who's about to turn 12 years.

And a wife who is one year younger than myself and about whom, I think, I would be lost if she disappeared.

What can I teach my and her kids ?

I know :

First thing : curiosity. That will always keep you happy.

Second : good manners. You wouldn't believe how far that will get you in life.

And thirdly : dancing. Why not ?

The rest, they'll learn the way I did. I guess.

Have a happy day,

Copernique

 
 

Les vacances

Le cauchemar de tout couple qui a des enfants.

Je ne peux pas, comme un de mes voisins - celui avec la Mercedes et une tondeuse à gazon qui vaut plus que ma voiture - m'endeter d'années en années pour offrir à mes enfants des vacances sur le bord de la mer. Je pourrais (cartes de crédit, hypothèques, emprunt divers) leur payer cela (et même plus), mais c'est contre ma religion.

On m'a parlé de camping, sauf que j'ai de la difficulté à planter un clou. Alors, vous vous imaginez le massacre face à une tente...

Alors, cette année, avec des bouts de bois ramassés ici et là, et avec leur aide, nous avons décidé de construire une addition à l'addition de l'addition de notre poudrière où ils seront chez eux. Deux pièces : une pour les gars, une pour les filles.

Hier, j'ai quasi pleurer en les regardant dessiner des plans.

L'art d'être un père.

A+.

Jeff

 

Texte choisi

"I, being born a woman and distressed 
By all the needs and notions of my kind,
Am urged by your propinquity to find
Your person fair, and feel a certain zest
To bear your body's weight upon my breast:
So subtly is the fume of life designed,
To clarify the pulse and cloud the mind,
And leave me once again undone, possessed.
Think not for this, however, the poor treason
Of my stout blood against my staggering brain,
I shall remember you with love, or season
My scorn wtih pity, -- let me make it plain:
I find this frenzy insufficient reason
For conversation when we meet again.

    Tradaptation :

"Née femme,
Avec tous les besoins et toutes les particularités de mon sexe,
Il a bien fallu que je succombe à vos charmes.
Je n'ai pu vous résister.
Et oui, j'ai eu un immense bonheur à sentir votre corps contre le mien.
Et me retrouver, le lendemain, encore une fois,
Satisfaite, mais toujours seule.
Le corps doit exulter parfois.
N'allez cependant jamais penser
Que mon égarement d'un soir,
Que ce que je vous ai pris et pour ce que je vous ai donné
Soient des raisons suffisantes pour m'adresser la parole...

Lorsque nous nous rencontrerons à nouveau."

***

   Commentaires

Je suis, j'ai toujours été et je serai toujours inflexible sur ce point - intraitable même, intransigeante, entêtée, catégorique et inébranlable :

Les poèmes ne devraient jamais être traduits.

Pourquoi ? Parce qu'un poème est une forme littéraire qui comprend deux éléments :

  1. Un thème.

  2. Et la façon dont il est exprimé.

Et si l'on peut exprimer en latin son bonheur, dans un champ, à l'époque d'Auguste (Virgile), c'est avec une autre musique que l'on doit parler de ses amours, en 1940, à Paris (Aragon).

Relisez le poème ci-dessus et notez, par exemple, le mot " propinquity". Edna aurait tout aussi bien pu écrire "proximity", "nearness", "kinship"..., mais non : elle a écrit "propinquity" dans lequel l'on entend presque le "ding" d'une sonette, i.e. : il est passé à côté d'elle et à ce "ding", ellle n'a pas pu résister.

Maintenant, traduisez-moi ça en français.

Dans sa seizième chronique, Copermique donne deux exemples frappants de ce qu'une langue peut apporter à la poésie.:

1 - De Shakespeare (Henry VI) :

We mourn in black: why mourn we not in blood ?

2 - De Racine (Phèdre) :

Ariane, ma sœur, de quel amour blessée,
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée.

Pour les non-anglophones, les non-francophones, l'on peut toujours résumer le fond, le thème général d'un poème, mais le traduire ? Jamais.

Le tradaptater (l'expression est de Paul [Dubé], je crois), ça peut aller.

Fawzi

 

Souvenirs

Plusieurs messages depuis quelque temps :

"Je ne pense pas comme ça."

"Je ne suis pas d'accord avec votre [ta] vision des t-shirts et des jeans."

"Je ne suis pas jalouse. (Parce que j'avais osé répondre.) Je dis la même chose que d’habitude : ce ne sont pas les propos d’une femme de ma génération, la mienne."

"Nous ne sommes pas toutes des victimes... ni des dévergondées... ni seules."

(Cette dernière remarque étant, je crois, plus destinée à Simon Popp, mais...)

Je vais vous dire quelque chose :

Je travaille dans un édifice où il y a 30 femmes pour chaque homme - peut-être 20, je n'ai pas compté. Je ne sais pas pourquoi, mais il semblerait que les "jobs de bureau" n'attirent plus les hommes depuis quelques années. - Tant pis : ça nous donnera plus de possibilités de carrière à nous autres, les filles.

Certaines sont très belles, d'autres moins. Certaines sont grosses, d'autres maigres. Certaines savent mettre en valeur leurs "appâts", d'autres pas du tout. Certaines ont vu Paris et sa tour Eiffel, d'autres, uniquement les plages du Nouveau Brunswick. Certaines ont un chum, d'autres pas. Certaines connaissent les bars "à la Thursday's", d'autres "Chez Ti-Paul", en route vers Burlington (Vermont). Certaines ont une virginité à faire peur, d'autres qui sont "prêtes à tout".

Pas une qui se "contente" d'un chum comme le mien...

- Faudrait qu'un jour je vous raconte l'histoire - les histoires - de certaines d'entre-elles.

Je ne suis pas Simone de Beauvoir. C'est ce que m'ont dit le Professeur et Monsieur Pérec quand ils m'ont demandé de rédiger une chronique dans leur, déjà très lu, Castor™.

M'ont dit de me laisser aller.

C'est ce que je fais.

Et, à chaque fois que je tape sur mon clavier la chronique "qui s'en vient", je me dis une chose :

Je n'essairai pas de tenir "les propos d’une femme de ma génération" (je cite un des messages ci-dessus), mais bien ceux de ce que je suis.

Et puis ma génération, qu'est-ce que c'est ?

Je sursaute, comme le fait encore ma mère, ma voisine, mes collègues au travail et comme le faisait ma grand-mère, quand j'entends les hommes dirent que "les femmes sont comme ceci ou cela" ou "qu'elles pensent toutes de la même façon.". Qu'est-ce que je voulez qu'on vous réponde ? - Oui, nous sommes toutes semblables. Humeurs changeantes, toujours inquiètes, toujours sur le bord de pleurer (attention quand même : autant de joie que de peine). Vieillir nous désespère. Nous ne comprenons rien aux hommes et ne les voyons que regarder les jeunes aux corps admirables et quand, le lendemain, nous voyons un ride apparaître sur notre visage, nous nous demandons ce qui va nous arriver.

Ma génération ? On nous a enseigné à ne pas nous en faire, à foncer, à vous traiter, vous les hommes, d'égal à égal, mais vous savez ce que c'est, vous, que d'accepter de monter dans une auto avec quelqu'un qu'on connaît à peine et qui nous amènera... là "où ce sera une surprise" ? (Quand vous avez connu deux, trois, cinq, dix filles qui ont eu de très mauvaises expériences avec ces "surprises"...)

Et vous voudriez que nous soyons gentilles tout en étant séduisantes en même temps ?

Je ne connais pas toutes les filles de ma génération, mais je peux vous dire que j'ai eu peur souvent ; que, dans l'édifice où j'habite, il m'arrive parfois d'être contente de me retrouver, saine et sauve, dans mon appartement après avoir pris l'acenseur avec un voisin que je ne connais pas.

George

 

They All Played Ragtime
(Du titre d'un volume de Rudi Blesh et d'Harriet Janis, paru en 1950)

Au numéro 190 de cette série (page 4), j'ai inséré une composition de Scott Joplin, joué au piano par Dick Hyman. Il s'agissait de "Reflection Rag" contenant cinq thèmes et qui n'a été publiée qu'après sa mort (en 1914). - Je l'ai retrouvée, l'autre jour, mais en visuel, sur YouTube, jouée par un bonhomme qui mérite un grand détour.

Taper tout simplement "Cory Hall" dans Google ou dans Youtube.

Le lien pour l'interprétation par cet interprète de ce "Reflection Rag" est le suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=pqgvxU9ujGQ

Ci-dessous un lien vers une copie en mp3.

Pour les spécialistes (!) :

La première des rags publiées de Scott Joplin ne fut pas, comme on le souligne trop souvent "Maple Leaf Rag" qui fut son plus grand succès (plus d'un million de ventes en petits formats) mais bien "Original Rags" (sic) qui, comme la dernière ("Reflection Rag" publiée après sa mort), contient non pas les quatre thèmes habituels d'une rag classique, jouée dans l'ordre AA-BB-A-CC-DD mais cinq qui, en principe, devait être joués AA-BB-A-CC-DD-EE.

Cest ce qui est arrivé à "Reflection Rag" dont le contenu n'a pas été mis dans l'ordre par Joplin, mais par son éditeur à partir de thèmes retrouvés dans ses manuscrits.

"Original Rags", par contre, a bel et bien été écrit tel quel par Joplin mais avec deux caractéristiques inhabituels : celui d'une introduction qu'on retrouve, lors de sa répétition, précédé par une modulation, c'est-à-dire comme ceci : Introduction-A-A-B-B-C-C-modulation-A-D-D-E-E.

Paul



Cory Hall - Scott Joplin - Original Rags

        

  P.-S. :

Mais puisque je vous parle de YouTube, faites un détour et allez voir la magnifique beauté dont le nom suit, jouant l'une des fantaisies impromptues de Chopin. Son nom ? Valentina Igoshina, née en 1978, à Bryansk (Russie), qui, en 1993, à l'âge de 14 ans, obtint le premier prix d'interprétation du prestigieux Concours Artur Rubinstein à Bydgoszcz, en Pologne et qui récidiva, à 18 ans, au concours international de Rachmaninov, à Moscou. Grande carrière internationale en cours.

Un véritable délice à voir et à entendre.

https://www.youtube.com/watch?v=qa0Z6g1XJkU

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Pour nos enregistrements (en ordre inverse de leur publication), cliquez ICI.



 

Book Review - Notes de lectures

   On Readers
  
(Way beyond books)

I have a "Reader".  You know : the sort of gadget that wheighs less than a pocket book but can hold a thousand of them. I also have a mini-computer, slightly larger, but it can hold ten thousand books, plus films, documentaries and assorted files including every picture ever taken of my children. Haven't gone into tablets yet. Reason for this is that I hated that salesman (that's all he was) who died not too long ago and about whom everybody says he "revolutionized" the world. - Hell, all he said was to a bunch of engineers : "I have four thousand recordings at home and I want you to fit them into one gadget". Then he went selling on millions of them. Then he turned to telephones, selling godzillions of those, in six copies, at $600 a piece. That was before he decided going into more fragile objects on which you could look and listen to films (that he and his pals wanted you to buy) but with which you could communicate with your mother-in-law a thousand miles away. They started at $1,000+.

Samsung came along with better and cheaper products, with the resulting court trials and so on.

In the meatime, "Readers" came out. Totally idiotic. Imagine : downloading free books and reading them anywhere you want : in your living-room, on park benches (at four in the morning), in restaurants, even in bars and parked cars.

Somebody didn't like that. So they created something called "DMR", "DWB", "DRM" (the anagram keeps changing) which is a way of having you pay for a book but can only download it and read on only one of your "gadgets". I.e. : you download it into your iphone, Samsung tablet or your computer but can't transfer it from one of them to the other. Like buying a book (paperback) and only be allowed to read in it your living-room, never be able to lend it or even give it to a friend once you've read it.

Within days, of course, programmers were at work to remove these markings but still...

I used to buy books. Lots of them. I don't anymore. I find them on the Internet. The books I read are of have been copyrights-free for years. I download them into my "Reader" and say to myself : "The hell with publishers, printers and Steve Jobs."

Thing is : more authors were emprisonned, condemned, killed, decapitated, hanged or banned than all of them.

Pretty Poppish opinion, wasn't that ?

Wait until I start saying what I think about films where actors are paid a king's ransom to put on an ordinary performances.

Copernique

 

Le Courrier

   Pour nous écrire :

Le nom (seulement) de nos chroniqueurs (Perec, Popp, Matshall, etc.) suivi de @udenap.org.

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Réponses diverses :

M. Frédéric Fishbone - Ville Le Moyne, Québec

Page 989 du 28e volume de l'"Abrégé de l'histoire des Templiers" par Sygmond Le Tellier et Johanne Rochemenier (Éditions Sopo-Ryfique, Lausanne - 1986-1971).

M. Jimm Crawford - Wolverhampton, U.K.

Exact : la plupart des ours polaires sont gauchers.

Ms. Jennifer Longbow - Thurso, Arizona

Ms. Longbow, désolé de vous contredire, mais le mot Rome désigne au minimum un village ou une ville sur tous les continents.

Ms. Mimi - Du pub "Burgundy Lion", rue Notre-Dame, Montréal

Léonard de Vinci est, en effet, celui qui a inventé les ciseaux.

M. Hohn Wilkins (Major) - St-Céans (Var)

Jethro Tull : 1774-1774 et 1947- .

                    

M. Ludmilda Chevrier - Longueuil, Québec

Si vous avez dans vos poches trois pièces de 25 cents, quatre pièces de dix cents et quatre cents, un total de 1,19$, vous avez peut-être de quoi vous payer un café mais vous ne pourrez pas faire la monnaie pour un dollar.

M. Fennimore Troloppe - Warwick, Australie

Le mot anglais flink désigne un troupeau de douze vaches. Il est d'originie néerlandaise tout comme le mot vrac.

Master Francis Durocher - Burlington, Vermont

L'ENIAC de 1949, un des premiers ordinateurs, avait un volume équivalent à quelque 18 maisons unifamiliales. Sa puissance était inférieure à n'importe quel téléphone intelligent de nos jours. Les premiers hommes à se rendre sur la lune avaient, à bord de leurs navettes, un ordinateur de la puissance d'un VIC-20.

M. Jonathan Leuvrette - Paris 9e, France

Il est plus que probable que vous trouviez de l'Americanium - 241dans vos détecteurs de fumée.

M. Roger Bontemps - Louvain, Belgique

Ethernet est une marque de commerce qui appartient à Xerox. Unix en est une autre qui appartient à AT&T.

M. Raymald Lecoulpte - Phoenix, Arizona

Thomas Sullivan, en 1908.

M. Armand Chevalier - London SW1, UK

Non, il n'y a pas de rues ni de ruelles dans le village néerlandais de Giethoorn .

M. James Filion - St-Césaire, Québec

La plus longue performance musicale de l'histoire se déroule présentement dans l'église de Saint-Burchardi à Halberstadt en Allemagne. Il s'agit de "Organ ² / la ASLSP" (As Slow As Possible ou le plus lent possible) de John Cage dont le début a eu lieu le 5 septembre 2001 et qui devrait normalement se terminer à la fin de 2640 La dernière fois qu'on en a changé la note de base fut en octobre 2013 ; la prochaine modification n'aura lieu qu'en l'an 2020.

Ms Edna Turner - Vancouver, B.C.

Non, Madame, Vladimir Nabokov n'a pas dessiné le smiley. Ni Francis Drake, d'ailleurs.

M. Rémi Duval - Luxembourg, Luxemembourg

En Laponie, au cours de la nuit du 25 novembre au 16 janvier.

 
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Cette édition du Castor est dédiée à :

Thomas Carlyle
(1795-1881)

(Photo en provenance du site : http://aruba-daily.com/)

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"I have been a child. Then a soldier. Then I sold insurance. Then I went crazy. Then I became a student, a nurse, a husband, a father. Each stage led to the next, but I couldn't remember the bridges."

("J'ai été un enfant. Puis un soldat. Puis un courtier d'assurances. Puis je suis devenu fou. Ensuite, je suis devenu un étudiant, un infirmier, un mari, un père. Chaque étape me conduisit à la suivante, mais je ne pouvais pas me rappeler les ponts.")

(David Allan Cates - Rubber Boy - Glimmer Train Revue - Spring of 2009 - Issue 70)

 

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