Volume XXIII, n° 22 Le lundi 22 juillet 2013

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, chaque semaine, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Edition estivale no. 3

Note : L'édition corrigée, destinée au marché américain, paraît le jeudi. L'édition numérotée, avec corrections supplémentaires, destinée exclusivement au Cercle Littéraire des Grammaticiens et Lexicologues Amateurs de Saint-Jean-Étienne-sous-Bois (Var) paraît le samedi.

 
 


Après un maire menteur, un maire voleur, un maire moron, un maire qui ne se souvient plus de rien, un maire qui fait affaire avec une agence d'escortes,
voici un maire tueur de chats.


Voir également la Galerie des photos de notre photographe habituel, M. Sérien.

 


  Étonnement

Si je vous disais que je suis stupéfait aujourd'hui, seriez-vous surpris ? C'est que je le suis.

J'ai lu et relu les chroniques de tous et je me demande si, cette semaine, Simon Popp, le cardinal Spitzman, Copernique Marshall et Jeff Bollinger ne se sont pas tout simplement échangé leurs écrits pour confondre le vieux rédacteur que je suis. - Nous ne sommes pourtant pas au premier avril et mon anniversaire n'aura pas lieu avant un autre cinq mois.

Oui, d'accord, la première chronique de Simon est bel et bien de lui mais, la deuxième (car il en a rédigé deux étant donné la possibilité qu'il ne soit pas là lors de la prochaine édition) aurait pu être écrit par Jeff Bollinger (il le dit lui-même d'ailleurs). Quant à Copernique, il s'est permis d'écrire une chronique "à la Jeff" (vous verrez) alors que Jeff, lui-même s'est permis d'écrire comme Copernique.

Le monde à l'envers.

Tous intéressants quand même.

Et puis petit à petit, je crois que notre cher cardinal tout en ne s'éloignant pas de notre Mère Église a des idées qui correspondent peu aux discours habituels. - Il faudra que j'en discute avec le révérend Chasuble, un de ces jours.

Bonne lecture !

Heméningilde Pérec, esq.
Co-directeur du Castor™ de Napierville
Secrétaire temporaire permanent
Université de Napierville

 



 Pauvres libraires
!

(Vieux discours mais toujours à la mode.)

Et après ça, on me demande pourquoi la moutarde me monte si souvent au nez :

La semaine dernière, quelqu'un m'a indiqué un lien vers, si je me souviens bien, le journal "La Presse" où un article disait que "les ventes de livres avaient reculé de 4 % au Québec en 2013." (Ou était-ce en 2012 ? - Aucune importance.)

De quels livres ? Des livres de cuisine de Ma tante Jeannette ? Des éditions de luxe de Tite-Live ? Des livres table à café de photos d'expéditions en Himalaya ? Est-ce qu'on parlait des ventes de librairies comme Renaud-Bray qui se spécialisent de plus en plus dans les bibelots ? - Est-ce qu'on parlait de livres en papier ou de livres électroniques ?

Je sais que je vais parler pour ne rien dire, mais les livres, ceux en papier, n'existent que depuis, à peine 400 ans... Qu'avant, seuls quelques privilégiés, d'abord savaient lire, et puis avaient suffisamment d'argent pour s'acheter des copies rédigées dans un quelconque monastère à des prix qui, en argent d'aujourd'hui, par copie, devaient coûter le revenu mensuel d'une librairie. (Je ne parle pas de la FNAC pour qui il en faudrait deux.)

Je me suis débarrassé de la moitié de ma bibliothèque au cours des dernières années, si ce n'est pas des deux tiers. Auprès de personnes qui étaient prêtes à mettre leurs âmes en jeu et jurer que leurs livres-papier allaient durer jusqu'à la fin des temps.

Nous sommes au 21e siècle ! Les forêts qu'on a abattues depuis deux, trois cents ans pour imprimer des insignifiances comme les romans Harlequin, les oeuvres complètes d'auteurs aujourd'hui inconnus, ne seraient-ce que les seuls romans publiés au Québec depuis cent ans... devraient faire bondir les environnementalistes qui hurlent quand, dans une petite ville, comme cela c'est produit récemment, on fait disparaître 50 citoyens et une soixantaine de maisons ou commerces.

Vous vous souvenez de bottins téléphoniques? Et ben voilà.

Me reste une couple de dictionnaires à la maison dont un exemplaire du dictionnaire encyclopédique Larousse (en six volumes) dans lequel j'ai passé mon enfance : un souvenir. Je ne sais pas si je l'ai ouvert deux fois au cours des derniers deux ans. Il est beau, cuir rouge et contient des images d'un temps révolu, avec ses dix satellites autour de Jupiter (qui en possède maintenant soixante-six). (*)

Vous aimeriez recevoir une version de ce Castor - entre 15 et 18 pages - "hebdomadairement" ? - Multipliez chaque exemplaire par six à dix mille lecteurs, plus la base de données, le personnel pour s'en occuper, le papier, l'encre, la manutention, les lécheurs de timbres et dites-moi si ça vous convient.

Y'a une absurdité vers laquelle les éditeurs (**), les distributeurs, les transporteurs, les libraires (et leur personnel) ne semblent pas oprendre conscience..

Y'a toujours une solution : interdisons les iPads, Kobo, Sony Readers et autres gadgets dits "électroniques" - ces voleurs de revenus -  , fermons l'Internet et ouvrons des bibliothèques dans tous les bleds, patelins, villages et villes du monde entier. Reste encore des arbres au Brésil et l'on en plantera d'autres.

Faudrait aussi abolir les documentaires qu'on peut voir gratuitement à la télé (genre : "The Civil War" de Ken Burns) qui, avec images et sons, décrivent un épisode de l'histoire américaine qui mériterait beaucoup plus d'être analysé via une quinzaine de volumes.

Reste à savoir si l'on devra déposer dans toutes ces bibliothèques une édition latin-français de Caton l'ancien, de Salluste ou de Sénèque.

Simon

(*) Larousse du XXe siècle publié de 1927 à 1933 sous la direction de Paul Augé (1881-1951) dont chaque tome contient, en moyenne, 35 000 arrticles, 7 500 gravures ou cartes et 70 planches hors textes. - Paris, Librairie Larousse, 13-21 rue Montparnasse et 114 boulevard Raspail.

(**) Je ne me souviens plus qui disait qu'au fil des ans, on avait condamné à mort plus d'écrivains que d'éditeurs...

***

Et comme je ne serai peut-être pas là lors de la prochaine édition :

 Monsieur mon passé

Attention : Jeff Bollinger, s'il avait mon âge, pourrait très bien avoir écrit ce qui suit.

Ma grand-mère maternelle est née, croyez-le ou non, le même jour et la même année qu'un certain Adolf Hitler, né le 20 avril 1889. - Ne vous en faites pas : la seule chose qu'ils eurent en commun fut une moustache. - Décédée en 1983 (à 94 ans), elle a connu, au cours de son existence, l'avènement du téléphone domestique, du phonographe, de l'automobile, du cinéma muet puis sonore, de l'aviation, de la radio, de la télévision et même du transistor (lire : Walkman, calculette et ordinateur) et j''en passe : deux Grandes Guerres, des hommes sur la lune, la bombe atomique et Dieu sait quoi d'autres. Sa grand-mère, née en 1834 disait avoir connu une dame qui avait, de son vivant, vu et parlé à Louis XVI !

Quel le nom de cet écrivain, né en 1900, dont le père était, à ce moment-là assez âgé et son père, à lui, encore plus âgé lors de la naissance de son fils, étant né en 1788... Il écrivait dans son journal, vers 1930, qu'étant allé voir une de ses tantes, elle lui avait dit qu'il n'avait pas connu l'avant-guerre. "Un peu, tout de même" lui avait-il répondu. "C'était si beau, avait-elle continué, de voir l'empereur avec ses chevaux !" - Elle parlait, naturellement, de celle de 1870. - Plus loin, il écrivit que s'il réussissait à atteindre soixante-dix ans et qu'il dirait que son grand-père est né avant la Révolution Française, on le prendrait pour un fou. Or, il est décédé en 1999, à l'âge vénérable de 99 ans !

Il y a des curiosités comme celle-là.

À la maison, j'ai une photo de mon père, né en 1910 ; en culottes courtes, avec des bas qui lui remontent jusqu'à la mi-cuisse et une boucle d'au moins 20 centimètres autour d'un col blanc. Quand je la regarde, j'ai l'impression qu'il appartenait à un tout autre siècle. Il a vécu pourtant dans le mien, ayant même flirté avec un ordinateur avant de mourir. Tout de même assez incroyable puisque sa mère est née en 1878 et son père en 1874, l'année où Verlaine publia ses Romances sans paroles et Victor Hugo, son dernier roman, Quatrevingt-Treize (*), le roman favori de Staline - soit dit, en passant -, un fervent admirateur de son inflexible personnage central, Cimourdin, et - tant qu'à être dans les curiosités - le premier roman que j'ai lu du vieil Hugo.

Je pensais à tout cela la semaine dernière lors d'une rencontre avec des collègues dont deux sont à la retraite, deux encore actifs et un jeunot de cinquante ans qui est venu nous rejoindre.

"Mais comment travaillait-on ?" demanda l'un d'entre-nous, encore actif, "Nous n'avions ni calculette, ni téléphone portable, même pas un fixe dans nos autos, pas de logiciel de traitement de texte, pas de chiffriers." - "Même pas de photocopieuse !" renchérit un autre. - "Personnellement, rajoutai-je, j'ai connu les règles à calculer, les livres de logarithmes et j'ai été un des premiers à posséder un téléavertisseur !" - Pas osé mentionner la Gestetner que nous utilisions quand il fallait produire un rapport en plusieurs exemplaires (avec ces stencils, calamité s'il en était une).

Et y'a les autos. J'en ai connues de toutes sortes. La mienne, en ce moment, a sept ans et quand je monte à bord d'un modèle plus récent, j'ai l'impression qu'elle a en vingt. Mon ex-secrétaire, car je n'en ai plus, conduit une voiture dans laquelle son téléphone portable se branche automatiquement et, dernièrement, j'en ai louée une avec un système GPS intégré ! - Pardon : un système de géolocalisation.

Je disais à l'instant que mon père venait d'un autre siècle : je suis d'un autre siècle   avec ma montre-bracelet que je dois remonter tous les soirs, mes crayons à mine, ma plume-fontaine, mes agendas de chez Smythson (de Londres) et mon téléviseur de 21 pouces...

Simon

(*) Et non Quatre-vingt-treize, comme on le lit trop souvent.

 

 

Problèmes ecclésiastiques

La différence entre les politiciens et nous, les écclésiastiques (*), est que les politiciens sont élus et nous pas ; et lorsqu'ils sont défaits lors d'une quelconque élection, ils peuvent retourner à leur vie privée et nous pas. Mais il y a pire : au niveau ministériel ou cardinaliste, nous avons des gens qui nous entourent et qui s'occupent de tout : des chauffeurs pour nos déplacements, des secrétaires pour notre correspondance, nos agendas, nos rendez-vous, des réservations que nous devons faire (avions, hôtels, limousines, etc.) et même de charitables et dévouées dames pour notre blanchissage et nos achats les plus terre-à-terre comme nos chemises, nos pantalons, jusqu'à nos sous-vêtements... Vous voyez d'ici le ministre de la Culture ou l'archevêque de Paris entrer aux Galeries Lafayette ou au Bon Marché pour s'acheter des slips ?

Nous n'attendons jamais en ligne et, à l'opéra ou au concert, nous avons toujours les meilleures places. Quant à la nourriture, elle est princière et il n'y a jamais de piquettes sur notre table.

Pas étonnant qu'après quelques années de ce régime, il nous arrive de n'avoir plus aucun contact avec le monde ordinaire (**). Y'a une éternité (façon de parler) que je n'ai pas entendu une femme pleurer dans mon confessionnal parce qu'elle venait de tromper son mari ou un tout petit qui ne sait plus quoi faire parce qu'il a volé dix sous dans le porte-monnaie de son père.

Raisons pour lesquelles nos conseils et avis ont, parfois, si peu de rapport avec la réalité.

Ainsi je regrette, pour ceux qui manifestent contre l'avortement - ma grande préoccupation ces temps-ci -, mais le viol, l'inceste, les femmes battues et les grossesses accidentelles, ça existe et, quand nous nous réunissons entre prélats, je suis, mesdames de votre côté même si je vais à l'encontre de la position officielle de notre Église.

Spitzman

(*) Men of the cloth dans le texte originelle (note du traducteur).

(**) Ordinary people (idem).

ui


On reading

Funny how things get you thinking about something else and another thing and then another.

First, let me start by saying this :

I get pretty annoyed when someone suggests that I read this or that book or see this or that film. I'm not like Serge, that Aspie friend of Jeff [Bollinger], but I do read books and watch films, I think, quite differently than most people : stories don't interest me, I read how they are told, written or filmed. Ever heard a mystery novel reader who regularly skip the last chapters not having the slightest interest in whodunit but who read every word of the previous chapters to see how the story was built ? - Well you just heard about one : me. Get it ?

Lately, I've been struggling along Virgina Woolf's Mrs. Dalloway whose title was suggested by a good friend of mine (haven't heard of her in a while except that she might be in dire straits but won't talk about it) when another good friend of mine (I seem to have too many girlfriends, my wife says) told me that I should read Les vaisseaux du coeur, a novel written by Benoîte Groult in 1988.

I found it quite boring at first but having exchanged it for two books written by the Brontë sisters (you want me to read something of yours ? you'll have to read something of mine), I paid my dues and read it from one end to the other (so to speak). - I couldn't understand, at first, why, of all the people I know, she had loaned me this sordid lifelong love story between a male named Gauvin and a female named George (sic) who lived their life separately but made love every time they meet each other (and boy, did they !). Was it a message that she (my friend) wanted to convey ? - I didn't follow that line of thought for, let us say, personal reasons.

Then followed a second book.

I mentioned it two weeks ago : Homer's Odyssey by Gwenn Cooper. Now, that one I liked very much and read it very slowly. It revolves around a blind cat adopted by the author (a real life story). Very well written, extremely interesting (I mean : structurally-wise, style and all, with, maybe, one bad chapter but one can skip it without loosing the essence of it all).

And then I got it :

In my copy of Les vaisseaux du coeur, my friend had written : " […] You have now, another part of me in your mind and soul ! […]".

My friend had not given me stories to read but part of her. She had given me the most precious thing one can give to another : oneself. And I must admit that it touched me deeply

The p roblem now is I'd like to do the same but I just can't find a book with which I can identify myself. Oh I could always tell her to read this or that but I'd have to sit down with her and tell her : "This is what I read, This is what I understood when I read this part. This is what I saw in this description." In a nutshell, I'd have to Explain my madness consisting in looking for clever things and new thoughts but that would be painful wouldn't it ?

I explained that to her in a long letter ('cuz we don't see each other often), one of the most difficult I had to write in years, and then she replied with an unexpected and rather surprising reply :

"Don't worry about it : I read "Le Castor™" every time it comes out.", she said.

"All of it ?"

"All of it !"

Isn't that precious ?

Have a good week.

Copernique

 

Écritures

Ce qui m'étonne et me plaît le plus dans le fait d'avoir - à la demande du Professeur et de son fils Copernique - à écrire "hebdomadairement" des chroniques dans le Castor™, c'est cet aspect trop ignoré de l'écriture et qui est de permettre, en quelque sorte, de revivre certains épisodes de sa vie pour une deuxième fois. Je crois qu'on n'a pas idée de ce que peut être, le soir, après le travail, que de s'asseoir, plutôt que devant la télé, devant son ordinateur et raconter un événement qui s'est passé la veille, l'avant-veille, il y a des années et même au cours de la journée qui vient de se terminer. C'est le revivre à nouveau, mais plus lentement, en en goûtant tous les moments.

C'est le sixième anniversaire de la plus petite, avec sa robe bleue, ses yeux éblouis, son étonnement devant son gâteau de fête. C'est la première chute à bicyclette de mon fils et son genou éraflé dont il portera des traces toute sa vie. Ou le premier baiser qu'on a donné, fébrile, gauchement, un peu gêné, à celle qu'on aime. Et même la tasse renversée par le tout petit chaton qui venait d'arriver et que ne voulait que savoir ce qui se passait devant soi.

Avec l'écriture, nous apprenons plus de choses que nous en enseignons.

Hier, je pensais à Georges Burns, un vieux comédien américain qui a presque atteint son centenaire, moment où il devait passer au London Palladium (un contrat signé des années auparavant). Combien de fois a-t-il dit à son auditoire, lors des ses one-man-shows  : "Je ne sais pas ce que chacun de vous fait dans la vie, mais abandonnez-moi ça tout de suite et rentrez dans le show-business. Vous ne le regretterez jamais." Et c'est un peu comme ça que j'approche l'écriture depuis quelque temps.

J'oublie ces histoires d'écrivains torturés, mal compris, morts dans la misère : j'ouvre une page dans mon ordi et j'écris. N'importe quoi. Je me rappelle ma première journée à la petite école, la fois où j'ai été si malheureux quand ma première amie m'a quitté, ma première voiture, mes premières vacances, la tour Eiffel lors de mon premier voyage à Paris.

Hier soir, c'était à un livre que je pensais : "Three Men in a Boat" de Jerome K. Jerome. Le livre le plus drôle que j'ai jamais lu. Or, j'en avais une copie dans ma bibliothèque. Beaucoup moins intéressant que la première fois. Des longueurs, même. Sauf que me rappelant le plaisir que j'ai eu à le lire pour la première fois, je me suis souvenu comment j'avais été heureux de l'avoir eu entre les mains il y a des années de cela et... j'ai été à nouveau aussi heureux, aussi content d'en parcourir les pages.

On ne se penche jamais assez sur son passé, ce passé dont nous sommes tous tributaires.

Et puis, y'a la rencontre hebdomadaire avec les autres rédacteurs du Castor™, rencontre dirigée avec beaucoup d'empathie par Monsieur Pérec qui insiste pour que l'on l'appelle Herméningilde et même Hermy mais que, par respect, nous continuons d'appeler Monsieur Pérec, y compris Monsieur Popp qui, pourtant ne se gêne pas pour appeler Monsieur Dubé, Paul, même s'il est plus âgé que lui. C'est un de mes moments que j'aime le plus dans toutes mes semaines. Il y a là une atmosphère tout à fait chaleureuse, chacun félicitant l'autre pour sa dernière chronique ou les informations qu'il a recueillies. Un pur délice. Surtout pour moi quand je me vois assis autour d'une table avec des personnalités hors du commun.

Que ceux qui connaissent les secrets - j'allais écrire le secret - du Castor sachent que les choses se passent telles que je viens de les décrire.

A+.

Jeff

 

L'Humanité :

Les locaux parisiens des Femen ont été incendiés. La police privilégie la piste accidentelle.

The Scottish-Daily-Fortnightly :

Le pétrole rendrait l'indépendance de l'Écosse viable.

La Croix :

Le pape François s'envole aujourd'hui vers le Brésil.

The Telegraph :

On est toujours sans nouvelle du futur enfant de la duchesse de Cambridge.


(c) HEATHCLIFF O'MALLEY

The Morning Call of Leigh Valley - Allentown, Pennsylvania

Pour aider les habitants de la ville à lutter contre la chaleur, le service d'incendie d'Allentown offrira deux emplacements de refroidissement aujourd'hui. - Une pompe à incendie sera stationnée à l'aire de jeux Franklin sur la rue Franklin entre les rues Chew et Turner, de 1 heure à 4 heures et de 5 heures à 8 heures aujourd'hui. Le moteur offrira une douche d'eau pulvérisée aux résidents de l'endroit. - Un deuxième emplacement à l'angle de la 2e rue et de la rue Green sera alimenté par un véhicule du service des incendies. Un rideau Shwoer y sera attaché.

Radio-Canada :

La circulation a été fortement perturbée dans les deux sens sur le pont Jacques-Cartier, hier après-midi. De nombreux automobilistes cherchaient à rejoindre l'île Sainte-Hélène où se déroulait la Fête des enfants de Montréal.

 

The Knoxville News Sentinel

Utilisant un appareil numérique - un Olympus E20N - Ron Plasencia a capturé, il ya plusieurs années, la scène suivante près du Smoky Mountain Christian Camp du Coker Creek. M. Plasencia est le fondateur et président de la Société photographique de l'Est du Tennessee, co-fondateur du Camera Club of Tennessee, instructeur au Rose Center et du Morristown Arts Counsel. Il est également conférencierr lors de la semaine du Wilderness Wildlife Week de Pigeon Forge.


(c) Ron Plasencia

London Sun

Vanessa Hudgens (à droite) se trouve présentement en Italie. Avec une amie.


(c) TUMBLR / PLANET PHOTOS

ELa Presse

Un verdict attendu plus tard cette semaine dans un contentieux impliquant Visa et MasterCard pourrait modifier de façon draconienne l'usage que font les consommateurs de leurs cartes de crédit.

***

 

 

Note importante

Inutile de nous écrire : le nombre d'étudiants inscrits aux cours (magistraux) que donne cet été à l'Universite de Napierville le journaliste de La Presse, Monsieur Pierre Foglia, a déjà dépassé la limite critique. Nous n'acceptons plus de nouvelles inscriptions.

___________________________________________________________

Cette semaine et la semaine prochaine :

Esplanade du Grand-Marshall
Le samedi 27 juillet, dès huit heures du matin jusqu'au coucher du soleil :

Festival international de la syndication publique

***

Même endroit
Le samedi 3 août, dès neuf heures du matin jusqu'au coucher du soleil :

Carrousel des Zouaves de l'Université

***

Nous rendront visite au cours des deux prochaines semaines :

Hans Chritian Oersted - Dessinateur-concepteur de drapeaux.

Samuella Morsette - Polisseuse d'ostensoirs.

Florence Tyler - Crisseuse, chez Libby's

Jean-Henri Dumont - Voyeur.

Matthew Maury - Orticulteur (éleveur d'urtica).

John Mauchey - Ex-vérificateur de freins à la Montreal, Maine & Atlantic Railway.

Herman Hollerith - Traducteur de Plaute et Quinte-Curce (en grec ancien).

***

Au Théâtre du Grand Marshall

Relâche jusqu'en septembre

***

En la salle du Grand Marshall

Relâche jusqu'en septembre

***

Salle Marc-Ronceraille

Relâche jusqu'en septembre

***

Au musée du Grand Marshall
Jusqu'en septembre
Tous les jours (sauf les lundis)

Exposition permanente

***

Au Bijou, cinéma de répertoire

Trois salles, trois films ou deux ou trois courts-métrages:
Dès demain - tous les jours - représentation continue de midi à minuit
Jusqu'au dimanche 4 août.

Les grands films de Victor Mature


Androcles and the Lion de Chester Erskine (1952)

Avec : Jean Simmons, Alan Young, Elsa Lanchester et Wood Strode.

 

The Robe de Henry Koster (1953)

Avec : Richard Burton, Jean Simmons, Michael Rennie et Leon Askin.

Demetrius and the Gladiators de Delmer Daves (1954)

Avec : Susan Hayward, Michael Rennie, Debra Paget et Ernest Borgnine.

***

Sur les ondes de la CNAP et de la CCAP

Nouvelles boursières

Tous les samedis dès huit heures du matin, l'éminent économiste Pierre Rochemenier est en ondes, pour expliquer pourquoi ses prévisions de la semaine précédente se sont avérées fausses. - Sujet cette semaine :

Le quartier de l'université de Napierville
souffre-t-il de la globalisation financière ?

Les grands interviews

Demain, le 23 (première partie ) et le mardi 30 juillet (deuxième partie).
(Avec possibilité de prolongement [troisième partie], le jeudi 1er août.)
De vingt heures à vingt-deux heures :

Normand Oulette, b.c.c., n.a. et r.s.t., auteur d'une série de quatre volumes sur les erreurs de marketing commises par Apple depuis sa fondation (Lisa, le Macintosh portatif, Newton, la série Performa, l'Apple T.V., etc.).

Interviewer : Copernique Marshall.

Les grands récitals-concerts

Les samedis 27 juillet et 3 août, à vingt heures, en direct du Palais du Bingo :

Le Quatuor de Clarenceville
(Cliquez sur le lien)

interprétant

La suite dite de "Ville-Émard"

de

Maurice Titué
Chef d'orchestre attitré du Mario's Bar and Grill de Châteauguay

***

En complément de programme :

Pictures at an Exhibition in Pointe-Saint-Charles

de

Monique Rogers
Compositrice troglodytique et autoditacte.

***



Pas d'extraits aujourd'hui mais des liens :

On admire leur longéivité, on reste muet devant leur forme physique, mais quand jettera-t-on un long regard sur les paroles de leurs chansons ? - Nous parlons bien sûr, des Rolling Stones qui en sont à leur cinquante-et-unième année de carrière.

Incontestablement, Mick Jagger, leur principal parolier, pourra, un jour, être considéré comme un des grands poètes du XXe siècle. Certes, il a, comme tous ces prédécesseurs, composé de choses qu'on devrait oublier, sauf qu'il a déjà, à son actif, d'authentiques - on serait tenté d'écrire ici - "chefs-d'oeuvre" :

Je vous en donne quatre :

Sympathy for the Devil

Liens :

Paroles : http://www.lyricsfreak.com/r/rolling+stones/sympathy+for+the+devil_20117881.html

Video : https://www.youtube.com/watch?v=CA-vYQjQbRo

Gimmie Shelter

Liens :

Paroles : http://www.lyricsfreak.com/r/rolling+stones/gimme+shelter_20117862.html

Pour un video : https://www.youtube.com/watch?v=6yGFuX2KDQs

Paint It Black

Liens :

Paroles : http://www.lyricsfreak.com/r/rolling+stones/paint+it+black_20117875.html

Video : https://www.youtube.com/watch?v=9snY79WeunQ

Dead Flowers

Liens :

Paroles : http://www.lyricsfreak.com/r/rolling+stones/dead+flowers_20117890.html

Vidéo :http://www.youtube.com/watch?v=NacPFgkFQ2Y (*)

Et en cherchant quelque peu, vous trouverez bien :

Angie, Brown Sugar, Emotional Rescue, Get Off of My Cloud. Honky Tonk Women, I Can't Get No Satisfaction, Jumpin' Jack Flash, Let It Bleed, Love In Vain, Mother's Little Helper, Nineteenth Nervous Breakdown, Street Fighting Man, Time Waits For No One, Under My Thumb, Waining For A Friend, Wild Horses...

Au dernier décompte, il y en avait 176...

paul

(*) Avec Brad Paisly.

B

Cliquez sur le lecteur ou la note (format MP3) :



M. Felix Booth - Phoenix, Arizona, USA

De source sûre, nous avons, en effet, appris qu'après son iPad30, son iPhone49 et son iGadget68, Apple a l'intention de fermer ses portes laissant le monde informatique à la merci de Microsoft et son Winodws 47 ou encore le système d'exploitation Androïd Steak-and-Kidney-Pie.

M. Gian-Dominico Cassini - Aceto, Arezzo (Toscana), Italia

Aucune preuve scientifique a réussi à démontrer jusqu'à ce jour que les gens derrière les miroirs n'existaient pas.

M. Nicolas Appert - Nantes, Québec, Canada

Exact : Jacques Auger (1901-1977), Roland Chenail (1921-2010) et Léo Ilial (1933-2012) effectuaient eux-mêmes leurs propres cascades.
Capitaine John Ross -Medecine Hat, Alberta, Canada

Jean Desprez (Laurette Larocque) : 1906-1965.

M. Jean-Baptiste Colbert - Waterloo, Brabant wallon, Belgique

"Farine de blé de gâteau d'épices d'amandes".

M. Claude Bernard (et Madame) - Paris 7e, Ile-de-Francee, France

La plupart des klaxons des automobiles américaines sont en fa (bémol ou dièse).

Nicholas Tesla - San Isidor del Casso, Cuarini, Caraguay

Les soeurs Fatima et Gloria Andrade.

Mme Anna Kingsford - Αθήνα, Ελλάδα

Oui, Madame, s'il y a deux choses qui contrôlent les femmes (sauf qu'on ne sait pas lesquelles), il en a deux autres, selon une correspondante, qui gouvernent les hommes : l'orgueil et le sexe, et non, comme elle rajoute, l'argent qui n'est qu'un outil pour rehausser la première et rendre l'autre possible.

M. Paul Bert - Brisbane, Queensland, Australia

111,111,111 x 111,111,111 = 12,345,678,987,654,321

 

Cette édition du Castor est dédiée à :

Albrecht Dürer
(1471-1528)

c

"L'écrivain a ce singulier pouvoir de créer de la réalité avec des sornettes, de faire passer pour rouge ce qui est bleu, de transformer les vessies en lanternes et s'il a du talent, ses mensonges deviennent plus vrais que des certitudes."

(Roland Dorgelès - 1885-1973)

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

1 - Tous droits réservés. - Copyright © UdeNap.org. - La reproduction de tout ou partie du matériel contenu dans cette édition du Castor™ est interdite sans l'autorisation écrite des auteurs.

2 - Malgré l'attention portée à la rédaction de ce journal, ses auteurs ou son éditeur ne peuvent assumer une quelconque responsabilité du fait des informations qui y sont proposées.

3 - Les erreurs de frappe, de date et autres incongruités contenues dans ce Castor™ seront ou ont déjà été corrigées dans sa version dédiée au marché américain.

4 - La direction du Castor™ tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire.


Le Castor - Fondation et équipe originelle

Le Castor - Organes afilliés

Université de Napierville - Page d'accueil

Le Castor™ - Édition précédente

Le Castor™ - Édition suivante

Le Castor™ - Édition courante