Volume XXIII, n° 23 Le lundi 5 août 2013

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, chaque semaine, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Edition estivale no. 4

Note : L'édition corrigée, destinée au marché américain, paraît le jeudi. L'édition numérotée, avec corrections supplémentaires, destinée exclusivement au Cercle Littéraire des Grammaticiens et Lexicologues Amateurs de Saint-Jean-Étienne-sous-Bois (Var) paraît le samedi.

 
 


Décidemment, les Montréalais ne sont pas sorti de l'auberge.
Photo : (c) Radio-canada.ca / Paul Chiasson – La Presse canadienne


Voir également la Galerie des photos de notre photographe officiell, M. Sérien.

 


  Eh bien, le bonjour à tous.

Cuisine, musulmans, mots et expressions, farniente, nouvelles, symposium, biennale, un trio de films classiques, un récital de piano, une troisième version de "You're the Top" (Cole Porter), etc., etc.

Si cela n'est pas un programme varié... Mais il y a mieux :

Pastichant quelque peu un auteur célèbre... :

Pour faire partie du “petit noyau”, du “petit groupe”, du “petit clan” des chroniqueurs du Castor™, trois conditions sont nécessaires : un, il faut savoir écrire ; deux, il faut que l'on soit intéressant ou, du moins, à la hauteur de ce que, notre ami à tous, Le Professeur Marshall, appelle les "standards" de l'UdeNap ; et trois, il faut se soumettr à deux épreuves. Peu ont réussi à se conformer à ces deux exigenaces, mais, cette semaine, permettez que nous vous présentions une toute nouvelle chroniqueuse - car, oui, c'est une personne du sexe opposé -, Madame George Gauvin dont le talent et le sans-gêne (vous verrez) sauront sans doute vous séduire.

Bonne lecture !

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville

 



Ceux qui disent que la meilleure cuisine, c'est celle de leus mères...

... n'ont pas connu la mienne.

J'entendais dire, encore hier, que tous les goûts sont dans la nature, mais il y en a, je crois, qui, lorsque la déesse de la cuisine est passée, devaient être chez Canadian Tire ou chez RONA. Celui qui, par exemple, a eu l'idée, un jour, de mélanger câpres et saumon fumé ; le génie qui a créé la poutine ; ou l'autre qui a pris du café et en fait une chose imbuvable, à l'Américaine.

      

En ce qui a trait à ma mère, elle n'était peut-être pas chez Canadian Tire ou chez RONA, ou même au Dol-O-Rama, mais elle ne devait pas être loin.

Je vous l'ai déjà dit, j'en suis certain : j'ai découvert que j'avais un sens olfactif et que les nourritures avaient toutes des saveurs différentes quand j'ai commencé, vers l'âge de quinze ans, à fréquenter les restaurants, car maman, Dieu ait son âme, était une mauvaise - que dis-je ? - une exécrable cuisinière. Encore aujourd'hui, je suis convaincu qu'elle avait appris son métier chez des descendants des Borgia. Tout ce qu'elle nous faisait était fade ou insipide et goûtait à peu près la même chose, que ce soit un rôti de porc, un steak, des aubergines ou un plat de nouilles. Passé au blender, les yeux fermés, nous n'aurions jamais su ce que nous mangions. Elle devait avoir, parmi ses instruments de cuisine, un désaveuriseur. C'est ainsi qu'aux premiers de notre mariage, ma femme trouvait fort curieux que, lorsque, invités chez mes parents, surtout pour le traditionnel souper du Jour de l'An, je me faisais un sandwich avant de m'y rendre. Après deux, trois de ces "soupers", elle finit par comprendre et se mit à se mettre quelque chose sous la dent avant de quitter la maison. Une chose, quand même, que ma mère faisait à la perfection : sa graisse de rôti. Facile à comprendre, une fois qu'elle en avait fini avec la cuisson d'un rôti, tout ce qui aurait pu être bon s'était ramassé dans le fond de la cocotte. Oui : de la cocotte, car mon père, quand même, avait voulu lui donner toutes les chances.


Objet décoratif, dans la cuisine, du temps que j'étais jeune
(On époussetait régulièrement)

Après ma séparation, j'ai vécu avec une pseudo-italienne qui se disait telle parce que sa grand-mère maternelle était née quelque part en Calabre. (Elle en profitait pour prononcer de façon différente son nom de tous les siens.) Elle était convaincue d'être une bonne cuisinière car elle se servait d'huile d'olive (vierge, première presse, etc. - lire : "dispendieuse"), de vinaigre (balsamique, inutile de préciser), de tomates en provence d'un tout petit village près de Vintimigli en Italie, de curcuma longa (sorte de gingembre importé à grands frais de l'Île de la Réunion) et de thym (en provenance d'un monastère près de Nice), ce qui fait que tout goûtait la même chose. Puis j'ai connu, ensuite, et encore aujourd'hui, une femme sans pareil pour faire à manger, que nous prenions au début des concours à savoir qui ferait la meilleure soupe aux pois, la plus délicieuse mousse de saumon, le plus savoureux des desserts. Nous gagnions à tour à tour de rôle car celui qui écrit ces lignbes a, tout de même, appris à cuisiner.

La toque, cependant, outre aux grands cuisiniers (ce que j'ai pu en connaître, avec elle, lors de mes voyages en France !), revient à mon ex., celle que j'ai mentionnée ci-dessus, à tel point que - nous nous fréquentons encore -, j'apporte souvent de ses plats cuiusinés à la maison. La seule femme au monde que je connaisse qui, à l'odeur, peut détecter la constitution de tout ce qu'on lui sert.

Son chef-d'oeuvre :


Un jarret de veau braisé au vin blanc à la sauce tomate garni de gremolata (ail, persil et zeste de citron) servi sur risotto à la milanaise parfumé au safran.

(Mais vous devriez gouter à ses poires Wanamaker.)

Quand je ne cuisine pas , je fréquente des restaurants où, après avoir fait "le tour du menu", je retiens deux ou trois plats parmi les meilleurs et je ne m'en tiens qu'à eux. C'est ainsi que je mange mes pâtes chez X, mon veau chez Y, mon steak chez Z et ainsi de suite. À certains endroits, on ne me demande plus ce que je désire  : on me l'apporte tout simplement.

C'est quand je me retrouve dans une ville que je ne connais pas, particulièrement aux États-Unis, que je suis désemparé. Je me rabats alors chez ce qui semble être un "Italien" respectable. J'en connais quelques-uns, un à Tucson en Arizona, im à Chicago, deux à Québec et, pas loin d'ici, un autre, à Kingston, en Ontario (où, soit dit en passant, la machine à expresso est en réparation depuis dix ans). Curieusement, je n'en ai pas encore trouvé un à New York, sauf qu'on y trouve des delis incroyables. Quant à Montréal, ceux que je fréquentais - je parle des restaurants italiens (il y en avait trois) -  ont tous fermé leurs portes et mes excursions dans la "Petite Italie" (boulevard St-Laurent, au sud de Jean-Talon) n'ont pas encore porté fruit.

Mais je sais où manger de la pizza : à la pizzeria Dei Compari, rue St-Denis, un peu au nord de la rue Émery, côté ouest, en face du McDo (ou de l'Île Noire, si vous préférez). Et, jusqu'à présent, tout ce que j'ai mangé au Dièze Onze, 4115A rue St-Denis (côté est, entre Duluth et Marie-Anne) s'est avéré digne d'un grand restaurant. - Et comme j'habite le coin, je peux aller aux deux endroit à pied. Génial. (Recommandations non sollicitées.)


(C) Jean G. (http://www.yelp.ca/)

Si j'aime le fast-food ? Demandez à n'importe qui qui a voyagé toute sa vie s'il aime le fast-food : tous ceux à qui je l'ai demandé m'ont tous dit qu'ils en ont mangé des centaines de fois. Personnellement, j'ai un penchant pour les sous-marins (SubWay), les frites (en Belgique !) et tout ce qu'on sert dans les Automatiek des Pays-Bas (particulièrement leurs kokets faites de pommes de terre de boeuf haché, parfois de poisson, de petits légumes et d'une sauce soit brune, soit béchamel, enrobées dans de la panure et frites - 100% cholestérol).

La capitale gastronomique du monde connu ? Bologne, en Italie. Si vous passez dans le coin, réservez une table (il n'y en a qu'une vingtaine) chez All' Osteria Bottega pour ses Tagliatelle al ragu bolognese, servi avec du parmiggiano-reggiano. - Hé : Bologne et au centre de cette région du monde qui nous a donné, outre ce parmigiano-reggiano, le mascarpone, la mortadella, le prosciutto, les tortellini, les tagliatelles et, sans contredit un des plus grandioses plats de tous les temps, la lasagne al bolognese.


Méfiez-vous des imitations !

Finalement, je m'en voudrais de ne pas souligner une des grandes nouvelles dans le domaine alimentaire : McDo sert, depuis quelque temps du vrai café. Dire que dorénavant, aux USA - et je suppose partout dans le monde -, l'on pourra boire quelque chose qui se rapproche des tout petits cafés qu'on vous sert partout en France et en Italie pour à peu près le même prix..

Simon

Note : Cette chronique vous est parvenue de Secausis, New Jersey, définitivement pas la capitale gastronomique du monde connu... quoiqu'un ami m'a dit y avoir mangé un piccata al limone pas mauvais du tout.


Campenellos Deli Pizzeria
51 County Ave.
South Secaucus
New Jersey

Bonne appétit !

Simon
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À propos des musulmans

Que celui qui n'a jamais péché lance la première pierre.

Ils en sont à la 1 400e année de leur existence et vous savez où nous en étions, nous, les si charitables chrétiens, après 1 400 ans ?

Nous avions derrière nous l'Inquisition médiévale, l'Inquisition espagnole (et portugaise) et nous étions sur le point de mettre en branle l'Inquisition romaine rebaptisée, en 1909 (sic), Sacrée Congrégation du Saint-Office qui, soit dit en passant, était sous la direction, il n'y a pas si longtemps, du futur Benoît XVI. Elle est d'ailleurs toujours active.

Peut-être serait-il bon de nous rappeler qu'entre le 16e et le dix-huitième siècle quelque 25 et 30 mille personnes ont été exécutées(brûlées vives, décapités, écarteleés...) pour... sorcellerie...

Spitzman
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A few words on... words (and expressions)

I nearly choked on my coffee the other day after having heard a friend of mine jokingly saying, about a man sitting at the other end of the restaurant we were in, that he was a "Big vegetable" ("Une grosse légume" !). I had heard the expression before (the French version), of course, but translated that way, never. - I subsequently looked it up in various dictionaries, but couldn't find where it came from except some vague remark that a "légume" was, at one point, a man of some importance. It's correct translation, in English, would be, of course, "a big wig". Now that I know where it comes from : an admiral of the British fleet who lived from 1650 to 1707 and who designed those "big wigs" - actually called "Shovell wigs" (derived from his name) - one can see on English "big vegetables" in countless paintings of that period.


Sir Cloudesley Shovell
creator of the "Shovell wig"
(Who drowned, by the way, in a disastrous shipwreck in the
Island of Scilly, near the Britsh coast, along with 1,400 sailors...)

They were, these wigs, apparently so expensive to buy and maintain that their rich owners were called "big wigs" which lead me to think that languages are consequences of both circumstances and highly subject to variations from one country to another ; even sections of countries to other sections.

Take the word "formidable", for example.  Originally, in French (Littré, Larousse, etc.), it meant : "Causing fear or dread, difficult to defeat or overcome" (from the Latin "formidabilis" or "terrible", i. e. : "qui est à craindre"). Less used in English, it slowly, turned into something that had to do with greatness, grandeur and what-have-you, with the result that, nowadays, it sort of means, in both languages, "extraordinary or impressive" (by its strentht, power or even talent). But look it up in an old dictionary, you'll see. In more modern dictionaries, I found : "knockout, magnificent, incredible, showstopping, terrific, exciting, smashing, splendid...", a far cry from its original meaning used by Corneille in his boring Attila. - Can't argue with Corneille, can we  ?

When it rains like it's never gonna stop, English speaking people say that "It's raining cats and dogs." - Various sources tell us that this expression have its roots in Norse mythology or medieval superstitions, derived from the obsolete word catadupe (waterfall) which was used to describe dead animals in the streets of Britain being picked up by storm waters. - In French, the expression used is "Il pleut des hallebardes" ("It's raining halberds" [a two-handed pole weapon]). A bit less colorful, don't you think ? - Best I've heard, thus far, is its French-Canadian version : "Il pleut à boire debout." ("It rains so much that one can drink standing up", which, ironically, Google translates by "It's raining cats and dogs".

I had some argument, not too long ago, when I referred to a sad story and said it was "pathetic". I meant, of course : "upsetting, heartbreaking, dramatic..." but the young lady I was with heard it in the sarcastic modern version which is more along the line of "unimportant", "boring", practically "hilarious"... - We finally came up with an agreement (*).

I heard the other day that the same sort of confusion applies to sounds and even facial expressions ; that a baby, for example, will learn how to repeat the pronunciation of his parents and only that, which explains accents and the difficulty he will have, past a certain age, to pronouce the dreadful English "th" if he was born in France or the equally difficult French "eu" if he was born in England. - Try to teach how "r"'s, should be pronounced by a man born in India or anywhere in Asia for that matter. And if you never heard the South African "click", you're in for a surprise. Oh, might be able to repeat it but use it in the middle of a word ? Never.

As to facial expressions, apparently we learn to mimic our parents very early in life in order to make sure they take care of us, which is why, a small boy might look like his "father" even though the man he's looking might not be his real father... And if you were born in a banker's family, you might become a banker yourself. - Like father, like son.... -  I know an exception : a slime-picker-upper (dredger), near Québec, whose sons became : an accountant, a doctor and a notary. His daughter married a politician, however, following, in a way, his slime-picking trade.

And then there's the Montagnais, a Indian tribe on the North shore of the St-Lawrence River, in Québec, who have different ways of stating facts by using different words or pronunciations : one for "I saw it myself", another for "«I heard it from reliable sources". another for "It was said recently that..." and so on. Or the Inuits who have 32 (or is it 36 ?) words to describe snow...

My friend ? The one who said : "big vegetable" ? Is a serious (I mean "real", "genuine") "boute-en-train" ("a teaser, the life of the party, a fellow with a great sense of humour"), definitely not the "end of a train".

"Boute-en-train", by the way, originally applied to a horse that was brought near a mare to see if she was ready to mate. If she responded joyously, she was. Things don't really change, do they ?

BTW : A great free expression translator (French-English or vice versa) on the web ? - http://www.linguee.fr/

Have a good week.

Copernique

P.-S. : My jazz pages should be ready shortly.

(*) See also Jeff's column of Sept. 3rd, 2012.

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Farniente

Que j'aime ces journées d'été où il fait trop chaud pour faire quoi que ce soit ! Le climat québécois nous en offre cinq ou six par année. Au cours de ces weekends qui débutent vers midi le vendredi et qui ne se terminent que tard, dans la soirée du dimanche. Du cul-de-sac où j'habite, je n'en vois guère, mais je sais que les autoroutes sont bondées de vacanciers ou de gens qui tiennent absolument à se rendre dans ces temps-là près d'un lac où les hébergeront ces pauvres propriétaires de chalets ou de maisons secondaires qui tenaient absolument à fuir la ville et se retrouver en paix avec la nature.

La nature, chez moi, est dans mon jardin où ma femme cultive un potager,de quoi fournir des légumes à tout un canton, mais où se trouvent également quatre magnifiques érables argentés où, entre deux, j'ai installé quatre chaises Adirondack (voir ci-dessous) et deux petites tables pour y déposer, en ces jours de canicule, un grand pot de limonade et des verres. Un livre ? Pas du tout. Quand il fait chaud comme avant-hier, je ne fais rien, nothing, nada, niente. Avant-hier ? J'ai regardé les enfants jouer et s'arroser mutuellement avec le boyau de la pelouse.

Puis, ils ont enfourché leurs bicyclettes et se sont rendus chez mon voisin qui s'est fait creuser une piscine (dans un pays où le sol est gelé six mois par année...).   Ils en sont revenus épuisés et se sont endormis très tôt.

Certains se souviennent de ces journées d'enfance. D'autres pas. C'est mon cas. Oh, je veux bien me rappeler mes cousins et mes cousines, chez ma tante *** qui nous accueillait en son immense maison. Je suis passé devant, pas ma tante mais devant sa maison, il n'y a pas très longtemps. Immense ? Un tout petit bungalow à une dizaine de mètres d'une rivière aujourd'hui polluée. Je me souviens également être passé des jours entiers à la piscine municipale ou dans ces jeux du Far-West que nous inventions dans le boisé derrière la maison paternelle, mais tout cela est bien loin. Je me demande d'ailleurs si, lorsque je serai vieux, je me souviendrai de journées comme celle d'aujourd'hui. (Il est presque minuit et la chaleur m'empêche de dormir. Heureusement qu'un léger vent s'est levé et que je suis près d'une fenêtre.)

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À propos des chaises Adirondack :

Je ne me souviens pas si c'est Simon Popp ou Paul Dubé qui m'a cité récemment Oscar Wilde pour qui la nature était une chose tout à fait abjecte car on ne pouvait y retrouver un seul fauteuil confortable. Malheureusement pour lui (Oscar), il est décédé trois ans avant qu'un certain Thomas Lee (voir à http://en.wikipedia.org/wiki/Adirondack_chair) décida de se faire fabriquer des chaises de jardin qu'il nomma, au départ des "Westport chairs", et qui furent vite connues sous le nom de "Adirondack chairs" :

Il en existe plusieurs modèles (on en a même fabriqué des pseudos-copies qui ressemblent vaguement à des fauteuils récamier) mais l'image ci-dessus en est un classique.

Suffit de s'asseoir une fois dans une de ces chaises pour savoir jusqu'où le génie humain peut aaler.

Dans ce cas-ci, très loin (*).  - Le plus curieux dans tout cela, c'est que, faites de bois [dur], on peut dormir plusieurs heures dans ces chaises sans ressentir la moindre douleur, tant au niveau des jambes, des fesses ou du dos. L'équivalent extérieur d'un fauteuil voltaire.

A+.

Jeff

(*) Deuxième plus grand invention de tous les siècles (après le pain tanché) me dit Copermique Marshall.
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Bonjour !

Que j'appartienne,ou non, à l'élite du Quartier Universitaire de Napierville, vous le jugerez plus tard. Personnellement je ne suis pas prête à l'affirmer. Par alliance, peut-être, mais pour le moment, c'est en toute humilité que je me présente à vous, membres, selon l'expression consacrée, de la masse si fin et si intelligente des lecteurs du Castor™.

Avant que vous me posiez la question : je m'appelle bien George, plus précisément George-Jean (que j'ai retrouvé épellé "Jehan" dans certains papiers de famille). Je suis, si cela peut vous situez, de cette génération où les noms d'Élodie, Laetitia, Delphine, etc. furent à la mode, sauf que mon père aimait George Sand et c'est ainsi que j'ai été amenée à porter, pour le reste de ma vie, deux noms masculins. Moins désolant que s'être faite appeler Sylvia ou Émanuelle pour des raisons inutiles de mentionner.  - Mais j'ai vu pire : je me souviendrai toujours de cette pauvre petite fille qui, en ma première année à l'école, parce que son père s'appelait Georges (avec un "s"), s'était faite baptiser Georgette... Georgette Vaillancourt ! Vous vous imaginez, être obligé d'écrire un nom semblable quand on apprend à lire ?

Quant à mon nom de famille, ce n'est pas Gauvin. C'est quelque chose d'inavouable et qu'on tente d'oublier dans la famille. - Comme celui des Le Hideux ou des Le Cocu, en France.  - Aussi, ai-je adopté, comme nom de plume, le prénom de l'ami d'une autre George, celui du héros de Les vaisseaux du coeur (de Benoîte Grout) dont parlait Copernique lors de la dernière édition du Castor™.

Qui suis-je ? - Un petite nièce, très petite, par alliance, comme je disais ci-dessus, du Professeur Marshall et donc, une cousine plus ou moins éloignée de son épouse, Cléo, mais également la marraine de son petit-fils, Mycroft qui aura, onze ans, cette année

Voilà. Vous êtes fixés. - Quant à mon âge, j'ai été vaccinée souventes fois.

Et qu'est-ce qui m'amène ici ? - Un concours de circonstances.

"J'étais dans une soirée, il n'y a pas très longtemps..." pourrais-je commencer. mais ce ne serait pas vrai. C'est que j'ai eu le bonheur, récemment, de faire publier un livre qui s'intitule "D'une George à l'autre",  une sorte d'anthologie d'écrits divers dans lesquelles j'ai essayé d'exprimer le côté féminin des choses, de ce qui nous rendait, nous les femmes, si vulnérables et, en même temps, si résilientes face aux grands et petits problèmes de la vie ; une anthologie qui semble avoir attiré l'attention du Professeur car, quelques jours plus tard, il me téléphona personnellement pour me demander si je voulais faire partie de l'équipe du Castor™. Je n'ai pas pu dire non et c'est ainsi que, mise en contact avec Monsieur Pérec, j'ai passé plusieurs heures à écrire dix chroniques, une épreuve angoissante qui, semble-t-il, n'est là que pour garantir une certaine continuité car, contre toute attente, pas une seule n'a été refusée. "Écrivez comme vous l'avez fait dans votre livre, m'a-t-il dit, ça ira tout seul."

Mais il y en avait une autre à laquelle j'ai répondu avec grâce et que je vous cite à l'instant mais, en attendant, une parenthèse :

Quiconque a rencontré le Professeur, tête dirigeante de l'UdeNap, sait que c'est qu'un homme séduisant et à la voix à qui, il est impossible de dire non. - Nous ne vivons pas sur la même planète que lui, vous et moi. Il vous regarde et, en deux secondes, l'on sait qu'il a compris qui nous sommes. Plutôt économe dans ses paroles, il n'a qu'à vous dire deux mots pour que vous vous sentiez attaché à lui pour toujours. Avouez qu'à bientôt quatre-vingts ans, faut le faire. - J'ai connu dans ma vie, un autre être semblable, mais pas du tout dans le même genre. L'autre c'était un séducteur à moulinette. Dix ans que j'ai vécu avec lui et, pendant ces dix ans, pas une seule fois ai-je pensé autre chose que je n'étais qu'un bibelot dans sa vie. De ce séducteur, je ne vous reparlerai plus jamais : ce sera ma revanche.

Pour ma deuxième épreuve, il m'a fallu répondre au questionnaire de Proust :

Ma vertu préférée.
   La stabilité.

La qualité que je préfère chez un homme.
   Son sens de l'humour.

La qualité que je préfère chez une femme.
   Son cœur.

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis.
   La sincérité, la franchise et la générosité.

Mon principal défaut.

   Je suis étourdie.

Mon occupation préférée.

   Faire la cuisine pour mon amoureux.

Mon rêve de bonheur.
   Vivre à deux.

Quel serait mon plus grand malheur ?
   La mort de mon fils.

Ce que je voudrais être.
   Ce que je suis, mais en mieux.

Le pays où je désirerais vivre.

   Ici.

La couleur que je préfère.

   Le vert (la verdure).

La fleur que j'aime.
   Une fleur toute simple : le myosotis (forget-me-nots, en anglais).

L'oiseau que je préfère.

   Le faucon (à cause de François Bellefeuille !). (https://www.youtube.com/watch?v=NYmswB_u6sI)

Mes auteurs favoris en prose.

   Les sœurs Brontë.

Mes poètes préférés.

   Anne Sexton et Edna St-Vincent Millay, avec un fort penchant pour Marceline Desbordes-Valmore.

Mes héros dans la fiction.
   Algernon Moncrieff.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
   Catherine Hearnshaw et la duchesse de Guermantes.

Mes compositeurs préférés.
   Debussy, Chopin, Aznavour et Miles Davis. (Mon chanteur favori ? Julio Iglesias !)

Mes peintres favoris.
   Tous les impressionistes, mais j'ai un faible pour Chagall.

Mes héroïnes dans la vie réelle.
   Amelia Earhart et Marie Curie.

Mes héros dans l'histoire.
   Un autre femme : Elizabeth I.

Mes noms favoris.
   Paul, Camille, Sybille et Daphné.

Ce que je déteste par-dessus tout.
   La prétention.

Personnages historiques que je méprise le plus.

   Pierre Elliot-Trudeau !

Le fait militaire que j'admire le plus.

   Celui qui a conduit à la mort d'Oussama ben Laden.

La réforme que j'estime le plus.

   Toutes celles qui ont concerné la libération de la femme.

Le don de la nature que je voudrais avoir.
   Celui de voler.

Comment j'aimerais mourir.

   Durant mon sommeil, dans les bras de mon amourux (mais je ne lui ferai pas ce coup-là !).

État d'esprit actuel.

   Heureuse, mais inquiète.

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence.
   Celles qu'on commet sans le savoir.

Ma devise.
   Je n'en ai aucune, mais j'aime beaucoup entendre : "Tous pour un, un pour tous, vingt pourcent".

Ouf ! - Et c'est ainsi que se terminera ma toute pemière chronique.

Quelques mots, de plus, si vous me le permettez  : je ne joue ni au bowling, ni au golf ; je ne fais pas de randonnées pédestres ni ne m'intéresse aux voitures, aux Olympiques ou au sport en général, mais c'est à bicyclette que je me déplace le plus souvent. Ce que je peux aimer la sensation du vent dans mes cheveux !

Vous verrez.

Je vous laisse, aujourd'hui, avec un petit mot de George Sand, justement : "L'esprit cherche et c'est le coeur qui trouve."

À bientôt.

Très nerveusement vôtre,

George

 

L'Humanité :

Keorapetse William Kgositsile : "La seule force capable de briser le pillage, c’est l’Afrique unie".

The Scottish-Daily-Fortnightly :

Aberdeen 2, Kilmarnock 1.

La Croix :

François Hollande a confirmé sa volonté de revaloriser les pensions du régime des agriculteurs.

The Telegraph :

Galatasaray 2, Arsenal 1.

The Morning Call of Leigh Valley - Allentown, Pennsylvania

Les sapeurs-pompiers de Se-Wy-Co Fire seront dotés sous peu d'une nouvelle caserne.

Radio-Canada :

Québec promet d’analyser l’opération de la SOPFEU à Baie-Johan-Beetz. 

The Knoxville News Sentinel

L'Oak Ridge Rowing Association a décidé de congédier son entraineur, Allen Eubanks.

London Sun

Une récente étude indique que, d'ici vingt ans, il y aura plus d'étrangers que de gens nés en Grande Bretagne, à Londres.

La Presse

Un homme de 19 ans de Saint-Calixte, dans Lanaudière, a été arrêté pour avoir menacé de se rendre au parc d'attractions La Ronde avec un fusil d'assaut AK-47.

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Note importante

Inutile de nous écrire : le nombre d'étudiants inscrits aux cours (magistraux) que donne cet été à l'Universite de Napierville le journaliste de La Presse, Monsieur Pierre Foglia, a déjà dépassé la limite critique. Nous n'acceptons plus de nouvelles inscriptions.

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Cette semaine et la semaine prochaine :

Esplanade du Grand-Marshall
Le samedi 10 août, dès huit heures du matin jusqu'au coucher du soleil :

Symposium international de la nouvelle peinture au latex

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Même endroit
Le samedi 17 aoûtt, dès neuf heures du matin jusqu'au coucher du soleil :

Biennale internationale de l'estampe contemporaine

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Nous rendront visite au cours des deux prochaines semaines :

Horace Federer - Tennisman (classé 878e au monde).

Roger "Remember the Alamo" Steadfast - Pianiste.

Fred "Satchmo" Binder - Organisateur de rodéos et de retraites fermées.

René Toussain de la Verdure - Vérificateur de faisceaux électroniques (Ile-de-France).

Mick Taylor - Orticulteur (éleveur d'urtica).

Jos "Jobin" Job - Ex-vérificateur de freins à la Montreal, Maine & Atlantic Railway.

Herman Hollerith - Taducteur de Plaute et de Quinte-Curce (du latin au grec ancien).

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Au Théâtre du Grand Marshall

Relâche jusqu'en septembre

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En la salle du Grand Marshall

Relâche jusqu'en septembre

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Salle Marc-Ronceraille

Relâche jusqu'en septembre

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Au musée du Grand Marshall
Jusqu'en septembre
Tous les jours (sauf les lundis)

Exposition permanente

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Au Bijou, cinéma de répertoire

Trois salles, trois films ou deux ou trois courts-métrages:
Dès demain - tous les jours - représentation continue de midi à minuit
Jusqu'au dimanche 4 août.

Les grands films de Toshirô Mifune


Zatôichi to Yôjinbô de Kinji Fukasaku (1970)

Avec : Shintarô Katsu, Zatoichi Ayako Wakao et Osamu Takizawa.

Yagyû ichizoku no inbô de Kinji Fukasaku (1978)

Avec : Kinnosuke Nakamura, Shin'ichi Chiba et Hiroki Matsukata.

Fukai kawa de Kei Kumai (1995)

Avec : Kumiko Akiyoshi, Eiji Okuda et Hisashi Igaw.

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Sur les ondes de la CNAP et de la CCAP

Nouvelles boursières

Tous les samedis dès huit heures du matin, l'éminent économiste Pierre Rochemenier est en ondes, pour expliquer pourquoi ses prévisions de la semaine précédente se sont avérées fausses. - Sujet cette semaine :

Les intérêts nationaux

Les grands interviews

Demain, le 6 (première partie ) et le mardi 13 août (deuxième partie).
(Avec possibilité de prolongement [troisième partie], le jeudi 15 août.)
De vingt heures à vingt-deux heures :

Marie-Françoise Berkowski , auteur d'un guide sur les hôtels de deuxième classe de la côte ouest de Birmanie (Myanmar).

Interviewer : Copernique Marshall.

Les grands récitals-concerts

Les samedis 10 et 17 août, à vingt heures, en direct du Palais du Bingo :

Aur von Welsbach

interprétant

l'intégral des sonates pour pianos désaccordés

de

Louis de Gonzague

dit

Louis le Composteur
(cliquez sur le lien)



Et vive la mondialisation

Je cherchais depuis plusieurs années un enregistrement de la comédie musicale de Cole Porter, Anything Goes, mais dans sa version britannique, créée à Londres en 1935 avec, en vedette Jeanne Aubert (voir notre site sur la Chanson Française - lien ci-dessous) et Jack Whiting, lorsque, par hasard, un jour, je trouvai, en vente, sur un site canadien, un disque compact de marque Prism où les deux interprétaient divers titres tirés de cette comédie : "I Get a Kick Out of You""You're the Top" (avec Jack Whiting) et "Anything Goes".

Je le commandais aussitôt (quelque chose comme 10 dollars ) et reçu, le lendemain, un accusé de réception d'une firme américaine me disant que ce disque, fabriquée en Angleterre, allait me parvenir sous peu et, effectivement, quelques jours plus tard, il me fut livré par la poste en provenance d'une compagnie de distribution allemande, adressé, comme il se doit, à Herr Paul Dubé...

Allez comprendre quelque chose.

Quoiqu'il en soit, tiré de ce disque (Prism, numéro 938), voici "You're the Top", pour la troisième fois sur ce site (*).

Paul

(*) Page trois, numéro 143 par Cole Porter lui-même et page quatre, numéro195, par le comédien américain Cary Grant (si, si : Cary Grant).

 

Cliquez sur le lecteur ou la note (format MP3) :


P.-S. : Pour les magnifiques paroles de cette chanson, voir cette page :

http://www.stlyrics.com/lyrics/anythinggoes/yourethetop.htm

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Les enregistrements qui ont fait partie de cette série sont disponibles intégrablement, dans l'ordre inverse qu'ils ont été publiés (Présentement en reclassement) :

Cliquez ICI.

          


 

M. Nicolas Appert - Walferdange, Luxembourg.

Italienne par sa mère et américaine par un ami de son père.

M. Jonathan Swift - Berlin, Deutschland.

Un rabin de l'église réformée, de l'église très réformée, de l'église très, très réformée : un nazi.

M. Joseph Lister - London, U.K.

Darius I, II, III et V.
Jennifor Morse - Boston, Massachusetts, United States

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M. Edouard Nolet - Lévis, Province de Québec.

Fawzia Amir


(c) gildedserpent.com

et Lili St-Cyr


(c) tumblr.com

M. Charles Monroe- Paris 8e.

Une collection de tout ce qui, en Amazonie, marchait, rampait, volait ou restait en place suffisamment longtemps.

M. Alexis Perrault - Principauté de Monaco

Certainement :

Mme Roberte Boileau - La Haye, Pays-Bas.

Ulrich Zwingli. On trouve aussi Huldreich Zwingli et Huldrych Zwingli, et même Zwingle, Zvingle ou Hulking Twinkle, ou encore Zuingle Haudry, en francisant (1484-1531), le rabat-joie par excellence.

M. Paul Roberts - Bethlehem, Pennsylvania (USA)

Sur une île déserte, les quatre choses essentielles sont, dans l'ordre : une hache, une scie, de la toile et un manuel détaillé sur la construction d'une embarquation à voile.

 

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(1859-1941)

c

"Un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité."

(Alphonse Allais - 1854-1905)

 

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