Volume XXIV, n° 5 11 novembre 2013

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il a été, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, chaque semaine et chaue mois (à compter du 2 décembre 2013) - ,sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

 
 

Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

 

  Grave décision.

Soyons sérieux :

Le 25 décembre prochain, l'inestimable recteur de l'Université de Napierville, le très respecté Professeur Marshall aura quatre-vingts ans, de même que... votre serviteur.

Parmi nos chroniqueurs, Simon Popp, a eu soixante-cinq ans, le 30 octobre dernier, tandis que Paul Dubé, aura soixante-et-onze ans le 18 décembre prochain. Les deux nous ont avisé qu'ils diminueront considérablement leurs activités professionnelles, mais qu'ils continueraient à nous soumettre leurs textes destinés à la masse si fine et si intelligente de nos lecteurs, mais peut-être pas bi-hebdomadairement

C'est ainsi que :

Lors de la dernière rencontre des membres-dirigeants du Castor™, il a été décidé qu'à compter de la prochaine édition cet hebdomadaire, grand favori des véritables penseurs, ne sera publié qu'une seule fois par mois et ce, le premier lundi de chaque mois, mais dans un format considérablement modifié. Le Castor™ ne contiendra, en effet, que des écrits littéraires, scientifiques ou d'intérêt général, rédigés par ses présents chroniqueurs et, à l'occasion, par des invités de marque ; plus, évidemment, le courrier.

La prochaine édition du Castor sera donc publié le lundi deux décembre prochain, la suivante, le six janvier de l'an 2014, et ainsi de suite.

Les activités qui continueront de se dérouler de la coutumière façon sur le campus de l'Université ne seront plus annoncées dans cette nouvelle édition, mais les amateurs pourront toujours consulter la liste de ces activités au Centre d'Accueil de l'UdeNap, ruelle des Champs Élysées, ou, au garage ESSO, place du Grand Marshall (demandez Georges).

Nous espérons que ces modifications n'alterneront pas la fidélité de nos lecteurs.

Pour le moment, Messieurs, Dames, vous tenez donc en vos mains le dernier des numéros, déjà imprégé de certaines des modifications ci-dessus mentionnés, de la présente série.

Nous vous souhaitons bonne semaine et bonne lecture.

Obédieusement vôtre,

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville


 



Moi, mes amours...

Comme Monsieur Pérec vient de vous l'annoncer, je viens d'avoir 65 ans. Je dois en être là car, depuis quelque temps, mes amis me soulignent que je commence à perdre mon mordant, que je suis de moins en moins grincheux, plus conciliant et même carrément poli à certains moments.

Comment réagir à ce genre d'insultes ? - Simon Popp qui se transforme en personne aimable ! - Non mais...

Faut dire que ce n'est pas avec le sujet de cette chronique que je vais redorer mon blason car j'ai pensé, aujourd'hui, vous parler d'amour en commençant par vous citer le premier quatrain de la plus belle chanson d'amour que je connaisse. Elle est d'un certain Charles Aznavour :

"Les parois de ma vie sont lisses
  Je m'y accroche mais je glisse
  Lentement vers ma destinée.
  Mourir d'aimer.
"

Oh, et puis, tant qu'à y être, autant en citer la fin :

"Tu es le printemps, moi l'automne
  Ton cœur se prend, le mien se donne
  Et ma route est déjà  tracée.
  Mourir d'aimer,
  Mourir d'aimer,
  Mourir d'aimer...
"

Serge Reggiani y est allé dans le même genre avec une chanson (paroles de Jean Max Rivière , musique de Gérard Bourgeois) :

"Il suffirait de presque rien,
  Peut-être dix années de moins,
  Pour que je te dise
'Je t'aime'.
  Que je te prenne par la main
  Pour t'emmener à Saint-Germain,
  T'offrir un autre café-crème.
"

Éduqué en majeure partie en anglais, je pourrais vous citer des centaines de chansons américaines ayant le même thème (bon d'accord : mettons dix) et dont la signification ne nous devient évidente qu'à partir d'un certain âge. - Il en est ainsi de certains mots ou expressions comme, par exemple, le mot "insolent" qui ne signifie à peu près rien tant et aussi longtemps qu'on n'a pas atteint la vingtaine avancée.

Mais je m'éloigne de mon sujet.

La raison pour laquelle je vous cité ces deux chansons, c'est que je suis en amour, ces temps-ci, avec une jeune dame sauf que tout nous sépare. Y'a d'abord le gabarit : elle est toute petite alors que je suis, à ses côtés, un géant, même si je n'en suis pas un (parlant de "petitesse", voir le post scriptum, à la fin). Et puis y'a l'âge : elle en est à la mi-vingtaine. Alors vous pensez bien : les souvenirs, les connaissances, la culture... Et tandis que je travaille le jour, elle travaille le soir. Elle est étudiante (en architecture) et aide-cusisinière. Sauf qu'elle est belle à couper le souffle et d'une gentillesse indescriptible. Pour la voir, il a fallu que je passe à travers un menu qui, par sa qualité, va me faire prendre quelques, kilos au rythme où ça va. Comme dirait Copernique ; "A hopeless case". - Faut dire que je ne m'attends pas à quoi que ce soit : je me contente de la regarder et de parler de choses et d'autres quand elle a un petit moment de libre.

Son cœur se prend, le mien se donne...

Il y a un certain temps de cela, j'ai été amoureux d'une autre "petite" (mais beaucoup plus grande celle-là) avec qui le problème a été fort différent : c'était celui d'un certain vocabulaire (nous parlions la même langue, mais avec des mots différents) et puis de conception de vie. Elle était sportive alors que je suis casanier. Elle lisait Virginia Wolf, je lisais Julien Green. Elle écoutait les Beatles, j'écoutais Sinatra. Ça a duré le temps que ça a pu durer. Quelques semaines. Un désastre. Une véritable perte. Celle-là, je crois, je l'ai aimée plus que la courante. - Mettons qu'il me serait difficile d'aimer la courante plus que je l'ai aimée, elle,  parce que, au moins, avec l'autre, j'ai échangé plus que des recettes.

Je ne vous raconterai pas d'autres anecdotes de ce genre.

Anecdote ! Je vois d'ici la réaction de l'avant-dernière qui va sursauter en lisant cette dernière phrase et dire : "Ce n'était pas une anecdote ! Je t'aimais vraiment. " - Vous comprenez ce que je voulais dire en parlant de vocabulaire ?

Une chose que je veux quand même souligner, c'est le sexe dans les relations conjugales ; le sexe qui bousille souvent tout. Avec l'une ça fonctionne à merveille, sauf qu'on ne l'aime pas, et celle qu'on aime s'en désintéresse régulièrement. Ajoutez les problèmes d'argent, les manies, les vieilles habitudes et les phobies. Phobies ? J'en ai une particulièrement détestable : je ne peux pas supporter des bas suspendus dans une salle de bain. Quant à une femme qui se déhabille devant une fenêtre dont les rideaux ne sont pas tirés, ça commence à signifier, pour moi, la fin d'une liaison. (Ce qui ne m'empêche pas de penser que je pourrais, un jour, être en amour avec une effeilleuse)

Anyway, comme dit régulièrement un des diplômés de l'UdeNap, faut se rendre à l'évidence.   

Je regarde les couples chez qui tout semble aller. Mon opinion ? Ils n'ont rien en commun et vivent généralement côte à côte, sans partager quoi que ce soit. - Peut-être est-ce cela le secret de leur longévité.

Un restaurateur m'a dit, un jour, qu'il était facile de deviner qui étaient mariés ou qui ne l'étaient pas quand des couples venaient diner chez lui : ceux qui l'étaient ne se parlaient presque pas.

Puisque j'ai commencé par deux chansons, autant en finir avec une phrase de Serge Gainsbourg : "En amour, il y a une personne qui souffre et l'autre qui s'ennuie". - Substituer le mot "amour" par le mot "mariage", si vous le désirez. C'est du pareil au même.

Curieuse invention d'ailleurs, que le mariage.

Statistiques ? Alors que 8,8% des mariages québécois finissaient par un divorce en 1968, ce pourcentage est près de 50% depuis 1987. - Les gens, hélas, vivent de plus en plus vieux. Parlez-m'en.

Simon

P.-S. : Petitesse ? - Vous saviez que Napoléon était loin d'être petit ? Il mesurait, oui, 5 pieds 2 pouces, mais 5 pieds 2 pouces en vieille mesure française ; l'équivalent moderne de 5 pieds 7 pouces soit 1,70 mètre ce qui faisait, de lui, un Français plus grand que la moyenne de ses contemporains.

 


Inutilemofolia (prononcez : i-nu-ti-lème-fo-li-a)

I wrote earlier this year, if I recall correctly, about my little notebooks in which, every hour, I seem to find something to write and which I referred to as containing "useless knowledge". They're 5,5x8 inches (14x21 cm.), have 250 pages and I fill one every two months or so. Sometimes, my notes are so concise (made up of abreviations, anagrams or page numbers of books of which I forgot to note the title), I don't even remember what they were all about.

Here's some of the stuff they contain. Slightly reorganized - make that completly reorganized -, of course.

In no particular order.

***

In one of the 500+ books he wrote, Isaac Asimov (1920-1992) mentioned the title of the thesis with which he obtained his PhD in biochemistry, in 1948. - No, I didn't note the name of that thesis either. - "Boring like all thesis, he added, which nobody reads." To prove his point, he inserted a 100$ bill between its pages, once it had been catalogued and deposited in the Columbia University library where he had studied. He left it there, but went back every year, for ten years, and, sure enough, his money was still there. - Finally, he gave up, grabbed it and bought himself a nice diner. - Something I already mentioned before (Le Castor of May 7th, 2012) .

***

I found out through a documentary on Isaac Newton (1642-1727) that he did not discover gravity, that the word "gravity", in the sense we understand it today, was first used by Robert Hooke (1635-1703), an all-knowing, fingers-in-every-pie, poly-everything scientist who was an early proponent of biological evolution, the first to mention the wave theory of light, made remarkable observations on Mars and Jupiter, pioneered work in the field of surveying and map-making, etc., etc. - Look him up on Wikipedia ;

http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Hooke

Fascinating man. Bad character however. Which is why he occupies such a little place in science history. Nobody liked him. - Let's however give credit where credit is due : Hooke did not formulate the inverse square law of gravity. That was done by Newton who couldn't explain exactly what was gravity but could describe its effect in wonderful equations. - Einstein came up with an explanation that is still a bit difficult to accept but makes sense.

And forget about the apple. Newton, who, by the way, spent years trying to discover the way to transform lead into gold (alchemy), invented that towards the end of his life. To make his theory more interesting, I guess.

And while you're at it, look up Francesco Algarotti (1712 – 1764), an Italian polymath, philosopher, poet, essayist, anglophile, art critic and a real expert on architecture, music and Newtonianism, who tried his hand at rewriting the works of Newton for woman. - He was also a friend of Frederick the Great and Voltaire. And why not ?

http://en.wikipedia.org/wiki/Francesco_Algarotti

***

Tit-bits :

Everybody knows Jane Austen (1775-1817) the writer of Pride and Prejudice. What is less known is that when Sir Walter Scott published his first novel Waverly (in 1814), she wrote the following in a letter to her niece:

Walter Scott has no business to write novels, especially good ones.—It is not fair.—He has fame and profit enough as a poet, and should not be taking the bread out of other people’s mouths.—I do not like him, and do not mean to like Waverly if I can help it—but fear I must.

*

Did you know that Georges Perec (1936-1982) wrote his 500+ page "La vie, mode d'emploi" on thousands of 10,5x14,8 Bristol cards ? Actually, he wrote most of his books on Bristol cards and mainly in restaurants or cafés.

*

Joseph Justus Scaliger (1540-1609), the Dutch religious leader and scholar, known for expanding the notion of classical history from Greek and ancient Roman history to include that of Persia, Babylon, the Jews and ancient Egypt, was the first to suggest, using the sun, lunar and a Roman taxation cycles, that the world was created in the six days that followed the first day of January 4713 B.C. - Unfortunately, that day was a Sunday

*

Who invented the pen that could write anything in duplicate ? Chistopher Wren (1632-1723). Yes, the architect that designed S-Paul's cathedral, in London. He also invented an odometer for carriages and all sort of other things as he was an expert in maths, barometer studies, acheology, scientific illustration and city planning. - He was such a devout Anglican that he was practically a Catholic.

*

Charles Lindberg (1902-1974) - remember him ? - and Alexis Carrel (1873-1944), author of "L'Homme, cet inconnu", invented the first profusion pump which is now used world-wide during organ transplant surgery. - Both, because of their racial beliefs were, before, during and after the war, suspected of being Nazi collaborators.

Ever seen The Spirit of St-Louis ? - It hangs in the Smithsonian National Air and Space Museum in Washington. - It looks so fragile that I wouldn't have flown in it across small river even if my life had depended on it. Lindbergh flew it across the Atlantic Ocean.

The Smithsonian Institute ? It was founded with the money given to the United States Government by one James Smithson (1765-1829), who never set foot in North America, the illigitimate son of of the 1st Duke of Northumberland (1714-1786) who was one of the most important patrons of Giovanni Antonio Canal aka Canaletto (1697-1768)

*

Immanuel Kant (1724-1804), the great philosopher, was less than 5 feet tall and was a creature of habit : everyday, he took a walk at three p.m. sharp, so precisely that the town people of his beloved Köninsburg (from which he never traveled farther than 40 kms away) used to set their clocks and watches by his walk. It is believed that the only time he was late was the day he read Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) confusing everybody in the process

If he was anything like me, he must have fallen asleep while reading the author of "Julie ou la Nouvelle Héloïse". - Come to think of it, Kant puts me to sleep too.

*

And I'm sure you know that Benjamin Franklin (1706-1790) invented, amongst other things, the Franklin stove. Why did you think they call them "Franklin" ?

Curious, ain't it, that all inventors cannot limit themselves to one invention...

***

In closing , let me introduce you, in my series on obscur writers, to :

Friedrich Wilhelm Christian Karl Ferdinand von Humboldt (1767-1835), a Prussian philosopher, government functionary, diplomat, education reformer, translator, and linguist. Amongst his major contributions to the human knowledge, he translated Pindar and Aeschylus in German, made and published Researches into the Early Inhabitants of Spain by the help of the Basque language but, unfortunately, did not have the time to finish, before he passed away, his masterpiece which dealt with an obscur Javanese dialect : the Kawi. Its introduction however, was published in 1836 as The Heterogeneity of Language and its Influence on the Intellectual Development of Mankind which greatly influenced (see the connection) Noam Chomsky, another winner.

You can read all about him in a captivating page on Wikipedia (*) :

(*) Before 8h00 p.m., otherwise, you'll fall asleppe and wake up at three in the morning.

http://en.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_von_Humboldt#Bibliography

And then there's the anagram-fodder, Connop Thirwall (1797-1875), a Welsh bishop who wrote a 3 vols. of charges, essays, sermons, speeches, etc. which he published under the title of Remains Litterary and Thelogical and an 8 vols. History of Greece which made its way into Dionysius Lardner (1793-1859)'s 133 vols. (sic) Cabinet Cyclopedia (sic, again).

Ditto :

http://en.wikipedia.org/wiki/Connop_Thirwall

But while I'm at it, ever heard of Karl August Varnhagen von Ense (1785-1858) who wrote the biographies of - brace yourself - General von Seydlitz, Field-Marshal Gebhard Leberecht von Blücher, Sophia Charlotte, queen of Prussia, Field-Marshal Schwerin, Field-Marshal Keith and General Bülow von Dennewitz ? Well, he also wrote a book on Friedrich Karl von Tettenborn's Campaigns wich did not become a best-seller.

Next time, I promise, I'll limit myself to one subject, two at the most. - How does Le Carré and Cole Porter sounds like ? - I'll leave Frankesnstein and Dracula for another essay.

See you,

Copernique

P.-S. : A bibliophile is a collector of rare books. A bibliopole is a seller of rare books. Makes me wonder what you would call a collecter of useless knowledge ; an "inutilemophile" ? (Which is why this colum is entitles "Inutilemfolia".) - Hope you're not "Inutilemphobe".

 

T.V.

Je viens de lire qu'en moyenne, les Américains regardent la télévision plus de cinq heures par jour ; qu'au cours de leurs vies, les Américains auront passé neuf ans devant leur petit écran. Leurs petits écrans ? Chaque foyer, aux USA, possèderait, toujours en moyenne, 2,24 téléviseurs et que 65% des familles possèdent trois téléviseurs ou plus. Tout-à-fait démentiel.

(Source : BLS American Time Use Survey, A.C. Nielsen Co.)

Je n'ai pas trouvé de statistiques semblables pour le Canada, mais je suppose, considérant que 56% des foyers canadiens sont abonnés à un service de télé par câble ou satellite, ça doit être à peu près la même chose.

À la maison, je ne sais pas si nous passons plus que cinq heures par semaine devant notre unique téléviseur. Et la plupart du temps, c'est pour visionner un film et, comme il n'y en a très peu qu'on y présente nous intéressent, nous préférons les écouter sur nos ordinateurs via YouTube ou des sites semblables. Nous en avons trois, quatre, si je compte celui - portable - que ma firme me fournit : un dont Élyanne se sert pour son travail, un qui est mon ordinateur principal et un autre que les enfants se partagent quoique, souvent, ils empruntent le mien avec interdiction, quand même, d'y installer leurs logiciels.

Quels logiciels ? Alysée, comme toutes les filles de son âge a une sorte de maison imaginaire, avec poupées et tout, oèu elle fait la cuisine, la lessive, son repassage et ainsi de suite. - Fort ingénieux. - Thomas, le plus vieux des deux garçons, est authorisé à aller sur Internet mais sous haute surveillance. Il s'intéresse beaucoup à la science-fiction et à l'astronomie. Depuis des mois, il suit les véhicules de la Nasa sur Mars. - Quand aux deux plus jeunes, c'est avec un logiciel de dessins en provenance de chez Disney.. Ils y exellent tous les deux.

Le reste du temps, ils lisent ou s'amusent entre eux avec des jouets, la plupart éducatifs. Nos enfants sont des intellectuels !

Je crois qu'ils imitent ou tentent d'imiter, comme tous les enfants, leurs parents.

En fait, nous écoutons si peu la télévision que nous avons décidé, Élyanne et moi, de nous désabonner de notre service par satellite, nous étant rendu compte que nous payions près de 75$ par mois pour ne pas regarder la télévision. - 900$ par année ! 

Et vous savez ce que nous avons songé faire avec ces 900$ ? Offrir à chacun de nous enfants un petit ordinateur ou une tablette. - Ils les trouveront au pied du sapin de Nol le 25 décembre prochain.

Ah, vous auriez dû voir leurs têtes quand nous leur avons annoncé.

Pas un mot sur la dorévant absence d'une télé.

A+.

Jeff

 

Enfin l'hiver !

Comme tout le monde, je n'aime pas les tempêtes de neige, ni les froids sibériens, mais ne me dites pas que l'hiver est une saison détestable. Personnellement, je crois que l'automne est la plus belle saison de l'année. Suivi de près par l'hiver. Viennent ensuite, dans l'ordre, le printemps et l'été.

Pourquoi ? Pour les vêtements, les soirées "auprès du feu" et... la nourriture.

Je n'aime pas les vêtements d'été. J'ai toujours l'inmpression d'être à moitié nue. Parlez-moi des chandails (de laine), des pantalons, des tailleurs, des longs manteaux et des foulards. - Je suis un peu prude, on the side, mais y'a-t-il quelque chose de plus confortable qu'une robe de chambre en épais coton et un pyjama en flanelle ?

Je n'ai pas de "feu" (foyer ou cheminée) à la maison, mais j'ai ce que j'appelle une "couverture à pied", c'est-à-dire une couverture dont un bout se termine en double, formant une grande poche dans laquelle on insère ses pieds. Bien enveloppée, il n'y a rien de plus merveilleux pour lire un livre lors de ces grandes soirées d'hiver ou ces dimanches où il fait trop froid pour sortir

Quant à la nourriture, que peut-on manger l'été ? Des fruits, des légumes, des salades dont on finit par se lasser tandis que l'hiver, y'a les pots-au-feu, les potages, les soupes (ma favorite ? au pois), les fondues, une quantité incroyable de plats mijotés, le tout qu'on peut faire en grande quantité et congeler, ce qui évite à avoir à passer des heures devant sa cusinière. Et puis c'est économique car acheter en petites quantités, ce qu'on est presque obligé de faire l'été, ce n'est pas bon marché.

Tiens, la semaine prochaine, je crois que je vais faire un ragoût de boulettes avec poulet. Rien de plus excitant que rentrer chez soit, décongler, réchauffer et servir.

Bon appétit.

Et hop !

George

uue


Poésie choisie

Je vous vois encore ! En robe d’été
Blanche et jaune avec des fleurs de rideaux.
Mais vous n’aviez plus l’humide gaîté
Du plus délirant de tous nos tantôts.

La petite épouse et la fille aînée
Était reparue avec la toilette
Et c’était déjà notre destinée
Qui me regardait sous votre voilette.

Soyez pardonnée ! Et c’est pour cela
Que je garde, hélas ! avec quelque orgueil,
En mon souvenir, qui vous cajola,
L’éclair de côté que coulait votre œil.

Paul Verlaine - Romances sans paroles.

Fawzi

 

Nous rendront visite au cours des deux prochaines semaines :

  • Albert C.- Détenteur d'un permis de la S.A.Q

  • Fatima A.- Ex-détenteur d'un permis de la S.A.Q.

  • Denis V. - Jongleur itinérant (ecclésiaste)

  • Charles-Henri O. - Débosseleur de canettes en aluminium

  • Gustavia F. - Agronome

  • Roger B. - Commissaire-priseur (nombres impairs)

  • Ignace F. - Croupier

  • Yvon. T. - Auteur d'une encyclopédie sur le personnage du prêtre dans la littérature française de 1789 à 1933

  • Henry M. - Irlandais
 

Au Théatre du Grand Marshall
      Dès demain, jusqu'au dimanche 24 novembre
      Relâche les lundis
      À 19h30

La Troupe du Grand Marshall

ainsi que

Les élèves du premier cycle

présentent :

Les trois sultanes de Soliman second

comédie en trois actes

de

Favart
(1710-1792)

présentée pour la première fois au Théâtre François en 1802 (date à confirmer)

Personnages :

Soliman second, surnommé le Magnifique, enpereur des Turcs
Osmin, kilslar aga, ou chef des eunuques
Elmire, Espagnole
Délia, Circassienne
Roxelane, Françoise
Eunuques noires
Bostangis
Muets et autres esclaves du sérail.

La scène représente une salle des appartements intérieurs du sérail, ornée de tapis, de cassolettes, de sophas et autres meubles, selon la coutume des Turcs. Il y a (au premier acte) un sopha garni de cadeaux, placé à l'avant-scène, à droite des aceturs.

***

Direction artistique et mise en scène : George de Napierville

Décor et éclairage : Madame Marceline-Huberte Macmillan

Musique de : A. Skonmadit, fils (sur des airs d'Ambroise Thomas)

***

Au Bijou, cinéma de répertoire
     Séances continues, de midi à 23h00
     Tous les jours

Trois salles, trois films :

Les grands films de

Rose Ouellette

dite

"La Poune"

Coeur de maman de René Delacroix (1953)
(Scénario de Henri Deyglun)

Avec : Jeanne Demons, Paul Desmarteaux, Jean-Paul Dugas, Paul Guèvremon et Yvonne Laflamme.

Les aventures d'une jeune veuve de Roger Fournier (1974)
(Scénario d'André Dubois et Roger Fournier)

Avec : Dominique Michel, Réal Béland, Jacques Bilodeau et Yoland Guérard.

Scandale de George Mihalka (1982)
(Scénario de Robert Geoffrion)

Avec : Sophie Lorain, Gilbert Comptois, Alpha Boucher et Roger Garceau

.

Sur les ondes de la CNAP et de la CCAP

Nouvelles boursières

Tous les samedis dès huit heures du matin, l'éminent économiste Pierre Rochemenier est en ondes, pour expliquer pourquoi ses prévisions de la semaine précédente se sont avérées fausses. - Sujet cette semaine :

Les aventures rocambolesques du maire de Toronto
et son impact sur le prix de la drogue.

***

Les grands interviews

Demain, le mardi 12 novembre, (première partie) et mardi prochain, le 19 novembre (deuxième partie):

Entretien avec Geoffrey Sternwall, explorateur de bas-fonds.. - Interviewer : Copernique Marshall.

***

 


 

Les gens de ma génération se souviennent du commandant Théobald Dromard, dit  "Le Monocle", interprété à l'écran dans trois films de Georges Lautner par un personnage hors-norme qui débuta clerc de notaire, devint danseur, chanteur puis, finalement comédien sous le nom de Paul [Gustave Pierre] Meurisse, né en 1912 à Dunkerque et mort à Neuilly-sur-Seine en 1979.

Sa carrière de chanteur fut relativement courte et ses enregistrements sont donc plutôt rares.

Celui qui suit date, d'après mes notes, de 1943 et aurait été enregistré chez Gramophone sous le numéro K 6821 mais je me souviens l'avoir vu en 45t chez Pathé. - Il se peut, dans ses conditions que Paul Meurisse l'ait enregistré deux fois. M'enfin, c'est, à ma connaissance, son plus grand et sans doute son seul succès.

Il s'agit d'une chanson de Gaston Gabaroche et d'Adrien Maurice Galopet dit André Gabriello ou plus simplement Gabriello.

Son titre ? - Margot la ventouse dont les premières paroles vous diront tout sur son genre :

"Étant une jeune fillette,
  Elle perdit sa fleur virginale
  Lorsqu'elle devint la poulette
  D'un poseur de chauffage central...
"

Et quand vous aurez connu le visage du Monsieur, vous aurez tout compris :

(Photo en provenance du site http://www.cinememorial.com)

À noter que Paul Meurisse fut un Luc Jardie extraordinaire dans L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville, en 1969.

Cliquez sur le lecteur ou la note (format MP3) :

 

          


 

M. Antonio Panizzi - K

Dans la correspondance entre Sénèque et saint Paul. - Voir le premier volume des Écrits apocryphes chrétiens, page 1585 et suivantes (La Pléiade, 1997).

M. Paul Bert - Paris 9e

Saint-Simon, Mémoires, page 140, tome 14 - Eéditions Ramsay, 1978.

Mr. William Cheselden - Vienne (Autriche)

Lettre à Philippe Soupault  en date du 21 septembre1920, page 473, Marcel Proust, Correspondance, volume XIX, chez Plon, 1991.

Mr. Timothy Foldet - Tiptown (New Jersey)

En page 255 des Papiers de famille du Duc de Castries aux Éditions France-Empire, 1977.

M. Alexandre Legrand - Zurich (Suisse)

Voir Zermelo et la théorie axiomatique des ensembles, page 391 du Dictionnaire des mathématiques (fondements, probabilités, applications) de l'Encyclopaedia Universalis, chez Albin Michel, 1998

Ms. Ernestine Dutreuil - Burlington (Vermont)

En décembre 1895, dans un petit bleu adressé à Henri Guillaume que vous retrouverez en page 200 dans le volume III des Oeuvres posthumes d'Alphonse Allais (édition établie par François Caradec), La table ronde, 1967.

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

Cornelius Krieghoff
(1815-1872)

(Photo en provenance du site http://snap3dtemp.com)

c

"C'est avec elle, c'est avec son image, sa silhouette, ses photographies, qu'on fait la réclame des petits pois, du théâtre, des films d'horreur, des soutiens-gorge en tissus synthétique et des résidences secondaires. Sans oublier les maillots de bain. Elle est devenue indispensable : elle poinçonne les tickets de métro, elle chante à l'Opéra, elle allaite les enfants, elle répond au guichet de la poste, elle fournit les reines de beauté. Elle vend des chocolats glacés aux entractes du cinéma. - Résumons-nous : elle est devneue l'égale de l'homme. "

(Alexandre Vialatte - Dernières nouvelles de l'homme)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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