Volume XXIV, n° 8 Le seul hebdomadaire de la région publiée une fois par mois 3 février 2014

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de sesinternautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, à chaque semaine et, depuis le 2 décembre 2013, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

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Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

 

 
Le sept janvier dernier, le site de l'Université de Napierville a accueilli son sept millionème (note1) visiteur depuis son ouverture dont il allait célébrer son treizième anniversaire cinq jours plus tard, mais les statistiques sont trompeuses :

Combien de fois certains "réguliers" ont-ils consulté ses pages sur Toulouse Lautrec ou sur la date de Pâques, combien de lecteurs suivent-ils nos ébats sur son principal organe de diffusion dont la présente édition du Castor™ en est à sa trois cent vingt et unième édition ? Nul ne sait.

Combien de fois, votre serviteur est-il, lui-même revenu relire un article rédigé par un de ses chroniqueurs ?

Qui n'est pas venu écouter pour la enième (note 2) fois un des deux cent quatre dix (note 3) enregistrementsque notre disk-jockey a mis à la disposition de tous depuis le dix-sept janvier 2005 ?

Comment répartir adéquatement les lecteurs de ce site de ceux de ses sous-sites sur la Chanson française de 1870 à 1945 (un de ses plus populaires), sur la Musique traditionnelle canadienne-française ou sur Robert Desnos ?

Il aurait fallu au départ, pour tenir le compte des membres de la masse si fine et si intelligente qui allaient nous visiter, installer, des compteurs sur toutes nos pages, mais nous avions, à ce moment-là, trop peu de vision pour ce faire.

À ce sept millionème visiteur qui, au demeurant, fut anonyme, nos sincères remerciements.

***

Quant au sujet du jour, la laïcité, l'UdeNap n'a qu'un principe, toujours le même, depuis sa fondation :

Sur son campus, on ne devrait jamais être en mesure de reconnaître la religion d'une personne.

***

Nous vous souhaitons bonne semaine et bonne lecture.

Obédieusement vôtre,

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville

Note 1 : Attention aux vérificateurs de vocabulaires qui ont tendance à écrire "million" avec un seul "l".

Note 2 : On peut écrire "nième" ou "enième".

Note 3 : Certains mettraient, entre chaque chiffre, un trait-d'union.


 



À ceux qui se lèvent tôt...

Quelqu'un me demandait l'autre jour comment je pouvais, le midi, prendre un, deux et parfois même trois verres de "boissons distillées", accompagnés, également parfois, d'une demi-bouteille de vin, et ensuite retourner au travail.

Une question piège comme celle de mon épouse qui m'a demandé, il y a longtemps, comment je faisais pour dire autant de bêtises dans une seule journée.

La réponse est simple : je me lève de bonne heure.

Et puis je ne travaille pas l'après-midi. Enfin : j'essaye.

Quand il est midi, pour moi, il est à peu près dix-sept, dix-huit heures pour la plupart des - j'allais écrire "collègues", mais je n'en ai plus -, pour la plupart, donc, des gens que j'ai vu régulièrement rentrer au Dragon Basané vers ces heures-là pour prendre un apéro et même deux ou trois, avant d'entreprendre la longue route qui les mènera chez eux, une, deux ou trois heures plus tard, au moment où je m'apprête à me mettre au lit.

Vieille habitude héritée du temps où, jeune (car j'ai déjà été jeune), je devais transiger avec des clients à Londres ou à Paris, clients qu'il fallait rejoindre avant leurs midis car, si jamais vous avez eu affaire avec des clients du vieux continent, vous savez très bien qu'après leurs deux heures de l'après-midi, ils sont rarement en état de prendre de graves décisions.

C'est ainsi que j'ai appris à me lever à quatre, cinq heures du matin pour en arriver, aujourd'hui, parce que j'ai de moins en moins de besoin de sommeil, à me lever vers deux ou trois heures. Dois-je rajouter que si un film, à la télé, débute à neuf heures du soir, je n'en vois jamais la fin ? - D'ailleurs, je n'ai plus de télé. - Payez un fournisseur pour ne pas regarder les émissions qu'il diffusait a fini par me rendre un peu nerveux.

"Mais qu'est-ce que tu fou' à deux heures du matin ?" me demandait un de mes amis il n'y a pas très longtemps.

Je lis, je regarde des docus sur Internet, je m'occupe de ma correspondance, je prépare ma journée...

Et je joue avec le chat.

Je me demandais, justement, depuis que j'ai pris ma retraite, si j'allais changer mes habitudes.

Eh bien non.

Depuis un mois, je ne vis que la nuit. Le reste du temps, je fais acte de présence. Si vous désirez me voir, autant m'inviter à un petit déjeuner, de préférence à sept heures du matin.

Je n'en suis pas au stade, à l'inverse d'Oscar Wilde qui disait, quand on voulait lui donner rendez-vous à neuf heures du matin, "qu'il ne veillait jamais si tard que cela", mais pas loin.

Cinq heures de l'après-midi, pour moi, c'est très tard.

D'un autre côté, j'ai appris que, rentrer à jeun, dans un bar à deux heures et demie du matin, est d'un grand charme : les belles filles et femmes qui ont refusé toutes les avances depuis qu'elles sont là ou, à qui on n'en a pas faites parce qu'elles étaient trop belles, sont toujours là.

Et puis vous pouvez toujours apporter des croissants chauds au personnel. 'Vont vous adorer.

Simon

u'elle
 


An open letter to my Canadian unilingual English-speaking friends :

Ever heard this ?

- The treatment he had had had had no effect...

- What ? Four " had"s , one after the other ?

- Makes sense doesn't it ?

- I guess so but you can't have more than four "had's" in the same sentence...

- Why not ? Why not a fifth and a sixth ? Something like this :

"Had the treatment he had had had had no effect, he would have had to ..."

(The Compleat Grammarist, Ferry & Ross, London, 1902)

In French and any other language, I guess, the equivalent exists. Here's one of them, in French precisely, but more on a rather unusual way of writing certain words :

"Mon veau vaut vos veaux."

... which, translated in English, means : "My calf is worth your calfs.", that is, if spelled correctly : "calves".

(Unknown origin)

And there's always this that always made me laugh when I was a kid :

"The witch to which I went was witchier than the whitch to which you went."

Three of the many examples of language curiosities. Try this fourth one, but seriously :

"A rough-coated, dough-faced, thoughtful ploughman strode through the streets of Scarborough; but after falling into a slough, he coughed."

Did you recognize the various ways "ough" had to be pronounced ?

Here are a few more examples (thank you, Marie) :

  • The bandage was wound around the wound.
  • A farm is used to produce produce.
  • The soldier decided to desert his dessert in the desert.
  • Since there is no time like the present, he thought it was time to present the present.
  • When shot at it, the dove dove into the bushes.
  • I did not object to the object.
  • The insurance was invalid for the invalid.
  • They were too close to the door to close it.
  • Upon seeing the tear in the painting the painter shed a tear.
  • They had to subject the subject to a series of tests.

And :

There is no egg in eggplant, nor ham in hamburger; neither apple nor pine in pineapple. English muffins weren't invented in England nor French fries in France . Sweetmeats are candies while sweetbreads, which aren't sweet, are meat. Quicksand can work slowly, boxing rings are square and a guinea pig is neither from Guinea nor is it a pig...

Now the reason I brought all this up is to demonstrate to you, my unilingual English-speaking Canadians, how difficult it is to learn English when you hear and read it for the first time.

So here's my open letter to you :

I have heard your arguments over the years concerning French (as a language), the main one being that French Canadians ought to speak the language of the majority, that is yours or English. - I won't question that, culturally or otherwise, except to point out that, as a first language, 765 million people speak English throughout the world as opposed to 1 billion, 26 million who speak Mandarin Chinese or 846 million who speak either Spanish or Hindi (not to mention Urdu, Punjabi or Sindhi).

As a secondary language, I'll concede anytime that English is the most widely spoken language in the world, and the most widely taught foreign language which is why - I haven't found reliable statistics on this - there is between 34 and 49% of us, French Canadians, who do speak some form of English. - That sort of arguments, you will agree, could go on for days.

As for your second argument, the one I just briefly demonstrated in English, that French is a very difficult language to learn, you should be glad to have learned, or "learnt", it in your childhood because, to anybody who has had to speak or write in English (as a second language), say after their tenth birthday or so, it invariably appears to be a totally foreign language, particularly at the writing level.

Written English, compared to French tense sequencing ("concordance des temps") which most of us, French Canadians, again - and I'll add French speaking people as a whole - have difficulties to master, has similar absurd or totally senseless rules.

Take the plurals of your words :

The general rule is to add an "s" at the end of a word isn't it ? I.e. : cat becomes cats, screen becomes screens, cup becomes cups, etc..

How about adding "es" ? Glasses for glass, arches for arch...

Or "ies" ? Activities for activity, batteries for battery, dropping along the "y" while keeping in laneways, chimneys, boys and assorted 560 other words.

Unfortunately, to these three simple rules, there are hundred of exceptions : the plural of box might be boxes but for ox, it's oxen, that of  boot is boots but for foot, it's feet. House is simple : houses, but for mouse, it's mice. And then there is geese for goose... all the way down to the simplest of them all : men for man (same for woman) although the plural of pan is pans.

Try to learn that in four easy lessons.

I would venture to say this :

Speaking English or learning how to express your needs or emotions in English is, basically, less complicated than it is in French as long as you don't go into poetry. - My humble opinion -. It was explained to me, years ago, that contrarily to French and a lot of other languages, it does not combine words but groups of words.

Let me give you an example :

The two word expression "Sit down" can be incorporated in dozens of sentences with different meanings : "Sit down [here or there].", "You should sit down.", "We had to sit down.", "Why don't you sit down ?", etc. (not to mention Shakespeare's "Sit you down."),

In French, we not only have to use different words but, occasionally, we even have two varieties :

English French 1 French 2
     
Sit down
Assoyez-vous
Asseyez-vous
You should sit down
Vous devriez vous asseoir
Same as French 1
We had to sit down
Il fallait que nous nous assisions.
Same as French 1
Why don't you sit down ?
Pourquoi vous ne vous assoyez pas ?
Pourquoi vous ne vous asseyez pas ?

It explains why, within weeks, a foreigner can have gathered enough of these combinations to get along with less than a thousand words. - In French, I wouldn't be so sure, although I once meet a man whose vocabulary didn't extend beyond 500 words.

But, when it comes to writing in either French or English, things become very complicated. Let me illustrate this (in English of course) :

Words that are ends, verbally, in "tel", are sometimes written using "tle" : gentle and turtle.

"Ch", like in "church" sometimes are pronouced as a "k", no ? Try monarchy.

Words also have letters that are sometimes pronounced, sometimes not : "b" for example, in doubt and debt ; the "t" in : ought, thought (which rhymes with "taught") ; or the letter "l" : could, should, would (the later not to be confused with "wood").

Now, if you really want to go into real oddities, you should try names of UK villages and towns. Here are a few followed by their real pronunciation :

- Featherstonehaugh > Fenshaw (I mentioned that one before)
- Woolsfadisworthy > Woolsery
- Cholmondesley > Chumley
- Gloucester > Gloster
- Knaresborough > Nairsbruch.

But then, there are exception to this sort of rule which implies than long names have to be shortened :

- Edinburg, for example, is strechted into Edinborough

Which brings me to the Beauchamp tower (part of the London Tower) : a great one because it is French in origin, yet, it is pronounced "Beechamp".

And then "shire" which, if one is coming on from the North, is pronouced like "Shi-e-re" but, coming in from the South remains "sheer"...

All sorts of other curiosities :

- Why a "pair" of pants ? or a "pair" of scisors ?

- The past tense of "dream", which rymes with "reem" but also said to be "dreamt" which rhymes with attempt and contempt

- What about a word such as clip which has two opposite meanings : one clips things together, no ? Hence the word paperclips ? But we also also clip our nails, don't we ?

- Why do English Bibles, even in modern editions, insist on using "ye" and "thou" ?

- Musn't in Southern parts of the United Sates is a no-no but shouldn't isn't while most of the people living on the Northern Pacific coast rarely use contractions.

- When was the last time you heard shall ?

See what I mean by English not being an easy language ?

One last thing :

Ever heard of the "Oxford comma" or a the "serial comma". - It is a comma used before "and" in the last item in a sentence. For example: "I drink coffee, tea, and wine." - Perfect English : it is Oxfordian.

In other words, please don't use as an excuse the fact that French is a difficult language to learn.

You're insulting your own intelligence.

But do keep on filling those forms, as you have been doing for years, for your rights... by filling them out.

My usual meanderings

Learned a new expression last week. A rather unusual combination of words with a very contemporary cognotation. It, however, appeared in print in 1829. It is : "Literary pimps." - Yes : "pimps", the definition of which, according to most dictionaries is : "Men who control prostitutes and arrange clients for them, taking a percentage of their earnings in return." You'll find it in section number 80 of a second letter written by William Cobbett (1763-1835) as Advice(s) to Young Men and (incidentally) to Young Women in the Middle and Higher Ranks of Life, which he published in the aforementioned year and which is readdily available on Project Gutenberg (http://en.wikipedia.org/wiki/Project_Gutenberg), an unbelievable source of books written by obscure or forgotten writers.

He, Corbett, used it in an unusual context wherein he encourage his yound read to stay "aloof" of literary critics who, in his opinion, were "debauching" (sic) the minds of people or endeavouring to do so by suggesting books which were vulgar (or words to that effect).

Copernique

P.-S. - Thanks to Frank T*** for remembering me the names of Pierre-Simon de Laplace (1749-1827) and William Farr (1807–1883) in connection with statistics following my mentioning Blaise Pascal (1623-1662), Pierre de Fermat (1601 or 1607-1665) and Chistiaan Huygens (1629-1695) in my previous column.

 

Oisive jeuness à tout asservie...

Oui, je sais, je suis beaucoup trop jeune pour donner des conseils, mais je suis convaincu d'une chose que Copernique Marshall m'a dite plusieurs fois et que j'ai entendue de la bouche de M. Simon Popp et même du Professeur : que ce qui nous a rendus heureux à vingt ans, nous rendra heureux toute notre vie.

J'aimais les beaux meubles quand j'étais jeune ; et j'aimais lire. À vingt-trois ans, quand j'ai épousé Élyanne, je l'aimais et je l'aime encore. Elle a changé, forcément. Moi aussi d'ailleurs, mais par la grâce de dieu-sait-qui, j'aime toujours les beaux meubles, j'aime toujours lire et j'aime toujours Élyanne pour, dans son cas, une raison très simple : nous sommes restés unis. Peut-être est-ce le fait que nous ne nous sommes jamais véritablement quittés. - J'en ai déjà parlé à propos d'un couple célèbre : Wyatt Earp et Josephine Marcus (*), mais je vois, autour de moi, autour de nous deux, des amis, des couples qui se séparent. Parfois, je reste ami avec lui et Élyanne avec elle, mais il y a une brisure que nous n'arrivons pas à comprendre.

Je les regarde, elle et lui, je les étudie, je me pose des questions et ne cesse de voir qu'une seule cause pour leur séparation, deux et même peut-être trois, mais qui me semble être toujours la même :

  • L'éloignement.- Elle a été de plus en plus préoccupée par sa carrière et lui, a été trop souvent absent, en d'innombrables voyages pour ses affaires.

  • La recherche d'"autres choses" que la vie familiale dans un pavillon de banlieue avec deux autos, le jardin à aménager et les voisins à supporter.

Mais la principale, à mon avis est :

  • L'illusion de se sentir devenir mutuellement quelqu'un d'autre.

Oui, de la hauteur de mes trente-six ans - bientôt trente-sept -, je sens bien que j'"évolue", que je "change", que je deviens, au fur et à mesure que les années s'accumulent (qu'est-ce que ce sera quand j'en aurai soixante-dix!) quelqu'un de différent, que je ne suis plus le jeune fringant que j'étais à vingt-trois ans ans, mais, dans le fin fond de moi-même, il y a une chose qui ne cesse de me dire que je suis toujours le même, que je n'ai pas changé ; que, ce que je disais au début, ce qui me rendait heureux à cet âge-là me rend toujours heureux et que je n'ai pas trouvé d'autres "bonheurs".

Les enfants m'ont fait vieillir, m'ont fait réaliser que j'étais, par rapport à eux, un bonhomme considérablement avancé en âge, mais je crois que s'il me revoyait, aujourd'hui, à l'âge où je me suis marié, ils me reconnaîtraient facilement.

La question est : vont-ils me reconnaître dans vingt, trente ans ? - Je crois que oui. Si je ne fais pas trop de folies, si je ne m'embarque pas dans des projets qui n'auront ni queue, ni tête.

En d'autres mots, je crois que je suis ce que je suis et que je ne serai jamais une autre personne.

Ce soir, tiens, je vais amener Élyanne au restaurant... et, curieusement, je pense que je vais être aussi gauche que la première fois où nous sommes sortis ensemble.

A+.

Jeff

(*) Chronique no. 15 - 12 novembre 2012 (Note de l'éditeur)

 

ABC

Sommes-nous si mal bâties qu'il nous faille, à nous les filles, essayer trente paires de jeans avant d'en trouver une qui nous convienne ?

Je rageais l'autre jour, quand j'ai vu mon chum rentrer chez Costco et s'acheter trois paires de jeans sans en essayer une seule. "Ben quoi ? qu'il m'a dit. C'est tant pour la taille et tant pour la longueur."

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'en vois tellement si mal attriquées que ça me fait peur. Personnellement, morte, à la morgue, avec des vêtements comme ceux que je vois, de temps en temps, chez les autres, j'aurais honte.

Je ne veux pas concurrencer les top-modèles qui font la richesse des homo-designers, mais, quand même, je ne veux pas passer pour une droguée du bar d'en face ni une fille qui s'est habillée selon les critères de la vitrine du Si-vous-ne-vous-vous-habillez-pas-chez-nous-vous-êtes-une-nulle du quartier huppé de Pointe-Saint-Charles ou du 16e.

Je veux juste être ne pas avoir l'air d'une n'importe quoi et surtout - messieurs, écoutez ! - me faire dire que je suis belle, avec mes cheveux grisonnants (à mon âge).

Qu'on ne compare surtout pas aux jeunes demoiselles du collège où je travaille avec qui, parfois, je me dis que je serais mieux qu'avec les mecs que j'ai connus.

Faut quand même se rendre à l'évidence, mesdames : nous avons des corps qui, même en conservant ce que nous avons de mieux, deviennent, avec l'âge, de plus en plus difficiles à revêtir.

Chez l'une de mes amies, ce sont les seins qui rapetissent, chez une autre, ce sont les hanches qui semblent vouloir se répandre au-delà d'un fauteuil Voltaire : chez moi, j'ai l'impression que tout s'en va dans toutes les directions.

Je me suis sentie insultée, il n'y a pas très longtemps : on m'a pogné une fesse dans un soirée..

Le lendemain, vous savez quoi ? - J'ai été contente qu'on s'intéresse encore à moi.

Mais n'allez pas répéter ça partout.

George

 


Texte choisi

"Ô fils d'Anabaxare ou d'Anacyndaraxe

Tu sentis tes pouvoirs osciller sur leur axe

Lorsque Parameizes le traître introduisait

Arbacès devant qui ta face reluisait

Enduite de céruse, et rasée et fardée,

Soldat qui, pour l'avoir un instant regardée

Plus blanche que le lait, les sourcils adoucis

A te voir commander sous tes folles perruques,

Dans tes robes de femme au milieu des eunuques

Et des chanteuses, qu'en son coeur vint te lécher

Le premier flamboiement du monstrueux bûcher.

 

Cent cinquante lits d'or et des tables pareilles

Disposés en son centre à l'ombrage des treilles

D'émeraudes aux grains de raisins contrefaits,

T'y reçurent avec tes épouses, effets

De pourpre, vêtements somptueux, des myriades

De talents, et du haut de ces vastes estrades

Sans issue, entouré de richesses, d'accords,

De somptuosités, de chevaux et de corps,

D'étoffes, de bijoux, de fleurs et de vaisselles

Dont l'entassement croule et la splendeur ruisselle,

Tu commandas qu'on mit le feu sous cette tour

Qui rougeoya sur plus de quinze nuits. Autour

Le peuple s'étonnait de l'énorme fumée

Qu'exhalait l'édifice, un moment parfumée,

Puis âcre, paraissant dans la brise gémir,

Et qui fut si longtemps avant de s'endormir..."

Robert de Montesquiou - Vivicombrium - Extrait de "Les chauves-souris" (Georges Richard, Paris 1892)

Fawzi

 


     Nostalgie

Accusez-moi de tous les péchés de la terre, de détester le rap à m'en confesser et de ne pas aimer la musique hawaïenne, mais j'ai toujours eu un penchant pour les chansons irréalistes, dignes de l'Oulipo, de Mary Travers, dite "La Bolduc", chansons qui me ramènent des années en arrière (et quand je dis "années", je veux dire "des années").

En voici une :

S'agit d'une chose qu'elle a enregistrée en 1929 et dont un ami m'a remis, de son disque originel, une copie en MP3.

Qui a dit que l'irréalisme était une chose qui échappait à la conscience du peuple ?

Messieurs et Mesdames
Veuillez mexcuser
Si j'parais su'l théâtre aussi mal habillée
Aussi mal(e) vêtue
Je n'ai pas d'argent pour payer.

Johnny Monfarleau passait dans la rue
Avec une punaise qu'était grosse comme un veau
I'a pris sa peau pour en faire un capot:
Hourrah! Pour Johnny Monfarleau.

Avec sa viande, ainsi que ses os,
Je me suis décidée de faire un fricot.
J'ai tout invité: les parents, les amis
Ainsi que Johnny Monfarleau.

Je l'ai vu à Gaspé se promener
Ce pauvre vieux en souliers d'boeufs
Sa tuque de côté, sa ceinture fléchée:
Hourrah! Pour Johnny Monfarleau !

Quand j'étais jeune fille, à la messe de minuit,
Il me m'nait à l'église avec sa jument grise
Sa vieille cariole de peau de buff'lo
Hourrah! Pour Johnny Monfarleau!

Je l'ai vu à New York, par ci,, par là
Il se promène en pyjama
Son tuyau de castor et sa belle canne en or
Hourrah! Pour Johnny Monfarleau!

Depuis l'mois d'octobre, qu'i' est dans les forêts
En costume de bain garni en peau de l'pin
Avec sa garnd'barbe tricotée au crochet
Hourrah! Pour Johnny Monfarleau!


Note :
D'après Lina Remon (Madame Bolduc - Paroles et musique - Guérin, 1983), cette chanson aurait pour titre original L'habit de Johnny McFellow et serait du répertoire anglais.


La Bolduc - Johnny Monfarleau - Étiquette Starr no. 15965

        

P.-S. : Le reclassement de mes presque trois cents enregistrements (diffusés via le Castor au cours des des sept, huit, neuf dernières années) devraient sous peu être terminé.


 

Mr. John Le Coultre - Lambrusca, Italie

Hollande et Pays-Bas (Dutch).

Mr. Kevin Smiley - Valleyfield, Québec

La villa Deodati, en Suisse.

Mrs. Jeannette Laurence Billows - Lancaster, New Hampshire

À neuf heures du matin, le 26 octobre de l'an 400 ans avant Jésus-Christ.

Mr. Maxwell Tretton - St-Louis, Washington

Anaximandre de Millet.

Ms. Sally Donavan - Lauriston Gardens, London, UK

La racine carrée du chiffre deux.

Mr. Jim Prideaux -... UK.

Vanessa, Nancy, Taylor et Martine.

M. Réal Lenôtre - Liré, France

Sont rares, en effet, celles qui ne sont pas prêtes à excuser une de nos moments de folie à condition qu'ils aient été commis alors que nous étions désespérément amoureux d'elle car, nous en sommes convaincus, qu'en général les femmes, dans le sens opposé, considèrent comme un acte de haute trahison tout ce qui va à l'encontre de la souveraineté absolue de leur pouvoir de séduction.

Ms. Rence Terry - Long Island New Yok

Oui, Madame, : une photo vaut mieux que mille démentis.

 

Cette édition du Castor est dédiée à :



Joseph Jefferson "Shoeless Joe" Jackson 
(1887 - 1951)

(Photo en provenance du site www.film-foundation.org)

c

"Dear God ! What is it like in your funny little brains ? - Must be so boring... "

(Sherlock Holmes)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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4 - La direction du Castor™ tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire

 


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