Née Basilette le Fourchu à Saint-Fulgence-de-la-Barre
(Var), Mère Marie de la Réanimation sut, dès sa première communion, en 1656, à
l'âge de sept ans, qu'elle allait faire partie de la grande famille des
missionnaires de l'Église militariste et triomphante.
À seize ans, elle joignit les rangs des Soeurs
Combattantes de la Mission Divine où elle prononça ses derniers voeux cinq ans
plus tard, décidée de venir en aide aux Pères Missionnaires de la Nouvelle
France.
Arrivée à Québec, en 1678, elle revêtit l'uniforme des
coureurs des bois et s'enfonça dans la forêt avec la ferme intention d'animer
et de réanimer, s'il le fallait, la foi chez les Sauvages d'Amérique
(comme on les appelait à l'époque) pour ne reparaître que trente ans plus tard
après en avoir converti un nombre qu'on estime aujourd'hui entre six et sept
cents.
Pendant toutes ces années elle aurait vécu de chasse
et de pêche faisant d'elle la première femme [*] à survivre seule dans la nature
canadienne plus de six jours.
Épuisée, souffrant de blessures mal guéries, vieillie
prématurément, elle trouva néanmoins le courage de fonder avant de mourir à
l'aube de 1701, l'Ordre des Soeurs de la Réanimation spécialisé dans le
renouveau de la foi chez les amnésiques.
Mère Marie de la Réanimation est connue dans le monde
scientifique sous le nom de Mère Marie de l'Épicondylite-de-l'Épitrochléïte (dont elle est la patronne).
Elle fut déclarée bienheureuse en 1962.
[*] Une des premières femmes, selon Monseigneur Bilko, archevêque de Saint-Mathieu-sur-Coing (Var).