Volume XXIII, n° 24 Le lundi 19 août 2013

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, chaque semaine, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Edition estivale no. 4

Note : L'édition corrigée, destinée au marché américain, paraît le jeudi. L'édition numérotée, avec corrections supplémentaires, destinée exclusivement au Cercle Littéraire des Grammaticiens et Lexicologues Amateurs de Saint-Jean-Étienne-sous-Bois (Var) paraît le samedi.

 
 


Michel Brûlé, auteur des "Anglaid(s)", candidat à la mairie de Montréal

Les Montréalais ne sont défitinivement pas sortis de l'auberge.

La photo ci-dessus peut être sujette à des copyrights


Voir également la Galerie des photos de notre photographe officiell, M. Sérien.

 


  Qui dit mieux ?

L'architecture remise en question. Devons-nous croire ou ne pas croire ? Peut-on se fier à ses premières imprerssions  ? Vérités et mensonges. Les hommes et les femmes ont-ils des émotions différentes ? - Voilà les sujets de réflexions auxquels vous convient nos chroniqueurs cette semaine.

Mais il y a plus :

Une nouvelle étonnante, mais qui ne suprendra personne, dans le The Scottish-Daily-Fortnightly, et que nous rapporte notre as-reporter.

À ne pas manquer, samedi prochain : le Carrousel des Zouaves de l'université, Esplanads du Grand Marshall.

Au Bijou, une première fois réunis : les grands films de Ishirô Honda.

Et, si l'on peut me permettre cette expression triviale, "cerise sur le gâteau" : l'intégrale des sonates pour piano désaccordé de Louis de Gonzague, dit Louis le Composteur, en direct du Palais du Bingo.

Mais comment passer sous silence la triste chanson que nous propose notre disk-jockey ? (Âme sensible, prière de vous abstenir.)

Qui dit mieux, en effet ?

Bonne lecture !

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville

 




Faudra, c'est sûr, continuer de lire "Architectural Digest "...

J'étais dans un aéroport du sud des États-Unis il y a quelque temps. Je n'ai pas besoin de vous dire lequel car, depuis les années quatre-vingt, quatre-vingt-dix, tous les aéroports se ressemblent. Y compris ceux des années cinquante, soixante, soixante-dix qui ont été "revampés" (béton-acier-verre), avec, pour faire bon effet, des plafonds de 10 mètres et - j'allais l'oublier - de larges trottoirs donnant sur six ou sept voix de circulation. - Par ici la rentrée, pour les "departures", et par là, la sortie, pour les "arrivals". -  Un va-et-vient indescriptible de bus. mini-bus, taxis qui proviennent de ou vous amènent aux parkings, aux locateurs de véhicules, au centre-ville, plus, en prime, des limousines et des autos de particuliers qui se stationnent en double et en triple.

Faisait chaud - j'attendais un ami -quand je me suis aperçu qu'entre un des trottoirs précités et l'"arrival section" où j'étais, existait une espace (de toute beauté...) d'à peu près un mètre et demi de largeur et au moins cent mètres de longueur, complètement refermée sur elle-même, sauf dans sa partie supérieure, bref : une sorte de réceptacle pour rebus en tous genres, impossible à entretenir ou nettoyer sans enlever une fenêtre de deux mètres par trois. - Une poubelle à ciel ouvert, quoi. - S'y accumulaient, depuis l'ouverture de ce "modern and efficient airport" ("The pride of the *** County" peut-on lire sur leur brochure) de quoi, déjà, la rendre moins "modern and efficient", des détritus en tous genres :  des journaux, des paquets de cigarettes, des bouts de cigares, des sacs ayant servi à emballer des objets en provenance de "duty free" et autres cochonneries . Ça m'a fait penser à ces grilles en fer forgé qui entourent certaines églises, édifices gournementaux ou de "large companies" qu'on retrouve un peu partout dans le monde. Mêmes immondices impossibles à retirer ou à nettoyer.

"Mais qui a eu l'idée d'installer des choses semblables dans de tels endroits ?" ai-je pensé et j'ai trouvé : des architectes. Ceux-là même qui n'ont jamais pensé que le vent existait et qu'à force d'ériger des gratte-ciel dans les centres-villes, il a fallu, dans certaines villes, pour passer de l'un à l'autre, l'hiver, installer des câbles pour que les piétons puissent s'y accrocher.

Architectes, designers, concepteurs... who cares ? - Tous, sauf de rares exceptions, des morons ou des rêveurs.

Vous savez ce que je pense d'eux et des artistes-coiffeurs, des coloristes, des décorateurs intérieurs et de tous ces gens qui sont convaincus être des dons de Dieu à l'humanité. - Pour la dixième fois, je vais vous le répéter : "Un artiste, un véritable artiste, est une personne qui vous donne une autre vision de la réalité, pas un ou une des ces êtres qui sont convaincu(e)s qu'ils ou qu'elles savent si tel ou tel costume vous va bien. Eux, ce sont, dans les meilleurs cas, des artisans. Et la plupart de ceux que j'ai connus, n'étaient que des êtres avec des talents très approximatifs."

Tenez :

Le bonhomme qui a cru qu'au dix-neuvième siècle, il fallait retourner chez les Grecs pour construire une demeure respectable et, avec une telle approche, a fini par faire accepter aux gens qui en avaient les moyens qu'une demeure n'était pas une demeure si elle n'avait pas, en façade, des colonnes doriques et un large porche ; c'est ce qui a fait qu'à une certaine époque toutes les grosses fortunes (les "big vegetables" de Copernique - voir sa chronique du numéro précédent) avaient l'air d'habiter une banque.

Rien n'a changé depuis. Par exemple :

Je ne connai pas le nom de cet architecte ou de ce designer qui a imaginé, pour prouver qu'il a avait du goût, les marches du "Nouveau Musée des Beaux-Arts" à Montréal (celui en face de l'entrée originelle). Existent depuis des millénaires, des mesures qui ont fait leurs preuves en ce qui a trait à la largeur et la hauteur des marches et contremarches et qu'on retrouve dans des centaines de milliers d'édifices, érigés depuis des siècles et des siècles, mais ce n'était pas assez. Il a décidé que c'était temps que ça change... enfin : que le gabarit de la population change, car, à moins de mesurer 1.28 ou 2.77 mètres, il est impossible de monter son escalier intérieur sans faire un pas et demi ou deux petits pas par marche. Magnifique !

Je vois, depuis quelque temps, sur le célèbre Plateau Mont-Royal (dont le prix des taudis - parce que 50% des logements sur le Plateau sont des taudis, propres et bien entretenus sont néanmoins des taudis - dépassent toute logique), des structures dont les planchers ont, à certains endroits, plus de 5% de pente dans toutes les directions. - Doit avoir un de ces dons-de-Dieu à l'hôtel de ville local qui a déclaré que cela faisait partie du patrimoine mondial. - Pas réalisé, encore, que son Plateau est construit sur de la glaise et qu'il s'en va à la dérive.

Et puis y'a ceux qui s'occupe de la restauration de maisons victoriennes, à Westmount, ou ailleurs.

J'ai vécu ma jeunesse dans une maison victorienne. Malheureusement, cinquante, soixante ans après la mort de la reine Victoria. Jamais connu un concept si peu adapté à la vie moderne. Je souhaite bonne chance à ceux qui les habiteront avec lovenance de "duty free" et autres cochonneries . Ça m'a fait penser à ces grilles en fer forgé qui entourent certaines églises, édifices gournementaux ou de "large companies" qu'on retrouve un peu partout dans le monde. Mêmes immondices impossibles à retirer ou à nettoyer.

"Mais qui a eu l'idée d'installer des choses semblables dans de tels endroits ?" ai-je pensé et j'ai trouvé : des architectes. Ceux-là même qui n'ont jamais pensé que le vent existait et qu'à force d'ériger des gratte-ciel dans les centres-villes, il a fallu, dans certaines villes, pour passer de l'un à l'autre, l'hiver, installer des câbles pour que les piétons puissent s'y accrocher.

Architectes, designers, concepteurs... who cares ? - Tous, sauf de rares exceptions, des morons ou des rêveurs.

Vous savez ce que je pense d'eux et des artistes-coiffeurs, des coloristes, des décorateurs intérieurs et de tous ces gens qui sont convaincus être des dons de Dieu à l'humanité. - Pour la dixième fois, je vais vous le répéter : "Un artiste, un véritable artiste, est une personne qui vous donne une autre vision de la réalité, pas un ou une des ces êtres qui sont convaincu(e)s qu'ils ou qu'elles savent si tel ou tel costume vous va bien. Eux, ce sont, dans les meilleurs cas, des artisans. Et la plupart de ceux que j'ai connus, n'étaient que des êtres avec des talents très approximatifs."

Tenez :

Le bonhomme qui a cru qu'au dix-neuvième siècle, il fallait retourner chez les Grecs pour construire une demeure respectable et, avec une telle approche, a fini par faire accepter aux gens qui en avaient les moyens qu'une demeure n'était pas une demeure si elle n'avait pas, en façade, des colonnes doriques et un large porche ; c'est ce qui a fait qu'à une certaine époque toutes les grosses fortunes (les "big vegetables" de Copernique - voir sa chronique du numéro précédent) avaient l'air d'habiter une banque.

Rien n'a changé depuis. Par exemple :

Je ne connai pas le nom de cet architecte ou de ce designer qui a imaginé, pour prouver qu'il a avait du goût, les marches du "Nouveau Musée des Beaux-Arts" à Montréal (celui en face de l'entrée originelle). Existent depuis des millénaires, des mesures qui ont fait leurs preuves en ce qui a trait à la largeur et la hauteur des marches et contremarches et qu'on retrouve dans des centaines de milliers d'édifices, érigés depuis des siècles et des siècles, mais ce n'était pas assez. Il a décidé que c'était temps que ça change... enfin : que le gabarit de la population change, car, à moins de mesurer 1.28 ou 2.77 mètres, il est impossible de monter son escalier intérieur sans faire un pas et demi ou deux petits pas par marche. Magnifique !

Je vois, depuis quelque temps, sur le célèbre Plateau Mont-Royal (dont le prix des taudis - parce que 50% des logements sur le Plateau sont des taudis, propres et bien entretenus sont néanmoins des taudis - dépassent toute logique), des structures dont les planchers ont, à certains endroits, plus de 5% de pente dans toutes les directions. - Doit avoir un de ces dons-de-Dieu à l'hôtel de ville local qui a déclaré que cela faisait partie du patrimoine mondial. - Pas réalisé, encore, que son Plateau est construit sur de la glaise et qu'il s'en va à la dérive.

Et puis y'a ceux qui s'occupe de la restauration de maisons victoriennes, à Westmount, ou ailleurs.

J'ai vécu ma jeunesse dans une maison victorienne. Malheureusement, cinquante, soixante ans après la mort de la reine Victoria. Jamais connu un concept si peu adapté à la vie moderne. Je souhaite bonne chance à ceux qui les habiteront.

Simon
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Oui, la Bible nous enseigne que nous serons récompensés pour les bonnes actions que nous aurons accomplies sur terre, mais si l'on ne croit pas en cette récompense, quelle est l'idée d'en faire des mauvaises ?

Spitzman
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Book covers

These little pre-publication meetings we have, sort of irregularly, for the Castor™, are very interesting, particularly afterwards when we all wind up having a drink (Perrier for Mr. Perec, Vodka for Paul, anything [so he says] for Simon Popp, gin-and-tonic for George, a (small) glass of white wine for Jeff and Scotch for me.). We talk about shoes and ships and cabbages and sealing wax and kings. We're all from "différents milieux" and it is uncanny to discover, in a way, how prejudiced we are. I mean how we have a tendency of limiting people to what we know about them, like what would a janitor know about Dostoievski or a banker know about Mozart ? Well I know lotsa people whose interests lie miles away from their day-to-day job.

You know our disk jockey, Paul ? Knows a lot about music doesn't he ? - He's the one that helped me out when I was writing about jazz recordings but, at our last little get-together, I heard him quote an entire section of Finnegans' Wake (James Joyce) to George who, like me, was very surprised to learn that Paul was a Joyce fan and more than that, a, for all intents and purposes, a profound Proust expert. And then he started talking about a - today - totally unknown poet who Proust knew, laughingly quoting (again) some of his verses that were so precious, they were ridiculous.

Ever heard anything like this before ?

O fils d'Anabaxare ou d'Anacyndaraxe
Tu sentis tes pouvoirs osciller sur leur axe
Lorsque Parameizes le traître introduisait
Arbacès devant qui ta face reluisait
...

or:

À te voir commander sous tes folles perruques,
Dans tes robes de femme au milieu des eunuques

And this guy, Paul swore to God, was for real.

Seems like we had a page dedicated to him on our site : http://www.udenap.org/groupe_de_pages_02/montesquiou.htm. Never had heard about it or him.

You know how much I like obscure poets and writers ? Well Paul promised me to lend me his copy of "Les chauves-souris" (from which the above verses are excerpts). "A two-pound 'bibelot' (trinquet)", he said, first edition, one of the 100 copies published by the author for friends (and perhaps foes), all numbered, with a jacket designed by Whistler and printed on paper watermarked with bats. Dedicated, of course. To one of Proust's doctors. Can't wait to lay my hands on it.

And then I heard that our distinguished cardinal (Spitzman) was no amateur when it came to sculpt and paint duck decoys. That he actually had won a first prize in a seven states competition some years back.

And so on, and so forth :

Mr. Perec is, I heard, a great connoisseur of food and is a good cook. George knits. Roger V. Landry is a compleat gardener. And you must know by now that Jeff is an accomplished cabinet maker.

Speaking of Jeff, I discovered yesterday that he was the first to bring to our attention the original or real meaning of the word "pathétique", practically a year ago. - See his column entitled "Pathétique, formidable, écoeurant..." in the September the third, 2012 edition of Le Castor. (More comments in the 1st P.-S. below.)

Oh, and that janitor I mentioned at the start of this column ? The one who knows everything you want to know about Dostoievski ? Add to his list, Tolstoi, Gogol and anybody who wrote, sang or, was arrested and deported in Russia from 1850 to 1920. But he's not a janitor : he's a plumber. Works at the ETS (École de Technologie Supérieure) in downtown Montréal. His name is Guilbault. André Guilbault. - Do you think I would invent this. - Turns out that Paul knows him very well.

Question : how many people do you know who have read "Les mémoires de Saint-Simon" (a 7 000 page booklet) ? I know two : one works in the Insurance Industry (he read it when he was twenty and currently, fifty years later, he's reading again !) - "Takes about a year" he says. Sure : 20 pages a day...) and one is a security guard at Le printemps, in Paris. - I'm no slouch, but 7 000 pages ?

And what about Voltaire's correspondence ? 23 000 letters ! 11 volumes (La Pléiade). - Over 21 years of reading if you stick to 3 letters a day.

Ever heard of Barbara Cartland (1901-2000) ? 722 books including 23 novels written in a single year. - Or Rolf Kalmuczak (1938-2007) and his 2 900 books (under 100+ pseudonyms). Or still better, Corin Tellado (1927-2009) : 4 000 novellas.


Corin Tellado
(C) Unknown

One has to wonder if these readers and writers ever sleep.

Anyway, we should never, never ever, judge a book by its cover.

Have a good week.

Copernique

P.-S. 1 : On words :

I said a few words on "pathetic" in my last column and, to my surprise, I found it, in one of John Ruskin'essays, used to depict exactly what I had meant a few weeks before when a friend of mine had described a very touching situation. Seems like, 150 years ago (or so), the word was used in its original sense of "touching the heart or having a capacity to move one". Here it is. It's in the first sentence of "The Crown of Wild Olive" (three lectures on "Work, Traffic and War") published in 1866 and enlarged in 1873 :

"Twenty years ago, there was no lovelier piece of lowland scenery in South England, nor any more pathetic in the world, by its expression of sweet human character and life, than that immediately bordering on the sources of the Wandle, and including the lower moors of Addington, and the villages of Beddington and Carshalton, with all their pools and streams."

I aslo found, in the same preface (sic), words like "ghastly", "chastise", "efface", "insuperable", "waft"... all used in their original sense... T'was Paul Dubé who mentioned to me, the other day, that one of Gide's last words was: "J'ai peur que mes phrases deviennent, un jour, grammaticalement incorrectes." - Imagine how quaint (when, really was the last time you read or heard a word like that ?), how démodé... we shall sound two hundred years from now !

(See also, as I mentioned in my last column, Jeff's - Sept. 3rd, 2012)

P.-S. 2 : My jazz pages are just about finished. - Typos remain to be corrected and I'll be adding further notes in the next few weeks. - Check it up HERE.

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Honnêtement

Élyane m'a surpris il n'y a pas très longtemps quand elle m'a dit que je mentais "comme un arracheur de dents" (une autre expression à refiler à Copernique), que mon idée de la vérité était assez fantaisiste et qu'aux Olympiques de la fausseté et de la simulation, je gagnerais, au strict minimum, une médaille d'argent, mais que, me connaissant, elle devinait tout et que c'était devenu, "avec le temps", sans importance. "Tu devrais quand même faire attention avec les enfants" ajouta-t-elle.

Moi mentir ? Aux enfants ? - Qui , pensez-vous, leur a juré dur comme fer que le père Noël existait ou qu'une cigogne allait bientôt leur apporter un petit frère ou ou petite soeur ? (Alors qu'elle était enceinte de huit mois.)

Et puis, entre ne pas dire la vérité pour ne pas blesser ou fabuler...

Je me souviens de mon père, né à Mille-Vaches (par la suite St-Paul-du-Nord qui devint, finalement, avec la fusion avec le proche village de Sault-au-Mouton, en 1997, la municipalité de Longue-Rive), m'expliquant, un jour, l'origine du nom de son lieu de naissance :

"C'est qu'au XVIIe siècle, le bétail était rare dans le coin et l'un des habitants de la région, désolé de ne pas avoir du lait frais tous les jours et de ne pas manger de la viande d'élevage régulièrement, décida, un jour, d'y importer un troupeau de boeufs du Far-West. Des mois plus tard, quand il est revenu avec deux mille têtes de bétail, il s'est aperçu qu'il devait traverser la rivière située de l'autre côté de ses terres et comme il ny 'avait pas de traversier à l'époque, il s'est trouvé bien embêté. C'est alors qu'il aperçut, en amont, six arbres creux suffisamment hauts pour rejoindre, une fois abattus, les deux rives. Bucheron d'expérience, il se mit à l'oeuvre et en l'espace d'une journée, il avait construit un pont comme on n'en fait plus aujourd'hui. Le lendemain, il enfouit ses bêtes une à une dans chacun des troncs pour se retrouver, stupéfait, le soir même, qu'avec la moitié de son troupeau, l'autre moitié s'étant égarée dans les branchages..."

Cette explication a bercé mon enfance et si c'est cela mentir, je vais continuer à mentir à mes enfants.

Pour ce qui est d'Élyane, à quoi cela pourrait-il me servir de lui dire constamment la vérité puisqu'elle dit tout savoir ?

Personnellement, j'aime les menteurs mais les vrais : ceux que personne ne croit, mais qui sont convaincus, eux, de dire la vérité. Je les préfère aux gens honnêtes, mais dont l'honnêteté change avec les vents et marées. Je chéris particulièrement ceux qui prennent des engagements et qui, pour se ramener dans le droit chemin, se sentent obligés de mentir.

Quant aux hypocrites, sont-ils figues ou raisins ?

A+.

Jeff

P.-S. : Mille-Vaches doit son nom à un mot indien qui signifait : "La baie où se baignent des vaches marines."


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Ouf !

La première s'est bien passée. J'ai même reçu divers messages de félicitations, moi qui avais tant peur de me mesurer à des Popp ou des Marshall...

Écrire n'est pas facile.

And now for the second, comme dirait Pline le Jeune (vous voyez, je commence à prendre les habitudes de la maison).

...

Copernique mentionne, dans sa chronique d'aujourd'hui, les découvertes que, par rapport à chacun de nous, il nous arrive de faire lors des rencontres, relativement récentes (d'après ce que j'ai pu comprendre), qui précèdent une édition du Castor™. Je le sais parce qu'il m'en a fait parvenir une copie avant de l'envoyer à Monsieur Pérec avec une gentille petite note : "[Comme vous êtes nouvelle...] si ça peut vous aider..." - Si ça peut (pouvait) m'aider ? Vous essayerez, vous, chers lecteurs, d'écrire quelques lignes dans le Castor™ ! Je commençais à avoir de sérieux doutes sur ma capacité de ce faire jusqu'à, justement, je reçoive ce mot de ce cher Copernique (qui, en passant, est aussi séduisant que son père, mais qui est, pour le malheur de nous toutes, Mesdames, marié).

Je relisais son avant-dernière chronique avant-hier, celle où il était question de mots et d'expressions et, à l'endroit où il parlait des boute-en-train, j'ai tout de suite pensé à Monsieur Popp qui passe pour le grogneux, l'éternel plaignard et l'empêcheur de tourner en rond de notre petit groupe. Voilà bien un personnage - mais un vrai - qui est tout le contraire de ce qui émane de ses textes. C'est le pince-sans-rire nec plus ultra.

Lors de la dernière réunion, il me disait que la différence fondamentale qui existait entre les hommes et les femmes se résumait à ceci :

"Un homme, on peut l'enfermer dans un sous-sol et s'il y découvre une caisse contenant, je ne sais pas, moi, un train électrique miniature, par exemple, ben, faudra lui demander de remonter à trois fois lorsque le souper sera prêt. Alors que, pour une femme, lorsque son mari est parti travailler et qu'elle se retrouve toute seule dans sa cuisine, elle appelle sa mère."

George

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Au Théâtre du Grand Marshall

Relâche jusqu'en septembre

***

En la salle du Grand Marshall

Relâche jusqu'en septembre

***

Salle Marc-Ronceraille

Relâche jusqu'en septembre

***

Au musée du Grand Marshall
Jusqu'en septembre
Tous les jours (sauf les lundis)

Exposition permanente

***



Triste, Triste Triste, triste...

Si vous ne connaissez pas le chanteur-compositeur Townes Van Zandt, à qui cette édition du Castor™ est dédiée, vous allez découvrir en lui un délicieux poète.

Né à Fort Worth, au Texas, sa vie d'alcoolique invétéré a fait l'objet, après sa mort prématurée, due à l'usage abusif de drogues en tous genres, de deux livres, plusieurs articles de journaux et même d'un documentaire, et si la critique et les amateurs de musique Country ou Folk (quoique son style fût unique) lui ont réservé une place de choix, il ne s'est jamais préoccupé de sa carrière, préférant chanter dans des bars de second ordre, dormant dans des hôtels minables, parfois sur le divan d'amis ou encore dans une petite roulotte où il passait ses journées à jouer aux cartes.

Ses compositions furent remarquables tant par la qualité des paroles que par leurs thèmes où il est beaucoup question de la mort, de la vie de clochard, de l'errance et de tout ce qui fait la misère des pauvres gens.

Certaines ont été enregistrées par Bob Dylan, Willie Nelson, Emmylou Harris, Merle Haggar et plusieurs autres.

Les frères Cohen lui ont rendu hommage en faisant jouer, à la fin de leur "The Big Lebowski" son interprétation de "Dead Flowers" (de Mick Jagger, Keith Richards dont les chansons sont si intimement liées aux Rolling Stones qu'on les entend rarement chantées par d'autres).

Si vous désirez l'écouter (et le voir), taper son nom dans You Tube.

De lui, mais interprétée par Willie Nelson (que j'ai retrouvée, justement, sur le site précité), une chanson très émouvante qui s'initule tout simplement "Marie"

Cliquez sur http://www.lyricsdepot.com/townes-van-zandt/marie.html pour les paroles.

Et ne pleurez pas trop.

Bonne écoute.

Paul

Cliquez sur le lecteur ou la note (format MP3) :


***

Les enregistrements qui ont fait partie de cette série sont disponibles intégrablement, dans l'ordre inverse qu'ils ont été publiés (présentement en reclassement) :

Cliquez ICI.

          


 

Mr. Nathan McKintosh III - Aldebaran (Écosse)

Rowan Atkinson (Mr. Bean) est, en effet, ingénieur-électricien.

Mr. Osborne Pigskin - Napier (Nouvelle Zélande)

"Terrorisme" signifait, à l'origine, "Forme de gouvernement basé sur l'intimidation".

M. J - Teakettle Junction (Californie)

La populationb de flamands roses en plastique dépasse, au monde, celle des flamands roses naturels (depuis 1977).
Mr.Jacob Wallace - Grand Detour (Illinois)

L'hippopotomonstrosesquipedaliaphobie est une peur morbide des mots à plusieurs syllabes.

M. Robert Schwepps - [De passage à] Minjocèbos (Hameau de la commune de Saint-Lys, département de la Haute-Garonne, France)

Si vous avez, dans vos poches, 3 x 25 cents, 4 fois x 10 cents et 4 fois x 1 cent, vous possédez, au total, $1,19$, mais il vous sera impossible de faire de la monnaie pour un dollar.

Mrs. Cyrus Kendall - Ochiichagwebabigoining (Ontario)

Johan Katsu, chef de police de la ville de Turku, en Finlande, fut la première personne à cesser de fumer. Il écrivit, en effet, dans son journal, le 5 avril 1679 : "Aujourd'hui, j'ai cessé de fumer du tabac." Il est décédé un mois plus tard.

Mr. Gotfried Priestley - Miserable City (Manitoba)

Dans "Booz endormi" de Victor Hugo :

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait...

Mr. James-Jones Watt-Gives - La Tuque (Québec)

.999999.... = 1

Mme Ethanasie Labranche . P - Tata Creek (Colombie Britannique)

Celui qui a dessiné et s'est occupé de la fabrication des uniformes nazis fut Hugo Boss, le Hugo Boss que vous connaissez grâce à la chaîne de magasins qu'il a fondée et qui porte toujours son nom (6,102 points de vente dans 124 pays).

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

Townes Van Zandt
(1944-1997)

c

"On n'a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra."

(Pierre Desproges, auteur de "Chroniques de la haine ordinaire" - 1939-1988)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

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2 - Malgré l'attention portée à la rédaction de ce journal, ses auteurs ou son éditeur ne peuvent assumer une quelconque responsabilité du fait des informations qui y sont proposées.

3 - Les erreurs de frappe, de date et autres incongruités contenues dans ce Castor™ seront ou ont déjà été corrigées dans sa version dédiée au marché américain.

4 - La direction du Castor™ tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire.


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