Le mot apparaît à la fin des années 1880 à Rennes. Il
fut imprimé pour la première fois dans L'Écho de Paris littéraire illustré
le 23 avril 1893 qui contient la première oeuvre publiée d'Alfred Jarry,
Guignol, un fragment d'Ubu cocu.
Dans l'annonce de la Revue Blanche (1er
janvier 1901) du second Almanach du Père Ubu, la pataphysique est
définie comme étant :
Une assurance à disserter de omni re scibili,
tantôt avec compétence, aussi volontiers avec absurdité, mais dans ce
dernier cas suivant une logique d'autant plus irréfutable que c'est celle du
fou ou du gâteux.
Une deuxième définition (ou plutôt une première dans
le temps) de la pataphysique a été donnée par Alfred Jarry au chapitre
VIII des Gestes et opinions du Docteur Faustroll qu'il écrivit en
1898 :
La pataphysique est la science des solutions
imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments des objets décrits
dans leur virtualité.
C'est la définition aujourd'hui la plus
généralement admise.
D'autres définitions ont également été avancées :
La pataphysique s'étend aussi loin au-delà de la
métaphysique que celle-ci au-delà de la physique
La pataphysique décrit l'univers supplémentaire
à celui-ci
La pataphysique est la science du particulier
ou la science des exceptions, étant entendu qu'il n'y a, au monde,
que des exceptions et que la règle est précisément une exception à
l'exception
ou la science des exceptions, étant entendu qu'il n'y a, au monde,
que des exceptions et que la règle est précisément une exception à
l'exception
La pataphysique est l'envers de la physique, la
connaissance du particulier et de l'irréductible
Et quand on parle des pataphysiciens, on précise que
:
Le rire du pataphysicien est la seule expression
humaine du désespoir (Daumal)
Ceux qui cherchent en gémissant [au
contraire des pataphysiciens] m'ont l'air peu aérés (Torma)
Il existe un Collège de 'Pataphysique (*) qui
professe que la Science est une affaire d'administration.
Ce collège fut fondé le 11 mai 1948 en la librairie
des Amis des Livres d'Adrienne Monnier, rue de l'Odéon. - Ses statuts furent
signés le 29 décembre 1949 par le Docteur Louis-Irénée Sandomir et cosignés
par Mélanie, Le Plumet, Jean-Hugues, Sainmont (et Oktav Votka), Raymond
Queneau, Boris Vian, François Caradec (**) et Noël Arnaud, parfois
donnés comme fondateurs de ce collège.
(*) On écrit, selon certains, le mot Pataphysique
précédé d'une apostrophe pour : a) éviter un facile calembour (que personne
n'a pu trouver jusqu'à ce jour) ou b) noter la différence entre la
'Pataphysique que l'on fait de la Pataphysique que l'on
est.
(**) Voir à :
Bibliographie,
Joseph
Pujol,
Thérésa, l'édition
du Castor du 6 janvier 2003 ;
à :
collaborateurs et amis, etc.
La 'Pataphysique (ou la Pathaphysique) et
l'Université de Napierville :
C'est lors d'un colloque sur le bacille du
tremblement de terre, tenu au
Dragon Basané, le six février 1973, colloque auquel assistaient
Philémon Vatfair III et Placide C. Fair du
Vatfair-Fair Group of Companies, le
Professeur Marshall,
Madame Fawzi Malhasti, la poétesse de renom,
Alcide «Slow Drag»
Pavageau,
Alidor «Peg» Donato, trois policiers habillés en civil et
plusieurs membres influents du
Quartier Universitaire de Napierville
que la question de l'appartenance (ou non) de l'Université de
Napierville au mouvement 'pataphysique (ou pataphysique) fut
soulevée. - La réponse fut donnée par le Détenteur de la Chaire de
Séismologie Appliquée via un haussement d'épaules qu'on a dit, depuis, avoir
été très significatif.