Volume XXIV, n° 4 28 octobre 2013

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, chaque semaine, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Deuxième édition

 
 


Candidats à la mairie de Montréal.

De droite à gauche et de bas en haut :

Marcel Côté, Denis Coderre, Richard Bergeron et Mélanie Joly.

Sans oublier :


Ne pas cliquez sur cette dernière photo, s.v.p.

 

Les photos de notre photographe officiel se trouvent dans sa Galerie.

 

Note : les chroniques précédentes de nos correspondants peuvent être consultées en cliquant sur ce lien.

 

  Problèmes techniques

Non, l'Université de Napierville n'est pas à l'abri d'une panne de ses ordinateurs. C'est ainsi qu'au cours du weekend dernier, lors du transfert de la présente édition du Castor™ de l'appareil de votre humble serviteur vers le serveur de l'UdeNap, la totalité de ses fichiers ont été perdus à cause d'un disque externe qui a rendu l'âme.

Il a fallu récupérer le tout de diverses sources. Or, ce tout n'a pas été retracé en entier. C'est ainsi que, pour plusieurs des activités sur la campus, il faudra, cette semaine, consulter les affiches au centre d'accueil.

Certaines chroniques ont également été tronquées tandis que nous n'avons pu rejoindre notre disk-jockey présentement à l'extérieur.

Nous nous en excusons.

Nous vous souhaitons quand même bonne semaine et bonne lecture.

Obédieusement vôtre,

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville


 
 



Les bancs publics

Note : À ceux qui m'ont écrit pour me dire que les questions que j'ai posées lors de ma dernière chronique (vous vous souvenez : sur le recyclage - j'ai bien dit :  "questions que j'ai posées " et non "énoncés de faits indiscutables que j'ai avancés" - voir au numéro 077) étaient biaisées ou n'avaient ni queue, ni tête, je me permets de les référer aux deux articles suivants :

1) Un premier, publié sur le site du Ludwig von Mises Institute ("The World Center of the Austrian School of Economics and Libertarian Political and Social Theory") et intitulé :

"Three myths about Trash" - http://mises.org/daily/3887

2) Puis un deuxième, paru au même endroit et dans lequel on parle quand même des bienfaits psychologiques du recyclage :

"Recycling: What a Waste !" - http://mises.org/daily/1911

Mon opinion ? Il est plus facile de réutiliser que de recycler. C'est ainsi que je n'ai pas acheté une seule bouteille d'eau depuis des années. Celle du robinet, refroidie au réfrigérateur, dans un pot de verre me suffit amplement. Et j'achète plus de canettes que de bouteilles de verre ou de plastique car je sais que les canettes peuvent, elles, être recyclées.

Et oui, je fais mon épicerie avec des sacs réutilisables. Et oui, je prends le métro régulièrement.

Je demeure également tout près de mon travail, consommant à peine un réservoir d'essence par mois. Et j'emprunte des livres à la bibliothèque de mon quartier. Et je ne jette jamais un contenant sans qu'il ait servi, au strict minimum, à ramasser d'autres déchets.

Sur ces points, je me suis toujours servi de mon bon sens plutôt que d'écouter le nombre croissant d'écologistes-moralisateurs.

***

Et maintenant, aux bancs :

Je n'aime pas beaucoup la chanson de Brassens sur les bancs publics, chanson intitulée "Les amoureux sur les bancs publics". Oh, c'est très gentil, mais, dans la même veine, je préfère, du même Brassens, "J'ai rendez-vous avec vous" ou "L'orage" sauf que, tout compte fait, s'il faut parler de ces bancs autant aller, à cause peut-être de sa voix unique, vers le "Sur les bancs du Prado" chanté par Réda Caire (demandez à Paul Dubé) :

"Depuis l'éternité
  Les poètes ont chanté
  Tous les plus jolis coins de Marseille
  Mais quand vient le printemps
  Il en est un charmant
  Où l'on peut passer
  Des heures sans pareilles...
"

(Paroles de G. Koger et de E. Recagno, musique de Vincent Scotto - 1935)

Pourquoi ? Parce que les bancs publics ont, pour moi, une signification particulière.

J'ai connu, je crois, tous les bancs publics de la ville où j'ai passé la majeure partie de mon enfance (Westmount, une ville entourée d'autres villes, sur l'île de Montréal) : du parc "dans le bas de la côte", jusqu'au parc Murray, "dans le haut". Je me suis même assis sur les non-existants bancs du "Bird Sanctuary" tout au faîte de la montagne où Westount a été construit : le "mont de l'ouest" (ou "West Mount" qu'il ne faut pas confondre avec le "Mont Royal" dont il est séparé, en majeure partie, par le chemin de la Côte-des-Neiges.

À Paris, j'ai loué pendant des années, le même appartement, en face du parc Montsouris et, dans toutes les villes où je suis passé, qu'une nuit parfois, je me suis assis sur un de leurs bancs, face à la mer, face à la montagne, face à un renommé champ de bataille ou face à rien du tout, dans un petit square, près d'une boutique de blanchisseur, ou un bistro, ou un arbre en bois dur comme dans "Les funérailles d'antan" (de... Brassens).

Central Park, Hyde Park, les Buttes Chaumont, Speelsplein Park, Alter Botanischer Garten, Le parc du Luxembourg, Lincoln Park, Vondelpark, Buena Vista Park, The Presidio, Princes Street Garden, Le Parc Monceau, Audubon Park, St-James's Park, Friedrichshain Park, Les Jardins du Palais Royal, Anascotia Park, Regent's Park, Les Plaines d'Abraham, y compris le Botanická zahrada Přírodovědecké fakulty Univerzity Karlovy Park... Partout où je suis passé, y'a des bancs de squares qui ont vu mon séant.

C'est mon père qui m'a enseigné l'utilité de ces bancs dont je retrouve, encore aujourd'hui, de multiples exemplaires près de chez moi : dans le square St-Louis, rue St-Denis, un peu au nord de la rue Sherbrrooke, ou encore dans des secteurs peu connus des habitations Jeanne-Mance, entre de Maisonneuve et Ontario, à l'est de la rue Sanguinet, et, près de mon bureau, rue Dominion, angle Ste-Cunégonde, près du canal Lachine.

J'étais jeune, à l'époque, et je ne comprenais pas pourquoi ce "vieux monsieur" m'entrainait à trois rues d'où nous habitions pour s'asseoir en dessus d'un arbre et ne rien faire. Ne rien dire surtout. C'était, pour ainsi dire, troublant.

Plus tard, mais beaucoup plus tard, j'ai commencé à le comprendre - je veux dire : mon père -, mais il était devenu "vraiment vieux" et encore plus difficile d'accès.

J'imagine que ça doit être la même chose en ce qui me concerne quoique mon fils est loin d'être ce que j'ai été. Je sais, moi, que je le regarde, parfois, comme mon père me regardait, mais lui, ne m'a jamais regardé, je crois, comme je regardais mon père.

Combien de fois, certaines nuits, quand je ne pouvais pas m'endormir, quel que soit l'endroit où j'étais, je me suis habillé et suis allé m'asseoir sur un de ces bancs publics. Ça m'a valu quelques renvois (les parcs ont des heures de fermeture !), mais jamais d'arrestation ni de garde-à-vue : je m'en suis toujours sauvé grâce à mon adresse à proximité ou à mon passeport (particulièrement à Londres). Surtout que, jamais, je me suis allongé pour dormir sur un de ces bancs.

Si j'y ai dormi ? Souventes et de multiples fois, comme dirait Monsieur Pérec. Des heures, parfois. En plein jour ou à partir d'une heure ou deux du matin.

Est-ce que je m'y suis fait prendre par la pluie ? Naturellement. Et le vent aussi. Et le froid. Et on m'a déjà réveillé sous un ou deux centimètres de neige !

Jamais je me y suis fait agressé par des maraudeurs ou des jeunes qui en auraient voulu à ma montre-bracelet ou à mon porte-monnaie.

Parfois, j'amène des écouteurs pour entendre la Symphone Pastorale ou quelque chose de semblable. Jamais un livre. Une règle que j'observe invariablement : les livres se lisent à la maison ou dans le fond d'un bar bruyant..

Si j'ai bécoté sur un banc public ? - Je ne crois pas, non. Ou si je l'ai fait, je ne m'en souviens plus. N'en déplaise à celle qui était dans mes bras.

Je sais que, pour certaines personnes, il faut, pour faire le point, une plage isolée sur le bord de la mer, pour d'autres, un chalet sans électricité à trente lieux de toute civilisation, et, pour encore d'autres, l'équivalent d'un monastère. Je n'ai besoin, pour ma part, que d'un banc... public.

Pas trop "fitté-fitté" Simon ? Mais si.

Simon

 


Travaux forcés

Certaines de mes ouailles considèrent la messe dominicale, la confession, la communion pascale et le carême comme étant de lourdes obligations. Que diraient-il d'être de confession musulmane avec leurs cinq prières quotidiennes, leur ramadam, leur pélerinage à la Mecque et ainsi de suite ?

Mais il y a pire :

Un moine boudhiste du Népal doit méditer 16 heures par jour pendant 3 ans, 3 mois et 3 jours avant de se considérer comme faisant partie de sa communauté.

Spitzman

 


Unknown soldiers

Today, I'd like to talk about two famous scientists (and a bit more) : 1) Darwin, the unforgetable naturalist who bestowed, in his time, to a bewildered humanity, a completely revolutionary evolutionary theory, and 2)  Champollion, the all-time, bar none, greatest decipherer of Egyptian hieroglyphs. But not directly.

You'll find out why in a moment.

And then I'll mention another very well known scientist whose temperature scale has been replaced practically everywhere on earth by that of a swedish astronomer when it was finally read upside down by another scientist. - Let's make it four scientists, but I do have to mention two others : an all-rolled-into-one physicist-mathematician-astronomer who also happened to be a musician as well as sixth who was, at one point in his career, the Royal mathematician of Danemark and died while he was chief police of the city of Copenhagen.

So there but for the grace of God, go I :

Charles Robert Darwin (1809-1882)

I'm sure you have been waiting all your life to hear about Alfred Russel Wallace (1823-1913), the self-educated and somehow cheerful property surveyor who, in his lifetime, managed to collect 145,000 species, that's species, not multiples copies, of bugs, i.e. :  anything that crawled, moved about or stood still long enough for him to look at, particularly in the Amazon River basin and in the Malay Archipelago. - That's one hundred forty five thousands not one hundred forty five, comma, zero.

It sort of lead him to think about natural selection, the world-of-the-fittest, why Noah didn't have to bring fishes in his great arch, etc., etc. (Told you he was cheerful.)

Sometimes in 1857 or 1858, he wrote a letter to Darwin, who was then know for his archeological studies and essays, explaining what he thought about evolution, his views on why certain species survived and others not, why some of the creepy crawlers he had collected were different from one region to another, even across small rivers, adding what he thought about the living world as a whole and so on.

Didn't keep a copy and so didn't Darwin who, let's face it, was not a total idiot and certainly not incapable of having thoughts on his own, came out, less than a year after, with his "On the Origin of Species" which, as you know, hit fans everywhere, including the Vatican's, and is till the subject of continuing debates in Southern US schools and amongst scientists and religious fanatics around the world.

Questioned about the said letter, Darwin is said to have replied that he had received it after a considerable lenght of time (that is after his book had been published) due to... postal delays. And why not ?

That sort of hindsight information brought me back to the name of the inventor of radio broadcasting. I'm sure that if you asked a thousand people (except in the Ozarks) who invented radio transmission, you'll hear, either the name Marconi (99% of the time) or that of Nikola Testa (the other 1%). Both anwers, unfortunately, will be wrong. The radio we know today (the one that used to bring us news - remember ? - and now is used by preachers or sports experts on "hot lines") was actually invented by Reginald Aubrey Fessenden (1866-1932), a Canadian born in Quebec City, in the Province of Quebec. - Look him up on the WEB :

http://en.wikipedia.org/wiki/Reginald_Fessenden


Reginald Aubrey Fessenden (*)

(*) Source of the image : www.radiocommunications.ca

So much for Darwin. Now on to :

Jean-François Champollion (1790-1832)

Champollion ! Now there's the man, if you were educated in French, you will recognise as having been the first to decypher Egyptian hieroglyphs, in 1822.

Brings immediately to mind, a man whom, in his time, you wouldn't have invited to any of your parties : Thomas Young, an eighteenth century propeller head who was the kind of fellow everybody liked to hate because he was a know-it-all s.o.b.

Born in 1773, he is said to have been able to read by the age of two, to have read the Bible twice by the age of four and, by the time he had reached the ripe old age of fourteeen, to have learned ancient Greek and Latin and had well acquainted himself with French, Italian, Hebrew, German, Chaldean, Syriac, Samaritan, Arabic, Persian, Turkish and Amharic - well enough to read and write.

At the age of 24, he was  teaching, at the Royal Institution in London, anything you could think of in connection with scientific matters : acoustics, optics, gravitation, astronomy, tides, electricity, hydrodynamics, measurements and so on, ad nauseam, an institution he left after a while because it interfeered with his real career but more about this in the next paragraph. ('Cuz, throughout his life, he dabbled in all sorts of stuff.)

He was, for example, the first to advance the wave theory of light ; he wrote about the characterization of elasticity, the capillary phenomena on the principle of surface tension, the contact angle of a liquid drop on a plane solid surface (as a function of the surface free energy) and on all sorts of similarly captivating subjects. He made an important contribution to "haemodynamics" (whatever that is) on the "Functions of the Heart and Arteries", discovered astigmatism, created Practical Nosology and further wrote "A Practical and Historical Treatise on Consumptive Diseases" because, in his real life, he was... a medical doctor.

Isn't that a chap you should read about ? Because Einstein admired him a lot. See this :

http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Young_(scientist)#Biography

And... because, amongst his "other" achievements, beyond inventing a method for tuning musical instruments, writing on the grammar and vocabulary of 400 languages (for the Encyclopædia Britannica) and so on, he was the first to decipher Egyptian hieroglyphs using the Rosetta Stone six years before Champolion published his Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens (in 1824), the same Champollion who refused to acknowledge Young's previous essays on the subject. And this where the story gets a bit confusing :

Throughout his entire distinguished career, Champollion maintained that he alone had deciphered hieroglyphs. Unfortunately his understanding of its grammar repeated the same mistakes, down to crazy little rules Young had indicated...

Thomas Young (*)

(*) Source : www.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/db/PSM_V05_D270_Thomas_Young.jpg

By the way : if, as a child, you were given medecine, you owe something to Thomas Young, because he's the one that devised a rule of thumb for determining a child’s drug dosage which basicall states that a child dosage is equal to an adult dosage multiplied by the child’s age in years, divided by the sum of 12 plus the child’s age. - Remember that if you have chidren of your own.

And in closing :

If you think that one of the most famous glassblower of all times, Daniel Gabriel Farenheit (1686-1736), invented the thermometer, check up on Galileo Galilei (1564-1642), Santorio Santorio (1561-1636) and the Grand Duke of Tuscany, Ferdinand II (1621-1670) ; particularly on Santori Santorio who, amongst his inventions, you'll find a device which he called the pulsilogium for measuring the pulse of individuals, a weighing chair and a waterbed. - He also, one of those off-morning, I suppose, when he had nothing to do, perfected the anemometer. - Oh, and you might want to check up on Ole Roemer (1644-1710), a talented amateur astronomer and mathematician who was the first to demonstrate that the speed of light was finite. He also gave the world its first thermometer scale and invented the meridian circle, the altazimuth and the passage Instrument. He's the one that was once mayor and chief of police of Copenhagen. - Farenheit was his assistant from 1708 to 1710. - Sounds like Ole he was ripped off, don't you think ? - Nah : just a coincidence.

The name of the Swedish astronomer I mentioned at the beginning of this column ? Anders Celsius (1701–1744). - Further reading will lead you to the Lyonnais physicist, mathematician, astronomer and musician I also mentioned : Jean-Pierre Christin (1683-1755) who gave us these two equations :

F = 9/5 C + 32   and   C - 5/9 F - 32.

Fascinating stuff.

Enough name dropping for today.

See you,

Copernique

 

Le futur

"T'es aussi fou qu'eux autres." m'a dit, Élyanne, en lisant, jeudi dernier, le brouillon de cette chronique. et, vous savez quoi ? Je pense qu'elle avait raison. Pas pour la folie (c'était une façon de parler), mais pour les influences. Je ne peux pas, en effet, faire autrement que de subir celles de Simon [Popp], de Copernique [Marshall] ou de ce souvent oublié Paul [Dubé] que, je qualifierais, ce dernier, de "cauteleux". - Vérifiez dans le dictionnaire. - Ça m'a pris plusieurs minutes pour m'assurer de l'exactitude de ce mot qui siginife : "Qui manifeste une prudence souvent mêlée de ruse", mais j'aurais beaucoup d'autres choses à dire à son propos ; qu'il est, par exemple, généreux, affable, régulièrement intransigeant et, la plupart du temps, prisonnier d'un univers qu'il s'est construit parce qu'il n'avait pas d'autres choix. Me fait penser, parfois, à mon ami Serge, celui atteint du syndrôme d'Asperger dont je vous ai entretenu récemment.

Mais ce n'est pas de lui, aujourd'hui, dont je voulais vous parler.

Je ne sais pas, mais depuis deux semaines - et c'est très compliqué quand j'y mêle Alysée, Thomas, Frédéric et
Matisse -, j'ai un film qui n'en finit pas de  tourner dans la tête. Pas un grand film, oublié par tout le monde ou presque, et qui n'a certes pas rapporté des millions au box-office. S'agit de "La nuit de Varennes" d'Ettore Scola, tourné en 1983 et qui mettait tout de même en vedette Marcello Mastroiani, Jean-Claude Brialy, Harvey Keitel, Jean-Louis Barrault et plusieurs autres "grands noms" dont Hanna Schygulla et Andréa Ferréol.

Une sorte de regard plus ou moins imagé (et imaginé) sur la Révolution Française et la tentative de Louis XVI de rejoindre  ceux qui lui étaient restés fidèles, en 1791.

Ce qui m'a frappé dans ce film, ce ne sont pas les dialogues, quand même fort intéressants, entre Casanova (Mastroiani), Thomas Paine (Keitel) ou Monsieur Jacob (Brialy), ni le "qu'est-ce-qu'on-fait-de ce-roi" ? des gens qui l'ont stoppé dans sa fuite, mais deux, trois phrases  prononcées par Barrault, en Restif de la Bretonne, débarquant en 1793, au pied du Pont Saint-Michel et, ayant gravi les marches de la berge, il se retrouve sur le quai des Grands Augustins, en plein XXe siècle, se demandant ce que les passants qui l'entourent allaient penser de lui et de sa génération : "Que diront-ils, en leur temps, ces gens, de nous, qui auront assassiné notre roi ?"

Existent plusieurs extraits de ce film sur YouTube.

Évidemment, il n'y a pas de réponse à cette question car elle est posée par quelqu'un qui ne connaîtra pas la façon de penser de ceux qui viendront après lui ; un peu, à l'inverse, ne connaîtront jamais, ceux qui nous suivent, notre façon de penser.

Personnellement, ce n'est pas en termes de deux cents ans que je m'interroge, mais plutôt en termes de mille et même deux mille ans.

Que penseront de nous les gens de l'an quatre mil ?

Dans l'immédiat, je pense surtout à ce que penseront mes enfants dans quarante, cinquante et soixante ans.

A+.

Jeff

 

Une chanson aujourd'hui

J'aime François Bellefeuille, celui - j'ai lu récemment - qu'on décrit comme étant "étrange mais si talentueux". Pour une phrase qu'il dit dans un de ses monologues : "qu'il a toute les défauts de ses qualités ; qu'il est perfectioniste mais qu'il est également paresseux".

Mon cas.

Si je passe des heures à tricoter, il est très rare que je finis ce que j'ai commené et il n'y a rien que j'aime plus que me réveiller, seule, dans mon lit, quand mon chum est à l'extérieur ; nue - ou à peu près - avec Sam, mon chat, qui me ronronne dans le cou. Si c'est un samedi, c'est le bonheur total. Si c'est un dimanche, c'est encore mieux.

En ces moments-là, le monde est parfait. Pas de problème de "Qu'est-ce que je vais porter aujourd'hui ? ", de "Qu'est-ce qui m'attend au travail ? ", et pire encore "Qui va s'occuper du petit quand je ne serai plus là ?"

Ce n'est pas, par hasard, que nous, les filles - n'est-ce pas ? - qui vivont continuellement sous l'emprisee de nos émotions, nous nous dispersons souvent dans toutes sortes d'activités.

C'est ce qui rend l'écriture si difficile.

Ceci :

J'ai une amie marathonienne. Elle en fait, en plus de la bicyclette et beaucoup d'autres choses, trois, quatre, cinq par année. C'est sa façon à elle de se sauver. - Je ne la blâme pas.

Elle essaie quand même de me convaincre depuis des mois et des mois, de courir avec elle. Ne serait-ce que deux ou trois kilomètres par jour. Vous savez ce que je lui réponds ? Quand j'aurai vu une marathonienne souriante, je ne dis pas... mais en attendant...

Et hop !

George

 


Poésie choisie

"As I went out one morning                     
To breathe the air around Tom Paines...
"

Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Émeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre ;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

(Charles Baudelaire : Paysage)

Fawzi

 
 

La Presse

Le Vatican a annoncé mercredi dernier la suspension jusqu'à nouvel ordre de l'«évêque de luxe», Mgr Franz-Peter Tebartz-van Elst, le très dépensier évêque de Limburg (sud-ouest de l'Allemagne) qui fait scandale dans son pays.

The Telegraph :

The NHS risks losing public support because of a BBC-style “culture of excessive pay and payoffs”, Jeremy Hunt has said, as he announced a new crackdown on salaries.

L'Humanité :

Eric Bocquet sur la fraude fiscale: "Les déclarations d’intention ne suffisent pas".


Eric Bocquet

The Scotish Weekly Fortnightly :

The body of Francis McGraw, 55, the younger brother of notorious gangster Tam McGraw, was found at their late mother's flat in Hermiston Road, in Springboig.

La Croix :

La fronde fiscale a la particularité de rassembler large. Tous ceux qui estiment qu’ils paient trop d’impôts et de taxes sont fort nombreux. À droite et à gauche. Comme le gouvernement a bien du mal à couper dans les dépenses pour redresser les comptes publics, il doit absolument trouver de nouvelles recettes. Et donc en rajouter dans le maquis existant.

The Morning Call of Leigh Valley - Allentown, Pennsylvania

An Upper Macungie Township woman returned home from a trip last week to find her apartment had been struck by a bullet while she was away. - Township police said the 52-year-old woman, whose name was not released, found the bullet had pierced the roof and ceiling of her apartment on Mosser Road between 4:45 a.m. Wednesday and 11:35 p.m. Friday. - The bullet was found on the floor. - Anyone with information can contact Upper Macungie police at 484-661-5911 or 610-437-5252.

Radio-Canada :

Le médecin de Michael Jackson, Conrad Murray, a recouvré sa liberté, tôt lundi dernier, après avoir passé deux ans derrière les barreaux pour homicide involontaire.


Conrad Murray

The Knoxville News Sentinel

The Insurance Professionals of Greater Knoxville has named Rural/Metro Fire Department Lt. Brian Woods as the Firefighter of the Year for the Knoxville area.

La Tribune

En dehors du cash, que peut apporter Dongfeng à PSA? Pas grand-chose.

London Sun

Helen Flanagan is in frame as the next Bond girl.

 

Cette semaine et la semaine prochaine :

Nous rendront visite au cours des deux prochaines semaines :

  • Arturo Rosenbleuth - Agriculteur

  • François Magendie - Chef d'une unité de ravitaillement en air respirable

  • Dionysius Lardner - Plombier

  • Cyrus Wetsfield - Chef de gare

  • George Macintosh - Avocat (du cabinet Macintosh, Macintosh, Macintosh, Macintosh et Beauchamp)

  • Annie Besant - Chocolatière (à la retraite)

  • Albert Doddridge - Enseignant

  • Charles Haas - Collectionneur de "bibittes"

  • Henri Valpreux - Metteur en scène
 

Au Théatre du Grand Marshall
      Dès demain, jusqu'au domanche 10 novembre
      Relâche les lundis
      À 19h30

La Troupe du Grand Marshall

ainsi que

Les élèves du premier cycle

présentent :

La feinte par amour

comédie en trois actes

de

Dorat
(1734-1780)

présentée pour la première fois le 31 juillet 1773

Personnages :

Mélise, jeune veuve
Damis, amant de Mélise
Lisimon, oncle de Mélise
Floricourt
Dorine, suivante de Mélise
Germain, laquais de Damis

La scène est dans la maison de Lisimon, commune à Mélise et Damis

***

Direction artistique et mise en scène : George de Napierville

Décor et éclairage : Madame Marceline-Huberte Macmillan

Musique de : A. Skonmadit, fils (sur des airs d'Ambroise Thomas)

***

Au Bijou, cinéma de répertoire
     Séances continues, de midi à 23h00
     Tous les jours

Trois salles, trois films :

Les grands films de Mildred Davenport, dite :

Acquanetta

Captive Wild Woman d' Edward Dmytryk (1943)

   Dans le rôle de Paula Dupree, la femme-singe.

Avec : John Carradine, Evelyn Ankers et Grant Withers.

Le cerveau d'un animal ... la forme d'une femme !

Tarzan and the Leopard Woman de Kurt Neumann (1946)

   Dans le rôle de Lea, la Grande Prêtresse.

Avec : Johnny Weissmuller, Brenda Joyce et Johnny Sheffield.

Une étrange beauté maîtresse de la jungle !

Lost Continent de Sam Newfield (1951)

   Dans le rôle d'une indigène

Avec : Cesar Romero, Hillary Brooke et Chick Chandler.

Une ascension vers un monde préhistorique ! Un tremblement de terre ! Une évasion à coupert le souffle lors de l'explosion d'une île tout entière !

 
 

Mr. Arturo J. Rosenbleuthg - K

"Ama sua, ama quella, ama llulla" ou "ne pas voler, ne pas paresser, ne pas mentir".

Ms. George Canning - Burbank (Californie)

L'ethnologue et navigateur norvégien Thor Heyerdahl

Mr. Wolfgang Dobreiner - Londres SW8 (Grande-Bretagne)

"The Decline and Fall of the British Aristocracy de David Cannadine" (Yale University Press - 1990)

 

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

Cole Porter
(1891-1964)

(Photo en provenance du site : http://www-tc.pbs.org/wnet/americanmasters)

c

"Séduire une femme ? Une affaire de quelques minutes. Se faire aimer par elle ? Quelques heures.
La convaincre que l'on l'aime ? Des années. - Les femmes ne s'aiment pas et ne peuvent pas êtres aimées.
"

(Giacomo Casanova - 1725-1798)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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